Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

L’Histoire occultée des peuples Européens

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 4 Mars 2011, 15:04pm

Catégories : #Civilisations anciennes

L’Histoire occultée des peuples Européens

 

Période pré-indo-Européenne et proto-indo-Européenne néolithique 
en Méditérannée, Proche-Orient et Asie
 de l’Ouest

(Certaines images de cette page peuvent être cliquées pour être agrandies)

 

> Entre et vers 10500 et 9000 ans av. J.-C – Grand refroidissement du "Dryas récent".
Bref et important refroidissement en Europe ayant duré environ 1 500 ans, trop court pour un retour de la calotte glaciaire, mais tout de même marqué par une avancée de certains glaciers. Refroidissement au cours duquel eut lieu de nouveau un flux migratoire des peuples Européens vers le Sud, sûrement en plus grand nombre cette fois-ci. Du Nord de l’Eurasie et Nord de la Méditerranée, vers les régions plus au Sud de l’Europe et du pourtour Méditerranéen (dont l’Afrique du Nord et l’Égypte), ainsi qu'en Asie Occidentale (Anatolie, Levant (5) ), Mésopotamie, Iran, Asie centrale et cette fois-ci sûrement jusqu’à la vallée de l’Indus). neolithicculturesnesm.jpg?w=424&h=274Refroidissement avec migration de populations Europoïdes, qui est sûrement la cause de ladite "révolution néolithique", avec leur arrivée au Nord du croissant fertile (entre autres), et en particulier entre les montagnes du Taurus et du Zagros (foyer de l’agriculture et de la domestication).

Une fois de plus il est établi, comme déjà le prouvent les Néandertaliens que l’on a retrouvés jusqu’en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Qu’ils soient Néandertaliens, pré-indo-Européens ou proto-indo-Européens, que ces peuples Européens d’avant l’émergence indo-Européenne, ont toujours eu comme zones de transhumance, de migrations, de présence, en bref, de zone de vie naturelle en un flux de Nord au Sud et vice et versa au gré des refroidissements et réchauffements climatiques, l’Europe, et tout autant les régions contiguës et à proximité de celle-ci, que je viens d’énumérer dans le paragraphe précédent.

Comprenant bien entendu l’Afrique du Nord et le Croissant fertile, situées respectivement aux limites Nord des déserts saharien et arabo-Syrien. À l’époque, ces déserts étaient situés plus au Sud et donc leur limite Nord (il existait en Afrique du Nord une faune de type savane, comprenant même des hippopotames et des girafes) et la hauteur des océans était d’environ 100/150 m plus bas. Régions au Nord de ces déserts donc encore plus faciles d’accès qu’actuellement (par l’Espagne, la Sicile, l’Anatolie/Levant/Moyen-orient, la TransCaucasie et voire par l’Asie centrale), et sans réels obstacles naturels insurmontables et surtout peu hostiles, pour les peuples situés au Nord de ces déserts .neolithic.jpg?w=426&h=279

En comparaison, régions bien moins accessibles et naturelles pour les peuples situés au Sud de ces déserts, Africains subsahariens et Sémites (ces derniers originaires majoritairement du Sud de la péninsule arabique), qui étaient donc séparés des zones de 1res civilisations par d’immenses déserts, eux très hostiles. Ce qui a entre autres, isolé les Africains subsahariens du reste du monde et créé leur aspect si particulier.

 

> Vers 10 000/9000 av. J.-C.
Début de l’ère interglaciaire actuel, l’Holocène, et début de la révolution du Mésolithique/Néolithique (agriculture, domestication/élevage, sédentarisation, 1res proto-villes) en Anatolie, Levant et surtout au Nord du "Croissant fertile".
 Événement qui n’est pas un hasard et qui est plus que probablement dû (comme je l’ai déjà dit dans le paragraphe précédent) en majeure partie aux de nouveaux flux migratoires des Européens (ou Europoïdes) venus du Nord et poussés par le refroidissement du Dryas (sûrement submergeant techniquement et démographiquement les Europoïdes déjà sur place). 1ers agriculteurs et éleveurs apparus dans la région située entre l’Est de l’Anatolie et le Nord de la Mésopotamie (entre les montagnes du Taurus et du Zagros). Bien que cette dite "révolution" n’est rien eu de brutal et se soit échelonné sur de longs millénaires. La mutation qui viendra plus tard, la révolution urbaine (ou 1ére civilisation) sera bien plus radicale, et s’accomplira sur quelques générations et mérite mieux que la précédente d’être appelée "révolution".croissant_fertile_7500_av_jc1.png?w=396&

À partir de cette période et au cours de plusieurs millénaires, cultures et civilisations suivantes ayant de fortes probabilités d’êtres issues de peuples Europoïdes (5), si ce n’est pré-indo-Européens : 
Ayant sûrement engendrées au cours du temps, par mutation et/ou croisement avec des peuples Sémites, voire Africains, les haplogroupes Y-ADN J2, J1 et I, actuellement majoritaires de ces régions. Les dates citées sont plutôt, mais pas toujours, en fonction de l’ethnogenèse (apparition de peuples ou civilisations généralement nommés de "proto" ou "protohistorique"), plutôt qu’en fonction de l’apparition de leur civilisation (pour ceux qui en généreront), qui souvent diffère de quelques centaines ou milliers d’année.catal-huyuk.jpg?w=261&h=179

Dont en particulier 
– Hattis (de -9000 ou 7500 ? à -4000, Anatolie centrale)
L’une des plus anciennes civilisations connues… pour ne pas dire la plus ancienne. Comprenant (avec Jericho, plus ancienne mais moins développée -voir plus bas) l’un des plus grands sites néolithiques connus (proto-ville de Çatal Höyük) (plus de photos sur le site Wiki Anglais). Véritable ville (+ de 12 ha = 120 000 milles M2) formée de briques crues. Et non loin de là au Sud-Est de l’Anatolie, surement issue du même peuple Hattis, le site de Göbekli Tepe, comprenant la plus ancienne manifestation mégalithique retrouvée à ce jour, datant d’environ 10 000 av. J.-C.

Et
– Jarmo (-8000) (Nord Est Mésopotamie, Kurdistan irakien)
– Mechtoïdes (Mechta Afala) (jusqu’a vers -7500, peuples Europoïdes d’Afrique du Nord avant berbérisation)
– Culture Hassuna & Samarra (vers -6500/5800, Nord Mésopotamie)
– Culture Halaf (vers -6000/5300, Nord Syrie) (Wiki en)
– Période d’Obeïd (-6000, Proto-Sumériennes, Sud Mésopotamie) halaf_samarra.jpg?w=322&h=267
– Période d’Uruk, dont Sumer (vers -4000, Sud Mésopotamie)
– Mundigak (vers 4/2500, Sud Afghanistan)
– Arslantepe (vers -3500, Est Anatolie)
– Proto-Elamites et Elamites (vers -3200, Sud-Ouest Iran) 
– Indus (Harappéens) (vers -3/2600 – Nord-Ouest Pakistan) 
(vers -7000/3600, pré-Indus Culture de Mehrgarhet Amri)
– Jiroft (vers -2500, Est Iran)

Comme vous le remarquerez, les plus anciennes et une large majorité de ces cultures étant apparues au Nord du Croissant fertile ou dans le Nord de celui-ci. Ces peuples ayant donc sûrement été d’origine pré-indo-Européens ou Proto-indo-Européens (ou tout simplement Europoïde d’avant l’émergence indo-Européenne). Europoïde et/ou ayant sûrement tout autant été à l’origine des 1res civilisations de ces régions et/ou ayant fortement influencé culturellement et génétiquement celles-ci. (3)

Peuples et cultures dont l'origine, logiquement, temporellement et géographiquement n'est pas encore très claire :
Et qui ne le seront peut-être jamais s’ils se sont métissés avec le temps (ou s’ils l’ont été dès le départ de leur civilisation ou culture ?). Mais assurément fortement en partie d’origine Europoïde et dans la sphère d’influence Europoïde. D’ailleurs, avec l’ADN, peuple étrangement pas encore connu pour l’Égypte ancienne ? Quand on sait le nombre de momies qu’ils ont engendrées en 3000 ans d’Histoire…
Egypte (vers -4/3000, Afrique du Nord) (Berbères ou Europoïdes ou mixte ? Ou ayant évolué avec le temps ?)
Lybiens antique (Afrique du Nord) (Berbères ou Europoïdes ou mixte ? Ou ayant évolué avec le temps ?)
Berbères (vers -7500, Afrique du Nord) (Apparition par croisement +/- important, 
entre autochtones Europoïdes Mechtoïdes et migration Africaine arrivant de la corne de l’Afrique).
Peuples et cultures du Levant (5) (-12 000/1500) 
(Sémite ou Europoïdes ou mixte ? Ou ayant évolué vers le métissage avec le temps ?)
N’ayant pas encore approfondi le sujet et existant tout autant un tas de "cultures" ou "royaumes" ou "sites-cultures" dans cette région du Levant, je n’en ai mis pour le moment que quelques représentatives.
Culture Natoufienne (-12 000/10 000)
- Cultures Précéramique A (-10 000/9000), B (-9000/8000)(comprenant entre autres des sites commeJericho)
Ougarit (Ugarit, Ras Shamra)
Nahal Mishmar

 

> Vers 6000 av. J.-C. – Due à la remontée des eaux, la Mer Noire (comme la mer Baltique) se remplit, ou plutôt remplit le lac d’eau douce qu’il y avait auparavant et l’agrandit considérablement jusqu’à son aspect actuel (Progressivement ou catastrophiquement ?).

Petite note :
Une question se pose à propos de cette remontée de la Mer Noire: Ce pourrait-il qu’il y est eu d’autres cultures qui est existé au bord de ce lac avant l’aparition de la future Mer Noire (comparable à celle déjà existante vers -6000 ? Et antérieure ou ancêtres de celles-ci ?), dont les restes auraient pu être englouti au cours de cette remonté et/ou que cette remonté (soudaine et catastrophique ?) aurait pu causer la disparition ? Bien que cette question n’est peut-être jamais de possibilité de réponse… A moins que quelques systèmes de prises de vues par satellites à travers l’eau et les sédiments, n’en est un jour, ou déjà, la possibilité d’en détecter ?

D’ailleurs, pourquoi ne pas pousser plus loin l’hypothèse (a priori, rien de non envisageable ne nous en empêche). Si la remontée de la Mer noire s’est faite de manière catastrophique, suite à la rupture d’un barrage naturel qui aurait cédé suite à la poussée de la remontée de la Méditerranée. Et si des cultures existaient belles et bien sur les bords du lac d’avant la Mère Noire (voire pourquoi pas sur une île peut-être existante sur ce lac et détruite et/ou engloutie au cours de cette catastrophe ?). D’éventuels rescapés n’auraient-ils pas pu être à l’origine de la légende (qui n’en serait alors plus une) du fameux déluge ? Histoire qu’ils auraient rapportée en peut-être migrant en Mésopotamie (région située pas très loin de la mer Noire d’ailleurs) et qui avec le temps se serait transformée en légende. Rien, restant plausible, n’est impossible à imaginer. Rescapés peut-être à l’origine de la civilisation Sumérienne ? Important peut-être avec eux, l’écriture en Mésopotamie ? Comme certaines tablettes (celles de Tărtăria) retrouvées dans les Balkans en Roumanie, d’une a priori proto-écriture antérieure de 1000 ans à la Sumérienne, pourrait l’avéré. Mais sans suffisamment de preuves, ni même d’indices suffisants, les spéculations, même alléchantes, peuvent aller bon train. Je ne dis bien entendu pas que c’est la vérité, mais je dis que rien n’empêche de l’envisager, parmi d’autres hypothèses.

 

> Vers 4000 av. J.-C. – Atteinte du niveau actuel des mers.

 

> Entre 5000 à 3000 av. J.-C. – 2e révolution, cette fois-ci urbaine et civilisationelle, en basse Mésopotamie (Sud-Est du Croissant Fertile)(pays de Sumer et Elam). 1res villes dignes de ce nom, 1res cités-Etats et diverses avancées architecturales, technologiques et intelectuelles.

"2e révolution" Sud Mésopotamienne (essentiellement Sumérienne pendant plus de mille ans), assurément due aux peuples Europoïdes (pour ne pas dire tout simplement peuples de race Européenne). Comme je l’ai déjà dit, peuples Européens établis et essaimant depuis plusieurs millénaires (et plus particulièrement depuis le refroidissement du "Dryas récent") dans toutes les régions situées au Nord des déserts Saharien et Arabo-syrien. Régions allant de l’Anatolie à l’Asie centrale (et sûrement jusqu’à la vallée de l’Indus) incluant le Nord du Moyen-Orient, le Croissant fertile (comprenant la Mésopotamie) et l’Iran. Englobant entre autres les cultures et peuples Hattis, Hassuna, Samarra, Halaf, Gutis, proto-Kurdes, proto-Elamites et sûrement Natoufienne au Levant et Harappéenne en Indus. Certaines de ces cultures sûrement à l’origine de cette seconde révolution, comme la culture Hattis avec leur a priori 1re au monde, proto-ville de Çatal Höyük, culture progressant et essaimant vers le Sud de la Mésopotamie sur plusieurs milliers d’années.

Peuples d'origine Européenne situés au Nord de ces déserts, essaimant beaucoup plus facilement et naturellement dans la région du Croissant Fertile que les Sémites. Ces derniers majoritairement originaires du Sud de la péninsule arabique et donc situés au Sud de ces immenses déserts arides. Sachant que le dromadaire ne fut domestiqué que vers le milieu du 3e millénaire av. J.-C. et donc qu’à l’époque dans ces régions, temps qu’il n’y avait pas de dromadaire domestique, il n’y avait pas de bête de somme, qui plus est adapté aux déserts. Donc à cette époque sans ces dromadaires, il était très difficile de les traverser. D’ailleurs, dromadaire, qui a priori fut domestiqué en Arabie et l’a sûrement été en prenant exemple à l’arrivée d’autres animaux ayant été domestiqués bien avant au Nord du Croissant fertile (entre autres, mouton, boeuf, chèvre).

Donc plus tardivement, les peuples Sémites "pasteurs" (nomades éleveurs de bétail) issus majoritairement du Sud du désert arabo-syrien, s’installèrent d’abord plutôt au Nord du Croissant fertile (Nord Levant et haute Mésopotamie) y fondant entre autres la ville de Mari (peut-être et sûrement tout autant en prenant exemple des villes Sumériennes). Entre temps en se mêlant sûrement, de grés ou de force, aux peuples Européens (ou Europoïdes) agriculteurs et sédentaires. Ces derniers s’étant surtout installés durablement au Sud de la Mésopotamie. Les Sémites domineront assez tardivement une 1re fois la Mésopotamie vers 2500 av. J.-C pendant 200 ans en fondant l’empire d’Akkad (ou d’Agadé), évinçant les Sumériens et les Elamites. Puis domineront (surtout avec les dynasties Amorite avec Babylone et plus tard les Assyriens) par alternance la région ou des parties, avec les peuples Europoïdes (Sumériens, Elamites, Gutis, Hittites, Kassites, Mèdes, Perses, Grecs, Parthes…). Jusqu’à leurs dominations définitives sur la région avec l’arrivée des Arabes au VIIe s. apr. J.-C. Quoiqu’évincé au XIIe s. par les Turcs, non sémite.

En parallèles, des cultures sémites apparaîtront au Levant (Hébreux, Araméens…). Mais ce qu’il faut savoir, c’est que malgré ce qui est dit officiellement, "Le croissant fertile" avait toujours été un enjeu entre peuples Europoïdes du Nord et sémitiques du Sud, mais parfois bien entendu sûrement aussi le jeu d’associations et de mélanges entre ces peuples. Les Assyriens en furent sûrement un des exemples.


Notes importantes :

Ce qui différencia jusqu’à très récemment et depuis 10 000 ans, ceci expliquant bien des choses, les schémas mentaux des Europoïdes (ou pré–indo-Européens) devenant agriculteurs sédentaires dans les plaines Mésopotamiennes alluviales, celles-ci situées au Nord des régions désertiques du Moyen-Orient, avec ceux des Sémites restant éleveurs pasteurs nomades plutôt au Sud des déserts (jouxtant ses plaines Mésopotamiennes) fut, et ceci due à leur mode de vie, le souci d’indépendance et donc d’individualité des 1ers et le souci universaliste des seconds. Les 1res cités-états soucieuses de leurs indépendances et qui se firent la guerre entre elles furent les cités Sumériennes issues des agriculteurs sédentaires du Nord et le 1er empire au monde (donc à objectif universel de mettre tout le monde sous sa coupe) fut Sémite (empire d’Akkad/Agadé, roi Sargon ). Et ceci, tout simplement due à leurs modes de vie. En effet, surveiller et faire paître les troupeaux demande d’immenses territoires et le besoin de sécurisation de ces territoires, contre les prédateurs et les voleurs. Alors que les agriculteurs sédentaires avaient eux un besoin de territoires bien plus restreint et surtout un grand souci d’indépendance (on dirait maintenant, d’individualité) dû à leurs besoins de préserver et protéger leurs domaines (champs ou "pré carré"…)… Et toute la planète vit et a vécu depuis les débuts de la révolution néolithique, et donc depuis 10 000 ans, de cet antagonisme…

Et ceci est valable tout autant pour les religions : Sémitiques universelles à 1 seul dieu (Juive, Chrétienne, islamique) et proto ou indo-Européennes à multi dieux +/- indépendants (Gréco-Romaine, Celtique, hindouiste…).. L’empire et l’universalisme sont des inventions sémitiques et ont sûrement fait, et continuent de faire… notre malheur. L’individualité est une invention Européenne… qui donnera l’explosion des arts et des sciences (qui sans "individualités", des intelligences entre autres, n’existeraient pas). Ceci tant dans les civilisations antiques Européennes que dans sa reprise à notre Renaissance (parallèlement à la perte d’influence de l’église de culture sémite, un hasard ?). "Individualités" se retrouvant dans les cités-états et royaumes Grecs et tribus Celtes, Germaniques et Scandinaves, etc., et bien sur cités-états Sumériennes. Rome étant une exception explicable, qui a eu entre autres la main forcée et a été influencée par les Carthaginois… sémites. Et enfin "individualités" ayant donné la démocratie (la soi-disant nôtre actuelle n’en n’étant pas vraiment une… ou en Suisse peut-être ?…), impossible sans celles-ci. Bien sûr malheureusement un "empire" homogène finit souvent par l’emporter sur des cités-états divisées… mais pas toujours si ces "individualités" s’unissent (au moins un certain temps), la Grèce finit par l’emporter par 2 fois sur l’empire Perse et de même les tribus Germaniques sur l’empire Romain.

D’ailleurs, le mythe judéo-Chrétien bien connu de Caïn et Abel pourrait être la trace résiduelle de conflits anciens entre des cultures de type Chasseur-cueilleur ou d’éleveurs nomades, face aux cultures nouvelles se développant chez les peuples se sédentarisant grâce à l’agriculture et à un élevage non nomade. Caïn est en effet présenté par la Bible comme étant agriculteur. Et il « tue » son frère présenté par la Bible comme un pasteur. Le mythe pourrait décrire symboliquement le fait que l’agriculteur interdise à son frère nomade l’accès aux terres (et eaux) les plus riches, désormais de plus en plus exclusivement réservés et dédiés à l’agriculture, à la pisciculture et à la coupe du bois puis à la sylviculture… au détriment de l’itinérance vitale aux nomades et possesseurs de troupeaux itinérants.

On pourrait alors parallèlement voir dans ce mythe l’opposition entre d’une part les cultures nouvelles de l’espace privatisé (marqué par les clôtures, les contrats de propriété et une gestion défensive de l’espace) et d’autre part les cultures de l’espace partagé (géré selon la coutume et d’autres modes de gestion des conflits). Plus largement encore ce mythe pourrait évoquer l’opposition entre « culture » et « nature » ou entre « exploitation rationalisée de l’environnement » et « reconnaissance de la naturalité » de l’Homme et de sa relation à la Nature. 


Note importante :

Depuis le néolithique (et sûrement avant) l’Anatolie (actuelle Turquie d’avant les turcs), a toujours et essentiellement été peuplée de peuples d’origine Européenne. Bien entendu, ceci est vrai aussi pour d’autres régions du Moyen-Orient et d’Asie Occidentale, mais l’Anatolie est particulièrement typique et flagrante de cela. 
Des Hattis aux Byzantins en passant par les Hittites, Troyens, Phrygiens, Lydiens, Grecs, Romains, etc., et mêmes Celtes (Galates). Mêmes les Perses, qui l’ont occupée 200 ans, sont d’origine indo-Européenne. Les seuls quasiment sans origines Européennes sont les Turcs. Bien qu’une partie de la population turque soit bien sur des Anatoliens turquifiés, entre autres d’origine ou issue d’esclaves Européens, donc de races Européennes. Par exemple et petit rappel, les "Janissaires" (garde d’élite du sultan turc), sont des soldats-esclaves d’origine Européenne/chrétienne, majoritairement issue du 5ème enfants kidnappés aux familles chrétiennes (souvent issus des Balkans) n’ayant pas voulus se convertir a l’islam.

Donc, turcs qui n’ont commencé à coloniser l’Anatolie que très tardivement vers le XI/XIIe siècles apr. J.-C… avec, après une victoire décisive sur les Byzantins à Mantzikert, un 1er sultanat à l’Est de l’Anatolie qu’ils nommeront le "Sultanat de Roum" (="Rome" en turc)(ou Sultanat d’Iconium), en hommage à ceux (ou plus sûrement à l’empire et son nom géographique et politique de l’époque) qu’ils avaient battus et repoussés plus à l’Ouest… celui des Byzantins. D’ailleurs, ces derniers ne se sont jamais nommés et considérés comme "Byzantins" (seuls les Européens Occidentaux, appelé "Latins" à l’époque, les ont appelés comme cela et très tardivement), mais ce sont toujours considéré comme "Romains", et ceci sûrement jusqu’à la prise de Constantinople/Byzance en 1453 par ces turcs. Signant là, la véritable fin cette fois-ci, de notre empire Romain et la fin de l’hégémonie multimillènaire Européenne sur l’Anatolie.


 

Période pré-indo-Européenne néolithique en Europe et Méditérannée



> 10 000 à 5000 ans av. J.-C. – Mésolithique – Transition vers le néolithique (liens vers d’autres cultures Mésolithique sur la page de Wiki.et ici illustrations)

 

> Vers 10 000 ans av. J.-C. – Peut-être en Europe ou au Nord du Moyen-Orient. Hypothèse pour le moment la plus probable de la domestication du loup. Qui donnera au cours du temps par croisement et sélection par l’homme, toutes les races (sans exception) des chiens actuels. Peut-être avec des apports de croisements avec des chacals et des coyotes. Les chiens pourraient toutefois avoir été domestiqués il y a au moins 17 000 ans à partir de Canis lupus, l’espèce dont fait partie le loup gris. Une autre hypothèse, basée sur des indications récentes tirées d’analyses génétiques et en particulier sur l’ADN mitochondrial, fait remonter la date de la domestication du chien à 150 000 ans. Aucun reste osseux susceptible de confirmer cette hypothèse dès cette époque n’a toutefois été mis au jour.

 

> A partir de 9000 ans av. J.-C. 
Début de l’Europe néolithique, réchauffement définitif, fin définitive de l’ère glaciaire et seconde remontée des Européens vers l’Europe, cette fois-ci poussant plus au Nord de celle-ci
.

 

> Vers 6000 ans av. J.-C. 
Plus tardivement, mais dans la continuité de cette vague migratoire vers le Nord. Retour du Moyen-Orient (Croissant fertile et Anatolie) d’une partie des Européens (entre temps devenus agriculteurs et éleveurs sédentaires). En 2 directions, la 1re (-6000) vers l’Ouest par la côte Nord de la Méditerranée jusqu’en France et en Espagne et jusqu’à Malte, dit courant culture Cardial, et la seconde (-5000/5000) vers le Nord-Ouest via l’Anatolie et les Carpates puis le Danube jusqu’en France, dit courant culture Rubané (ou courant Danubien), apportant avec eux les animaux domestiqués et a priori la pierre polie.

Certaines hypothèses (d’ailleurs, pas incompatibles des 1res) penchent pour un périple par la mer et les îles et/ou la côte nord africaine. Bien entendu par le fait du hasard, par exemple emportés au large par des courants et/ou des vents sur des radeaux, ou par ignorance des immenses distances sur mer, voir même ne pouvant même pas s’imaginer l’existence de cette mer. Croyant avoir simplement à traverser "un grand fleuve" ou un grand lac. Et donc à cette époque, "voyage" maritime bien entendu contre la volonté et/ou par ignorance géographique des hommes.

Ces 2 courants migratoires principaux Cardial et Rubané (surement suivi d’autres vagues de l’Est comme du Sud), généreront, au cours de plusieurs millénaires et jusqu’au début de la 1re vague indo-Européenne arrivant de l’Est de l’Europe (débutée vers 4/3000 av. J.-C.), de nombreuses cultures Européennes (pré-indo-Européennes) (ici illustrations) :
– Cultures Balkano(ou Carpato)-Danubiennes (VinčaGumelnita-Varna, etc…) 
(à partir VIe mill. av. J.-C. – Balkans de l’Est)
– Civilisation Mégalithiques (et ici) (assimilée à de nombreuses cultures en Europe, dont l’une des plus prestigieuse Malte, la Chasséenne en France et la Wessex -Stonehenge- en Angleterre) (à partir VIe mill. av. J.-C. – Europe de l’Ouest et du Sud-Ouest)
– Civilisation Cycladique (à partir IVe mill. av. J.-C. – Grèce méridionale)
Culture Campaniforme (ou "Gobelets à cloches") (à partir IIIe mill. av. J.-C. – Ouest et centre Europe) (proto-IE ?)
– Culture d’Unétice (à partir IIIe mill. av. J.-C. – Ouest et centre Europe) (proto-IE ?)
– Civilisation des tumulus Armoricains (assimilée à la culture d’Unétice)
– Civilisation du Rhône (assimilée à la culture d’Unétice)
– Culture des vases à entonnoir (Ve au IIIe mill. av. J.-C. – Europe du nord et centrale) (proto-IE ?)
– Culture de la céramique cordée (IIIe mill. av. J.-C. – Scandinavie, centre, Russie) (proto-IE ?)
(assimilée et nommé pour sa zone de diffusion plus nordique aux "Culture des tombes individuelles" et "Culture des haches de combat")
– Civilisation Minoenne (à partir IIIe mill. av. J.-C. – Crète) et Chypre (Wiki en)
(Liens vers d’autres cultures Européenne néolithique sur la page de Wiki.)

 

Notes :

Guerre
La civilisation du Rubané offrait, comme la cardiale, les apparences d’une vie paisible, sans préoccupation guerrière.
Est-ce l’organisation sociale, l’accumulation des richesses, l’accroissement démographique, la nature profonde de l’homme, l’arrivée d’autres peuples (proto-indo-Européens de l’Est ?), ou la conjonction de plusieurs ou de tous ces facteurs qui favorisa la naissance des conflits ? Quoi qu’il en soit, vers 4000 av. J.-C. une nouvelle civilisation, guerrière celle-là, Mégalithique (ou dite Chasséenne), remplace les précèdentes et couvre une bonne partie de l’Europe Occidentale. Les villages se réfugient sur les hauteurs, les 1res fortifications apparaissent (1res en Europe ou au monde ?). L’on retrouve des tombes collectives avec des centaines de guerriers enterrés avec leurs arcs et leurs carquois et d’autres tombes comportant des hommes, femmes et enfants déposés sans ordre, sûrement après une guerre meurtrière, certains avaient encore une flèche fichée dans les os. Les armes retrouvées dans les tombes deviennent monnaies courantes. 

 

 

Mégalithisme

 
En Europe, celui-ci est sûrement issu du courant cardial, lui-même issu d’Anatolie et/ou du Moyen-Orient. Les plus anciennes manifestations mégalithiques retrouvées jusqu’à présent, se trouvent au Sud-Est de l’Anatolie sur le site de Göbekli Tepe et date d’environ 10 000 av. J.-C., mais ne constitue pas encore de véritables "temples"(comme à Malte) ou de véritables tumulus mégalithiques (comme en France), mais plutôt un alignement de pierres levées, souvent sculptés.

Le mégalithisme constitue la plus ancienne forme d’architecture monumentale dans l’histoire de l’humanité. Certains temples mégalithiques Maltais de la "période des temples" (4 100-2 500 av. J.-C) ont déjà des ressemblances avec ceux de l’Antiquité. La 1re forme de mégalithisme (ou proto-temples) de Malte, y serait apparue timidement vers 5 400 av. J.-C. (VIe mill.) à la période dite "phase Għar Dalam" et précéderait d’environ 700 ans le "Cairn de Barnenez" (voir ci-dessous) en Bretagne. Mais ce ne sont que des murs de plusieurs mètres de long en grosses pierres sèches, qui faisaient peut-être parti en effet, de proto-temples.

Les plus anciens tumulus mégalithiques d’Europe continentale et certains menhirs géants, se trouvent en Bretagne et date du début du Ve mill. av. J.-C. et font peut-être partie des plus anciens monuments mégalithiques au monde. Comprenant entre autres pour les plus impressionnants, Le Grand menhir brisé d’Er Grah, qui a priori est le plus grand menhir du monde (20 m, 350 tonnes – Ve mill. av. J.-C.) et le tumulus mégalithique "Le Cairn de Barnenez" (et ici) (4850-4450 av. J.-C.). Ce dernier est un immense monument de 75 mètres de long sur 28 (à sa plus grande largeur) et haut de 5 m (ou 9 ?) et est l’un des premiers témoins de l’architecture. Certains, comme le Tumulus d’Er Grah (Ve mill.), peuvent atteindre 140 m. Certains villages mégalithiques, mais plus récents, dont celui de Skara Brae (et ici) en Écosse, vieux de 5000 ans, sont aussi très intéressants. 
Le mégalithisme Européen est donc antérieur de 1000 à 2000 ans aux plus anciens monuments Mésopotamiens (temples, ziggourats) et Égyptiens (mastabas, pyramides et obélisques).

S’ils semblent défier l’éternité, il faut savoir que l’état dans lequel ils sont parvenus jusqu’à nous est souvent très éloigné de leur apparence d’origine. Les grandes dalles assemblées des dolmens ne représentent souvent que les squelettes de tombeaux souvent très élaborés et/ou souvent recouverts d’un tumulus et théâtres de pratiques funéraires complexes. Un grand nombre de pierres levées, menhirs et stèles aujourd’hui isolés, ne sont que les restes de dispositifs beaucoup plus vastes à la signification encore incertaine.

D’ailleurs, une question se pose : Suite à la remonté des eaux à cette période, ce pourrait-il qu’il y est eu d’autres cultures (Mégalithique ou pas et voire antérieure ou ancêtres de celles-ci) qui aient existé au bord du littoral Atlantique ou Méditerranéen (dont les bords de l’ancien lac d’avant la Mer Noire), dont les vestiges auraient pu être englouti au cours de cette remonté et/ou dont celle-ci aurait pu causer la disparition ? Sachant que certains des agencements mégalithiques encore existants sont visibles en partie engloutis par la mer et donc que certains ont été assurément totalement engloutis. Sachant que cette question n’aura peut-être jamais de possibilité de réponse… A moins que quelques systèmes de prises de vues par satellites à travers l’eau et les sédiments, n’en est un jour, ou déjà, la possibilité de détecter quelques vestiges monumentaux…

Certains chercheurs pensent (et pour ce 1er point, j’ai le même avis) que la civilisation n’a pas été inventée des dizaines de fois. Et que la logique devrait donc partir du principe que tout ne vient que d’un foyer, certes éloigné dans le temps. Dans ce contexte d’idée, une hypothèse intéressante, attrayante et plausible jusqu’a récemment, échafaudait que comme sur son versant Atlantique et Malte, l’Europe eut la civilisation avancée Mégalithique ayant débutée vers 5000 av. J.-C., donc qu’en l’absence actuelle d’une civilisation antérieure, avançaient qu’elle pourrait être considérée comme la civilisation mère. Expliquant ainsi le passage vers -4/3000 de cette civilisation jusqu’à l’Égypte et avant cela à Sumer. Hypothèse que venait appuyer celle du paragraphe suivant, à propos de la 1re écriture. Malheureusement, de récentes découvertes sont venues mettre à mal cette alléchante perspective, tout du moins pour le Mégalithisme. Depuis la découverte (relativement récente) du site mégalithique de Göbekli Tepe, situé au Sud-Est de l’Anatolie (a priori d’origine Hattis) et antérieur de plusieurs milliers d’années aux plus anciens mégalithes du continent Européen. L’idée était belle et plausible, mais cela ne tient plus. Bien que pour moi cela ne change pas grand-chose puisque je pense que l’Anatolie ancienne (et sûrement une grande partie du "Croissant fertile" de l’époque), était Europoïde (ou autrement dit, pré-(indo)Européenne).

 

> Entre 5000 et 4500 av. J.-C. – Europe. 
– Grande probabilité que la 1re écriture (ou proto-écriture), mais a priori ayant avortée (peut-être due à des invasions, nombreuses à l’époque dans cette région), est été élaborée en Europe Balkanique, 1000 ans avant le cunéiforme de Sumer. 
Écriture Balkano-Danubiennes (Wiki en), voir en particulier les Tablettes de Tărtăria (Culture de Vinča). Certains émettent l’hypothèse, que cette proto écriture aurait été exportée vers la Mésopotamie (peut-être par les futurs Sumériens, qui pourraient avoir de grandes chances d’avoir été d’origine Européenne) et que cette fois-ci elle ce serait développée sur place avec succès.

- Invention de l’orfèvrerie. Plus anciens objets en or jamais découverts à ce jour. 
(Europe Balkanique – Culture de Gumelnita-Varna)

 

> Entre le IIIe et IIe mill. av. J.-C. – Europe. Apparition de la 1er puissance maritime au monde (Minoenne – Crète).
A priori, les 1res galères (navires à rames de combat) leur seraient aussi dues. Mais furent particulièrement développées un peu plus tard par les Grecs de la côte.

 

> Entre le IIe et Ie mill. av. J.-C. – Europe. Faucilles métalliques. Apparemment les 1res (au monde ?) seraient apparus en Europe avec la Civilisation des tumulus (sans doute elle-même issue de la civilisation d’Unetice).

 

 

Commenter cet article

Quelqu'un d'instruit 04/03/2014 10:57


- Egypte (vers -4/3000, Afrique du
Nord) (Berbères ou Europoïdes ou mixte ? Ou ayant évolué avec le temps ?)
- Lybiens antique (Afrique du
Nord) (Berbères ou Europoïdes ou mixte ? Ou ayant évolué avec le temps ?)


Je pense que vous devriez réviser vos sources cher auteur, car malgré les tentatives multiples de certains pseudo-historiens d'orgine indo-européenne (tel Champollion-Figeac) de
"blanchir" les Egyptiens & les Nubiens anciens qui sont eux pour le coup (preuve à l'appui) les premiers civilisateurs de ce monde. D'autre plus honnêtes comme Volney, Hérodote ou Diodore de
sicile l'ont humblement reconnu.


Bon courage...

anulek 09/10/2012 15:23


Pour lire l'article sur VINCA, que je viens d'éditer, il faut le lire par la fin car je n'ai pas pu le publier en entier et donc j'ai du l'éditer en plusieurs
commentaires (ainsi partir du bas et remonter jusqu'en haut)! 

anulek 09/10/2012 15:20


Suite et fin de l'article sur VINCA:


Pourquoi Vinča est-elle si importante pour l’archéologie et l’histoire de l’Europe ?


Tous les experts sont d’accord pour estimer que la culture de Vinča correspond au zénith de l’époque
néolithique. Avec la découverte de Vinča, le début de la civilisation urbaine européenne se déplace de la Crète et de Mycènes à l’ère néolithique. Dans cette région-ci, Vinča est la première
ville européenne. Pourquoi Vinča n’occupe-telle pas la place qu’elle mérite dans le patrimoine culturel de l’Europe ? Parce que la science est souvent très lente, parfois même brutale. Les
gens ont besoin de temps pour s’habituer aux nouveautés. Certains grands savants élaborent de grandes œuvres sur certains sujets, puis surgit quelque chose de nouveau qui détruit ce qu’ils ont
construit. Pour les scientifiques véritables, cela ne devrait pas poser de problème, mais certains d’entre eux, qui ont consacré toute leur vie à leurs recherches, s’opposent aux interprétations
nouvelles, différentes. Leurs disciples agissent de même. Il faut du temps pour que les choses changent, plus exactement pour que les préjugés tombent. L’ironie veut qu’on continue d’appeler
cette période « le début de l’âge de pierre » (ou l’âge de pierre primitif). Or à cause de la découverte de Vinča, qui modifie la vision complète et les stéréotypes sur « l’homme
préhistorique », qui était capable, notons-le en passant, de fabriquer, entre autres, un rasoir (il l’utilisait pour se raser !), qui disposait d’un sol chauffé et un parquet poli dans
la maison où il vivait (avec plusieurs pièces), qui savait construire un four (au lieu de l’âtre), qui vivait dans une environnement urbain doté de voies de communication (rues) – bref, à cause
de Vinča, nous devrions modifier toute la terminologie relative à la préhistoire et au mode de vie de nos ancêtres…


Quels seraient l’avantage et l’intérêt (non seulement en argent) des investissements dans les recherches
archéologiques à Vinča ?


Jusqu’à il y a un peu plus de deux ans et demie, quand la localité de Vinča fut fermée aux visiteurs, il y
avait davantage de visites ; il y avait un espace d’exposition d’environ 40m2. Mais si vous ne disposez pas de toit, ni d’escaliers pouvant accueillir des groupes de touristes, et a fortiori
des personnes handicapées, si vous ne disposez pas de toilettes, alors les agences et les touristes vous évitent. Il n’est pas douteux que chaque dinar investi dans la promotion de ce site serait
remboursé au centuple. Mais il faudrait, pour cela, que notre élite politique ait conscience de ce que Vinča représente et de ce qu’elle pourrait rapporter. Un investissement sur ce site se
traduirait, sans nul doute, par un profit matériel, mais un avantage encore plus important proviendrait de la modification des mentalités, et donc de l’image de toute cette région. L’ensemble des
Balkans apparaîtraient sous un nouveau jour, les gens nous identifieraient aussi par rapport à ce que nous avons été dans ces temps anciens, et non par rapport aux événements des 20 ou des 200
dernières années. L’élite politique n’a pas conscience combien Vinča pourrait contribuer à modifier toute cette région. Il est certain que nous sommes nous-mêmes coupables du peu de connaissance
qu’on a de Vinča. Il ne faudrait quand même pas que les Anglais s’occupent de la promotion de Vinča, ils s’occupent déjà de Stonehenge. Chacun doit s’occuper de son patrimoine culturel, veiller
sur lui et en être fier. Hélas, chez nous, en Serbie, il n’en est pas ainsi.

anulek 09/10/2012 15:17


Suite 3 de l'article:








L’idée du marché unique européen est née à Vinča


Par Dragan Janković, conservateur du site archéologique de Vinča


Comment peut-on décrire la culture des habitants de Vinča ?


Il faut savoir qu’à cette époque, les hommes ne se faisaient pas la guerre, qu’il n’y avait pas
d’armes. C’est à cette époque qu’est apparu l’artisanat, la spécialisation des tâches ; le commerce commence à se développer. Les habitants de Vinča se rendent compte qu’ils
peuvent tirer profit du commerce. Dans ces conditions, celui qui vivait de l’autre côté de la rivière ou de la montagne, n’était pas considéré comme un adversaire potentiel, mais
comme un client potentiel, un partenaire. On ne se protège pas d’un client : celui-ci est le bienvenu. C’est pourquoi sur toutes les figurines emblématiques de Vinča, les bras
des personnages sont ouverts, en signe de bienvenue. Cela symbolise l’ouverture de ses habitants au monde extérieur et reflète les relations de bon voisinage. On a assisté alors à
l’expansion du commerce, ce qui correspondait aux objectifs de chacun. Apparait alors le besoin d’un grand marché européen. L’idée d’un marché commun européen n’a donc pas jailli dans
la tête d’un Européen contemporain, tel était aussi le besoin des hommes de l’ère néolithique. C’était une époque de découverte de nouvelles technologies, d’assimilation de nouvelles
connaissances. Les gens de l’époque avaient compris que le savoir, seul, fait la puissance. Le commerçant de cette époque avait de très grandes connaissances et s’efforçait d’en
retirer le plus grand profit. Bien entendu, il ne s’agit pas d’idéaliser cette époque, il y avait aussi parmi eux des gens agressifs, mais il faut savoir que l’agression, dans cette
culture, était quelque chose d’inacceptable. Cela correspond néanmoins à la plus grande période de paix dans l’histoire de l’humanité.


Vinča ne correspond donc pas à un récit venu d’un passé lointain, mais à un récit concernant notre
avenir. Ses habitants ont alors atteint un état auquel nous sommes loin de pouvoir prétendre. Pourquoi leur univers s’est-il écroulé ? La découverte du métal a probablement servi
de boîte de Pandore. On a mis au point une technologie qui allait tout emporter. Le cuivre a rendu possible la production d’armes en masse. Or, dans le voisinage de Vinča vivaient des
peuples qui ont été en mesure, grâce au moulage, d’organiser la production d’armes en masse. Assez vite, celui qui fut à l’origine de cette production en masse, se rendit compte qu’il
pouvait accéder à la richesse sans travailler. Il saisit le sens du mot pillage. Ainsi à la fin du néolithique, après mille ans de paix, vient le temps du pillage, une époque de
troubles où les habitants de Vinča ont perdu leurs repères. En effet, ces temps nouveaux vont à l’encontre de toutes leurs valeurs ainsi que d’eux-mêmes…Avec la disparition de la
culture de Vinča, s’achève une période idyllique dans l’histoire de l’Europe, où tous vivaient de leur travail. Apparaissent alors des temps nouveaux, un nouvel ordre mondial, où
nombre de gens vont vivre du travail d’autrui…L’ère néolithique se présente ainsi comme une époque incroyable. Cette période permet d’entretenir l’espoir que la vie sans domination
n’est pas une utopie. En effet, si ce type de vie a existé jadis, dans nos régions, alors ce n’est pas une utopie. C’est pourquoi le néolithique est une période aussi belle et
intéressante à étudier. Les archéologues devraient, outre leurs travaux scientifiques, être les continuateurs de ces idées datant du néolithique qui permettent de dire qu’il était
possible de vivre sans se livrer à la guerre.


Pourquoi a-t-on fermé le site archéologique de Vinča ? La raison n’en est évidemment pas le terrain glissant, qu’on ne discerne nulle
part ?


Nous souhaitions disposer d’un lieu d’exposition, car l’intérêt pour Vinča subsiste. Le baraquement
que l’armée a mis à notre disposition en 1985 était une solution provisoire, en attendant qu’on nous affecte un espace convenable, mais voilà près de 30 ans que rien ne se passe.
L’état du baraquement qui nous a été donné s’est tellement dégradé qu’il n’offre plus de sécurité. A cause des infiltrations d’eau et faute d’obtenir des moyens auprès de la Mairie
pour aménager cet espace, nous avons été contraints d’évacuer les objets exposés. Nous avons tout mis dans des cartons que nous avons laissés en dépôt au Musée de la ville de
Belgrade. Il n’est pas possible d’y regarder les objets originaires de Vinča, car ce Musée ne dispose toujours pas de bâtiment propre. Belgrade est la seule métropole européenne à ne
pas disposer de bâtiment pour le Musée de la ville.


Comment jugez-vous le manque d’intérêt de l’élite politique pour dégager des ressources pour le
centre archéologique de Vinča ?


Le fait de ne pas disposer d’argent pour entretenir des monuments culturels d’intérêt exceptionnel,
tout en construisant simultanément une reproduction de ce qu’était Terazije en 1936, lllustre l’absence de critères d’évaluation et d’objectifs prioritaires…Nous ignorons pourquoi le
Secrétariat de la ville à la Culture ignore l’importance de Vinča et ne montre pas d’intérêt pour résoudre les nombreux problèmes qui se sont accumulés. Cette année, nous n’avons
encore reçu le moindre dinar pour assurer l’entretien et la sauvegarde du site, alors que la ville a été à l’origine de notre fondation et que la loi l’oblige à nous financer et à
nous protéger.


Pourquoi Vinča est-elle si importante pour l’archéologie et l’histoire de
l’Europe ?


Tous les experts sont d’accord pour estimer que la culture de Vinča correspond au zénith de
l’époque néolithique. Avec la découverte de Vinča, le début de la civilisation urbaine européenne se déplace de la Crète et de Mycènes à l’ère néolithique. Dans cette région-ci, Vinča
est la première vi






anulek 09/10/2012 15:12


Suite 2 de l'article:


En
effet, la région d’Avala disposait d’importantes ressources alimentaires, il y avait beaucoup d’animaux et on y trouvait aussi des métaux et des mines, notamment des gisements de cinabre. Or les
habitants de Vinča savaient qu’en le faisant chauffer à de hautes températures (300° celsius), on finissait par obtenir un très beau pigment de couleur rouge, vermillon, qui n’était pas
disponible en quantité abondante dans la nature et qui était donc très recherché. Tout au long de l’histoire, la couleur rouge a été très recherchée. A toute époque, elle a revêtu une valeur
symbolique. Il n’est donc pas étonnant que la couleur vermillon ait été un atout stratégique pour Vinča. En outre, dans la région du mont Avala, on trouvait aussi de la malachite, recherchée pour
la fabrication de bijoux. Là où il y avait de la malachite, il y avait aussi de l’azurite, de couleur bleue. Mais il y avait également des ressources de couleur ocre…C’est à partir de là que se
sont développés les échanges commerciaux… A Vinča, on a retrouvé des bracelets de coquillages, disponibles dans les eaux chaudes de la Méditerranée. Les bracelets de coquillages avaient plus de
valeur à Vinča que la couleur vermillon, alors que sur les bords de la mer Egée, c’était l’inverse. Songeons seulement au temps qu’il fallait aux habitants de Vinča pour se rendre à pied jusqu’à
la région de la Thessalonique actuelle : deux semaines, pas davantage » nous dit en riant Dragan Janković ; il ne fallait donc pas plus d’un mois aux gens de Vinča pour arriver à
Thessalonique, y faire leur négoce et revenir chez eux.


« Nous vivons avec le préjugé qu’à l’ère néolithique, tout était « loin » pour l’homme. Or il ne
faut pas oublier qu’à cette époque, un commerçant était aussi porteur d’informations, recueillies au cours de son trajet. A cette époque donc, le commerçant faisait aussi office d’Internet :
il était porteur de la première révolution informatique » nous explique le conservateur du centre archéologique de Vinča.


Cependant, à la mairie de Belgrade, on affirme ne pas disposer d’argent pour Vinča. Ce qui est manifestement
une contre-vérité, si l’on observe que cette même institution a su trouver des ressources pour construire une réplique de Terazije (vieille artère au centre de Belgrade), telle qu’elle était dans les années 1930, dans la localité de Novi Beograd (ville nouvelle, satellite de Belgrade, bâtie dans les années 1960), où cette « réplique » se présente sans vie, avec une fontaine toujours en service et des gardiens désoeuvrés
assis à l’ombre. Il est incroyable que les autorités de Belgrade n’aient pas intégré Vinča, monument culturel d’importance exceptionnelle, au sein du projet de « belgradisation de
Belgrade »…


Il apparaît ainsi que la Serbie d’il y a 100 ans était plus attentive aux fouilles archéologiques et aux
recherches historiques que celle d’aujourd’hui. A cette époque en effet, le premier archéologue serbe, Miloje VASIĆ, procédait à des fouilles à Vinča, qui se sont prolongées jusqu’en 1934. Il
avait réalisé des excavations d’une profondeur de 10,5 mètres. Dans ces dix mètres de couches ainsi mises à nu, on a identifié 7500 ans de vie en continu. Aujourd’hui, ce site attend des temps
plus favorables ainsi qu’une politique culturelle dotée d’une vision. Dans l’esprit de l’époque actuelle, où nombre de politiciens serbes cherchent à apparaître les plus « européens »
possible, il faut souligner que Vinča était en fait une « Bruxelles » de l’ère néolithique. Ce centre de l’Europe d’alors, gît aujourd’hui sous des fosses septiques..alors qu’il serait
possible de montrer aux étrangers un lieu unique, issu du glorieux passé européen, un passé où l’Europe savait vivre en paix. Pour modifier l’image, non seulement de la Serbie et des Balkans mais
de l’ensemble de l’Europe ravagée par les guerres, faut-il chercher ailleurs ?


Une époque de paix en Europe


Le site préhistorique de Vinča, sur la rive droite du Danube, à 14 km en aval de Belgrade, fut découvert en
1908. L’analyse des pièces archéologiques a montré que la culture découverte à Vinča est la plus ancienne révélée jusqu’à présent et qu’elle appartient à la première période du néolithique. A
cette époque, les civilisations considérées jusque là comme « les plus anciennes » - la Mésopotamie, l’Inde et l’Egypte – n’avaient pas encore découvert le mystère des signes écrits et
ne savaient pas non plus faire fondre les minerais ; elles ne connaissaient donc pas les métaux. L’humanité vivait dans la paix de l’âge de pierre, que le poète romain Ovide a appelé
« l’âge d’or du genre humain ». A cette époque, la paix régnait sur terre : les hommes étaient peu nombreux, les agglomérations rares et le plus souvent ouvertes et sans protection
aucune. On ne disposait pas encore de lances, ni d’épées tranchantes, ni de lourdes haches de combat. Tout ce que l’homme fabriquait à partir de la pierre et d’autres matériaux, était destiné à
servir d’outils pour travailler la terre, chasser ou pêcher.


L’espace culturel de Vinča s’étendait sur une zone économique et spirituelle homogène, allant de Skoplje à
Budapest et de la plaine de Sofia à la rivière Bosna. Il s’est développé entre 5500 et 4000 ans avant Jésus-Christ, en tant que culture autochtone. Jusqu’à la découverte de Vinča, on considérait
que les grands sites du néolithique couvraient une superficie d’environ 20 hectares, alors que la plupart des localités de l’époque s’étendaient sur 5 à 10 hectares. Or, sur le lieu où est
apparue la culture de Vinča, on a découvert une agglomération de 10 hectares, dotée de 700 à 800 habitations, ce qui a conduit à donner à ce site le nom de « métropole européenne du
5ème millénaire avant notre ère ».


L’idée du marché unique européen est née à Vinča


Par Dragan Janković, conservateur du site archéologique de 

anulek 09/10/2012 14:57


Suite de l'article (qui ne peut être publié en entier):


On y
trouve des couches datant de l’ère néolithique, de l’âge de cuivre, de l’âge de bronze, de la période de l’empire romain, de l’époque des premiers peuplements slaves, de la période chrétienne
primitive et enfin, en surface, il existe un cimetière chrétien serbe. C’est grâce à l’existence un cimetière chrétien datant du Moyen Age qu’on a pu conserver toutes les couches découvertes lors
des fouilles archéologiques. Les Serbes vivant à cette époque, ont protégé ces traces historiques, contribuant ainsi à la défense de notre patrimoine culturel. Mais Vinča revêt une importance
encore plus grande, pour l’ensemble du monde, grâce à ses couches datant de l’ère néolithique », ajoute notre interlocuteur.


De nouvelles fouilles ont été entreprises en 1978. C’est une grande chance que l’agglomération soit située en
hauteur, ce qui a permis d’éviter des inondations par la rivière voisine, en contrebas. C’est comme cela que tout a pu être préservé. Mais l’argent nécessaire pour de nouvelles fouilles n’existe
pas et les archéologues ont dû protéger les fouilles déjà réalisées avec du gravier, afin que la végétation ne les détruise pas. « Mais si on enlevait le sable, on verrait des restes de
maisons détruites dans un incendie il y a 7500 ans. C’est grâce à cet incendie que nous savons qu’à l’ère néolithique, les hommes savaient bâtir des habitations en bois, que les murs étaient
enduits de crépi et qu’on utilisait un mélange fait de boue fluviale et de paille. Il est intéressant de noter que le mélange de boue et de paille constitue un remarquable moyen de
thermo-isolation, très apprécié aujourd’hui dans la construction de demeures écologiques. C’est dans ce terrible incendie que, bien entendu, tout a fini par brûler – à l’exception du crépi qui se
trouvait dans les constructions en bois : celui-ci, sous l’effet de la chaleur, a conservé néanmoins la trace des « négatifs » des constructions en bois. C’est pourquoi, grâce à
cet incendie, ces habitations néolithiques sont encore visibles ici : aussi Vinča est-elle surnommée « la Pompéi serbe ». L’incendie a facilité le travail des archéologues à Vinča,
comme l’éruption du Vésuve a facilité le travail des archéologues à Pompéi. Grâce à cet incendie, il est possible de se rendre compte des dimensions de chaque habitation. Et qu’a-t-on découvert
ainsi ? Qu’il s’agit de maisons d’une superficie de 30 à 60 mètres carrés, voire de 100 mètres carrés dans certains cas. Toutes les maisons disposaient de deux à cinq pièces ; une
famille vivait dans chaque maison et y disposait non seulement d’un âtre mais aussi d’un four, semblable à ceux où on cuit aujourd’hui des pizzas dans les pizzerias. Au sol, on trouvait, non pas
de la boue, mais des traverses taillées en bois et recouvertes d’un mélange de boue et de paille, ce qui apportait de la chaleur au sol. Quand ce matériau devenait sec, on se mettait à astiquer
et à polir le sol en utilisant les cailloux de la rivière.On obtenait ainsi un parquet poli, facile à entretenir et à nettoyer. Vinča a constitué une surprise d’autant plus grande que c’est la
première fois qu’on a découvert que les hommes de l’ère néolithique possédaient une culture de l’habitat aussi développée. La seconde surprise a été quand on a découvert que toutes les maisons
avaient été bâties en rangs très réguliers : entre les maisons, on reconnaît les communications avec la rue. Toutes les maisons disposent de la même orientation : nord-est – sud-ouest.
Elles se trouvent les unes à côté des autres, sans espace intermédiaire, ce qui montre qu’il s’agissait bien d’une agglomération urbaine : dans cette région de l’Europe, c’était la première
ville connue ! Comme dans l’Europe entière d’ailleurs, avant Vinča, il n’y avait pas d’agglomération pouvant être qualifiée de ville, Vinča est bien l’une des premières villes en Europe. Il
s’agit d’une agglomération avec des habitations, dont la majorité des habitants ne vit pas de l’agriculture. Cette agglomération de l’ère néolithique vivait, en effet, essentiellement du commerce
et de l’artisanat », nous explique en termes imagés le conservateur de Vinča, Dragan Janković.


Pourquoi cette grande ville néolithique est-elle née précisément ici, et non ailleurs ? Comment est-il
possible que Vinča ait été un centre culturel et commercial de l’Europe de cette époque ? Les éléments de la réponse s’offrent devant nous : ce sont les fleuves. En effet, il n’y a pas
de négoce sans voies commerciales. Or, à cette époque, celles-ci suivaient le cours des voies d’eau. « En longeant un fleuve, on arrive là où veut…En Serbie se retrouvent tous les cours
d’eau aboutissant à la mer Noire : quiconque allait du Moyen Orient, de la mer Noire ou de la mer Egée en direction du nord ou de l’ouest de l’Europe, passait nécessairement ici : on
était bien au carrefour de toutes les routes importantes », nous montre sur la carte, le conservateur Janković.


Mais ce n’est pas tout, observe notre interlocuteur. « La sphère culturelle de Vinča ne se limite pas à
l’étendue du site actuel, comme l’attestent par exemple des objets en céramique retrouvés dans des endroits très divers, de la Transylvanie jusqu’au Kosovo, qui étaient tous réalisés de façon
identique, standard. Cela signifie que des liens unissaient les habitants de Vinča : probablement une langue commune, la religion et la conscience d’une identité commune. C’est ainsi que
pour l’ère néolithique, grâce aux découvertes faites à Vinča, on a pu utiliser pour la première fois le terme d’ « ethno-culture ». Lors des fouilles faites à Vinča, on a découvert
aussi des objets en cuivre. Il s’est avéré qu’il s’agit de l’exemple le plus ancien de fonte du cuivre, ce qui signifie que la révolution métallurgique n’a pas eu lieu en Mésopotamie, mais en
Europe. Cette découverte est très importante pour l’identité européenne. La première révolution métallurgique s’est donc produite dans l’espace culturel de Vinča. Le cuivre était tellement cher
et rare à cette époque qu’il était un objet de négoce important et qu’on l’utilisait pour faire des bijoux. »


Vinča, en d’autres termes, a connu son expansion parce qu’elle disposait de quelque chose d’équivalent à de
l’argent : l’atout de Vinča était la couleur vermillon, dont les ressources étaient rares mais dont le transport était facile. Nous demandons à notre interlocuteur pourquoi une telle culture
n’a pas vu le jour, par exemple, au confluent de deux grands fleuves, le Danube et la Save, mais a fait son apparition à côté de la rivière Bolečica ? « Parce que cette rivière jaillit
au mont Avala, qui est la clé pour comprendre le développement de Vinča. En effet, la région d’Avala disposait d’importantes ressources alimentaires, il y avait beaucoup d’animaux et on y
trouvait aussi des métaux et des mines, notamment des gisements de cinabre. Or les habitants de Vinča savaient qu’en le faisant chauffer à de hau

anulek 09/10/2012 14:51


J'ai lu avec grande attention votre article qui me paraît très intéressant. Mais j'aurai voulu le compléter par rapport à Vinca. En effet, à priori, on connaît cette culture surtout par rapport
au site en Roumanie avec ses tablettes. Or en Serbie, à Vinca justement, il y a encore énormément de choses à découvrir et d'autres déjà découvertes mais cachées. En effet, les archéologues
serbes ont bien du mal à exploiter ce site et à le faire découvrir au grand public. Il est malheureusement fermé depuis 3 ans par les autorités serbes (mairie de Belgrade). Pour illustrer mes
propos voici l'article en question:








VINČA


La « Bruxelles » oubliée de l’ère néolithique


Article de Svetlana Vasović Mekina, paru dans la revue « Pečat » n°
230/2012


Lorsque la chaîne de télévision « Discovery » a consacré une émission à la construction
d’un nouveau pont à Belgrade, les auteurs de l’émission n’oublièrent pas de souligner que ce pont allait contribuer à « modifier l’image » de la Serbie…


Dans sa prétendue tentative d’améliorer la mauvaise image de l’Etat au cours des quatre dernières
années, l’élite politique au pouvoir en Serbie a rassemblé des millions d’euros, tout en négligeant complètement ses obligations à l’égard d’un lieu situé non loin du centre de
Belgrade, qui serait pourtant en mesure de modifier l’image non seulement de la Serbie, mais de l’ensemble des Balkans. Ce site exceptionnel et extraordinaire constitue un centre
oublié de l’Europe. Il s’agit de Vinča, sans conteste le trésor culturel le plus remarquable de Serbie, qui fut le centre néolithique le plus développé, la première métropole
européenne, le foyer d’une civilisation qui fut la première en Europe à construire des villes et à exploiter des métaux, ou pour paraphraser Wikipedia : « Ce que Troie fut
pour l’Asie Mineure, la Crète et Mycènes pour la mer Egée…la pré-historique Vinča le fut pour les Balkans, la région du Danube et même pour toute l’Europe Centrale ». En fait, la
culture développée à Vinča est la preuve que les importantes réalisations technologiques, comme l’exploitation des métaux, n’ont pas été introduites dans « l’Europe
retardataire » de pays lointains (du « Croissant fertile et de Mésopotamie), car les anciens habitants de Vinča avaient déjà maîtrisé l’art de faire fondre les
métaux.


En dépit des découvertes archéologiques remarquables, dont la valeur dépasse l’intérêt purement
local, la situation actuelle sur ce site est plus que déprimante. Sur la route menant vers le lieu des découvertes archéologiques de Vinča, il n’existe aucun poteau indicateur, aucun
panneau susceptible d’indiquer au voyageur désireux de s’y rendre, le lieu où se trouvent les ruines du « centre du monde » de jadis. Le site qui dans tout pays d’Europe
occidentale, constituerait un aimant pour touristes et une attraction touristique du plus haut niveau, se retrouve seul, abandonné. Aucun autobus ne conduit au site au pied duquel se
trouve une plaque métallique indiquant que ce lieu archéologique est fermé en raison du « terrain glissant ».


La colline blanche de Vinča a commencé à être explorée en 1908 par le père de l’archéologie serbe,
Miloje Vasić ; le site s’étend sur 15 hectares, mais les fouilles n’ont couvert que 10 ares jusqu’à présent, car même une trentaine d’années après l’expropriation, les problèmes
fonciers n’ont toujours pas été réglés avec les propriétaires des vergers et des domaines voisins. Sur les 15 hectares d’une localité que l’Etat a tenu à protéger comme un bien
culturel de la plus haute importance, on trouve même 17 fosses septiques ! En fait, l’Etat n’est pas intéressé à régler les problèmes de propriété foncière, ce qui est pourtant
la première condition pour que Vinča soit placé sur la liste du patrimoine protégé de l’UNESCO. Dans cette hypothèse, l’Etat serait tenu de prendre soin de ce lieu, ce qu’il ne
souhaite manifestement pas. Le site est fermé officiellement depuis près de trois ans à cause du « terrain glissant », mais les visiteurs venus du monde entier y viennent
tous les jours, néanmoins.


La raison de la triste situation actuelle ne tient pas seulement au « terrain glissant »,
qui sert de justificatif aux autorités municipales aux questions posées au sujet de la négligence manifestée à l’égard de ce lieu remarquable. Les véritables raisons de la situation
lamentable observée actuellement sur l’un des sites archéologiques les plus importants en Europe, sont tout à fait prosaïques ; quelques baraquements en bois existent sur les
lieux, dont l’un a été transformé en un « espace d’exposition » improvisé. Avec le temps, ce baraquement s’est tellement dégradé qu’il est devenu impropre même à sa propre
conservation, et a fortiori à l’exposition d’objets vieux de sept mille ans. La situation s’améliore quelque peu maintenant, mais selon un mode opératoire largement au-dessous de
l’importance de Vinča. Après de nombreuses années de suppliques, le ministère de la Culture a fini par accorder quelques modestes ressources au site de Vinča, ce qui a amené les
employés locaux à entreprendre la mission impossible de réaménager le baraquement délaissé il y a 30 ans et à y rétablir des objets d’exposition afin de rendre ce site à nouveau
accessible aux visiteurs.


D’où vient l’importance de Vinča ? La réponse à cette question était connue de tous les
ambassadeurs étrangers accrédités en Serbie au cours des 30 dernières années. Chacun d’eux s’est rendu à Vinča. Mais, dans la même période, un tel impératif ne s’est imposé à aucun
ministre serbe de la Culture ! Or, l’importance de Vinča tient, entre autres, au fait que « c’est la seule ville existant encore de nos jours où, à aucun moment la vie ne
s’est arrêtée, de la période néolithique à nos jours » explique Dragan Janković, conservateur du centre de fouilles archéologiques de Vinča. Il souligne que « dans le
monde entier, il existe très peu d’agglomérations ayant une telle continuité dans leur évolution. On y trouve des couches datant de l’ère néolithique, de l’âge de cuivre, de l’âge de
bronze, de la période de l’empire romain, de l’époque des premiers peuplements slaves, de la période chrétienne






Archives

Articles récents