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"Il ne s’agit pas d’aider les Grecs ! Il s’agit de sauver l’euro jusqu’au dernier Grec vivant !"

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 6 Juin 2011, 13:15pm

Catégories : #Economie

"Il ne s’agit pas d’aider les Grecs ! Il s’agit de sauver l’euro jusqu’au dernier Grec vivant !"

 

Le 5 juin 2011 sur i>Télé, l’économiste Marc de Scitivaux répond à Natacha Valla, chef économiste de Goldman Sachs, au sujet du nouveau plan de sauvetage de la Grèce, évalué entre 60 et 65 milliards d’euros d’ici à 2014, et qui mettra à contribution la zone euro, le FMI, la Grèce et les banques.

 

Selon lui, ce n’est pas les Grecs qu’on aide, mais l’euro qu’on veut sauver à tout prix : "Il ne s’agit pas d’aider les Grecs ! Il s’agit de sauver l’euro jusqu’au dernier Grec vivant !", lance-t-il devant un Jean-Marc Sylvestre médusé. La solution miracle pour sauver les Grecs serait, d’après lui, une forte dévaluation et bien sûr une sortie de l’euro.

 

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Le pays lance de nombreuses privatisations pour se désendetter...

C’est désormais officiel, la Grèce va recevoir un second plan d’aide de la part de l’Union européenne et du FMI. En échange, le pays va devoir mettre en place de nouveau plan de réduction des déficits après plusieurs séries de coupes drastiques. Tour d’horizon des principaux biens qui risquent d’être bradés avant la fin 2011 pour désendetter rapidement la Grèce.

Les ports du Pirée et de Salonique pourraient faire partie des premières ventes. Celui du Pirée, l'un des plus importants de la Méditerranée du sud-est, a déjà été à moitié concédé au géant chinois Cosco, pour un contrat courant sur 35 ans et pesant 3,3 milliards d’euros. Cette fois, l’Etat grec pourrait privatiser entièrement les deux ports, dont il est encore actionnaire majoritaire à 75%.

Les Télécoms. L'Etat envisage de céder l'intégralité de sa participation dans les télécoms OTE, le principal opérateur téléphonique grec, à Deutsche Telekom qui en détient déjà 30%. La transaction pourrait rapporter 410,7 millions d'euros à l'Etat grec et devrait avoir lieu en juin. Mais, avant cela, de nouveaux licenciements risquent d’être demandés pour réduire les coûts de l’entreprise. «Si rien ne change, les entreprises publiques resteront invendables, ou alors à seulement 10% de leur valeur», estime l'ancien ministre des Finances Stefanos Manos, à l'origine du succès de la privatisation de la téléphonie mobile dans les années 1990.

L’électricité la Grèce veut également vendre 17% du principal producteur grec d'électricité, PPC. Mais il sera difficile de trouver un acheteur sans dérégulation préalable du secteur de l'énergie, puisque les tarifs de l'électricité pour les particuliers sont en Grèce parmi les plus bas d'Europe. Un effort de plus à demander aux Grecs qui payent déjà un lourd tribut en échange des plans d’aides.

De même pour l’un des joyaux de l’Etat grec, le groupe de paris sportifs OPAP, valorisé à quatre milliards d'euros. Le gouvernement envisage de prolonger la licence d'OPAP avant de vendre les 34% encore détenus par l'Etat, ce qui hérisse les investisseurs potentiels et pourrait mener à des recours devant la justice.

Des privatisations sont également prévues en 2012 et 2013, notamment l’Aéroport International d'Athènes, plusieurs ports régionaux mais aussi la banque agricole ATE. Avec encore un bémol. Selon certains analystes, il est illusoire de penser que la Grèce pourra vendre en l'état ses parts des banques, alourdies par une forte quantité de titres souverains grecs «toxiques». «Aucun investisseur étranger ne viendra y toucher à moins que les portefeuilles d'actifs ne soient réduits d'au moins 50%», estime Tania Gold, analyste bancaire chez UniCredit. «Je ne vois pas comment une banque pourrait défendre un tel choix devant ses actionnaires.». La Grèce risque de brader nombre de ses biens pour dégager des fonds rapidement.

 Thibaut Schepman
20MINUTES
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