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L'Iran confirme accepter l'or, les monnaies locales ou le troc contre son pétrole

Publié par wikistrike.com sur 29 Février 2012, 12:33pm

Catégories : #Economie

L'Iran contourne les santions, et confirme accepter l'or, les monnaies locales ou le troc contre son pétrole


petrole-iranien_0.jpgTEHERAN - L'Iran, soumis à un embargo bancaire occidental qui gêne ses transactions en devises fortes, accepte désormais l'or, les monnaies locales ou même le troc en échange de son pétrole, selon des responsables iraniens cités mercredi par les médias.

Dans ses échanges commerciaux avec les autres pays, l'Iran ne travaille pas seulement en dollars, chaque pays peut payer avec sa propre devise ou avec de l'or, a déclaré le président de la Banque centrale iranienne Mahmoud Bahmani.

En paiement de ses exportations, l'Iran reçoit aussi de la Chine ou de l'Inde des produits à la place des devises, et cela ne pose pas de problème, a-t-il ajouté.

L'Iran, deuxième exportateur de l'OPEP, tire 80% de ses ressources en devises de la vente de pétrole ou de produits pétroliers, dont le dollar est généralement la monnaie de référence.

Téhéran a toutefois de plus en plus de mal à rapatrier les devises fortes que lui rapportent ses exportations du fait de l'embargo bancaire progressivement mis en place depuis 2010 par les Etats-Unis et l'Union européenne pour sanctionner le refus iranien de négocier avec la communauté internationale sur son programme nucléaire controversé.

Nous avons trouvé des méthodes pour supprimer le dollar dans nos échanges avec les autres pays, en utilisant les devises locales ou le troc pour contourner les sanctions, a expliqué de son côté le vice-ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi à l'agence Fars.

L'Iran a indiqué depuis plusieurs mois être prêt à accepter de l'or en paiement de son pétrole. Il a également de plus en plus recours à des formes de troc, direct ou indirect, avec certains de ses principaux clients asiatiques comme la Chine, le Japon ou la Corée du Sud.

En revanche, Téhéran a longtemps refusé d'accepter tout paiement en monnaies locales, ce qui a notamment entraîné en 2011 plusieurs milliards de dollars d'arriérés de paiement de l'Inde, qui exporte peu vers l'Iran et était incapable de continuer à transférer ses dollars vers la Banque centrale iranienne par les circuits bancaires qu'elle utilisait auparavant.

La presse indienne a affirmé début février que Téhéran avait finalement accepté le paiement en roupies de 45% de ses exportations de pétrole vers l'Inde, qui ont représenté quelque 12,5 milliards de dollars en 2011.

Malgré ces difficultés, qui ont entraîné la mise en place de sévères restrictions à la vente des devises par les autorités aux entreprises ou aux particuliers, le dirigeants iraniens continuent à affirmer disposer de réserves d'une centaine de milliards de dollars dont environ un quart en or.

Téhéran a exporté pour plus de 14O milliards de dollars en 2011, dont quelque 100 milliards de pétrole et plus de 25 milliards de dérivés, condensats ou produits pétrochimiques.

Il exporte plus de 70% de son brut vers l'Asie, dont 20% vers la Chine, 17% vers le Japon, 16% vers l'Inde et 9% vers la Corée du sud, selon l'agence gouvernementale américaine de l'Energie (EIA).

Si les exportations iraniennes, dopées par les cours du brut, sont en hausse, les importations pénalisées par les sanctions occidentales ont en revanche baissé de plus de 6% en 2011, à quelque 60 milliards de dollars.

 

Source: Romandie

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