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Hacker : un métier en vogue

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 27 Octobre 2011, 16:01pm

Catégories : #Science - technologie - web - recherche

 

Hacker : un métier en vogue


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Entreprises et gouvernements n’hésitent plus à recruter des pirates pour faire face aux cyberattaques. Un esprit anticonformiste, une personnalité obsessionnelle et de bonnes compétences informatiques seront des plus pour les candidats.

Inutile de se lancer dans ce type de carrière si vous projetez de développer des activités illégales. ZDNet, webzine américain spécialisé dans les nouvelles technologies, vous rappelle que "vous finirez par être arrêté et vous irez en prison ou paierez pour les dommages que vous avez causés à votre cible". Mieux vaut donc, à l'heure où les Etats investissent massivement dans la cybersécurité, faire carrière en restant du bon côté de la loi. Or la demande de talents explose. Qu'il s'agisse des gouvernements, des agences de maintien de l'ordre ou des militaires, l'appétit pour des produits et des services de protection et de détection des failles est insatiable, surtout depuis la découverte en juin 2010 du virus Stuxnet sur le programme nucléaire iranien.

Les Etats-Unis, aux avant-postes dans cette course, sont en train de se doter d'un complexe cyberindustriel. Dans la région de Washington, qui accueille l'Agence de sécurité nationale (NSA) et le cybercommandement américain – mis en place en 2009 –, le développement de centaines d'entreprises spécialisées porte le nombre d'emplois lié aux technologies de l'information à "plus de 280 000", rapporte le Financial Times. "C'est plus que dans la Silicon Valley ou à New York."

Selon l'une des entreprises interrogées par le journal économique, le gouvernement américain dépenserait "10 milliards de dollars pour la cybersécurité chaque année" et "ce chiffre pourrait bien augmenter de 9 % par an". "Quand le Pentagone aura terminé son recrutement, le cybercommandement comptera 10 000 salariés. En outre, "l'administration Obama s'est engagée à investir 500 millions de dollars pour développer des technologies permettant d'améliorer la sécurité des réseaux et les technologies de défense". A ces montants s'ajoutent les dépenses annuelles des entreprises privées : le "marché américain des cyberarmes pèse 100 milliards de dollars à lui tout seul", rapporte le Financial Times.

Mais comment devient-on hacker ? Rassurez-vous : pas de rite de sang et pas besoin de vendre son âme au diable pour réussir.  Mais plutôt du "dévouement" et de l'"intelligence", explique ZDNet. "Il faut aimer résoudre des problèmes, avoir un don pour la communication verbale et écrite [principalement en anglais] et être capable de persévérer dans de nouvelles voies quand les solutions connues ne fonctionnent pas." Les personnalités obsessionnelles font souvent de bons hackers, car devenir compétent peut prendre plusieurs années et nécessite beaucoup d'investissement personnel.

Au niveau des qualités technologiques, le webzine assure qu'il faut évidemment "être passionné par les ordinateurs, leur fonctionnement et leur mode de communication". Si vous ne programmez pas, il faudra apprendre quelques langages, à commencer par Python, C/C++, Java, Perl et Lisp. Il faut aussi s'intéresser aux systèmes d'exploitation open source [programmes dont la licence permet la libre redistribution, l'accès au code source et aux travaux dérivés] tels que Linux ou FreeBSD qui vous permettront d'"affûter vos talents".

Il reste ensuite à se faire connaître et, pour cela, s'impliquer dans un projet. ZDNet recommande de se mobiliser dans le secteur de l'open source, toujours à la recherche de renforts. Il s'agit, par exemple, de participer au "débogage [élimination des anomalies] d'applications ou de donner un coup de main pour rédiger les documentations".

Une participation à ce genre de projets sera un plus en terme de crédibilité, indispensable pour la suite de votre carrière. Autre cursus utile : une formation à l'université en hacking éthique ou en cybersécurité.          

Mémoires de pirate

Ghost_in_the_wires.jpg"Un fantôme dans les câbles" : c'est sous ce titre que Kevin Mitnick, l'un des ex-hackers américains les plus célèbres, a publié ses mémoires, le 15 août dernier. Après avoir purgé plusieurs peines de prison, il est devenu consultant en sécurité informatique et a fondé sa propre entreprise, Defensive Thinking. Il confie au quotidien canadien          

The Globe and Mail que le hacking est "devenu criminel à cause du e-commerce". La plupart des groupes de hackers qui sévissent aujourd'hui le font "pour attirer l'attention des médias", affirme-t-il, concédant qu'Anonymous est une exception car le groupe est animé par de "vrais militants en colère". Mais "je ne veux pas que l'on m'imite et je pense que les sanctions seraient pires aujourd'hui car nous vivons dans un monde post-11 septembre".

À LIRE ÉGALEMENT

• Cherche hacker professionnel

• Bradley Manning, le hacker qui a tout donné à WikiLeaks - The Washington Post

• La cyberrésistance marque des points - Kalima

• Jester, le pirate qui n’aimait pas WikiLeaks - Los Angeles Times

• Pour un contrôle des armes informatiques - The Economist

• Les hackers au volant - Technology Review

• Hacker : une passion à haut risque - The Guardian

 

27.10.2011 | Mouna El Mokhtari

Source : le courrier international

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