Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Israël a violemment bombardé Khartoum

Publié par wikistrike.com sur 7 Novembre 2012, 10:59am

Catégories : #Politique internationale

Une ville ravagée

 

Khartoum.jpgL’attaque a été effectuée, par des chasseurs bombardiers, qui ont frappé, de nuit, une usine de munitions.

Celle qui, d’après Tel-Aviv, fournirait les Palestiniens de Gaza.Israël est le seul à posséder dans la région des avions capables de frapper à 1.900 kms de distance, d’échapper aux radars et de provoquer le blackout des télécommunications, capables de lancer des missiles et des bombes à guidage de précision, depuis des dizaines de kilomètres de l’objectif. Des photos satellitaires montrent, dans un rayon de 700 mètres de l’épicentre, six énormes cratères ouverts par de très puissantes têtes nucléaires explosives, qui ont provoqué des morts et des blessés. Le gouvernement israélien garde le silence officiel, en se bornant à affirmer que le Soudan est «un dangereux État terroriste, soutenu par l’Iran». Par contre les analystes stratèges parlent, donnant pour sûre la matrice de l’attaque, soulignant que ce pourrait être un essai de celle des sites nucléaires iraniens. La requête soudanaise que l’ONU condamne l’attaque israélienne et la déclaration du Parlement arabe, qui accuse Israël de violation de la souveraineté soudanaise et du droit international, ont été ignorées par les grands médias.

 

Le bombardement israélien de Khartoum a ainsi disparu sous la chape du silence médiatique. Comme le massacre de Bani Walid, la ville libyenne attaquée par les milices « gouvernementales » de Misrata. Des vidéos et photos, diffusées via Internet, montrent d’impressionnantes images du massacre de civils, enfant compris. Dans un témoignage vidéo dramatique depuis l’hôpital de Bani Walid assiégé, le Dr. Meleshe Shandoly parle des symptômes que présentent les blessés, typiques des effets du phosphore blanc et des gaz asphyxiants. On a appris immédiatement après que le médecin a été égorgé. Il y a cependant d’autres témoignages, comme celui de l’avocat Afaf Yusef, que de nombreuses personnes sont mortes sans être touchées par des projectiles ou des explosions. Corps intacts, comme momifiés,semblables à ceux de Fallujah, la ville irakienne attaquée en 2004 par les forces étasuniennes avec des projectiles au phosphore blanc et des armes nouvelles à l’uranium. D’autres témoins parlent d’un bateau transportant des armes et des munitions, arrivé à Misrata peu avant l’attaque contre Bani Walid. D’autres encore parlent de bombardements aériens, d’assassinats et de viols, de maisons démolies au bulldozer. Mais leurs voix aussi ont été étouffées sous la chape du silence médiatique. Tout comme l’information que les États-Unis, pendant l’assaut contre Bani Walid, ont bloqué au Conseil de sécurité de l’Onu la proposition russe de résoudre le conflit par des moyens pacifiques.

 

Informations qui n’arrivent pas, et arriveront de moins en moins, dans nos maisons. Le réseau satellitaire mondiale Intelsat, dont le quartier général est à Washington, vient de bloquer les transmissions iraniennes en Europe, et le réseau satellitaire européen Eutelsat a fait de même. À l’époque de l’«information globale», on ne doit écouter que la Voix de son Maître.

 

Manlio Dinucci, pour Il Manifesto (Italie)

Traduction : Marie-Ange Patrizio

Commenter cet article

Archives

Articles récents