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Grèce : un plan pour réserver une partie de l'aide aux créanciers

Publié par wikistrike.com sur 8 Février 2012, 09:14am

Catégories : #Economie

 

 

Grèce : un plan pour réserver une partie de l'aide aux créanciers

 

00000000000000000000-copie-1La France et l'Allemagne ont conçu un plan pour qu'une partie des nouvelles aides accordées à la Grèce soit versée sur un compte séparé afin d'être réservée au remboursement de la dette, a affirmé le Financial Times sur son site Internetlundi 6 février au soir.

Citant un responsable français, le quotidien a indiqué que ce plan "franco-allemand" avait le soutien de la Commission européenne et de "plusieurs" pays de la zone euro. Les promoteurs de ce plan estiment qu'il s'agirait d'un bon compromis pour à la fois éviter que la Grèce brandisse la menace d'un défaut de paiement et lui permettre de garder sa souveraineté budgétaire.

 

 

 

Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, juge, mardi, sur les ondes de la radio berlinoise RBB Inforadio, que l'idée franco-allemande de créer un compte bloqué destiné au remboursement des intérêts de la dette grecque n'est"pas aberrante". M. Juncker estime toutefois qu'il faut encore régler les "détails techniques" de cette proposition émise lundi à Paris à l'issue d'un conseil des ministres franco-allemand.

 

Dans les colonnes du quotidien suisse Tages-Anzeiger, M. Juncker déclare qu'il n'a aucun doute sur l'avenir de la Grèce dans la zone euro, à condition qu'elle respecte ses obligations vis-à-vis des autres membres. "Selon le traité, nous ne pouvons mettre la Grèce dehors de toutes façons", ajoute-t-il. "Si nous les forçons à quitter l'euro ou si nous les poussons à abandonner, nous devrons quand même soutenir la Grèce et investir des sommes incroyables", a-t-il ajouté.

DEUX NÉGOCIATIONS DIFFICILES

La Grèce menait de front deux négociations difficiles lundi. D'une part, le premier ministre, Lucas Papadémos, et les partis politiques gouvernementaux  tentaient de convaincre les autres partis de donner leur assentiment aux réformes exigées par l'UE et le FMI, concernant les modalités de la nouvelle cure de rigueur prescrite au pays en échange d'un deuxième plan de renflouement de 130 milliards d'euros préparé depuis octobre.

D'autre part, Athènes poursuivait ses discussions avec ses créanciers privés sur les conditions de l'effacement d'une partie de sa dette publique. En cas de succès, le pays pourrait obtenir un nouveau plan d'aide international.

Le ministre des finances, Evangelos Vénizélos, a regretté lundi soir que les partis de la coalition grecque s'affrontent comme si rien ne s'était passé, dénonçant leur manque d'unité face aux négociations avec les créanciers du pays. Dans un communiqué, il a déclaré que "les partis manquent d'unité alors que le pays est confronté à une négociation critique" avec l'UE et le FMI et que se rapproche "le risque d'un défaut" de paiement d'Athènes le mois prochain.

Les deux grandes centrales syndicales, GSEE pour le privé et Adedy pour le public, ont cependant anticipé un accord à leur façon en appelant à une grève générale de 24 heures mardi, qui perturbe écoles, liaisons avec les îles, transports publics et administration. Des milliers de personnes étaient rassemblées à la mi-journée sur la place centrale d'Athène

 

Mardi matin, le métro d'Athènes n'a ouvert qu'à 8 heures.

Mardi matin, le métro d'Athènes n'a ouvert qu'à 8 heures. REUTERS/JOHN KOLESIDIS

 

 "AU-DELÀ DES DÉLAIS"

L'espoir de voir se conclure lundi un accord entre les trois partis au pouvoir sur les mesures à mettre en œuvre a été déçu, la réunion prévue étant reportée à mardi. Mais la longueur des tractations a mis à bout la patience des créanciers. Les discussions sont "déjà au-delà des délais", a averti lundi Amadeu Altafaj, porte-parole du commissaire européen aux affaires économiques, Olli Rehn, rappelant que Bruxelles avait tablé sur un dénouement ce week-end.

Réunis à Paris, le président français, Nicolas Sarkozy, et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont également accru leur pression. "Les Grecs ont pris des engagements, ils doivent les respecter scrupuleusement, il n'y a pas le choix, le temps presse, c'est une affaire de jours, maintenant il faut conclure" a déclaré, lundi, M. Sarkozy.

"Nous voulons que la Grèce reste dans l'euro", insitait, mardi, le président de la Commission européenne, M. Barroso, ajoutant que "les coûts d'une sortie de la Grèce de l'euro seraient plus élevés que les coûts pour continuer à soutenir la Grèce".

 

 

Source: Le Monde

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