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Grèce: le chef de l'Etat "effrayé" par le "danger" qui menace le pays

Publié par wikistrike.com sur 15 Mai 2012, 08:50am

Catégories : #Politique internationale

Grèce: le chef de l'Etat "effrayé" par le "danger" qui menace le pays

 

carolos.jpgLe chef de l'Etat grec, Carolos Papoulias, s'est déclaré "effrayé" par le "danger" que l'instabilité politique fait peser sur la Grèce, selon les actes publiés mardi d'une rencontre le week-end dernier avec les chefs des trois principaux partis.

Recevant dimanche les dirigeants conservateur, socialiste et de la gauche radicale dans une tentative infructueuse de leur faire conclure un accord gouvernemental, M. Papoulias leur a indiqué que "le danger (était) réel" pour le pays, selon un document mis en ligne sur le site de la présidence grecque.

Il a invoqué des mises en garde du Premier ministre sortant, Lucas Papademos, du gouverneur de la Banque de Grèce et du ministre des Finances sur "l'état des réserves financières du pays et le danger d'écroulement du système bancaire si les retraits continuent du fait de l'insécurité que la situation politique crée chez les citoyens".

"Je pense que le temps est contre nous. Et je suis effrayé à l'idée des problèmes que doit affronter le pays", a ajouté le chef de l'Etat, aux fonctions essentiellement honorifiques, en concluant la réunion. Il s'est affirmé déçu par ses interlocuteurs, relevant qu'il attendait d'eux une "discussion plus avancée".

Après ce nouvel échec à doter le pays d'un exécutif -- après les élections du 6 mai qui n'ont donné la majorité à aucun parti et ont rejeté les politiques d'austérité -- M. Papoulias doit à nouveau réunir mardi à 11H00 GMT les responsables politiques pour tenter d'arracher cette fois leur accord à la formation d'un cabinet "de personnalités" issue de la société civile.

Cette solution a été proposée lundi soir en dernier recours afin d'éviter à la Grèce la tenue de nouvelles élections législatives.

Pour surmonter l'opposition du parti Syriza (gauche radicale) à une telle coalition, M. Papoulias a fait appel à Panos Kammenos, chef de la nouvelle formation Grecs indépendants (droite nationaliste) qu'il doit rencontrer en tête à tête à 10HOO GMT.

Mais une polémique, jugée de mauvais augure par les médias quant aux chances de succès de M. Papoulias, a éclaté dans la nuit après la publication par la présidence de documents indiquant que M. Kammenos s'était affirmé prêt à soutenir un cabinet de crise "pour quelques mois", si le sort du pays était en jeu.

M. Kammenos, un transfuge conservateur opposé à l'austérité qui avait déclaré avant les élections qu'il préférait "mourir" plutôt que de coopérer avec son ancien parti et les socialistes, a contesté avoir fait part de cette position à M. Papoulias, dont les services ont maintenu leur version.

M. Kammenos dispose de 33 députés sur 300, un renfort qui pourrait être précieux pour les socialistes et conservateurs, unis dans le gouvernement sortant et qui ne disposent que de 149 députés.

"Je pense que le temps joue contre nous. Et je suis effrayé à l'idée des problèmes que doit affronter le pays, lundi, jeudi, vendredi", a ajouté le chef de l'Etat, aux fonctions essentiellement honorifiques, en concluant la réunion. Il s'est affirmé déçu par ses interlocuteurs, relevant qu'il attendait d'eux une "discussion plus avancée".

Mais un imbroglio, jugé de mauvais augure par les médias quand aux chances de succès de M. Papoulias, s'est noué dans la nuit après la publication par la présidence de documents indiquant que M. Kammenos s'était affirmé prêt à soutenir un cabinet de crise "pour quelques mois", si le sort du pays était en jeu.

 

Source: France-Soir

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