Gaza : Un terrain d'entrainement idéal
2011_634401129441836094_183-copie-1.jpg
Bombardement au phosphore sur la population civile. Plus de 1600 Palestiniens, et 13 Israéliens, ont été tués durant ou des suites de la guerre de trois semaines.
Le commandant de l'opération Plomb durci dit franchement qu'Israël voit la bande de Gaza comme « une zone d'entraînement idéale » pour ses soldats et son armement. 

Israël s'est saisi de la guerre à Gaza en 2008 comme d'une occasion de formation pour ses forces armées à tester de nouvelles armes, a révélé le chef d'état-major israélien. 

Dans un discours prononcé au Centre des Affaires stratégiques Begin-Sadate à l'université Bar-Ilan, le général Yoav Galant a déclaré que Gaza était une « zone d'entraînement idéale » car il y manque un ennemi assez puissant pour infliger des pertes sérieuses à Israël. 

Galant était le commandant en chef de l'opération Plomb durci lancée par Israël contre Gaza, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, et dans laquelle plus de 1600 Palestiniens ont trouvé la mort. La plupart des victimes étant des femmes et des enfants. 

Sous son commandement, les forces armées israéliennes ont ouvertement utilisé des obus d'artillerie au phosphore blanc tirés par des canons de 155 mm sur une bande de Gaza surpeuplée. 

« Bien que les capacités militaires d'Israël soient beaucoup plus importantes que (celles du) Hamas, nous considérons celui-ci comme notre ennemi le plus féroce » a-t-il dit. 

Et Galant d'ajouter que les Palestiniens de la bande de Gaza avaient amélioré leurs capacités de tirs de roquettes, affirmant que les tirs de roquettes « ne sont pas seulement un acte de terrorisme, mais un défi à l'existence même d'Israël ». 

A propos de la vague d'insurrections arabes, Galant a aussi donné son opinion, disant qu'aucune de ces révolutions en cours au Moyen-Orient ne portait à court ou long terme de potentialité positive pour l'avenir de la sécurité d'Israël. 

Galant s'attend à ce que la région représente à l'avenir une menace d'instabilité majeure, selon lui, sous la direction d'« extrémistes islamiques » radicaux.