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"Si vous ne changez pas en vous-même, ne demandez pas que le monde change"
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Billet vraiment impeccable signé Slovar, si efficace que
nous le copions intégralement (sauf la phrase d’introduction), y glissant simplement ça et là de petits commentaires : « Pour ceux qui l’auraient oublié, nous devons à Jean-François
Copé, soutenu par Nicolas Sarkozy, et aux parlementaires de l’UMP, la mise en place en 2009 de la fiscalisation des indemnités journalièresversées en cas d’arrêt de travail pour accident du travail ou maladie
professionnelle. » Rappel : qui a dit « Personne ne comprendrait que l’on engage la fiscalisation des victimes d’accident du travail », à la tribune du
Sénat en 2005 ? Jean-François « tête à claques » Copé, alors ministre délégué du Budget. Mais poursuivons avec Slovar : « Cette fiscalisation avait pour
but, selon Copé, derétablir l’équité avec les arrêts maladie et congés
maternité, qui eux étaient taxés. Cerise sur le gâteau, précisait en 2010 le site Legavox : « (…)Contrairement à ce qui avait été annoncé en
septembre 2009 par Jean-François Copé, la mesure adoptée en début d’année (Loi de Finance 2010) ne concerne pas que les arrêts courts de moins de 29 jours mais inclut également les arrêts de
longue durée (…) » Nouvelle duplicité ! « Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin alors que les comptes de la sécurité sociale subissent encore un lourd déficit ? C’est probablement ce qu’à du se
dire Xavier Bertrand, qui a discrètement glissé dans le PLFS de 2012, une mesure qui consiste à modifier le calcul des indemnités, en cas d’arrêt
maladie. » Après Copé, Bertrand : à qui le titre du pire manipulateur cynique ? « La Fnath, association dont la vocation est de défendre les droits des
victimes d’accidents au travail, a été une des premières à révéler le
pot aux roses dans un communiqué publié le 22 septembre. Extrait : «
(…) la Fnath ne peut que dénoncer la nouvelle ponction de 220 millions d’euros qui est envisagée sur les indemnités journalières maladie au motif que ce poste de
dépenses serait en augmentation par rapport à 2010 – L’exécutif justifie ce choix en soulignant
la « dynamique » des arrêts maladie (…) LaFnath rappelle que les salariés ne sont pas les prescripteurs des arrêts de travail, qu’ils ne sont
pas responsables de conditions de travail qui bien souvent usent les organismes ou encore de l’absence d’un véritable dispositif de pénibilité (…) » Quelle va être l’implication de cette
mesure ? C’est simple et assez sournois : « (…) Les indemnités sont actuellement égales à 50% du salaire brut. Elles seraient désormais égales à 60% du salaire
net (…) Pour les salariés, en arrêt maladie ou en congé maternité, cela représenterait une perte d’environ 10%, qui accentuerait encore les difficultés d’accès au
soin, à moins que les entreprises décident de compenser cette perte d’indemnités (…) » nous
dit Jacques Voisin, président confédéral de la CFTC. Sauf que, explique la CGT, pour ceux : «
(…) souvent employés des plus petites entreprises, le droit du travail ne prévoit un complément de l’employeur pour atteindre 90% du salaire brut qu’au-delà de huit jours d’arrêt
maladie, et uniquement pour les salariés qui ont plus d’un an d’ancienneté (…) » Ce qui est confirmé par Le Monde : « (…) au cabinet du ministre de la santé,
on admet que ce sont les salariés les plus jeunes et les plus précaires qui verront le plus leurs indemnités baisser. Les salariés en arrêt longue
maladie sans accord d’entreprise seront aussi lourdement touchés (…) » Qui a dit que l’UMP défendait les précaires et les malades ? C’est au
contraire une machine à aggraver les inégalités, seulement soucieuse de l’intérêt des riches, de la finance et du patronat. Pas de surprise, donc. « Mais, diront certains, le Sénat
passé à gauche devrait pouvoir s’opposer vigoureusement à cette mesure inique ? Et bien non, puisque, si pour la taxation des hauts revenus, nous avons eu une bataille homérique entre les parlementaires et le
gouvernement. Pour amputer les indemnités journalières des salariés, il n’ y aura pas de débat, dans la mesure où : « (…) elle sera mise en œuvre par décret,
annonce le ministère de la santé(…) » Merci qui ? » Merci Slovar ! Question subsidiaire : vous en aviez entendu parler, dans les médias, de cette ponction de 220 millions
d’euros directement dans les poches des malades et accidentés du travail par ce gouvernement antisocial ? Quant au fond de cette nouvelle ignominie, il nous rappelle un film de Max
Pécas.
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