Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Grotte Lascaux - L'homme préhistorique et l'astronomie

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 22 Février 2011, 17:51pm

Catégories : #Préhistoire

Visitez virtuellement la  grotte 

L'homme Préhistorique et l'Astronomie 

  

" On peut dire que dès que le ciel a eu des témoins, il a eu des admirateurs. Si l’on accordait le titre d’inventeurs à ceux des hommes qui les premiers ont été frappés de ce spectacle, ils auraient tous le même droit, et l’Astronomie serait aussi ancienne que l’homme lui-même. Le véritable inventeur de la science, est celui qui, en découvrant la première vérité, a posé la base de nos connaissances astronomiques. " J.S. BAILLY.

 

La grotte, avec sa profonde obscurité, a peut-être été le premier centre d'observation du ciel.

Les repères naturels offerts par les limites de son ouverture, constituent en quelque sorte une lunette géante braquant son objectif vers les reliefs lointains et la lumière du jour , ou vers un morceau de ciel étoilé la nuit.

Le changement de grotte était occasionné par un changement de saison, la recherche du gibier, ou les besoins d'une cueillette nouvelle. Se jouait alors au-dessus des admirateurs du ciel, un spectacle nouveau. Le retour sur un même site si la saison était la même, permettant d'observer encore et encore le spectacle déjà vu, amenait sans doute l'homme à se poser des questions quant à la mouvance des cieux.


Crédit Photo : Pascal Goetgheluck.

 


La Course Annuelle des 
couchers solaires à LASCAUX.

(latitude nord 45°)

Une grotte orientée vers une extrémité de la course solaire (estivale ou hivernale), par le phénomène d'aller et retour annuel de l'astre, ne pouvait que faire prendre conscience à l'occupant du lieu, du mouvement d'aller et retour du roi du ciel absent toute l'année de son champ de vision.


Positions des couchers solaires solsticiaux et équinoxiaux par rapport à la grotte.

Sur l'horizon du lieu, les repères solsticiaux des levers et couchers solaires sont des seuils que le soleil ne dépasse jamais. Une fois ces repères atteints, le soleil repart en arrière sur l’horizon.

Le plan et la coupe de l'entrée de la grotte de Lascaux révèlent qu'avant l'éboulement ayant obstrué l'accès vers la rotonde, lors de son coucher au solstice d'été, le soleil illuminait la salle des taureaux et le diverticule axial

C'est lors du solstice d'été 1999, qu'en compagnie de Jean-Michel Geneste, le conservateur de Lascaux, et de mon mari Jacques Wolkiewiez, que j'ai pu confirmer sur le terrain, la réalité de mon hypothèse : "La visualisation de la lumière solaire sur la porte d'entrée de la grotte pendant 50 minutes environ lors du coucher solaire au moment du solstice d'été, confirme cet éclairement complet de la rotonde pendant cette période solsticiale au temps de la création de l'œuvre. Éclairement permettant même un travail en pleine lumière, presque durant une heure pendant quelques jours par an au début de l'été. Mais aussi lumière de la pleine lune le matin lors du solstice d'hiver".



Coupe de l’entrée de la grotte tracée par Cl. Bassier, (fig 22, 24, 27
" Lascaux inconnu. " Arlette Leroi-Gourhan et Jacques Allain. 
Direction du faisceau lumineux du soleil au moment du coucher solaire du solstice d'été.


Sacralisation de la Salle des Taureaux

Chaque soir solsticial d'été, une heure avant celle prévue pour son coucher, l'astre du jour venant de gauche, en face de la grotte approche de l'entrée.

Atteignant le lieu le plus haut du firmament de l’hémisphère boréal, il est comme de tous temps en cette place que les Sumériens nommaient "le point ardent des cieux".

A 21 h 00 il arrive contre la porte de la grotte. En cet ultime instant précédant sa chute, comme depuis des millénaires, le luminaire glorifie l'ouverture vers les profondeurs de la terre.

 

"Gloire à toi, Ré, suprême puissance, qui illumine les corps, qui est à l’Horizon. 
Toi qui entres dans ta Grotte."

Texte des sarcophages égyptiens du moyen Empire. spell 642 (M2 ny)

 

A 21 heures 50 l’ombre redescend sur le linteau : 50 minutes d’éclairement intense ne pouvaient pas passer inaperçues pour les hommes qui n’avaient que la lueur lointaine du jour à l’intérieur de cette grotte !

Ici à Lascaux, le roi du ciel, avec précision harmonise chaque année le temps de la terre et des hommes. Au moment de son coucher, le luminaire flamboyant, colore de feu le seuil de la grotte.

Depuis combien de siècles en ce lieu, l’homme conscient de l’importance de l’instant n’avait pas assisté au spectacle du Dieu triomphant ? 
Se peut-il qu'avant nous, personne depuis les Paléolithiques, n'ait attendu devant l'entrée de la Terre-Mère l’arrivée de l’ordonnateur du monde pour prendre la mesure de son pas ?
Pourtant, à partir de son lieu d’exil hivernal l’entrée de ce sanctuaire somptueusement orné depuis 17000 ans environ, a toujours été le but final de son effort de remontée continu et intense !


Crédit Photo : Jacques Wolkiewiez
Le soleil solsticial (1999) en face des escaliers conduisant 
à l'entrée actuelle, éclaire la porte de la grotte de Lascaux

 

A travers les ères, le soleil se couchant le jour du solstice d’été entre 302° et 304° d’azimut de relèvement, se trouve chaque année face à l’entrée, dans l’axe du diverticule axial et de la salle des taureaux : cet événement a donc toujours été prévisible. C'est pourquoi, le seuil de la grotte pouvait indiquer à l’observateur Magdalénien attentif la fin de l’escalade solaire dans le ciel de l’été (au nord) et son changement de direction vers le ciel de l’hiver (au sud).

Ce réceptacle terrestre, élu par le Paléolithique qui lui a confié sa créativité, sa sensibilité et sa virtuosité, s’ouvrait à la lumière de l’astre-roi. Rouge flamboyant, il faisait disparaître l’ombre au sein de la terre-mère. Son éclat sublimé redonnait vie dans la salle des taureaux à la farandole animale née d’un esprit aussi lumineux que lui, pendant que ceux du diverticule axial bondissaient.

Offert aux Magdaléniens initiés, c’était le jeu perpétuel de la lumière du soleil avec l’ombre de la terre ; c’était aussi le rite annuel renouvelable et prévisible par ceux qui avaient cette connaissance, l’autorité et la puissance. Toutes réalités astronomiques spectaculaires, qui déjà au Néolithique, étaient à l’origine des mythes fondateurs et de renaissance.

Les animaux de ce sanctuaire étaient-ils les dieux paléolithiques accompagnant la course solaire au sein de la terre-mère ?
Étaient-ils ici présents pour assurer la renaissance future du roi du ciel ?


Crédit Photo : Jacques Wolkiewiez
Coucher du soleil solsticial d'été devant 
les escaliers de l'entrée de la grotte

 


Discussion :
"Lascaux, vision du ciel des Magdaléniens ?"

Il est logique de penser que ce sanctuaire a été choisi pour cet ensoleillement direct à l'intérieur de la grotte, lors d'un moment de l'année qui, au cours des âges, s'est avéré de première importance pour le calcul du temps. 
Cet alignement solaire solsticial avec l’axe principal du sanctuaire n’est en fait pas surprenant. Une plaquette en bois de renne, découverte dans un abri-sous-roche en Dordogne et étudiée par Alexander Marshack, a mis en évidence que déjà à l’époque aurignacienne, les phases lunaires étalonnaient le temps.

Par ce fait on se trouve en possession de divers éléments ouvrant la voie vers l'hypothèse d'un lien entre le ciel et la grotte :

  • La pénétration de la lumière du ciel dans les profondeurs de la terre.
  • Le moment du coucher solaire.
  • La période annuelle du solstice d'été.
  • Enfin, l'œuvre d'art exceptionnelle reconnue sans conteste comme mémoire de la vie religieuse et intérieure des Paléolithiques.

De plus, on ne peut récuser le fait même s'il est subjectif, que la structure architecturale de la salle des taureaux par la qualité enveloppante des parois ornées qui limitent son espace procure une sensation "d'englobement""d'entourement", sensation identique à celle que l'on perçoit quand, debout la nuit sur une hauteur, on regarde le ciel se mouvoir.

Cette hypothèse nous a entraînée à confronter l'orientation et la structure des figures pariétales de Lascaux, à la structure et à l'orientation des coordonnées et des corps célestes de l'époque. 
Ce sont tous ces repères mesurables, la position des signes et leurs couleurs, qui nous ont permis de dégager une structure identique à celle du ciel magdalénien lors des solstices et des équinoxes. 

Finalement, notre recherche nous a conduite à la constatation d'une similitude de formes entre les peintures pariétales de la salle des taureaux et le tracé des constellations zodiacales, telles qu'elles se présentaient lors de la création de l'œuvre au moment de la pénétration de la lumière dans le sanctuaire.


Crédit Photo : Pascal Goetgheluck.
Salle des taureaux

Cette œuvre s'est petit à petit, révélée à nos yeux comme si un observateur placé au centre de la rotonde, avait projeté sur les parois de la grotte, le spectacle mouvant de ce groupement d'étoiles, ceinturant le ciel du soir solsticial paléolithique et parcouru de tous temps par le soleil lors de sa course annuelle apparente.

Les représentations animales de Lascaux sont différentes de celles léguées par les grecs de l'époque classique et que nous utilisons encore sur nos cartes du ciel. 
Nous pensons qu'elles sont des reconnaissances de formes, spécifiques à cette époque, regroupant les ensembles prégnants d'étoiles les plus brillantes de cette partie du ciel traversée annuellement et de tous temps par le soleil.

Là, sur les parois de Lascaux, se trouve non seulement l'imaginaire magdalénien concernant les schèmes stellaires perçus sur la voûte céleste, mais aussi la position réelle des constellations, lors d'un temps précis du Paléolithique

Une telle œuvre, a certainement demandé des centaines d'années d'observation minutieuses et de prises de points de repères. 

Nous nous sommes aperçue que les repères classiques des étoiles les plus brillantes du ciel qui en même temps, sont placées sur l'écliptique, ont été remarqués (points rouges peints avant le reste de l'œuvre).
Les animaux et les signes peints en rouge dessinent sur la paroi de gauche la trace de la course solaire à travers les constellations zodiacales

Les animaux de la Salle des Taureaux sont alignés avec les constellations. 
Les plus anciennes traces écrites de l'astronomie parlent de ces étoiles et de leur repérage par la position qu'elles ont les unes par rapport aux autres. Repérages d'alignements et de perspectives toujours réalisés au moyen de droites horizontales ou verticales. 
Il semblerait que cette méthode ainsi que l'histoire de l'astronomie, remonte beaucoup plus loin qu'on ne le pense actuellement.


Crédit Photo : Pascal Goetgheluck.
Le Grand Taureau (n°18)

Mais cette comparaison entre la structure céleste de l'époque magdalénienne et celle de l'ensemble des peintures de la salle des taureaux (ainsi que des autres parties de la grotte) s'est heurtée à un problème que nous avons dû résoudre:

L'observateur du firmament, placé sur le tertre au-dessus de la grotte de Lascaux, à l'époque magdalénienne n'avait pas sous les yeux le même spectacle céleste qu'un observateur de ce début du 21ème siècle.

Ce changement de la vue perspective est dû au déplacement du ciel étoilé, causé par la précession des équinoxes. 
En effet le mouvement de rotation de la terre au cours des ères, entraîne un mouvement de rotation des pôles autour du centre fixe de l'écliptique (course du soleil) qui fait se balancer l'équateur céleste sur une distance de 47° d'arc environ. 
Il s'en suit, sur 25.800 ans, un long glissement du point vernal (croisement du soleil au printemps avec l'équateur céleste) le long de l'écliptique, qui reste fixe au cours des temps.

Une difficulté technique est attachée à cette problématique : le décompte du temps et le calcul des positions des corps célestes n'est prévu que pour la période julienne dont le jour origine ne remonte pas plus loin que le 1er janvier 4713 avant J.-C.


 

Recherche en cours (Année 2001). 

Travaux soutenus financièrement par la Société Distri Ajaccio (GIFI) - Villeneuve/Lot.

La culture est un phénomène spatio-temporel.

Seule la confrontation de Lascaux à d’autres oeuvres pariétales de provenance comparable pourra nous faire parvenir à un certain degré de certitude.

Une étude statistique d’un échantillonnage suffisamment important permettra de savoir si notre étude de la grotte de Lascaux fait partie d’un tout qui acquerra alors une historicité.

Si le ciel a été le modèle des artistes, étant donné que c'est le moment de l'ensoleillement de la grotte qui est représenté sur les parois de Lascaux, il est indispensable de déterminer pour chaque grotte ornée, si un ensoleillement est possible. Si oui, il faut en préciser le jour de l'année et l'heure

Lors de cette année 2001, nous avons étudié sur plan les grottes situées en Dordogne. Sur le terrain, nous avons mesuré l'orientation de l'entrée des grottes ornées suivantes et avons vérifié le moment de leur ensoleillement.

Grottes ensoleillées lors du solstice d'été

Grotte de la Muzardie

Crédit Photo : Jacques Wolkiewiez.
Coucher du soleil
   
Grotte de Lascaux 

Crédit Photo : Pascal Goetgheluck.
Impact du soleil sur le "Bison mourant"
   
Grotte de la Forêt
 
Crédit Photo : Jacques Wolkiewiez.
Coucher du soleil.
Grotte de Bernifal 

Crédit Photo : Jacques Wolkiewiez.
Coucher du soleil
   
Grotte de Commarque
Crédit Photos : Jacques Wolkiewiez.
Coucher du soleil

Note : La grotte de Commarque (située sous le Château de Commarque), nous a permis de vérifier, que l'éclairement solsticial d'été d'un site considéré comme sacré fait partie des éléments "universaux". En effet, juste au-dessus de la grotte, a été construite la chapelle Saint Jean. Au moment de l'éclairement de la grotte lors du coucher solsticial d'été, la lumière pénètre par une des fenêtres de la chapelle. Passant à l'emplacement de l'autel, elle arrive dans une niche ayant sans doute renfermé des objets sacrés. Cet éclairement est signalé par le nom même de la chapelle qui donne date à la lumière.
Les constructeurs de moyen- âge ont donc pris pour modèle l'éclairement de la grotte des Paléolithiques.


Crédit Photo : Jacques Wolkiewiez.
Superposition de la Grotte de Commarque
et du château

Recherche en cours ( 1999-2007). 
Orientation chronologique des grottes et des abris ornés paléolithiques français.

         

Bien que notre étude statistique des grottes et abris ornés ne soit pas encore complète, notre échantillonnage est actuellement suffisamment important pour nous permettre de constater que l'ensoleillement de la grotte de Lascaux lors du coucher solaire du solstice d'été n'est pas dû au hasard. Cet ensoleillement solsticial fait partie des critères du choix de la grotte par les Paléolithiques.

Jean Michel Geneste qui nous a permis de constater sur le terrain notre hypothèse dès le mois de juin 1999, relate page 49, cet événement solaire dans son livre "Lascaux une œuvre de mémoire":

"Le choix du site de Lascaux n'est pas plus le fait du hasard que le choix de la caverne. Le critère de son orientation, notamment, à dû jouer son rôle. La grotte s'ouvre quasiment au nord-ouest; son entrée est potentiellement éclairée le soir au couchant et, précisément, au solstice d'été. Si l'entrée, comme on peut le supposer, était normalement dégagée à l'époque préhistorique sur cinq ou six mètres en largeur et deux mètres en hauteur, les rayons du couchant étaient dans l'axe direct de l'entrée. La lumière du soir, qui est alors rouge au solstice d'été, pouvait éclairer et colorer la Salle des Taureaux au bas de la pente inclinée qui y conduisait."

 Cette étude de l’orientation de presque toutes les grottes ornées du territoire français nous permet de répondre ici à quelques questions posées au début de cette recherche..

- La totalité des grottes ornées ouvertes vers les directions remarquables confirme que l’ensoleillement lors de ces temps sacrés était une condition de l’ornementation des grottes ou des abris qui alors devenaient des sanctuaires.

- La fréquence des abris tournés vers le sud (26% vers le sud et 42% vers le sud-est, 10% vers le sud-ouest, indique la recherche du confort de lumière et de chaleur en hiver, de la fraîcheur en été. De plus, la position de l’ornementation toujours éclairée lors des levers, culmination, et couchers selon les sites, indique le rôle principal des rayons solaires entre l'automne et le printemps (azimuts 90°- 180°-270°) pour ces abris ornés sur une période de 21000 ans (-32000 pour Oreille d’Enfer à – 11000 pour La Madeleine)

-Tous ces abris occupés par des sanctuaires, permettent d'envisager l’existence de pratiques rituelles intimes devant ces parois que nous avons découvertes sacralisées par les rayons lumineux du soleil à des moments précis : levers et couchers équinoxiaux et du solstice d’hiver. Cet art solaire fut vraisemblablement pratiqué par les Paléolithiques dans l'intimité de leurs foyer de –35000 à –10000 (Murat) et sans doute après la dernière œuvre créée.

- Les ornementations les plus anciennes sont celles de l’abri Blanchard (270°), (-35000), Castanet (270°) et la Souquette 123°, tous dans le Vallon des Roches à Sergeac. Notre étude de l'os de renne de l'abri Blanchard tourné vers l'Ouest, nous permet de conclure à la connaissance de cette direction équinoxiale dès cette époque.

- L’importance et les millénaires d’occupation des habitats ornés dans la direction de 124° (42%), indiquent la solidité de la tradition d’un temps et d’un espace sacrés lors de la remontée du soleil au moment du solstice d’hiver.

- Le fait que les plus anciens sanctuaires soient des abris orientés vers le lever du soleil de l’hiver, nous renseigne sur l’ambiance et le déroulement du premier rite solaire, celui qui au fond de la « ténèbre» des jours les plus courts, fête au cœur de l’intimité familiale grâce à la flamme du foyer, le changement de direction de l’astre du jour arrivé au seuil de sa course sur l'horizon sud-est. C’est en retournant vers l'est, qu’au fur et à mesure de son pas quotidien il va reprendre de l’énergie. Le plus ancien abri valorisant cet instant est celui de la Souquette (-35000) à Sergeac ; la plus ancienne œuvre en place est celle de l’abri du Poisson (-28000) à Gorge d’enfer. L’étude chronologique des ornementations offre donc une idée de l’antériorité du culte solaire mais également des changements culturels qui ont eu lieu au cours de ces millénaires.

- Le coucher solaire de l’été (304°) est encore sacralisé de nos jours. Marqué lui aussi dans le temps par des rites en relation avec le feu, lié à des mythes du cycle annuel aux résonances cosmogoniques, il correspond aux rites païens des feux, repris par les catholiques pour la Saint Jean.. Cette orientation nouvelle, qui apparaît vers 20000 BP puis nettement et régulièrement à partir de Lascaux, (environ 18600 BP), confirme de façon tangible la « révolution culturelle» pressentie par les archéologues suite à l’évolution des œuvres de ce site. Un autre temps, un autre espace sont sacralisés. On se trouve en face non seulement d’une « révolution culturelle» mais aussi sans doute d’une «révolution cultuelle. Ce n'est qu'à partir du Solutréen, qu'ont été ornées les grottes ouvertes vers le coucher de l'été.

- La direction coucher de l’été (304°) avec celle du lever de l’hiver.(124°) définit un axe qui comprend 49% du total des grottes et abris ornés. Cet axe valorise donc ces deux moments de l’année. Aujourd’hui encore ces moments mettent en scène des rites qui semblent l’écho des cultes païens ancestraux.

- Les grottes orientées vers le couchant de l'hiver sont moins nombreuses pour l'instant. Mais quelles somptuosité ! Cosquer, Cussac, Chauvet. On note leur ancienneté puisque la plupart sont aurignaciennes ou gravettiennes. Quand on pense à la magnificence de ces oeuvres, on ne s'étonne plus du fait que dès la période aurignacienne les hommes aient été capables d'observations précises et aussi d' utiliser de façon "archaïco-scientifique" le passage de la lumière pour sacraliser et souvent mettre en valeur leurs sanctuaires.

- Nous avons enfin avec ces orientations la certitude que les Paléolithiques connaissaient les moments des changements de saisons, et qu’un culte solaire rythmant la vie sociale et religieuse a existé tout le long du Paléolithique Supérieur lors des moments annuels qui sont signalés par les changements de direction du pas solaire.

Commenter cet article

Elle 23/12/2013 00:17


oups

Archives

Articles récents