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Génocide des nations autochtones au Canada - Le cas sanglant des écoles résidentielles pour Indiens de 1850 à 1996 mis au grand jour

Publié par wikistrike.com sur 7 Novembre 2013, 11:39am

Catégories : #peuples du monde

Génocide des nations autochtones au Canada - Le cas sanglant des écoles résidentielles pour Indiens de 1850 à 1996 mis au grand jour

 

 

 

 

 

Hidden_non_longer_Genocide_in_.jpgNous avons ici traduit la chronologie des évènements génocidaires ainsi que des actions mises en œuvre pour les mettre au grand jour afin que les coupables de ce génocide: l'État canadien et les églises catholique, méthodiste, presbytérienne et unifiée du Canada soient enfin traduits devant un tribunal de Nüremberg-bis.


Nous avons traduit et documenté un certain nombre de faits ayant mené à cette ignominie, notamment les fondations même du colonialisme et de l'esclavagisme à grande échelle que l'occident mena à partir du XVe siècle, origines qu'il faut aller chercher dans les bulles pontificalesRomanus Pontifex (1455) et Inter Caetera (1493), que nous avons couvertes ici même. 

Cette traduction de la chronologie qui constitue la première partie du livre de Kevin Annett No Longer Hidden: Genocide in Canada Past and Present, a laissé des marques sur les traducteurs qui ont participé à ce travail. Il s'agit ici de la traduction la plus émotionnellement difficile qu'il nous ait été donnée d'effectuer de toute l'histoire de Résistance 71... Merci à ceux qui s'y sont frottés et qui y ont laissés une grande énergie émotionnelle. 

Voici ci dessous la vidéo du documentaire de Kevin Annett « Unrepentant » sous-titrée en français. Il s'agit ici d'une version raccourcie à 1h15 en 4 épisodes. La version anglaise originale fait 1h48. Ce documentaire a gagné quatre récompenses dans des festivals de films/documentaires indépendants et est la version filmée, documentée de témoignages de son livre sur le génocide des écoles résidentielles pour Indiens du Canada. 

Regardez et évaluez l'occident à sa juste valeur criminelle, le but étant pour nous occidentaux d'accepter nos crimes, de les réparer, de les transcender pour prendre la main des peuples opprimés et œuvrer ensemble pour un véritable changement de paradigme politique en premier lieu, puis économico-social. 

L'humanité est à l'orée d'un grand changement résultant d'une grande prise de conscience. Nous devons à ceux qui ont été impunément massacrés à travers les âges suite à des politiques oligarchiques et génocidaires, tout autant qu'aux générations qui ne sont pas encore nées, de redresser les torts et de s'engager dans une véritable réconciliation qui ne peut provenir que de l'acceptation des fautes et des efforts d'harmonisation des peuples pour la justice, l'égalité et le bien commun à tous dans un monde où règnera le pouvoir non-coercitif des peuples unifiés et confédérés. 

Vidéo en anglais, sous-titrés en français du documentaire sur le génocide des écoles résidentielles du Canada : 

 

 

 


A lire également : 

Introduction au livre de Kevin Annett Hidden no Longer: Genocide in Canada past and present 
« Société contre l'État : De l'origine du génocide » 
« Colonialisme et génocide au Nouveau Monde » 

Traduction du livre de Kevin Annett (ouvrage non traduit en français) : « A découvert : Génocide au Canada passé et présent » 

Traduit de l'anglais par Résistance 71 

Larges extraits de la chronologie des évènements de 1850 à 2010 

1850 : Les nations autochtones de l'Est du Canada ont été décimées par la variole et autres maladies volontairement introduites par les Européens à environ 10% de leurs nombre pré-contact. Les tribus indiennes à l'Ouest des Grands Lacs demeurent principalement indemnes de ce fléau, sauf sur la côte Ouest où des Européens commencent à s'installer. 

1857 : La loi sur la "civilisation graduelle" est passée dans la législature de l'Upper Canada. Cette loi est faite pour éradiquer légalement toutes les nations autochtones par la "mise sous tutelle", dans laquelle toute propriété et nationalité sont abolies. 

1859 : Des missions catholiques sont établies à Mission en Colombie Britannique (C.B) et dans l'Okanagan par l'évêque Paul Durieu, qui planifie avec l'aide des jésuites l'extermination des chefs indiens non chrétiens et de les remplacer par des leaders sous contriole catholique. Ce "plan Durieu" servira plus tard de modèle pour le programme des pensionnats pour Indiens. 

1862-3 : Une épidémie majeure de variole est déclenchée dans l'intérieur de la C.B au sein des tribus indiennes par le missionnaire anglican (protestant) et futur évêque de Norwich et membre de la chambre des Lords, le révérend John Sheepshanks, qui inocule des centaines d'Indiens avec la maladie. Sheepsshaks agit sous la direction du gouvernement provincial et de la compagnie de commerce de fourrures de l'Hudson Bay, qui promeut les premières missions protestantes parmi les Indiens. Plus de 90% des Indiens de l'intérieur Salish et Chilcotin, quelques 8000 + personnes, mourront à la suite de cette attaque bactériologique. 

[...] 

1870 : La couronne d'Angleterre (NdT: comprendre la banque d'Angleterre et la City de londres qui sont de facto la "couronne", "the Crown"...) établit la "réserve cléricale", un système où les missionaires catholiques et anglicans reçoivent des centaines d'acres de terre volés aux nations indigènes, spécifiquement dans l'ouest du Canada. (NdT:Le Vatican est à l'origine de la "couronne", il est donc logique et sans surprise que catholiques et protestants s'entendent comme larrons en foire lorsque les circonstances oligarchiques le demandent. La "réforme" de l'église ne fut qu'une autre vaste fumisterie afin de mieux diviser et contrôler les moutons imbéciles...) 

1873 : La Royal North West Mounted Police, précurseur de la Royal Canadian Mounted Police actuelle (NdT: la Gendarmerie Royale du Canada communément appelée la "police montée canadienne"), est établie en tant que force para-militaire nationale avec jurisdiction sur la totalité du territoire canadien. Son mandat inclut la déportation des nations autochtones dans les réserves pour ainsi créer une vase étendue de "terres libres d'Indiens" 80km de part en d'autre de la nouvelle ligne de chemin de fer de la Canadian Pacific Railway (CPR) 

1876 : Sous l'influence de l'ancien premier ministre et avocat de la CPR, John A. MacDonald, le Canada établit l'Indian Act ou la loi sur les Indiens, qui réduit tout indien et métis au rang de non-citoyens et à charge de l'état canadien. Dès lors, les Indiens sont emprisonnés sur des "terres de réserve", dépouillés de tout statut légal ou de droits civils, ils ne peuvent pas voter, ils ne peuvent pas poursuivre en justice, ne peuvent pas posséder de terres ou agir légalement pour eux-mêmes. Leur statut de pris en charge de l'état demeure inchangé jusqu'à aujourd'hui. 

1886 : La ligne CPR est terminée, elle relie les côtes Atlantique et Pacifique du Canada et ouvre la porte à une immigration massive européenne. La même année, toutes les cérémonies traditionnelles des Indiens de l'Ouest du Canada sont interdites, incluant le système de potlatch et les langues natives. 

1889 : Le ministère fédéral des affaires indiennes est établi. Des "écoles industrielles indiennes" sont reconnues par le gouvernement fédéral, qui, en partenariat avec les églises catholique et protestante, financent conjointement et créent les camps d'internement pour tous les enfants autochtones sur tout le territoire canadien. 

1891 : Le premier rapport médical faisant état de décès massifs dûs à la tuberculose non traitée est publié par le gouvernement fédéral et le Dr George Orton de la province d'Alberta. Le rapport d'Orton est complètement ignoré. 

1905 : Plus de cent pensionnats pour Indiens sont en activité à travers le Canada, les deux-tiers sont gérés par l'église catholique. Une immigration massive européenne et une guerre bactériologique ont réduit les populations autochtones de l'Ouest du Canada à environ 5% de ce qu'elles étaient avant les contacts avec l'homme blanc. 

1907 : Le Dr. Peter Bryce, médecin chef au ministère des affaires indiennes (MAI), visite les pensionnats à l'échelle nationale pour y étudier les conditions sanitaires. Le rapport de Bryce qui s'ensuit adressé au SuperIntendant du MAI Duncan Campbell Scott documente que plus de la moitié des enfants de ces écoles meurent parce que la tuberculose est volontairement introduite parmi eux par le personnel. Bryce affirme également que les églises qui gèrent les écoles suppriment délibérément les preuves et les statistiques de ces pratiques meurtrières. 

15 novembre 1907 : La rapport de Bryce est cité dans la presse: dans l'Ottawa Citizen et la Montreal Gazette. 

1908-9 : Duncan Campbell Scott supprime le rapport Bryce et refuse de suivre ses recommandations, qui incluent de retirer aux églises la gérance des établissements. Bryce publie un rapport plus détaillé montrant l'énorme taux de mortalité dans les pensionnats, Scott commence alors une vaste campagne de diffamation contre Bryce qui le verra éventuellement banni des services publics. 

Novembre 1910 : Malgré les trouvailles de Bryce, Scott institutionalise le contrôle des pensionnats pour Indiens par les églises au travers d'un contrat liant le gouvernement fédéral et les églises catholique, anglicane, presbytérienne et méthodiste (les deux dernières mentionnées étant les précurseurs de ce qui deviendra l'église unifiée du canada). Ce contrat autorise les écoles et leur donne un financement gouvernemental ainsi qu'une protection, ceci incluant l'utilisation de la GRC comme bras policier des écoles. 

Mars 1919 : Malgré un taux de mortalité pulvérisant tous les records dans les pensionnats indiens (maintenant rebaptisés "écoles résidentielles", et sous la pression de l'église, D.C Scott abolit l'inspection médicale fédérale de ces écoles simplement en supprimant le poste de chef inspecteur sanitaire. 

Avril 1920 : Une loi fédérale passe rendant légalement obligatoire pour tout enfant indien à travers le Canada âgé de 7 ans ou plus d'être incarcéré dans les pensionnats. Les parents autochtones non-coopératifs avec cette loi sont emprisonnés et mis à l'amende. Le nombre de mort par tuberculose parmi les peuples indigènes va tripler durant la décennie qui va suivre. 

Printemps 1925 : Etablissement de l'Église Unifiée du Canada par un décret fédéral émanent du parlement afin de "canadaiser et de christianiser ceux nés étrangers et les païens." L'église est un bras financé de la couronne britannique et hérite de toutes les écoles résidentielles et des terres natives volées et détenues par les églises méthodiste et presbytérienne. 

[...] 

1928 : La loi sur la stérilisation sexuelle est passée dans la législature de la province d'Alberta, permettant à ce que tout pensionnaire des écoles résidentielles pour Indiens soit stérilisé sur la décision du proviseur de l'école: un employé de l'église. Au moins 2800 hommes et femmes autochtones seront stérilisés de force en fonction de cette loi. 

1929-30 : Le gouvernement du Canada transfère le gardiennage légal des enfants indiens pensionnaires des écoles résidentielles au proviseur de chaque école appointé par l'église. 

1933 : Une loi similaire sur la stérilisation est passée dans la province de Colombie Britannique. Trois centres de stérilisation sont établis dans les zones abondamment peuplées d'autochtones, tous gérés par l'église unifée du canada: à Bella Bella et Nanaimo (C.B) et à Edmonton (Alberta). Des milliers d'Indiens y seront stérilisés contre leur gré, jusque dans les années 1980. 

Février 1934 : Une tentative par le gouvernement canadien d'abolir les écoles résidentielles est mise en échec suite aux pressions exercées publiquement par les officiels des églises catholique et protestante. 

Janvier 1939 : Des enfants de la nation Cowichan sont utilisés pour des expériences médicales faites par des médecins parlant allemand à l'école résidentielle catholique de Kuper Island sur l'île de Vancouver. Plusieurs enfants décèdent. La GRC supprime les enquêtes sur les décès et l'ordre ecclésiastique catholique allemand gérant l'école, les Montforts, est remplacé par les Oblates. 

1947-8 : Le diplomate canadien et futur premier ministre Lester Pearson aide à redéfinir la Convention des Nations-Unies sur le Génocide afin de la rendre inapplicable au système canadien des écoles résidentielles. Toute législation permettant son application sur le territoire canadien est bloquée par le parlement. 

1946-52 : Des centaines de nazis et de médecins SS reçoivent la nationalité canadienne et immigrent au Canada sous le coup du Project Paperclip (projet trombone) et travaillent dans les hôpitaux pour Indiens et autres endroits dans des programmes de la CIA et militaire, incluant des endroits comme le Allen Memorial Institute de Montréal. Leur recherche va des programmes de contrôle psychologique aux tests pharmaceutiques en passant par les techniques de stérilisation, sur des enfants indigènes, des orphelins et autres. 

1956-8 : Des survivants d'un de ces programmes ayant eu lieu au Lincoln Park royal Canadian Air Force base à Calgary dans la province d'Alberta, décrivent un médecin avec son numéro SS tatoué sur le bras, torturant à mort des enfants, incluant des enfants aborigènes amenés sur la base par la GRC en provenance de réserves locales et d'écoles résidentielles. Des crimes similaires sont décrits par des survivants de programmes sur les bases militaires de Suffield en Alberta, Nanaimo, C.B et le Lakehead Psychiatric Hospital de Thunder Bay en Ontario. 

1969 : Le ministre des affaires indiennes Jean Chrétien affirme une politique "assimilationniste" génocidaire d'extinction légale et culturelle des nations autochtones dans un "memo" fédéral au parlement. 

1972 : Anticipant la fin du programme des écoles résidentielles, le ministère des affaires indiennes (MAI) ordonne la destruction de tous les dossiers personnels des Indiens, incluant tous titres de propriétés ou assimilés originaux. En conséquence, la preuve écrite de titres de propriétés et de la généalogie d'un nombre incalculable de familles est détruite, ce qui aura pour effet de perturber toute demande de restauration territoriale indienne. 

1975 : Bon nombre d'écoles résidentielles ont été fermées ou rendues à la gérance des conseils de bandes. Quoi qu'il en soit, beaucoup des abus et des crimes contre les enfants continuent aux mains du personnel aborigène mandaté par l'état. La dernière de ces écoles fermera ses portes en 1996. 

Été 1978 : Le groupe activiste "Pouvoir Rouge", affiliés à l'American Indian Movement (AIM), occupe le MAI de Vancouver et publie les archives sur la stérilisation dans les hôpitaux pour Indiens de la côte Ouest. Red Power demande une abolition de la loi sur les Indiens, des réserves et des marionnettes de l'état fédéral que sont les "conseils de bandes". 

1980 : En réponse, le gouvernement fédéral établit ce qui est appelé l'Assemblée des Premières Nations (APN ou Assembly of First Nation, AFN) comme corps constitué fédéral collaborant avec l'état et consistant en une assemblée de "chefs" auto-nommés, non élus, veant de tout le Canada. L'APN refuse de soutenir les souverainetés indigènes ou toute demande d'enquête sur les décès et crimes ayant eu lieu dans les écoles résidentielles. 

Octobre 1989 : Nora Bernard, une survivante d'un pensionnat pour indien du Nouveau Brunswick commence les premières poursuites judiciares contre l'église catholique et le gouvernement du Canada pour la souffrance qu'elle a endurée dans l'école. Nora sera assassinée en Décembre 2007, juste avant les "excuses" du Canada au sujet de ses pensionnats. 

1990 : En réponse, le membre du parti libéral et partie prenante du gouvernement le "chef" Phil Fontaine de l'APN présente la première "pirouette" officielle sur les pensionnats indiens en référant aux "abus" des écoles tout en évitant soigneusement de mentionner les crimes bien plus sérieux qui s'y tinrent. 

Printemps 1993 - Janvier 1995 : Des témoins oculaires indiens de meurtres ayant eu lieu à l'école de l'église unifiée de Port Albeni (C.B), parlent publiquement des morts d'enfants dans l'école depuis la chaire du révérend Kevin Annett de l'élise St Andrew de Port Albeni. Lorsque Annett met à jour un accord foncier secret sur des terres natives volées entre son église unifiée, le gouvernement fédéral et le financier de l'église MacMillan-Bloedel Ltd, il perd son emploi sans qu'aucune raison ne lui soit donnée et sera plus tard (1997) expulsé et excommunié de l'église unifiée du canada sans autre forme de procès ou d'auditions. 

18 décembre 1995 : Les meurtres d'enfants indiens à l'école résidentielle d'Albeni reçoivent une couverture de presse pour la première fois dans le Vancouver Sun au cours d'une manifestation organisée par le révérend Kevin Annett. Un témoin oculaire Harriett Nahanee, dit publiquement aux journalistes avoir été témoin de la mort de la petite Maisie Shaw, alors âgée de 14 ans (en 1946), qui fut battue et piétinée à mort par le révérend Alfred Caldwell. 

20 décembre 1995 : D'autres témoins oculaires témoignent publiquement: Archie Frank d'Ahousaht décrit comment Alfred Caldwell a battu à mort un enfant du nom de Albert Gray. La GRC refuse d'ouvrir une enquête sur les deux incidents. 

1er février 1996 : La première poursuite en justice par les survivants de l'école résidentielle pour Indiens d'Albeni contre l'église unifiée et le gouvernement du canada est mise en action.

3 février 1996 : L'église unifiée commence les procédures officielles internes pour l'expulsion définitive du révérend Kevin Annett en tant que prêtre et le priver de sa raison de vivre. Annett sera finalement expulsé en mars 1997 dans ce qui fut le seul défrocage public de l'histoire de l'église unifiée du canada et à un coût de 250 000 dollars. 

1996-8 : Kevin Annett commence à documenter et à rendre public des centaines de témoignages de crimes ayant eu lieu dans les écoles résidentielles, combinant des témoignages de première main avec des archives de l'université de Colombie Britannique (UBC). Il commence un doctorat à UBC, mais doit abandonner suite à de gros problèmes familiaux. Il perd la garde de ses enfants dans un divorce qui fut initié et financé contre lui par les avocats de l'église unifiée. 

12-14 juin 1998 : Kevin Annett organise le premier tribunal indépendant contre les écoles résidentielles indiennes canadiennes sous les auspices de l'IHRAAM, un affilié de l'ONU. Le 20 juin, le journalGlobe and Mail est le seul organe de presse qui rapporte sur le tribunal de l'IHRAAM. 

[...] 

Septembre 1998 : Le juge de la cour suprême de la province de C.B Brenner proclame dans un rendu que l'église unifiée du canada et le gouvernement canadien sont aussi légalement responsables des dommages causés par leurs employés dans l'école résidentielle d'Albeni. La décision de Brenner déclenche une marée de milliers d'actions en justice de la part des survivants contre le gouvernement et les églises catholique, anglicane et unifiée. 

27 octobre 1998 : Après la mort soudaine de deux autochtones parties civiles dans l'affaire contre l'église unifiée, des avocats de l'église admettent que cette dernière s'est engagée avec le gouvernement dans une opération conjointe de couverture des crimes ayant eu lieu à l'école résidentielle d'Albeni et ce depuis au moins 1960 et que les officiels de l'église et le personnel ont kidnappé des enfants de l'école (paru dans le journal du Vancouver Province) 

Janvier 1999 : Le tribunal IHRAAM et les meurtres des écoles résidentielles sont rapportés pour la première fois en dehors du Canada dans les pages du magazine britannique "The New Internationalist". La couverture médiatique par ce magazine de ces crimes ainsi que Kevin Annett sont réduits au silence la même année par des menaces légales émanant des avocats de l'église unifiée. Un campagne de diffamation publique est lancée contre Annett sous la direction des officiels de l'église unifiée David Iverson et Brian Thorpe et des Sergent Paul Willms et de l'inspecteur Peter Montague de la division "E" de la GRC. 

Mars 1999 : En réponse aux actions judiciaires de plus en plus nombreuses émanant de l'IHRAAM et des survivants des écoles, le gouvernement canadien annonce la création d'un "Fond Aborigène pour la Cicatrisation", FAC (Aboriginal Healing Fund ou AHF) de 350 millions de dollars. Le FAC n'aide en rien les survivants mais les chefs indiens financés par l'état et est utilisé comme un fond de corruption. Ceux qui en bénéficient doivent signer l'abandon de leurs droits de poursuivre le gouvernement et les églises en justice. Plus de la moitié des fonds sont consommés en "frais administratifs". 

26 avril 2000 : Des officiels du ministère canadien de la santé admettent que leur département a fait des expériences médicales et dentaires forcées sur des enfants des écoles résidentielles indiennes pendant les années 1940 et 1950, incluant le refus des soins dentaires et l'induction de carences vitaminiques (Vancouver Sun). 

Automne 2000 : Devant faire face à plus de 10 000 actions en justice de la part des survivants des écoles résidentielles, les églises font pression avec succès sur le gouvernement afin d'obtenir une législation pour limiter la portée des actions en justice et que le gouvernement assume la responsabilité essentielle des dégâts faits par les écoles. Des tribunaux en Alberta et dans les provinces maritimes de l'Est (Nouveau Brunswick, Nouvelle-Ecosse) refusent aux survivants le droit d'attaquer en justice les églises pour la violation de leurs droits civiques et pour génocide. 

Février 2001 : Kevin Annett publie le premier livre sur les écoles résidentielles pour Indiens, intitulé: "Hidden from History: the Canadian Holocaust", ouvrage qui contient des témoignages des survivants et la preuve documentée d'un génocide intentionnel dans les écoles et les hôpitaux pour Indiens concomittants. Les efforts de l'église unifiée pour arrêter la publication du livre échouent et plus de 1000 copies circulent dans le monde, au départ essentielleemnt entre les mains des survivants de ces écoles. 

[...] 

Avril 2004 : Après avoir reçu une copie en espagnol du livre de Kevin Annett "Hidden from History", 5 groupes autochtones Mayas du Guatémala émettent une "denuncia" ou demande publique au gouvernement canadien de répondre aux accusations de génocide. Le gouvernement refuse de discuter de génocide dans sa réponse et les Mayas commencent un lobbying aux Nations-Unies pour déclencher une enquête sur les crimes des écoles résidentielles indiennes au Canada. 

Automne 2005 : .... Kevin Annett, Lori O'Rorke et Louie Lawless commencent la production du documentaire "Unrepentant" avec les autochtones de Vancouver, Le documentaire est basé sur le travail de Kevin et ses livres et est le tout premier documentaire jamais réalisé documentant les meurtres et génocide ayant eu lieu dans les écoles / pensionnats pour Indiens du Canada. 

Octobre 2006 : "Unrepentant" sort au Canada et aux Etats-Unis dans des festivals du film et sur Internet. Des milliers de copies sont faites en DVD et le documentaire commence à circuler dans le monde parmi les autochtones, Le film gagne le prix pour le meilleur réalisateur de documentaire étranger au New York Independant Film Festival. 

Janvier 2007 : Le documentaire gagne la palme du meilleur documentaire au Los Angeles Independant Film Festival et est vu plus de 100 000 fois sur internet. Kevin et le réseau FRD commencent des occupations médiatisées de bureaux gouvernementaux et d'églises à Vancouver. Des occupations similaires se propagent à Toronto et Winnipeg. Les médias canadiens commencent à rapporter le travail de Kevin pour la première fois depuis des années d'omerta totale. 

Septembre 2007 : Le gouvernement canadien annonce la création de la "Truth and Reconciliation Commission" TRC pour enquêter sur l'histoire des écoles résidentielles pour autochtones, mais refuse toujours toutes compensations à plus de la moitié des survivants. Ceux qui y ont droit obtiennent des compensations minimales et en retour sont forcés d'indemniser les églises de toute poursuite judiciaire et de tout préjudice et sont forcés de se taire et d'arrêter toute plainte. 

Janvier-Mars 2008 : Kevin Annett et le FRD escaladent les manifestations et les occupations d'églises, demandant que des inculpations soient prononcées contre les églises responsables de la mort des enfants pensionnaires des écoles. Les anciens du FRD et le chef de la nation Squamish Kiapilano publient un arrêté formel d'éviction des églises catholique, anglicane et unifiée de leur territoire traditionnel, c'est à dire... Toute la ville de Vancouver. 

Février 2008 : Le gouvernement Harper déclare que "bien qu'un nombre énorme de morts" soient survenues dans les pensionnats pour Indiens, aucune inculpation ne sera placée contre les églises responsables de ces écoles. 

11 Juin 2008 : Sous une énorme pression, le premier ministre du Canada émet des "excuses" formelles du gouvernement au sujet des écoles résidentielles autochtones tout en minimisant l'extension du taux de mortalité dans les écoles en faisant état du fait que "quelques personnes décédèrent" ; mais les leaders de l'autre parti réfèrent aux fosses communes retrouvées près des écoles. 

Janvier 2009 : « Unrepentant » est vu par plus de 250 000 personnes sur internet et gagne une troisième récompense comme meilleur documentaire à la Creation Aboriginal Film Festival d'Edmonton.... 

Octobre 2009 : Kevin Annett fait des conférences dans des douzaines de villes en Irlande, en Angleterre et en Italie et diffuse son documentaire « Unrepentant », qui a alors été traduit en français, en italien et en allemand. Le 11 Octobre, Kevin fait un service religieux et un exorcisme symbolique juste en dehors du vatican à Rome en honneur de tous les enfants qui ont été massacrés dans les pensionnats catholiques. L'évènement reçoit une grosse couverture médiatique et le lendemain une tornade frappe le centre de Rome et le Vatican. 

Février 2010 : Une vaste divulgation d'abus d'enfants et de couverture des crimes par l'église catholique se fait dans la presse. Le pape Joseph Ratzinger se trouve impliqué pour avoir organisé et ordonné le camouflage de ces crimes et aidé et protégé des prêtres violeurs d'enfants reconnus, dans un document du Vatican appelé "Criminales Solicitations". Des actions légales commencent pour permettre l'audition officielle et même l'arrestation de Ratzinger (pape Benoit XVI). 

15 juin 2010 : Le FRD annonce le lancement d'une coalition internationale d'unification des victimes des tortures de l'église: TheInternational Tribunal into Crimes of Church and State (ITCCS). Huit organisations d'Irlande, des Etats-Unis, d'Australie, de Thaïlande et d'Angleterre s'y affilient. Depuis décembre 2010, six membres sont morts soudainement, incluant deux anciens qui participèrent à des occupations d'églises à Vancouver. 

Août 2010 : Le documentaire "Unrepentant" est diffusé à plus de 10 millions de téléspectateurs européens sur les réseaux TV allemand et suisse. Le nouveau livre d'Annett "Unrepentant: Disrobing the Emperor" sort à Londres. Mais le 9 août, le programme radio de Kevin "Hidden from History" est annulé après 9 ans d'antenne sans préavis ni procédure.

 

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