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Fukushima : l'évacuation de Tokyo a été envisagée

Publié par wikistrike.com sur 28 Février 2012, 12:49pm

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

Fukushima : l'évacuation de Tokyo a été envisagée


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D'après un rapport d'enquête, Tepco a cherché, au pire de la crise, à évacuer le site atomique où ses employés tentaient de maîtriser le désastre. C'est le premier ministre Naoto Kan lui-même qui aurait forcé la société à continuer le travail sur place. Crédits photo : POOL/REUTERS


Le gouvernement japonais, dépassé par les évènements consécutifs à l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima, a travaillé secrètement sur un «scénario du pire», selon un nouveau rapport.

Le gouvernement de Naoto Kan avait bel et bien perdu le contrôle de la situation à Fukushima, en pleine crise consécutive au tsunami du 11 mars 2011. Selon la commission d'enquête indépendante Rebuild Japan Initiative Foundation (RJIF), dont la copie d'un rapport de 400 pages a fuité ce mardi dans la presse quelques jours avant sa publication, les autorités japonaises ont envisagé un temps un «scénario du pire» qui aurait conduit à une évacuation pure et simple de Tokyo. Soit 35 millions d'habitants en incluant l'agglomération, qui se situe à 220 kilomètres au sud-ouest de la centrale accidentée. Ce rapport s'appuie notamment sur le témoignage de Yukio Edano, porte-parole du gouvernement de l'époque, qui affirme avoir travaillé sur l'hypothèse d'une «réaction en chaîne diabolique» au cas où les réacteurs nucléaires du site auraient explosé les uns après les autres. «Si cela était arrivé, c'était tout à fait logique d'en conclure que nous aurions aussi perdu Tokyo», a-t-il déclaré aux enquêteurs, selon le New York Times .

En manque d'informations sur l'étendue de la catastrophe à Fukushime, mais soucieux d'éviter la panique générale, le gouvernement s'est efforcé de distiller des messages rassurants auprès de la population. «Nous avons vraiment frôlé de peu le scénario du pire, mais le public ne le savait pas à ce moment là», déplore Yoichi Funabashi, ancien journaliste du Asahi Shimbun et fondateur de la commission d'enquête. Ce projet secret d'évacuation de la capitale nippone, dont Reuters a obtenu une copie, a été remis au premier ministre Naoto Kan - qui a démissionné en août dernier - par Shunsuke Kondo, le président de la Japan Atomic Energy Commission, deux semaines après le tsunami. Il n'a finalement pas été dégainé. «C'était un moment crucial durant lequel je n'étais même plus sûr que le Japon pourrait encore fonctionner comme un État», avait admis Naoto Kan dans un entretien à l'agence japonaise Kyodo News , en septembre dernier.

Tepco voulait «abandonner la centrale»

Loin d'accabler le seul gouvernement japonais, la RJIF épingle également la société Tokyo Electric Power (Tepco), l'exploitant de la centrale de Fukushima,dont le manque de transparence durant la crise a déjà été mis en exergue dans de multiples rapports. Ses dirigeants ont d'ailleurs refusé de coopérer avec les enquêteurs de la RJIF. D'après leur étude, Tepco a cherché, au pire de la crise, à évacuer le site atomique où ses employés tentaient de maîtriser le désastre. C'est Naoto Kan lui-même qui aurait forcé l'électricien à continuer le travail en maintenant ses employés sur place. Pour les experts, sans l'insistance du premier ministre, l'accident de Fukushima aurait encore dégénéré, entraînant des conséquences encore plus catastrophiques. Ainsi conclut Yoichi Funabashi: «Naoto Kan a eu ses défauts et moments d'absence, mais sa décision de se rendre en force chez Tepco et d'insister pour que la société n'abandonne pas la centrale a sauvé le Japon.»

 

SOurce: LeFigaro

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