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Fukushima : la situation est très grave

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 7 Juin 2011, 13:14pm

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

 

Des cuves percées ?

 

1524764_3_5091_image_de_la_cen.jpgNouvelle information inquiétante en provenance de la centrale japonaise de Fukushima. 

Le combustible nucléaire pourrait avoir percé les cuves sous pression des réacteurs 1, 2 et 3, selon un rapport gouvernemental publié dans la presse. Il se serait accumulé au fond de l'enceinte de confinement qui entoure chaque cuve. Tokyo Electric Power (Tepco) avait déjà reconnu le mois dernier que le combustible avait fondu mais n'avait pas émis l'hypothèse qu'il ait pu percer les cuves sous pression. Le gouvernement japonais devait informer l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de ce fait nouveau.

Le Telégramme

 

Le Japon revoit à la hausse l'estimation des rejets radioactifs


L'autorité de sûreté nucléaire japonaise a revu à la hausse l'ensemble des rejets radioactifs. Ils ne représentent plus 370 000 terabecquerels mais 770 000 terabecquerels, rapporte le BBC. A titre de comparaison, 5,2 millions terabecquerels ont été relevés à Tchernobyl. 

Le combustible nucléaire de trois réacteurs de la centrale de Fukushima pourrait avoir percé les cuves sous pression après avoir fondu dans les jours qui ont suivi le tsunami du 11 mars, rapporte de son côté le Yomiuri Shimbun. Le quotidien indique que le gouvernement japonais va informer l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) que le combustible nucléaire en fusion pourrait avoir percé la cuve sous pression des réacteurs 1, 2 et 3 et s'être accumulé au fond de l'enceinte de confinement qui entoure la cuve. 

Des experts de l'AIEA ont effectué fin mai une mission d'enquête d'une semaine au Japon. Ils doivent rendre un rapport détaillé lors d'une conférence ministérielle sur la sûreté nucléaire qui se tiendra du 20 au 24 juin à Vienne, siège de l'AIEA. 

A la suite du tsunami géant déclenché le 11 mars par un séisme de magnitude 9, l'alimentation électrique du complexe atomique a été interrompue, les pompes à eau stoppées et les barres de combustible nucléaire, privées d'eau de refroidissement, ont commencé à chauffer. L'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco), avait reconnu le mois dernier que le combustible avait partiellement ou totalement fondu dans ces trois réacteurs, mais n'avait pas émis l'hypothèse qu'il ait pu percer les cuves sous pression. 

L'action de Tepco a clôturé lundi sur un plongeon de 27,62 % à la Bourse de Tokyo, à 207 yens, les investisseurs s'angoissant pour l'avenir de l'entreprise d'électricité. Les opérateurs ont vendu à tour de bras sur la foi d'un article de l'agence de presse Kyodo, affirmant que l'entreprise pourrait enregistrer une perte nette de 570 milliards de yens lors de l'année budgétaire d'avril 2011 à mars 2012 (4,9 milliards d'euros au cours actuel), sans compter les indemnisations dues aux victimes de l'accident nucléaire.

Le Monde

 

Du plutonium détecté à proximité de Fukushima 

 

Des traces de plutonium hautement radioactif ont été découvertes dans le sol, à proximité de la centrale accidentée de Fukushima. Une preuve que la crise est encore loin d'être terminée, affirment les experts.

"D'infimes quantités de plutonium ont été détectées pour la première fois dans le sol, en dehors de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi", ont annoncé les médias japonais, rapporte le site The Envoy. Des chercheurs ont analysé des échantillons de sol en bordure de route, prélevés à 1,7 kilomètre de la centrale. Selon eux, les quantités de plutonium présentes dans le sol sont à peu près semblables à celles qui ont pu être détectées sur des sites d'essai de la bombe nucléaire.

Extrêmement toxique s'il est ingéré ou inhalé, le plutonium émet des radiations alpha "qui peuvent facilement pénétrer les membranes à l'intérieur du corps", explique Daryl Kimball, le  directeur de l'Arms Control Association. Pour lui, la catastrophe deFukushima est la conséquence du manque de contrôle des centrales japonaises. "AuJapon, ils ont le renard qui garde le poulailler" en matière de surveillance nucléaire, estime Daryl Kimball. Pour lui, "il est clair dans les rapports et les relevés de radioactivité, que les premières prévisions sur les coûts et impacts sur la santé de la catastrophe ont été sous-estimés. (...) C'est une catastrophe qui va coûter très cher au Japon pendant des années et des années".

Pour Joe Cirincione, le président du Ploughshares Fund, la situation est alarmante. "Cette crise est loin d'être terminée", affirme-t-il. "Les récentes données montrent que les niveaux de radiations sont plus élevés qu'ils ne l'ont jamais été, et le plutonium dans le sol indique que des particules radioactives continuent à être crachées par les réacteurs", explique-t-il.

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