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Grèce : le pays ruiné débourse le salaire d'un an de l'ensemble des fonctionnaires pour s'acheter 4 frégates les plus modernes d'Europe

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 23 Octobre 2011, 12:28pm

Catégories : #Politique internationale

Grèce : le pays qui n'a plus de sou débourse le salaire d'un an de l'ensemble des fonctionnaires pour s'acheter 4 frégates les plus modernes d'Europe

 

 

4 frégates = 2 milliards  

 
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Modèle de FREMM grecque présenté en 2008 
crédits : DCNS


21/10/2011

 

La presse allemande a évoqué, ces derniers jours, le projet de vente de frégates européennes multi-missions (FREMM) à la Grèce. D'après le Spiegel, malgré la dette grecque, la France pourrait conclure la vente de deux à quatre bâtiments, avec un aménagement très intéressant des modalités de paiement. Ainsi, affirme le journal allemand, Athènes aurait la possibilité de ne payer qu'au bout de cinq ans et bénéficierait d'une substantielle remise sur le prix des bateaux. Et, en cas de défaut de paiement, les frégates pourraient être versées à la marine française, qui a commandé 11 FREMM. Le Spiegel ajoute que des responsables politiques et industriels allemands se sont plaints auprès de la chancelière Angela Merkel sur cet éventuel accord, dénonçant un tel contrat d'armement au moment où la crise de la dette grecque fragilise toute la zone euro. 


Design de FREMM grecque dévoilé en 2008 (© : DCNS) 

Côté français, personne ne souhaite commenter les informations de la presse allemande. Mais on s'agace tout de même des attaques répétées venant d'outre-Rhin ces temps-ci, en marge des divergences de vues entre Paris et Berlin sur la crise des dettes souveraines, et plus particulièrement celle de la Grèce. Moyennant quoi, même si on ne semble vouloir croire en une commande des FREMM grecques à court terme, ce dossier, éminemment politique, suscite quelques interrogations. Ainsi, assez curieusement, les Français, lorsqu'ils étaient interrogés sur la question (il y a quelques petits mois encore) ne se sont pas vraiment montrés inquiet quant à la conclusion du dossier, même si les difficultés financières grecques retardent le calendrier. Récemment, on évoquait même, dans les coursives, la nomination d'un directeur de programme, preuve que le dossier « FREMM grecques » n'est pas enterré. Les informations demeurent toutefois fragmentaires, sans doute dans la mesure où le projet est placé sous le sceau de négociations d'Etat à Etat, les discussions étant menées au plus haut niveau entre Paris et Athènes. Les informations de la presse allemande sont-elles fondées ? La signature d'un contrat dans le contexte actuel est-il possible ? La France peut-elle profiter du programme pour recouvrer une partie des créances grecques ? Beaucoup de questions restent en suspens. 


Design de FREMM grecque dévoilé en 2008 (© : DCNS) 

Pour mémoire, alors que plusieurs offres internationales étaient en compétition (dont une allemande), le Conseil de défense grec a choisi, en 2009, de retenir le design français pour les futures frégates de la marine hellénique. Le projet FREMM Grèce fait l'objet d'un accord de coopération entre DCNS et le chantier grec Elefsis, signé en 2008 et visant, en cas de signature du contrat, à faire réaliser localement les frégates, grâce à un transfert de technologie permettant, au passage, de remettre à niveau l'industrie hellénique. Initialement, 6 navires étaient en jeu. Directement dérivées des FREMM françaises, ces frégates de 142 mètres et 6000 tonnes auraient adopté la même coque mais un armement plus puissant que celui de leurs cousines françaises. Ainsi, le design dévoilé en 2008 porte sur une plateforme capable de mettre en oeuvre 32 missiles Aster 30, 24 missile Mica VL, 16 missiles Scalp Naval, 8 missiles Exocet MM40, une tourelle de 127mm, de l'artillerie légère et des torpilles MU90.
Source : Mer et Marine

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