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L'espace Dogon

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 19 Février 2011, 09:32am

Catégories : #Civilisations anciennes

 

 

L'espace Dogon

Les grands prêtres des Dogons, une tribu africaine du Mali, connaissaient l’existence de certaines étoiles avant même qu’elles ne soient découvertes par les télescopes européens. Pour les Dogons, cette science d’une troublante exactitude est un héritage légué par des voyageurs venus de l’espace, il y a des milliers d’années… 

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Les 300 000 Dogons qui vivent sur un plateau rocailleux et desséché du Mali sont des oubliés de l’histoire : on ne sait rien de leur passé, sinon qu’ils sont arrivés sur le plateau de Bandiagara entre le XIIeme et le XVIeme siècle de notre ère. Avant cette période, c’est le grand silence des cultures qui n’impriment pas leur marque dans l’Histoire. Et une grande énigme se pose, qui a passionné des générations de chercheurs : d’où les Dogons ont-ils tiré leur étonnante connaissance de certaines étoiles ? Comment ont-ils pu élaborer une mythologie aussi complexe ? Dans leurs villages de pisé dressés face à la plaine du Niger, au pied de falaises escarpées, ils vivent paisiblement le cours des saisons, rythmées par des fêtes rituelles qui chantent une philosophie tranquille de l’existence en même temps qu’une cosmogonie particulièrement fascinante.
La vie quotidienne des Dogons est imprégnée de mythes venus du fond des âges. Pour eux, il y a un dieu créateur, Amma, qui a lancé des boulettes de terre dans l’espace, où elles se sont transformées en étoiles. Amma a ensuite modelé deux poteries blanches. La première, cerclée d’une spirale de cuivre rouge, sera le Soleil. La seconde, de cuivre blanc, sera la Lune. http://carthoris.free.fr/Images/Dogons%2007.jpg
Selon la mythologie couramment enseignée au peuple, Amma a tiré la Terre d’un boudin d’argile. Huit nommo des petits génies aux yeux rouges, au corps vert et aux membres souples y ont vu le jour. Ils ont donné naissance à huit familles : les huit tribus du peuple dogon.
En souvenir des huit nommo, la façade de la grande maison familiale des Dogons porte huit rangées de 10 niches chacune. La disposition des maisons donne au village la forme d’un corps allongé (issue du boudin d’argile, la Terre est un corps de femme allongé du nord au sud), tandis que la pierre à huile collective et l’autel du village symbolisent le sexe masculin et le sexe féminin.
Chez les Dogons, les mythes sont partout, même dans la poterie usuelle : elle est toujours ronde, en souvenir du Soleil. Dans le sanctuaire du village, des peintures jouent un rôle rituel pour favoriser la germination des graines, qui jouent un grand rôle dans la cosmogonie dogon. Ces sanctuaires abritent également des dessins, qui constituent une sorte d’écriture sacrée de plusieurs centaines de caractères ; certains ressemblent curieusement à la forme traditionnelle de nos signes du Zodiaque…
Rien, jusqu’ici, n’est exceptionnel. L’énigme commence quand les Dogons affirment tenir leur savoir et leurs mythes de créatures venues des étoiles : les nommo viendraient… de Sirius, à quelque huit
années-lumière de la Terre. Pour une tribu aussi isolée, certaines connaissances astronomiques sont véritablement extraordinaires : les grands prêtres dogons expliquent que Sirius, l’étoile la plus brillante de notre ciel, est accompagnée d’une étoile toute proche, le « Compagnon de Sirius », ou Sirius B.
Cette étoile minuscule est invisible à l’ oeil nu. Les astronomes occidentaux n’en ont même soupçonné l’existence qu’au milieu du Xix’ siècle, et elle est si peu lumineuse qu’elle n’a pu être photographiée qu’en 1970…
C’est pourtant Sirius B qui commande toute la cosmogonie dogon. Cette étoile est invoquée dans les rites secrets. Elle est représentée dans les dessins magiques. Elle régit l’architecture des bâtiments officiels. On la retrouve enfin jusque sur les sculptures et les motifs imprimés des tissus, figures qui n’ont guère changé depuis des millénaires.
Qui a bien pu enseigner aux Dogons l’existence de Sirius B? Avant de tenter de comprendre, il convient d’étudier comment cette cosmogonie dogon nous a été révélée.
En 1931, deux ethno-anthropologues français décident d’entreprendre une élide minutieuse de la vie et de la culture des Dogons. Au cours des vingt et une années suivantes, Marcel Griaule et Germaine Dieterlen partagent presque totalement la vie de ce peuple. En 1946, Marcel Griaule est même initié par les prêtres, qui lui révèlent leurs mystères les plus sacrés. C’est alors qu’il apprend la « vérité » sur les nommo qui seraient des « créatures amphibies » venues d’un autre monde pour civiliser la planète…
Marcel Griaule deviendra un des personnages principaux de la culture dogon. Il finira même par acquérir sur le peuple un ascendant plus fort que celui des prêtres. A sa mort, en 1956, des dizaines de milliers d’indigènes viendront lui rendre un dernier hommage.

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Le premier article des deux chercheurs est publié en 1950 dans le Journal de la Société des africanistes. Après la mort de Marcel Griaule, Germaine Dieterlen reviendra à Paris, où elle sera nommée secrétaire générale de la Société des africanistes du musée de l’Homme. En rassemblant ses notes et celles de son ami, elle écrira Le Renard pâle. qui sera publié en 1965 par l’Institut français d’ethnologie. La publication de ces travaux rend incontestable la précision des connaissances astronomiques des Dogons. Surtout pour tout ce qui concerne le système de Sirius. Un détail : Po Tolo - Sirius B, pour les Dogons - apparaît chez eux comme faite d’une matière plus lourde que n’importe laquelle sur Terre et se déplace sur une orbite elliptique dont la révolution dure cinquante ans.
Les astronomes occidentaux n’ont compris le pouvoir d’attraction de Sirius B qu’en 1920, avec la théorie d’Arthur Eddington sur les « naines blanches », ces étoiles en train de mourir qui concentrent la matière et acquièrent une incroyable densité. Ces travaux ne seront vulgarisés qu’en 1928, trois ans à peine avant l’arrivée des deux ethnologues chez les Dogons. Ce qui exclut toute hypothèse selon laquelle ces connaissances anormales seraient le fait d’un missionnaire ou d’un Européen…
On pourrait accumuler les détails troublants. Les Dogons n’affirment-ils pas que la Lune est « morte et desséchée » ? Ne dessinent-ils pas Saturne avec ses anneaux ? Ils savent aussi que les planètes tournent autour du Soleil, et l’architecture de leurs sanctuaires se réfère aux mouvements de Vénus. Ils connaissent quatre des lunes de Jupiter, celles décrites par Galilée. Ils expliquent correctement la rotation de la Terre. Ils affirment également qu’il existe une infinité d’étoiles dans l’Univers, et ils croient que la Voie lactée est animée d’un mouvement en spirale, auquel participe notre système solaire…
Bien entendu, ces connaissances cosmiques ne s’expriment que sous une forme mythique et symbolique. Chaque élément du ciel est ainsi représenté par un équivalent terrestre. Ce « camouflage » rituel ne rend évidemment pas les connaissances dogons accessibles à tous.
A propos de Sirius B, les faits sont néanmoins sans ambiguïté. Pour figurer cette petite étoile, les Dogons ont choisi l’objet le plus petit et le plus lourd de sens dont ils disposaient : la graine de la variété fonio du millet, céréale dont ils font leur nourriture principale. Le symbole de Po Tolo est très clair : même réunis, tous les habitants de la Terre ne pourraient pas soulever cette étoile qui est de taille minuscule, mais d’un poids considérable…l’ oeuf de la vie, ou n’importe quelle image de fécondité, aussi bien qu’une orbite cosmique. Les Dogons situent Sirius B à sa place sur une telle orbite : plus près du bord de l’ellipse que du centre. Il est évident que, de leurs villages écrasés de soleil, ils sont rigoureusement incapables de telles observations !

D’où viennent ces ahurissantes connaissances ? Les prêtres Dogons sont formels : des « créatures amphibies » auraient atterri sur la Terre, dans un très lointain passé, et auraient transmis de précieux éléments de savoir à quelques initiés, lesquels les auraient à leur tour transmis à d’autres. Ces créatures - les nommo - sont définies par les prêtres comme les « guides de l’Univers », les « pères du genre humain », les v gardiens des principes spirituels » et les « dispensateurs des pluies »…

D’après Robert Temple, les Dogons dessinent aussi des figures qui évoquent, par leur mouvement tourbillonnant, la descente sur Terre des nommo. Ce qui pourrait bien symboliser l’arrivée d’un vaisseau spatial : « Les descriptions de l’atterrissage de 1″`arche” sont très précises. On dit que l’arche s’est posée au nord-est du pays dogon, près de l’endroit d’où les Dogons sont partis pour venir s’installer sur les plateaux. »

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Robert Temple ajoute :<< Les Dogons disent aussi que, en descendant, l’arche a fait retentir un bruit terrible, qui a fait trembler les pierres. » Quand les prêtres dogons évoquent l’arrivée de ce « vaisseau », ils font également allusion aux immenses colonnes de poussière qui s’élevaient dans le ciel.
C’est en 1976 que Robert Temple a publié son ouvrage sur Le Mystère de Sirius, soulevant, par l’ampleur de sa documentation autant que par l’audace de ses conclusions, une marée de prises de position fiévreuses. A vrai dire, ses arguments donnent un peu raison à tout le monde. Encore que plusieurs scientifiques aient pu estimer que Robert Temple avait surtout vu ce qu’il avait envie de voir… Argument vite réfuté : quand il a commencé ses recherches, l’Américain était sceptique. Ce sont ses découvertes successives, « qui étaient comme les pièces d’un puzzle que l’on assemble », qui l’ont conduit à croire à l’hypothèse extra-terrestre.

On peut estimer cette hypothèse farfelue, mais dans ce cas-là, comment expliquer l’extrême précision de ces connaissances ?


 

 

 

Dossier complet sur l'astronomie des Dogon (Conseillé par wikistrike) 

Cet article provient du site neotrouve.com

Les Dogon sur wikipedia

Le siteweb touristique du pays Dogon

Voir l'article d'un sceptique 

 


En haut, situation du Mali et du pays Dogon (Bandiagara) dans le Macina, la boucle du fleuve Niger. Les capitales sont indiquées en rouge. Voici une carte plus détaillée. En bas, l'extension des falaises au sud de Bandiagara où vivent les Dogon, entre Sadia, Bamba et Koro. Comme Tombouctou, les falaises de Bandiagara sont classées au Patrimoine mondial de l'humanité. Document T.Lombry et Michel Pennetier.


 

 


 

 Cosmogonie Dogon

 

 

Pour aller plus loin : 

 

 

 

Sur Internet

The Sirius Mystery, extrait en anglais et en français, R.Temple, 1976

Commentaire de R.Temple sur sa "persécution" par la CIA, 1997

Les dogons du Mali, J.J. Filjinger (Africart)

Images du Mali, par Huib Blom

Les Dogons, le pouvoir et la chefferie, J.Bouju et al., U.de Provence

La culture Dogon, J.Bouju

Reportages vidéos sur les Dogons, Savoir et voir/Lumières primaires

Rendez-vous en terre inconnue avec Edouard Baer chez les Dogons, La Une (documentaire, 2009)

L'Afrique Occidentale Française, ASNOM

Bio-bibliographie de Marcel Griaule, Maison René Ginouvès

Publications de l'Institut d'Ethnologie, MNHN

La couleur du chien (changement de couleur de Sirius), Yaël Nazé, ULg (PDF)

Les étoiles du sacrifice, S.Jodra, Ciel et Espace, 331, Mai 1996 (PDF)

Les Dogons du Mali et leurs contacts supposés avec des extraterrestres, C.Bonet Betoret, Bipedia

Skeptical Inquirer, I.Ridpath, Fall 1978

Camille Flammarion (biographie)

Arthur M.Young (transcription d'une interview anglaise, ~1976), PBS

Arthur M.Young (biographie)

Site web de Ian Ridpath

Site web de James Oberg

Site web de Robert K. Temple

Egypte antique, F.Nottoli

Internet Sacred Text Archive

Micromégas, Voltaire, 1752

Articles en français

La mission Griaule à Kangaba (Mali), W. van Beek et J.Jansen, Cahiers d'études africaines, 158, 2000

Organisation sociale des Dogon, Michel Leiris, Jean Jamin éd., L’Homme, N°147, Juillet-septembre 1998, p9-15.

Le Livre des Anciens Astronautes, J. Bergier et G.Gallet (Eds.), Albin Michel, 1977; J'ai Lu, A388, 1981

"Europe Magazine" du 24 juin 1956 (décès de Marcel Griaule)

Un système soudanais de Sirius, M.Griaule et G.Dieterlen, Journal des Africanistes, 1950, tome XX, p273-294.

L'égypte céleste, Gabrielle Camille Flammarion, L'astronomie, SAF, février 1931, p49-66

L'oeuvre d'Einstein et l'astronomie, Paul Langevin, L'astronomie, SAF, juillet 1931, p277-297

Article sur la structure de la Galaxie, H.Mineur, L'astronomie, SAF, août 1931, p330-351

Article sur le compagnon de Sirius, Paul Baize, L'astronomie, SAF, septembre 1931, p383-397

Livres en français

Masques Dogons, M.Griaule, 1938; MHN, 2004

Les dogon - Notion de personne et mythe de la création, G.Dieterlen, L'Harmattan, 1999

Dogons, M.Renaudeau, Le Chêne, 1996

Silence au point d'eau, E.Davous, Teknea, 1988

Histoire générale de l'Afrique, t.III, L'Afrique du VIIe au XIe siècle, UNESCO/NEA, 1985

Histoire générale de l'Afrique, t.IV, L'Afrique du XIIe au XVIe siècle, UNESCO/NEA, 1985

La cosmogonie des Dogon: L'Arche du Nommo, E.Guerrier, Robert Laffont, 1975

Le renard pâle, ethnologie des Dogons, M. Griaule, Institut d'Ethnologie, 1965/1991

Le Dieu d'eau : Entretiens avec Ogotommêli, M. Griaule, Fayard, 1948/1997

Les âmes des dogons, G.Dieterlen, Institut d'Ethnologie, 1941

La Cosmogonie des Dogons, M.Griaule, 1936

Astronomie populaire, C.Flammarion, 1879; Flammarion, 2002

Les terres du ciel: voyage astronomique sur les autres mondes, C.Flammarion, 1877

Micromégas, Voltaire, 1752; Flammarion, 2001

Articles en anglais

Behind the "Red Sirius" Myth, R. Ceragioli, Sky & Telescope, 1992, Vol.83, 6

On Griaule on Trial, L. Heusch, Current Anthropology, 1991, Vol.32, 4

Dogon Restudied, W.Van Beek (van Beck), Current Anthropology, 1991, Vol.32, 2

The Binary System Sirius in the Context of Stellar Evolution, F.D'Antona, Astronomy and Astrophysics, 1982, Vol.114, 2

The Dogon Tribe and Sirius, I.W.Roxburgh et I.P.Williams, The Observatory, 1975, Vol.95, 1008

Livres en anglais

The Sirius Mystery, R.Temple, Sidgwick & Jackson, 1976; Arrow Books, 1999

Ancient Mysteries, P.James et N.Thorpe, Ballantine Books, 1994/2001

Dogon: Africa's People of the Cliffs, S.Hollywan et W.Van Beek, HNA Books, 2001

Stargate conspiration, L.Picknett et C.Prince, Berkley Publishing Group, 1999/2001

Quasar, Quasar Burning Bright, I.Asimov, Doubleday, 1978

Broca's Brain, C.Sagan, Presidio Press, 1979/1986

The Reflexive Universe: Evolution of Consciousness, A.M.Young, Anodos Foundation, 1976/1999

UFOs and Outer Space Mysteries, J.Oberg, Donning Company Publishers, 1982; extrait

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