Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

George Osborne et le parti conservateur cachent l’effondrement évident du marché britannique, Mr Osborne devrait apprendre ce dicton de la Mer Rouge : l’exode est souvent à sens unique…

Publié par wikistrike.com sur 6 Décembre 2011, 22:49pm

Catégories : #Economie

 

George Osborne et le parti conservateur cachent l’effondrement évident du marché britannique, Mr Osborne devrait apprendre ce dicton de la Mer Rouge : l’exode est souvent à sens unique…


 george-osborne-reuters2.jpg

 

 

 

Le Bureau indépendant de responsabilité budgétaire (OBR), organisme de surveillance budgétaire  qui n’existe pas en France, prophétise que la crise de l’euro  peut être résolue sans trop de destruction, et plus particulièrement en Grande-Bretagne. Cet optimisme qui ne repose sur rien résulte peut-être de l’indépendance douteuse de cet organisme britannique : si les gouvernements  et leurs « organismes », leurs « commissions », leurs « sommets » et autres extravagances inutiles commencent à spéculer et à faire de la fausse propagande à l’instar des traders et de leurs maitres, les peuples peuvent tout de suite aller se mettre la corde au cou.

Les Banques britanniques ont prêté massivement aux entreprises et aux gouvernements dans tous les coins de la zone euro, se retrouvant ainsi dans la même situation incertaine que les banques allemandes et françaises. 

La menace pesante d'une pénurie de crédits obligera les entreprises à travers l'Europe, pour conserver leurs liquidités, à les rendre prudentes dans leurs dépenses sur les nouveaux équipements ou concernant l'embauche de nouveaux travailleurs. Autrement dit, les gouvernements s’attendent à une croissance démesurée du chômage, chose qui pourrait engendrer à court terme un climat insurrectionnel.  Ajoutons à tout cela les coupes budgétaires gouvernementales qui vont décapiter jusqu’à la dernière tête de fonctionnaire (professeurs, policiers, militaires, pompiers, etc), qui s’avèrent être de plus en plus sévères, celles-là même prévues par les pays de la zone euro, et soudain nous remarquons à quel point l'image devient encore plus tumultueuse.

Et comme les deux cinquièmes des exportations britanniques sont destinées à la zone euro, nous allons assister à un glissement dangereux de l'économie britannique, de même pour les exportations chinoises essentiellement destinées au marché européen, auxquelles il faut ajouter le pétrole brut iranien qui représente un tiers des carburants sur le marché chinois…Là, effectivement, cela devient explosif, voir, de la manière la plus insidieuse qui soit, comment la crise et la menace d’un conflit en Iran se rejoignent laissent de marbre.

La Banque d'Angleterre est susceptible de relever son objectif de "quantitative easing" (achats d'obligations en utilisant l'argent nouvellement créé) au-dessus de 431 milliards de dollars. Mais cela suffira-t-il ?

Le déficit budgétaire des britanniques, qui, à 11,2% du PIB en 2009-2010 a été plus grand que ceux de presque tous les autres pays riches, a de façon péremptoire sapé la confiance des marchés sur la question anglaise. Cette situation est d’autant plus comique du fait que la Grande-Bretagne possède, contrairement à la France, un secteur bancaire démesuré.

Quant à George Osborne, membre du Parti conservateur, membre du parlement depuis 2001 et chancelier de l'Échiquier depuis le 12 mai 2010 dans le cabinet formé par David Cameron (à 38 ans, il est le plus jeune titulaire de ce poste depuis 1886), qui tente désespérément de regagné par tous les moyens une quelconque crédibilité pour son pays qui se trouve actuellement non plus sous l’ombre protectrice d’une Reine mais dans le viseur des marchés, multiplie les plans et les discours trompeurs pour faire mine de sécuriser son pays loin des colères divines des agences de notation. Mais il n’en est rien.

La Grande-Bretagne semble avoir sauvé son triple A, contrairement à son voisin français, mais pour combien de temps ? De toute façon, il est évident que seule une poignée de deux ou trois pays de la zone euro peuvent emprunter aujourd’hui à moindre coût sur dix ans, pour les autres…

Certains économistes diront, beaucoup plus langue de bois, qu’il est trop tôt pour juger de la réussite ou de l’échec des pronostics pris par le Parti conservateur. En effet, nous venons d’apprendre que Londres, dans un élan qu’on ne lui connaissait plus, envoie un message instructif : pour adoucir la rigueur, le gouvernement veut lancer un grand programme de 500 travaux sur les routes, les voies ferrées et autres infrastructures. En 1958, le général de Gaulle avait lui aussi assaini les comptes tout en relançant massivement l'investissement public. Reste à en trouver les moyens. Là aussi, c'est plus facile outre-manche : le Premier ministre veut solliciter les fonds de pension, qui n'existent pas chez nous.

 

Marc Bildermann pour WikiStrike

 

Source : www.WikiStrike.com

 

 


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Archives

Articles récents