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La langue étrusque

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 18 Mars 2011, 13:51pm

Catégories : #Les anciennes écritures

800px-Etruscan_cippus_warrior_head_side.jpgEcriture Etrusque

 

La langue étrusque n'a jusqu'à présent pas pu être rattachée de façon satisfaisante à un groupe identifié, et a pu ainsi être classée comme appartenant à un groupe pré-indo-européen ou proto-indo-européen : on aurait plutôt tendance à dire aujourd'hui que l'étrusque n'appartient pas au groupe des langues indo-européennes5.

Il existe un corpus, soit un ensemble d'inscriptions en langue étrusque conservées jusqu'à ce jour, dûment répertoriées et provenant pour la plupart d'entre elles de Campanie, du Latium, de Falerii et Faliscus, VéiesCaeréTarquinia et alentours, mais aussi d'endroits plus éloignés, hors de l'Étrurie, et avec lesquels celle-ci entretenait d'étroits rapports diplomatiques ou commerciaux : ce qui deviendra à l'époque romaine la Gallia Narbonensis (la Narbonnaise), mais aussi laCorse, la Sardaigne et l'Afrique du Nord où Carthage était souveraine.

Le seul langage attesté avec lequel on ait trouvé une parenté avec l'étrusque est celui qui fut parlé dans l'île de Lemnos, avant l'invasion athénienne (vie siècleav. J.-C.), où des stèles ont été trouvées, comportant des inscriptions rédigées avec des caractères proches de ceux utilisés par les Étrusques.

Alphabet

L'alphabet étrusque est dérivé d'un alphabet grec et a inspiré l'alphabet latin, comme leur système de numération à base 10, fut utilisé, plus simplifié, par les Romains.

Le tableau ci-dessous présente les alphabets étrusques archaïque et classique, ainsi les lettres équivalentes dans les alphabets grec et latin (quand elles existent) et la prononciation reconstituée :



alpha_etrusque.jpg


L'alphabet étrusque

 

L’alphabet étrusque était l'alphabet utilisé par les Étrusques pour noter leur langue. Il comporte 26 lettres (dans le modèle d'alphabet) dont quatre ne sont jamais utilisées en étrusque (B C D O).

 

Origine

 

L'alphabet étrusque tire son origine de l'alphabet grec, mais on ignore si l'adaptation a eu lieu dans les colonies grecques d'Italie ou en Grèce, voire en Asie Mineure. Il est vraisemblable qu'il s'agit de la colonie grecque d'Ischia (alors Pithékuses), en face de Cumes, au milieu du viie siècle av. J.-C.. Dans tous les cas, il s'agissait d'un alphabet grec occidental, où « X » était prononcé [ks] et « Ψ » [kʰ] ; en étrusque, « X » était prononcé [s], « Ψ » [kʰ] ou [kχ].

Les textes étrusques les plus anciens sont des abécédaires. L'exemple le plus connu est l'alphabet de Marsiliana d'Albegna (près de Grosseto,viie siècle av. J.-C.), comportant 26 lettres dont 5 voyelles, 22 lettres grecques d'origine phénicienne et 4 lettres propres à l'alphabet grec. Le san et lakoppa sont conservés, mais l'oméga n'y apparaît pas encore. L'abécédaire est écrit de droite à gauche et fait apparaître les lettres suivantes :

Ψ Φ Χ Υ Τ Σ Ρ ϟ Ϻ Π Ο Ξ Ν Μ Λ Κ Ι Θ Η Ζ Ϝ Ε Δ Γ Β Α

 

Etrusque classiquePHOTOLISTE_20090506150544_italie_ecriture_etrusque_600_.jpg

Jusque vers 600 av. J.-C., la forme archaïque de l'alphabet étrusque demeura pratiquement inchangée et le sens d'écriture était libre. À partir du vie siècle av. J.-C., des évolutions apparurent, guidées par la phonologie de l'étrusque, et les lettres représentant des phonèmes inexistants en étrusque furent abandonnées.

En 400 av. J.-C., il semble que toute l'Étrurie utilisait un alphabet étrusque classique de 20 lettres, écrit principalement de gauche à droite :

ACEVZHΘILMNPŚRSTUΦΨF

Les modifications suivantes furent apportées :

  • B et D furent délaissées, les sons correspondants n'existant pas en étrusque qui ignorait les consonnes sonores (elles seront réutilisées par les Romains qui en avaient besoin pour transcrire les sons du latin) ;
  • K fut également délaissé, sauf devant A, comme dans le latin KALENDAE (calendes), et dans les cités septentrionales de l'Étrurie ;
  • O disparaît, remplacé par U/Y (prononcé ou) ;
  • les lettres Χ et Ϻ ne sont plus utilisées ;
  • un graphème additionnel, dont la forme ressemble au chiffre 8 actuel, est utilisé pour la consonne F.

Cet alphabet classique resta d'actualité jusque vers le iie siècle av. J.-C. où il commença à être concurrencé par l'alphabet latin. L'étrusque s'éteignit peu après.

 

Ponctuation

 

L'alphabet étrusque utilisait deux sortes de ponctuations :

  • laponctuationexterne : elle sert à séparer lesphraseset lesmots ;
  • la ponctuation interne se trouvant, comme son nom l'indique, à l'intérieur des mots. Sa signification n'a pas encore été clairement définie.

 

220px-Abecedaire_Marsigliana_d-Albergna.gifLa tablette de Marsiliana

 

La Tablette de Marsiliana (en italien :Tavoletta di Marsiliana) est un abécédaire de l'alphabet étrusque du viie siècle av. J.-C., retrouvé dans la frazioneMarsiliana d'Albegna de Manciano (près de Grosseto) en 1908 et conservée au musée archéologique national de Florence.

En 1908, à Marsiliana d’Albegna, une frazione de la commune de Manciano (province de Grosseto), les fouilles menées par le prince Tommaso Corsini (1835 - 1919) ont mis au jour 109 sépultures d'une nécropole de l'époque orientalisante (nécropole de la Banditella) datant de la fin du viiie au vie siècle av. J.-C..

Au Circolo degli avori a été trouvée une tablette en ivoire sur laquelle est gravé un abécédaire de l'alphabet étrusque, le plus ancien qui nous soit connu : laTablette de Marsiliana.

 

La Tablette de Marsiliana, une tablette en ivoire de dimensions 8,8 cm x 5 cm, constitue l'exemple le plus connu d'abécédaire étrusque. L'alphabet de Marsiliana d'Albegna comporte 26 lettres dont 5 voyelles, 22 lettres grecques d'origine phénicienne et 4 lettres propres à l'alphabet grec. Le san et la koppa sont conservés, mais l'oméga n'y apparaît pas encore.

L'abécédaire est écrit de droite à gauche et fait apparaître les lettres suivantes :

Ψ Φ Χ Υ Τ Σ Ρ ϟ Ϻ Π Ο Ξ Ν Μ Λ Κ Ι Θ Η Ζ Ϝ Ε Δ Γ Β Α

Au moment de sa découverte, la tablette contenait sur sa partie intérieure des restes de cire et des traces d'écriture laissant supposer qu'il s'agit d'un outil d'instruction de l'époque.

L'étruscologue Massimo Pallottino, vu les dimensions et la matière de la tablette, fait l'hypothèse que la pièce archéologique était un objet porté au cou, une sorte de pendentif peut-être revêtu d'or.

 

          


pyrgi 

 

voir aussi un chapitre de Jean-Paul Thuillier

Voir la numérotation étrusque sur Wikipedia

 

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