Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Gaz de schiste en Seine et Marne, on fracture le 16 avril

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 8 Avril 2011, 07:56am

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

"Il suffit !"

 

"

 

"La fracturation horizontale est à la porte des franciliens, tout commence le 16 avril, en catimini, oui, le samedi 16 avril,  l'Etat va fracturer le sous-sol seine-et-marnais pour du gaz de schiste, WikiStrike dénonce ouvertement cette technique de fracturation hydraulique horizontale extrêmement pollueuse, dangereuse, honteuse, que les canadiens connaissent trop bien, comme si leurs nombreux et tragiques exemples ne suffisaient pas à remettre en cause le procédé. La nappe phréatique sur lequel repose le projet actuel dessert toute l'île de France, d'où notre inquiétude. La population francilienne n'étant pas informée à la mesure de l'évènement,  pour une extraction qui pourtant nous concerne tous, sur ce, nous demandons l'arrêt immédiat de l'entreprise engagée sur le site de Seine-et-Marne afin de permettre une nécessaire communication autour du projet, car il est notoire que les explications manquent, et qu'aucune communication n'est clairement faite pour les citoyennes et citoyens qui ne demandent rien de plus que l'information. 

On joue avec notre sous-sol, on créé des microséismes pour des matières premières devenues accessibles grâce à cette nouvelle technique, et nous devrions ne pas être au courant ! 

 

 Nous ne sommes pas contre la modernité, nous le sommes contre le silence. Il suffit."   

Fait à Tremblay-en-France, Seine-St-Denis, le 6 avril 2011 . 

"Il suffit !" est un coup de gueule de l'ensemble des rédacteurs de WikiStrike signé par José Bové.

 

 

 

 Une pétition est évidemment lancée. retrouvez-la tout en bas de cette article

 

 

 

 

En Seine et Marne, à Jouarre, Signy-Signet, et Doue, il se prépare une catastrophe d'ampleur franiclienne . En effet,  deux entreprises pétrolières américaines ont eu les autorisations pour venir forer sur ces trois communes. Des puits de pétrole, il y en a déjà 2000 en S et M, mais là, le problème, c'est la technique employée.Nos sous-sols regorgent de pétrole au point qu'il nous est annoncé 90 ans de réserve (4 milliards de dollars en jeu).Mais le pétrole est très profond, alors il faut percer avec une méthode d'injection d'eau et de produits chimiques, c'est ma méthode de la "fracturation hrozontale" 

 

 

Le Canada, par exemple, a déjà fait les frais de cette méthode et aujourd'hui, la zone touchée ressemble au désert du Sahara : paysage lunaire où plus rien ne pousse, plus d'eau, une nappe phréatique souillée au point que les habitants sont malades (cancer, leucémie... etc.). Impressionnant ! 

 

 

Une réunion au Conseil Municipale de Jouarre début mars n'a apporté aucune réponse, le maire apparaissant même glacial.. Lui et d'autres Maires du coin ainsi que d'autres élus de S et M ont rencontré la Ministre de l'Environnement fin février. 

 

 

Si les camions arrivent le 16 Avril ( eh oui déjà, tout a été organisé très discrètement ) comme c'est prévu, c'est la catastrophe, ce n'est pas que'une catastrophe locale mais régionale, car il faut bioen prendre conscience que la nappe phréatique de Champigny sur Marne dessert tout le bassin parisien ... ça concerne beaucoup de monde, mais surtout, sans nous avoir demandé notre avis.

 

La presse ne va tarder à nous en faire l'écho. WikiStrike écrit ce billet pour l'adresser aux différents médias dont "Le Parisien - Aujourd'hui en France".  

 

 

Monsieur le Maire de Jouarre et son étrange position.

14

Source : Le site de la commune de jouarre

Position de Pierre GOULLIEUX, Maire de Jouarre, sur la recherche d’exploration d’huiles de schiste

rencontre-au-ministre-de-lecologie-du-28

Ce lundi 28 février 2011, une délégation d’élus, composée de Franck RIESTER, député-maire de Coulommiers, Michel HOUEL, sénateur-maire de Crécy-la-Chapelle, Pierre RIGAULT, conseiller général du canton de la Ferté-sous-Jouarre, Pierre GOULLIEUX, maire de Jouarre et Gérard BOISNIER, maire de Pierre-Levée, a été reçue au ministère par Mme Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement.

 

L’objet de ce rendez-vous était d’interpeller la Ministre sur les craintes que suscitent actuellement les projets de forage d’huile de schiste dans le bassin parisien, notamment à Jouarre et Signy-Signets.

 

Les élus seine-et-marnais ont indiqué à la Ministre qu’ils regrettaient le manque d’informations en amont sur ce sujet dont les impacts, environnementaux notamment, leur semblent très importants. Au vu de ce manque d’informations et des risques environnementaux, MM. RIESTER, HOUEL, RIGAULT, GOULLIEUX et BOISNIER se sont déclarés hostiles à l’utilisation de la technique d’exploitation envisagée de fracturationhydraulique.

 

La délégation d’élus se réjouit d’avoir été écoutée et entendue par la Ministre. Mme KOSCIUSKO-MORIZET leur a en effet confirmé que les permis d’exploitation ont été suspendus dans l’attente des conclusions de la mission d’inspection sur les huiles et gaz de schiste lancée par le gouvernement afin d’éclairer celui-ci sur les enjeux économiques, sociaux, environnementaux des hydrocarbures de roche-mère (gaz et huile de schiste), dont le rapport final sera rendu le 31 mai 2011.

 

Les élus ont précisé à la ministre qu’ils seraient très mobilisés et très vigilants sur ce dossier.

Gasland: Fracturation hydraulique, attention danger !!!

Gasland DVD

Ecrit, réalisé et produit par Josh Fox, Gasland attire l’attention sur les risques de la fracturation hydraulique, cette technique de forage horizontal explose aux USA mais on connait encore mal les conséquences …
Les Etats-Unis sont devenus en 2009 le premier producteur mondial de gaz naturel, devant la Russie, pas étonnant que le gaz de schiste soit le nouvel eldorado américain.
La technique est d’injecter à haute pression dans le puits un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques, ce qui a pour conséquence de fissurer les roches souterraines, libérant ainsi le gaz qui peut ensuite être extrait vers la surface.
La séquence du documentaire où un habitant de la zone enflamme l’eau du robinet car saturée de gaz est tout simplement impressionnante.

Gasland: Fracturation hydraulique, attention danger !!!

 

 

 

Gaz de schiste, le procédé de la fracturation horizontale.


Le procédé s'appuie sur le forage directionnel (souvent horizontal), associé à la fracturation hydraulique, d'un grand nombre de puits. Le forage directionnel consiste à forer non pas verticalement, mais à une profondeur et un angle qui permettent au puits de rester confiné dans la zone potentiellement productrice, comme le montre le schéma ci-dessus. La fracturation hydraulique consiste à provoquer un grand nombre de micro-fractures dans la roche contenant le gaz, permettant à celui-ci de se déplacer jusqu'au puits afin d'être récupéré en surface. La fracturation est obtenue par l'injection d'eau à haute pression dans la formation géologique, autour du point d'injection. On ajoute des additifs dans l'eau afin d'améliorer l'efficacité de la fracturation :

  • du sable de granulométrie adaptée, qui va s'insinuer dans les micro-fractures et empêcher qu'elles se referment
  • des biocides (destinés à réduire la prolifération bactérienne dans le fluide et dans le puits
  • des lubrifiants qui favoriseront la pénétration du sable dans les micro-fractures ouvertes par la pression de l'eau ;
  • des détergents qui augmentent la désorption du gaz et donc la productivité des puits

La multitude de puits forés en fait une technique inadaptée aux milieux urbanisés.

Fichier:GasDepositDiagram.jpg

 r

 

 

Nathalie Kosciusko-Morizet sur 20minutes.fr le 7 avril 2011 

Une fronde est en train de monter en France contre l’exploitation des gaz de schiste. Vous avez décidé un moratoire et lancé une mission d’évaluation sur le sujet. Pensez-vous que l’on se dirige vers l’abandon de tout projet?

Je suis très réservée sur les projets d’exploitation de gaz de schiste, en raison notamment de la technique de fracturation hydraulique, risqué pour l’environnement au regard de l’expérience américaine. Je pense qu’il aurait fallu lancer cette mission d’évaluation, qui donnera lieu à un rapport d’étape mi-avril, avant de délivrer des autorisations d’exploration. Il y a pour moi deux certitudes aujourd’hui : d’une part le code minier n’est plus adapté, il faut le renforcer du côté de la consultation des populations et j’ai proposé des modifications qui seront déposées au Parlement la semaine prochaine. D’autre part sur l’exploitation des gaz de schiste, la façon dont cela s’est passé aux Etats-Unis, où l’on a vu une dévastation importante du paysage, et des risques importants pour l’environnement, est inenvisageable et inacceptable en France.

 

 --------------------------------------------------------------

 Après le Larzac, la Seine-et-Marne s'organise pour lutter contre les projets d'extraction de gaz et d'huile de schiste...

Samedi avaient lieu en Seine-et-Marne les premières réunions d'information sur les projets d'extraction de gaz et d'huile de schiste. Une cinquantaine d'élus et d'associations étaient mobilisés à Meaux contre ces forages accusés de détruire l'environnement.  Alors que la mobilisation contre ces projets est déjà forte dans d'autres régions de France, notamment via le collectif créé par José Bové dans le Larzac ou les demandes des régions (Rhône-Alpes, Ile-de-France, Picardie) de suspendre les travaux d'exploration, les citoyens de Seine-et-Marne veulent se joindre au mouvement.

De nouveaux forages pour remplacer les puits épuisés

Si les extractions de pétrole ne sont pas nouvelles en Seine-et-Marne, les puits exploités depuis une trentaine d'années sont quasiment épuisés. D'où la nécessité pour les entreprises pétrolières de trouver d'autre approvisionnements. «Les forages de gaz et d’huile de schiste coûtent trois fois plus cher mais peuvent contenir dix à vingt fois plus de pétrole qu’un forage vertical classique», explique le député Yves Cochet, présent lors de la réunion d’information à Meaux. «A 100 ou 150 dollars le baril de pétrole, les entreprises sont prêtes à détruire les plaines de Brie. Sommes-nous prêts à les laisser faire?», interpelle Caroline Pinet, du collectif Ecologie durable.

Le parc naturel régional en mauvaise posture

Dans la région de Meaux, les partisans de la création d’un parc naturel régional se font du souci. Pierre Doerler, président de l'Union pour le projet de parc naturel régional de la Brie, a pu s'approcher des zones d'exploration à Doue, en plein cœur du territoire prévu pour le parc naturel: «Il n'y a aucun panneau, les gendarmes m'ont répondu que le code minier n'imposait aucun affichage. On ne nous dit pas ce qui se passe chez nous.»

Aux alentours de Doue, un permis de prospection de 830 km2, soit huit fois la superficie de Paris, a été accordé. La méthode d'extraction des gaz et des huiles de schiste est accusée de détruire les zones de forage en fracturant le sous-sol et en injectant des détergents chimiques qui s'infiltrent dans les nappes phréatiques. Des collectifs vont être créés afin de «savoir dans quel état nous pourrons continuer à vivre ici», explique le collectif Ecologie durable. Une pétition est également en ligne et un rassemblement à Doue le 5 mars en présence de José Bové devrait permettre de renforcer le mouvement.

 Audrey Chauvet

La réponse de Toréador

Dans un communiqué de presse publié ce lundi, l'entreprise Toreador, titulaire de permis d'exploration de gaz et d'huiles de schiste en Ile-de-France, rappelle «qu’au cours des seize dernières années Toreador a foré 37 puits de pétrole dans le Bassin de Paris, dont sept puits horizontaux, en totale conformité avec la législation française, dans le respect de l’environnement et dans le cadre de relations de long terme avec les ministères et les responsables régionaux et locaux concernés».

Selon Craig McKenzie, président-directeur général de Toreador, «Là où nous opérons, nous sommes totalement engagés à respecter l’environnement et à promouvoir le développement économique des communes et la création locale d’emplois», et l’entreprise assure se tenir à la disposition de la mission ministérielle chargée d’évaluer les risques de ces forages.

 Toréador : Un massacre

 

 

 

MODÈLE CONCEPTUEL DE FORAGE CLASSIQUE ET NON CLASSIQUE

Cross Section

 

 

 

acreage.png

Bassin de Paris schistes bitumineux (non classique) Toréador poursuit ressources non conventionnelles dans le bassin de Paris, qui est une formidable ressource inexploitée et opportunité de croissance pour l'entreprise de transformation. Le travail Toréador dans ce domaine a montré que la formation du Lias dans le bassin de Paris a des caractéristiques semblables à la formation de Bakken dans le bassin de Williston (Amérique du Nord). Toréador est le plus gros détenteur d'exploration superficie dans le bassin de Paris, avec des permis d'exploration (attribués et en instance) qui pourrait dépasser les 1.000.000 acres bruts (4.000 kilomètres carrés) en fin d'année 2010.

Toréador et Hess Corporation, à travers leurs filiales en propriété exclusive française Toreador Energy France SCS et Hess Oil France SAS, ont signé un accord définitif aux termes duquel Hess peut devenir co-titulaire de permis d'exploration Toreador (attribués et en cours) dans le Bassin parisien. Ce partenariat allie la position de la superficie Toreador couvrant le Bassin de Paris système de schiste roche pétrolifère source avec la position de Hess en tant que producteur d'huile de schiste de premier plan dans les Etats-Unis avec son international d'exploitation et de solidité financière.

Hess est une société énergétique mondial majeur avec l'expertise d'huile de schiste vaste. Ils occupent le poste superficie deuxième dans la formation de Bakken avec un total de 570.000 hectares, 117 puits d'exploitation, et une production nette de 15.000 barils / j. Ensemble, Toréador et Hess apportera l'expérience éprouvée dans la formation de Bakken pour le bassin de Paris, en utilisant des technologies courantes aux États-Unis mais pas encore d'emploi en Europe.

En vertu de l'accord, Hess doit passer un minimum de 50 millions de dollars au cours de la phase 1 du programme de travail, qui comprend 100% de la part de Toréador de coûts en capital. Selon les résultats de la phase 1, phase 2 devrait comprendre des activités d'évaluation et de développement qui représente un total de 120 millions de dollars au cours des deux phases, après quoi Hess gagner 50 pour cent de travail d'intérêt dans les permis visés.


MODÈLE CONCEPTUEL DE FORAGE NON CONVENTIONNELLES PRÉVUES

Unconventional Drilling
 

A qui appartient Toréador ?

Julien Balkany, faut le faire j'avoue.

 

Études et vie privée

Il effectue sa scolarité à Sainte Croix de Neuilly et à Ipesup. Ancien élève de l’Institut d'études politiques de Strasbourg et diplômé en finance de l’Université de Californie à Berkeley, il débute sa carrière en banque d’affaires à New York. Fils de Gyula Balkany, immigré juif hongrois, ancien résistant et déporté à Auschwitz, il est également le demi-frère de Patrick Balkany 1, député-maire de Levallois.

Monde des affaires

Apres ses débuts chez Bear Stearns, il rejoint en 2005 l’entreprise de conseil Nanes Delorme Capital2. Il intervient en tant qu’intermédiaire sur de nombreuses transactions dans le secteur pétrolier et gazier en Afrique3 et en Amérique Latine, conseillant des sociétés telles que Maurel & Prom4, Tulllow, Heritage Oil5, Afren.

Depuis janvier 2008 il dirige un fonds d’investissements spécialisé dans l'activisme actionnarial6, Nanes Balkany Partners, basé à New York et fondé avec un associé américain, Daryl Nanes. Ses raids7sont souvent très virulents à l’image de sa campagne pour la prise de contrôle de Vaalco Energy et de Toreador Resources8. Depuis sa création, ce fonds d’investissements affiche « un rendement composé annualisé supérieur à 33 pour cent »9.

Il est par ailleurs actionnaire de référence et membre du conseil d’administration de la société pétrolière Toreador Resources10. Cette dernière société11 vient de faire son entrée à la bourse de Paris et de signer un accord avec Hess Corporation, qui investira 200 millions de dollars pour extraire du pétrole en Brie et en Beauce9.

Distinctions

Julien Balkany a été distingué à plusieurs reprises :

  • Elu en 2008 parmi les 30 financiers de moins de 30 ans par le magazine américain Trader Magazine12.
  • Nominé en juin 2010 pour le trophée des meilleurs jeunes gestionnaires de hedge funds aux États-Unis dans le cadre des « Institutional Investor's Hedge Fund Rising Star »13.

Le bassin parisien futur jackpot pour Julien Balkany ?

|

"On n'a pas seulement des idées en France. On a aussi du pétrole !", pourrait dire Julien Balkany.

Bientôt, cette phrase sera réalité. Et oui, en France nous avons du pétrole. Et cet or noir est source de convoitises qui attisent les appétits des plus grandes sociétés gazières et pétrolifères. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le combat est acharné ... En jeu, une grosse masse d'argent dont chaque compagnie souhaite bien profiter. Et en tête, une compagnie américano-française : Hess - Toreador. Ce nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant une personne à la tête de cette entreprise souhaite plus que tout que le projet aboutisse. Quitte à demander un petit coup de pouce à des amis politiques ...

Petit retour sur une histoire digne d'un feuilleton de la série Dallas ou Dynastie.

Le bassin parisien, c'est un nouvel eldorado pétrolifère. Un endroit encore sous exploité qui regorge de ressources abondantes et inexploitées jusqu'alors. "60 à 100 milliards de barils de pétrole dorment sous le Bassin parisien. Soit l’équivalent de 70 à 120 années de production du Koweït ! Cette estimation réalisée par l’Institut français des pétroles (IFP) suscite la convoitise", indiquait Le Figaro en décembre dernier.

Un homme a déjà compris l'enjeu de ce nouveau marché, Julien Balkany, le demi-frère de Patrick maire de Levallois et proche amis de... Nicolas Sarkozy.

En janvier 2008, Julien Balkany est donc installé aux Etats Unis et créé sa société en compagnie d'un autre homme Daryl Nanes, il en ressortira la Nanes Balkany Partnersun fonds d'investissement spécialisé dans l'activisme actionnarial. Et ça marche fort. Très fort même.

Depuis, Julien Balkany est devenu également actionnaire de référence et membre du conseil d'administration de la société pétrolière Toreador Resources qui a rappatrié son siège social à Paris en France. A noter que le fonds d'investissement Nanes Balkany Partners a pris 5% du capital en 2008. Toreador Resources vient également d'entrer à la bourse de Paris et a signé un accord avec une société américaine nommée Hess Corporation qui va investir quelques 200 millions de dollars dans l'extraction du pétrole dans le bassin parisien. Challenges avait d'ailleurs constaté le 30/04/2010 que "Julien Balkany (…) Le demi-frère de Patrick Balkany (…) s’apprête à annoncer un investissement de plusieurs centaines de millions de dollars avec une grande compagnie pétrolière pour une campagne de forage visant, dans la meilleure des hypothèses, à extraire de 100 000 à 150 000 barils par jour en Brie et en Beauce, soit la moitié de ce que produisent des pays comme le Congo ou le Gabon". 

C'est près de 420 000 Hectares qui seront ainsi sondées et exploitées.  Toreador Resources apportera ainsi les permis d'explorations (autorisations) et Hess Corporation apportera son expérience technique dans le forage.

Le problème, c'est que sans relations politique, un tel projet n'aurait pu être réalisé.Le site café de la bourse explique ainsi que la société “Toreador a été la première société à demander des permis pour du pétrole non-conventionnel”, a indiqué Charles Lamiraux, responsable de l’exploration pétrolière France au ministère de l’Écologie et de l’Énergie, à La voix du nord le 13 mai 2010.

Etrange non ? Le côté environnemental ? Visiblement personne ne semble s'en soucier, Borloo alors ministre de l'écologie en tête puisque ce dernier a permis à ces sociétés d'obtenir leurs autorisations de sondage des sous sol du bassin parisien. Et pourtant, depuis 2005 la loi française oblige à diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre, mais à travers ce projet Julien Balkany les ferait exploser. Et étrangement, le gouvernement ne semble pas relever cette partie là. Seuls les écologistes semblent donc être sensibles à cette question.

Dès lors, les demandes et les autorisations ont-elles été facilitées par des relations politiques à d'autre niveau ? Il est vrai que le nom Balkany doit aider dans cette histoire à ouvrir des portes, et avoir un frère politicien (très) proche du pouvoir en place est un plus et dois un peu faciliter les choses non ? Je dis ça je ne dis rien ceci dit ... Mais avouez tout de même que c'est étrange non ?

Il est interessant également de noter que cette approche est stratégique et appuyée en quelque sorte par l'UE puisque cette dernière souhaite réduire de manière importante sa dépendance aux sources d'énergie ne provenant pas de l'Union Européenne. Balkany a donc tout à y gagner et on comprend mieux pourquoi le gouvernement accorde les permis plus facilement et sans être trop regardant sur le reste ...

Aux dernières nouvelles, NKM a mis les pieds dans le plat et demande à Matignon à se positionner clairement sur le dossierEt le gouvernement a décidé de suspendre (provisoirement) les forages prévus de prospectionune information également reprise par TV5 ... Une (petite) victoire dans ce combat qui ne fait que démarrer ...

Un coup de poker pour Balkany ? A suivre réponse en juin prochain.

Gaz de schiste en Seine et Marne :pétition

mis en ligne dimanche 20 février 2011 par jesusparis


A l’attention de Mr le Prefet de Seine et Marne, Mr le Président du CRIdF, Mr le Premier Ministre

 

80% du territoire de Seine et Marne est concerné par ces demandes de permis d’exploration en cours d’instruction où déjà attribués dans l’absence totale d’information de la population et de ses élu.e.s : à Doue (Village situé au cœur du Parc Régional de la Brie et des deux Morin en projet) les travaux sont déjà engagés ! Nous apprenons chaque jour les noms de communes de Seine et Marne qui vont connaître le même sort. Nous refusons ces projets de course folle à l’extraction aussi absurde que sale du kérogène qu’enferment les profondeurs du sous-sol de nos bassins de vie, en le fracturant brutalement sous la pression d’énormes quantités d’eau mélangées à un invraisemblable cocktail de produits toxiques. Expérimentées aux Etats-Unis et au Canada depuis cinq ans, ces techniques d’extraction ont fait la preuve de leur dangerosité pour l’environnement et la santé.

 

Seine et Marnais et Seine et Marnaises nous demandons au Préfet de notre département qu’il procède immédiatement à l’arrêt des travaux engagés et bloque tous les dossiers en cours d’instruction ;

 

Franciliens et Franciliennes nous demandons au Conseil Régional d’Ile de France et dans le cadre de la nouvelle procédure d’interpellation d’initiative citoyenne de délibérer rapidement comme l’a fait à l’unanimité le Conseil Régional de Picardie pour exiger de l’Etat un moratoire tant sur l’instruction des demandes que sur les permis attribués ;

 

Françaises et Français nous demandons : 
- à l’Etat : l’application d’un moratoire sur l’ensemble du territoire français et pour l’ensemble des demandes, permis et travaux relatifs aux hydrocarbures dits de schistes ; 
- À l’Etat et à nos Parlementaires : La réforme du Code Minier afin d’en finir avec la libre disposition du sous-sol sans information ni participation préalable de la population et sans affichage sur site des permis ;

 

Signer la pétition

Commenter cet article
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog