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Harlem Désir dénonce un "esprit munichois" dans l'opposition. Hitler va être ravi...

Publié par wikistrike.com sur 1 Septembre 2013, 12:12pm

Catégories : #Politique intérieure

Syrie: Harlem Désir dénonce un "esprit munichois" dans l'opposition, des propos ignobles selon Christian Jacob

 

 

r-HARLEM-DESIR-UMP-large570.jpgPOLITIQUE - Tandis que l'opposition demande avec de plus en plus de virulence un vote au Parlement sur une éventuelle intervention militaire de la France en Syrie, le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a dénoncé dimanche 1er septembre sur Radio J un "esprit munichois" chez des dirigeants de l'opposition.

Une référence aux accords de Munich signés en 1938 par l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l'Italie, qui ont permis à Adolf Hitler d'annexer des régions de la Tchécoslovaquie peuplées d'Allemands. "C'est depuis, résume Le Parisien, devenu synonyme de lâche dérobade devant une menace étrangère ou d'abandon et de trahison de ses alliés au nom de la sauvegarde à tout prix de la paix".

"Je ne voudrais pas que les mêmes qui recevaient M. (Bachar) al-Assad un 14 juillet montrent aujourd'hui un esprit munichois face à ces atrocités", a lancé Harlem Désir en allusion à une visite controversée en France du président syrien au début du quinquennat Sarkozy en 2008. Selon le dirigeant socialiste, "aujourd'hui c'est le rôle de la France d'aider à trouver une solution en Syrie et de faire cesser ce massacre pour éviter un nouveau Sarajevo, un nouveau Rwanda".

 "Je vois un certain nombre de revirements (dans l'opposition)", a dénoncé Harlem Désir. Il a notamment fait référence sans le citer nommément au président de l'UMP Jean-François Copé, qui mercredi "reconnaissait" que le discours de François Hollande sur la Syrie était satisfaisant "sur le fond comme sur la forme et qui ensuite, pour des raisons tactiques, dit tout à coup qu'il ne faudrait rien faire" (samedi).

Valls: "Je n'utiliserai jamais ce type de mots et ces références"

Il a assuré que les présidents de partis politiques étaient "eux-mêmes tenus informés et (allaient encore) l'être par le Premier ministre" qui recevra aussi lundi à 17H00 les présidents des deux chambres, des commissions Affaires étrangères et Défense, et les chefs de file des groupes parlementaires. Interrogé sur la possibilité d'organiser un vote, comme en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, avant une éventuelle intervention, il a répondu: "Chaque pays a ses propres règles, la Constitution en France prévoit que dans le cas où une intervention militaire a lieu, le Parlement est consulté".

"Le gouvernement informe le Parlement de sa décision au plus tard trois jours après le début de l'intervention", a-t-il ajouté, soulignant que la réunion du Parlement mercredi "n'était même pas une obligation". "C'est une démarche du président de la République et du gouvernement de respect du Parlement", a poursuivi le dirigeant du PS. Selon lui, "l'objet du débat ne doit pas être de politique politicienne, ce ne serait pas à la hauteur de la situation". Par contre, si l'opération dure plus de quatre mois, le gouvernement a l'obligation, a rappelé Harlem Désir, de "soumettre au vote la prolongation" de l'engagement français.

Plus tard dans la matinée, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, interrogé sur Europe 1 pour savoir s'il voyait chez ces critiques "un esprit défaitiste, un peu un esprit munichois", a répondu: "Je n'utiliserai jamais ce type de mots et ces références".

Encore un peu plus tard dimanche, Christian Jacob, chef de file des députés UMP, a demandé à François Hollande de condamner les propos "ignobles" de Harlem Désir. "Si ces propos ne sont pas retirés, ils créent les conditions d'un débat parlementaire extrêmement tendu et difficile", a ajouté ce proche de Jean-François Copé dans une déclaration à l'AFP, à trois jours de la session extraordinaire du Parlement consacrée à la Syrie.

 

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