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Gaz de schiste sur les réserves d’eau potable sous-terraine: 6 fois plus de méthane

Publié par wikistrike.com sur 3 Octobre 2013, 12:21pm

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

Gaz de schiste sur les réserves d’eau potable sous-terraine: 6 fois plus de méthane


 

 

gaz.jpgUn groupe de recherche spécialisé en science de la terre de l’Université Duke (North Carolina) a publié, au cours de l’été 2013, les résultats d’une nouvelle étude portant sur les effets environnementaux potentiellement engendrés par l’exploitation des gaz de schiste. 

Cette étude a été réalisée sur 141 puits localisés dans la province géologique du Plateau appalachien reconnu pour ses réserves gazifières. Cet échantillon comprenait 81 nouveaux échantillons d’eau prélevés dans autant de puits privés situés dans 6 comtés de la Pennsylvanie, combinés à certaines données déjà compilées par des membres du groupe de recherche. 

De façon plus spécifique, les auteurs de cette étude ont examiné la concentration et la composition du gaz naturel présent dans les échantillons d’eau potable prélevés à proximité des puits gaziers en exploitation, de même que sa signature isotopique afin d’identifier la nature et l’origine de ce gaz.

Les résultats montrent la présence de méthane (CH4) dans 82 % des échantillons d’eau potable prélevés. Les concentrations de méthane étaient 6 fois plus importantes dans les échantillons d’eau issus de puits situés dans un rayon inférieur à 1 km d’un forage gazier. 

Par ailleurs, les concentrations en éthane (C2H6) étaient 23 fois plus élevées dans l’eau des puits situés à moins de 1 km d’un puits gazier alors que du propane (C3H8) a été détecté dans l’eau de 10 des 81 nouveaux puits investigués. Il est à noter que tous ces puits sont aussi situés à moins de 1 km d’un puits gazier. 

Pour les auteurs, la présence d’éthane et de propane dans ces échantillons d’eau n’est pas fortuite. Elle serait associée à une contamination de sources thermogéniques, c’est-à-dire provenant des formations géologiques profondes exploitées par l’industrie gazière.

De plus, des tests statistiques ont démontré que parmi les trois facteurs proposés par le groupe de chercheurs pour expliquer la présence de gaz naturel dans les nappes d’eau souterraine peu profonde, soit : 1) la distance relativement aux puits gaziers en exploitation, 2) la présence de dépressions topographiques 3) la présence du front des Appalaches [un indicateur de déformation tectonique ( seule la distance par rapport aux puits gaziers a pu être corrélée aux concentrations de méthane et d’éthane retrouvées dans les échantillons d’eau analysés.

La signature isotopique du carbone et de l’hydrogène associés au méthane ainsi qu’à l’éthane (d13C-CH4, d13C-C2H6 et (d2H-CH4), les proportions relatives de ces hydrocarbures (ainsi que celle du propane) de même que l’abondance relative en hélium ([4He (/[CH4 () dans le gaz naturel retrouvé dans l’eau des puits investigués est compatible avec une source thermogénique tel les shales de Marcellus retrouvés dans le sous-sol de la région à l’étude. 

Bien que les mécanismes impliqués dans ce type de contamination demeurent incertains, les résultats de cette nouvelle étude réitèrent que les propriétaires de puits situés à moins de 1 km d’un forage gazier sont susceptibles de voir leur source d’eau potable contaminée par des fuites de gaz issues des formations exploitées par l’industrie gazière. [PP]

Source : Jackson, R.B., Vengosh, A., Darrah, T.H., Warner, N.R., Down

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Laurent Franssen 04/10/2013 00:52


Vous avez l'eau et le gaz par un seul tuyau, vous êtes pas content !?!

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