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Fukushima: les piscines de combustible font trembler les experts

Publié par wikistrike.com sur 28 Août 2012, 17:14pm

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

 

Fou fou fou Fukushima

 

foukushima.jpgL'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) se réunit pendant cinq jours à Vienne pour parler de la sécurité nucléaire dans le monde. Elle évoquera notamment la situation à Fukushima. Les réacteurs endommagés y sont toujours sous surveillance extrême. En particulier les piscines de combustibles usagés.

C'est surtout la fameuse piscine du réacteur 4 qui inquiète. Située en hauteur, elle contient de nombreux assemblages combustibles radioactifs protégés par l'eau. Malgré qu'elle ait été renforcée, les craintes sont vives qu'un nouveau séisme violent la fasse s'écrouler. Dans ce cas, quelles seraient les conséquences ? Les scénarios les plus apocalyptiques, sinon carrément fantaisistes, sont parfois diffusés sur Internet.

Certains parlent de planète invivable. Expression inappropriée : même dans le pire de scénarios, la radioactivité relâchée par un écroulement de cette piscine ne rendrait pas invivable en soi le Japon ou l’hémisphère nord ou la planète, mais elle aurait évidemment, à terme, un impact très important sur la santé publique, surtout au Japon. Il y a plusieurs scénarios : piscine vidée de son eau, piscine écroulée, fusion ou rupture de beaucoup ou peu de barreaux combustibles et donc dégagement important ou limité de radioactivité.

Dans des hypothèses même modérées, on pourrait avoir un dégagement de radioactivité comparable à Tchernobyl, évidemment variable selon le type de dispersion des particules radioactives ainsi dégagées. Les premiers à l’avoir compris étaient d’ailleurs les Américains lorsqu’ils ont recommandé, deux jours après le 11 mars, l’évacuation au-delà d’un rayon de 80 kilomètres, et non 20 comme le proposaient les Japonais, car les Américains croyaient que la piscine s’était vidée. Heureusement, elle ne l’était pas.

Une catastrophe peut en cacher une autre

Mais au-delà de cette première catastrophe potentielle de la piscine vidée ou écroulée, se profile une deuxième. Dans cette nouvelle situation, en effet, le rayonnement radioactif rendrait impossible toute approche du site. A 100 mètres, un travailleur décéderait en une demi-heure. A 500 mètres ou à un kilomètre, les doses limitées tolérées par an seraient atteintes en quelques heures. On ne pourrait plus alors continuer à surveiller les trois autres réacteurs et leur piscine de combustible ainsi que piloter leur alimentation en eau. Là, on serait dans un scénario vraiment dramatique, car ils deviendraient des sources très puissantes de rayonnement.

Marc Molitor

 

Source: RTBF

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