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L'étendue de la contamination au Japon 04/10

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 4 Octobre 2011, 18:56pm

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

L'étendue de la contamination au Japon 04/10

Peu importe le chiffre exact de la contamination, pourvu qu'elle soit inférieure à des normes bien trop élevées !

Activité en Césium radioactif du bœuf de Tochigi: Inférieure à la norme !

Le Gouverneur de Migaya, qui avait plutôt jusque là une tête sympathique, vient de toucher le fond du marigot radioactif en déclarant à la cantonade et le plus sereinement du monde que tant que la radioactivité retrouvée dans les différents aliments était inférieur à 500 Bq/Kg pour le césium radioactif, le chiffre exact ne serait pas communiqué car la consommation de ces denrées serait«absolument sans danger Donc, à 499 Bq/Kg, aucun danger et à 501 Bq/Kg, danger imminent ?


Selon l'association de médecins Foodwatch, section allemande de l'IPPNW, le seuil de 500 Bq/Kg de Cs-137 est bien trop élevé et conduirait à une mortalité supplémentaire de 150000 Allemands chaque année si ces seuils étaient atteints de manière régulière. Si ces seuils étaient réduits à 5% de la valeur initiale soit 10 Bq/Kg de Césium radioactif, la mortalité supplémentaire par cancer radio-induit serait encore de 7700 décès chaque année.

Foodwatch recommande donc la mise en place d'une limite en Césium radioactif fixée à 16 Bq/Kg pour les adultes et 8 Bq/Kg pour les nourissons.

Pour la petite histoire, rappelons que l'OMS a délégué à l'AIEA l'établissement des normes sanitaires de radioprotection. Sachant que l'AIEA est l'organisme international chargé de la promotion du nucléaire civil, on comprendra vite que réduire drastiquement ces normes serait un travail au-dessus de leurs forces. Dans quel drôle de monde ne vivons-nous pas ?

A noter que le cas du Gouverneur de Migaya n'est pas isolé et que ce genre de réaction tend hélas à se répandre dans les préfectures Japonaises touchées par la contamination. Il est probable que tout ceci débouche bientôt sur des problèmes sanitaires majeurs dont tous ces gens n'ont pas la moindre idée, ne regardant pas plus loin que le bout de leur nez.

Bon appétit, moi je n'ai plus trop faim ! 

Sources :

blog ex-skf (Anglais)
Lettre d'information Foodwatch (Français)


Le miracle du partage de la radioactivité dans le thé

Il fallait y penser : puisque le thé vert Japonais ne peut contenir plus de 500 Bq/Kg de Césium radioactif, des producteurs de thé situés dans les préfectures contaminées ont eu une riche idée : il suffit de diluer la production locale avec 80% de thé provenant d'autres régions. Et hop, on tombe en-dessous de la valeur miracle avec ce breuvage devenu un mélange de thés.

Voilà que je n'ai plus soif non plus... Peut-être que dès demain cette magouille sera étendue au boeuf et à tout un tas d'autres denrées qui redeviendront ainsi comestibles, exportables et passeront les contrôles sanitaires à l'arrivée sans problème ?

Tant que le bon vieux principe exprimé sous la sage formule : « il n'y a pas de dose de radiation anodine » ne reviendra pas au premier plan et que les ponts commerciaux de contamination ne seront pas coupés, tous les excès et toutes les magouilles auront de beaux jours devant eux.

Source :

blog ex-skf (Anglais)
Sauvons les enfants (Japonais), notez les nombreuses publicités pour les radiamètres !


Les premiers enfants Japonais suivis dont la thyroïde est affectée


160 enfants de la région de Fukushima sont suivis médicalement à l'hopital universitaire de Shinshu. Le 6 septembre, 10 d'entre eux ont commencé à présenter les premiers troubles d'atteinte de la glande thyroïde (anomalies du niveau des hormones thyroïdiennes).

L'échantillon est composé d'enfants de moins de 16 ans évacués de la région de Fukushima (zone des 20 Km) et dont les familles se sont réfugiées dans la région de Nagano.

L'ONG Japan Tchernobyl Foundation qui a pris en charge le financement de cette étude de suivi des enfants de Fukushima estime qu'il est délicat pour l'instant de tirer des conclusions de ce suivi médical. Il faut savoir qu'après l'accident de Tchernobyl les maladies thyroïdiennes lourdes sont apparues en moyenne 5 années après l'exposition initiale. Le suivi de ces enfants permettra d'en savoir un peu plus dans quelques années. Croisons les doigts !

Nos amis de Fukushima Diary évoquent également le fait que de plus en plus d'habitants et d'associations quittent volontairement les zones contaminées. A Kashiwa, non loin de l'un des pires hotspots radioactifs situé à Chiba, le groupe pour la sauvegarde des enfants indique ainsi : «Il nous est très douloureux d'accepter le fait que notre ville a été contaminée mais nous devons maintenant suivre notre route de manière personnelle. Ce message sera le dernier du groupe citoyen : sauvons les enfants de Kashiwa des radiations


Sources :

Fukushima Diary (Anglais)
Mainichi Daily (Anglais)


Du césium 134 et 137 toujours repérés au CTBT, à 200 Km de Fukushima


Le centre de suivi d'activité nucléaire de Gunma est situé dans le centre de l'ile de Honshu. Les installations du CTBT, extrêmement sensibles, étaient à l'origine utilisées pour détecter les essais nucléaires souterrains et mesurent en permanence l'activité radiologique depuis l'accident de Fukushima Daiichi le 11 mars 2011.


Relevés d'activité du 12/3 au 15/3 effectués à 200 Km de la centrale de Fukushima Daiichi (1 Bq = 1 000 000 µBq)

Depuis le 13 mars jusqu'au 18 septembre, il faut noter que même si l'activité globale a décru significativement, l'activité en Cs-137 n'est jamais revenue à la valeur initiale pré-accidentelle, ce qui tend à prouver que la zone de Gunma est contaminée de manière prolongée par le césium radioactif. A noter que l'iode 131 n'y est plus mesurable depuis la mi-juin.

Sources :

Fukushima Diary (Anglais)
Relevé de mesures CTBT 12/3 au 19/9 (Japonais)



Le Japon accepte finalement la venue d'une nouvelle équipe de l'AIEA

Le gouvernement Japonais a enfin accepté qu'une équipe de l'AIEA se rende dans la région de Fukushima afin d'assister les équipes locales dans les travaux de décontamination des environs de la centrale accidentée. L'équipe de 12 experts de l'AIEA devraient arriver sur zone dès le 15 octobre.

Le communiqué ne précise pas si l'AIEA aura ou non accès au site lui-même ou se bornera à assister les autorités Japonaises dans la mise au point de procédures de décontamination.

Enfin une bonne nouvelle, un minimum d’assistance internationale sur le sol Japonais, même si à gen4 nous aurions souhaité voir quelques experts dits indépendants parmi les officiels de l'AIEA !

Source :

Kyodo News (Anglais)
Source : gen4.fr

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