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Grotte de Cussac

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 19 Février 2011, 18:03pm

Catégories : #Préhistoire

                                             
         
                                         
               
   
             
       
                               
                      La grotte préhistorique de Cussac, découverte en septembre 2000 par Marc Delluc dans la vallée de la Dordogne et abritant des centaines de gravures paléolithiques vieilles de plus de 22.000 ans, peut être considérée par son importance comme un "Lascaux de la gravure", en référence à la plus célèbre grotte ornée de France.
                     
                       
                     
                       
                     

 

Sur wikipedia

Site de Nicole Rolin

Les 10 bougies de la grotte de Cussac (article de "Sud-Ouest")

 


 

Rappelons la grande concentration de grottes ornées dans l'Ouest de l'Europe - Sud-Ouest de la France Cantabrie espagnole - soit un total de 300 grottes dont 200 appartiennent à l'époque magdalénienne (—15 000 à —10 000), et voyons ce qui différencie la culture aurignacienne de la culture gravettienne, dont la grotte de Cussac est un exemple.

La culture aurignacienne se situe entre —35 000 et —30 000. La grotte Chauvet, malgré son manque d'homogénéité en est un excellent exemple. Les gravures présentent des déformations anatomiques des animaux, on trouve en plus du bestiaire, des lignes qu'on peut voir comme des représentations sexuelles.La culture gravettienne offre des représentations féminines aux formes rebondies, les Vénus. Celles de Moravie ont été datées entre —24 000 et —20 000 ans.

Bref rappel.

Avec l'Aurignacien se développe, tout d'abord en Europe centrale, l'art préhistorique, qui témoigne de préoccupations non matérielles. L'art aurignacien marquerait, selon certains spécialistes, la première manifestation de l'art figuratif en Occident (incisions sur différents objets en ivoire ou en os, peinture pariétale). De petite taille et exécutées en ronde bosse, les premières œuvres, des sculptures, représentent des animaux. Avec sa diffusion dans l'Europe de l'Ouest, les thèmes de cet art évoluent: l'être humain est symbolisé par le sexe, les animaux sont gravés en deux dimensions.

Au Gravettien,une série de statuettes féminines, appelées "vénus", façonnées dans des matériaux très divers (pierre, ivoire, terre cuite) se retrouvent dans toute l'Europe. Elles répondent à un canon précis: larges hanches, seins pendants, sexe marqué, absence de traits pour le visage. Ces règles stylistiques communes à des populations distantes de plusieurs milliers de kilomètres tendent à accréditer l'hypothèse de représentations sacrées. De nombreuses pendeloques ornent les sépultures, et beaucoup d'outils sont décorés de motifs abstraits.

L'art gravettien d'Europe orientale prolonge l'art aurignacien (mêmes thèmes, mêmes supports : statuettes), alors que plus à l'ouest, dans le midi de la France, l'animal chassé remplace le thème de l'animal fort et dangereux de l'Aurignacien (Jean Clottes).

Au niveau technologique, il est noté un saut important de l'Aurignacien au Gravettien : armes et outils sont plus légers, plus complexes et mieux adaptés.

Localisation

La rive droite du Bélingou, affluent de la Dordogne, est soulignée d'une barre rocheuse dans la partie moyenne de son cours. Cette formation précède une cascade sur travertin, exsurgence du réseau dont la galerie ornée s'ouvre immédiatement au-dessus. 

Description

La zone vestibulaire, large en moyenne de 3 m, se limite à un développement d'une douzaine de mètres. Passé ce segment, un épisode plus contraignant marque son extrémité reculée. Un passage très bas, long de 8 m, amène au pied d'un cône d'éboulis, supprimé depuis, sous lequel il fallait se glisser. Au-delà s'ouvre une grande galerie, de 10 à 15 m de large et haute d'une douzaine de mètres scindée en deux branches. Un concrétionnement important (stalagmites, draperies, planchers de calcite…) recouvre en partie les sols et les parois. L'absence de bris de ces formations témoigne d'une non-fréquentation de la cavité au cours de ces derniers siècles.

Découverte

C'est le 30/09/00 que cette grotte dite des Amoureux dans la région, a commencé à livrer ses secrets. Elle se situe près de la D28, à 3Km de Cadouin, dans une zone de faible relief (130 à 135 m). L'entrée est sur une terrasse de travertin (mélange de dépôts organiques et végétaux). Une rivière souterraine de 1,6km y coule en cascade. Cette entrée déjà signalée en 1912 par Denis Peyronnie, avait déjà livré des traces d'industries magdaléniennes et aziléennes...

Après avoir désobstrué le passage, Marc Delluc,membre du spéléo-club de Périgueux, et inventeur de la grotte, découvre une galerie de 1,6km, avec formation de stalactites et stalagmites, de grandes salles pouvant atteindre 20mx10m séparées par des passages étroits et escarpés.

La partie droite de la galerie s'ouvre sur une grande salle dont les parois comportent la gravure d'un rhinocéros de grandes dimensions, des gravures féminines, celle d'un oiseau ressemblant à une oie (1,20m de haut) d'une grande beauté. Dans cette salle depuis, il a été trouvé une sagaie en bois de renne et une canine d'ours ainsi que des traces digitées découvertes dans un recoin de la galerie.
La partie gauche offre une très grande variété de stalactites et de stalagmites, elles forment souvent de véritables draperies. Un balisage a été nécessaire pour assurer une progression sans difficultés majeures. La partie sèche montre des rocs gravés de bovidés, mammouths, cervidés ainsi qu'un grand panneau de figures géométriques.

A 120 m de l'entrée, dans une autre salle, dans une bauge, les premières sépultures ont été découvertes : il s'agit de celles d'un enfant et de deux adultes. Sur les parois de cette salle un grand panneau présente des gravures de mammouths, cheval et capridés. 

En continuant la progression on arrive dans une dernière salle renfermant trois sépultures sur un terrassement. Les parois sont ornées de nombreuses gravures : oies, bisons- qui rappellent Gargas- et cheval. Les silhouettes de ces animaux ont été largement déformées.

A 320 m de l'entrée se trouve le panneau majeur (12 à13m de longueur). Il montre un cheval et un bovidé de 4m, un mammouth laineux, un deuxième mammouth associé à une figure féminine. Là encore on note de nombreuses déformations dans les tracés.

Un autre panneau fait suite au précédent, mais il semble de facture plus archaïque. Des bisons à la queue en angle droit, un lapin ou un lièvre l'ornent.

Une magnifique draperie de concrétions sépare ce panneau du dernier, constitué par un mammouth gravé sur la voûte, à 1,10m de hauteur, accompagné d'un animal que l'on pense être un renard.

Dans le bestiaire gravé sur les parois, les bisons sont les plus nombreux, suivis par les chevaux, les mammouths et en dernier lieu les oiseaux. Avec des fréquences moindres on a relevé des quadrillages et des tracés pisciformes.

Source des image : site internet du Centre National de la Préhistoire de Périgueux du Ministère des Affaires Culturelles

Voyons l'analyse que fait Norbert Aujoulat, (spécilaliste en art pariétal au Centre national de la Préhistoire), de ces figures:

Mammouth

Grand panneau

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