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La faillite de la Grèce coûterait 17.200 milliards d’€ à l’économie mondiale

Publié par wikistrike.com sur 19 Octobre 2012, 09:30am

Catégories : #Economie

La faillite de la Grèce coûterait 17.200 milliards d’€ à l’économie mondiale

 

79232_a-conservative-new-democracy-supporter-reacts-during-.jpgUne étude de deux économistes allemands pour la fondation Bertelsmann sortie hier chiffre les conséquences pour l’économie mondiale d’une faillite de la Grèce et mesure ses effets de contagion.

Selon Thieb Petersen et Michael Böhmer, deux économistes allemands qui ont planché sur la question pour la fondation Bertelsmann et le cabinet de conseil Prognos AG, ce n’est pas tant le défaut en lui-même qui pèserait sur les finances européennes : le coût direct serait de 219 milliards d’euros.

Les conséquences indirectes sur les marchés, en revanche seraient colossales. Car la faillite de la Grèce entraînerait une perte de confiance des marchés à l’égard d’autres pays fragiles, tels que l’Espagne, le Portugal ou encore l’Italie. Et très rapidement, le domino grec entraînerait dans son sillage toute l’économie mondiale.

La crise économique globale qui suivrait réduirait la croissance des 42 principales économies de la planète (environ 90% du PIB mondial) de 17.200 milliards d’euros entre 2013 et 2020.

La contagion grecque passerait tout d’abord par les budgets des Etats européens. En cas de défaut, les prêts qui lui ont été consentis ne seraient plus remboursés. Les prêts aux entreprises grecques prendraient le même chemin d’une décote de 60% de leur valeur nominale. A la fin de la décennie, la faillite de la Grèce aurait coûté à l’Allemagne 64 milliards d’euros en dépréciations de créances et 73 milliards d’euros en croissance.

Si le défaut d’Athènes était suivi par ceux des trois autres pays d’Europe méridionale en difficulté, la note allemande serait de 455 milliards d’euros pour les prêts dépréciés et de 1707 milliards d’euros pour le manque de croissance. Les montants respectifs pour le reste de la zone euro sont aussi impressionnants : 216 milliards d’euros de dépréciations et 239 milliards d’euros de croissance moindre si la Grèce seule fait faillite et 1180 milliards d’euros plus 5383 milliards d’euros dans le cas extrême de banqueroutes en série.

Bien évidemment, la crise profonde et prolongée de l’Europe, la première zone économique mondiale, plongerait le reste du globe dans la dépression. La France serait le pays qui en souffrirait le plus avec un prix à payer de 2900 milliards d’euros.Elle devancerait de peu les Etats-Unis (2800 milliards d’euros), la Chine (1900 milliards d’euros) et l’Allemagne (1700 milliards d’euros). Un scénario catastrophe à éviter absolument, concluent les deux économistes.

Sources : Europe 1 / Les Echos / Le Journal du Siècle

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Laurent Franssen 19/10/2012 12:29


perte de confiance des marchés -


 


Les marchés , ce n est pas une personne , mais peut etre , sale predicateur, pretendez vous connaitre par coeur et d avance les intentions de millions d etres humains ?


 


*


Repeat ; Veuillez interdire la speculation .


 


-


 


La crise économique globale qui suivrait réduirait la croissance des 42 principales économies de la planète (environ 90% du PIB mondial) de 17.200 milliards d’euros entre 2013 et 2020. -


 


Vous etes au courant que les transactions virtuelles representes actuellement 10 fois le montant reel de transactions possibles ?


 


*


 


Repeat ; Veuillez interdire la speculation boursiere.


 


-


 


Jeu de dupe qui a commence le jour ou vous avez choisi de croire que la bourse est une fractale ;


 


Un des derniers mensonges de votre "Satan".


 


*


 


La croissance, la croissance, 


L excroissance oui,...


 


On ne peut pas croitre a l infini,


 


-


 


Au secours au secours , on etouffe!


 


Mais attention hein! On insiste pour vivre la tete sous l'eau!


 


LKP


 


 

lolo 19/10/2012 11:51



Crise économique

L’Islande et le refus de l’austérité


par Salim Lamrani




L’Union européenne fait aujourd’hui le choix de l’austérité face à la crise économique mais se lance en même temps dans le sauvetage — avec des fonds publics — des banques privées qui
auraient dû faire faillite à cause de leur mauvaise gestion. Est-ce vraiment la seule solution viable ? Salim Lamrani se penche sur le cas de l’Islande, un exemple que les médias et les
apprentis sorciers de la finance européenne préfèrent passer sous silence.




Réseau Voltaire | Paris (France) | 18 octobre
2012














Le 6 mars 2010, plus de 93% électeurs islandais participant à un référendum se prononcent contre le remboursement de presque 4 milliards de dollars au Royaume-Uni et aux
Pays-Bas, au titre des dettes accumulées par les banques islandaises en faillite.



Face à la crise économique, alors que l’Union européenne a choisi la voie de l’austérité et a décidé de sauver les banques, l’Islande a au contraire procédé à la nationalisation des
institutions financières et a rejeté les politiques de restrictions budgétaires. Avec un taux de croissance de 2,7% en 2012, même le Fonds monétaire international (FMI) salue le
redressement économique du pays.


Lorsqu’en septembre 2008, la crise économique et financière a touché l’Islande, petit archipel du Nord de l’Europe peuplé de 320 000 habitants, l’impact a été désastreux, comme sur le
reste du continent. La spéculation financière a conduit les trois principales banques à la faillite, dont les actifs représentaient une somme dix fois supérieure au PIB de la nation, avec
une perte nette de 85 milliards de dollars. Le taux de chômage a été multiplié par 9 entre 2008 et 2010, alors que le pays jouissait auparavant du plein emploi. La dette de l’Islande
représentait 900% du PIB et la monnaie nationale avait été dévaluée de 80% par rapport à l’euro. Le pays s’est retrouvé plongé dans une profonde récession, avec un recul du PIB de 11% en
deux ans [1].


Face à la crise


En 2009, lorsque le gouvernement a voulu appliquer les mesures d’austérité exigées par le FMI, en échange d’une aide financière de 2,1 milliards d’euros, une forte mobilisation populaire
l’a contraint à la démission. Lors des élections anticipées, la gauche a remporté la majorité absolue au Parlement [2].


Le nouveau pouvoir a néanmoins fait adopter la loi Icesave – du nom de la banque en ligne privée qui a fait faillite et dont les épargnants étaient en majorité hollandais et britanniques
– afin de rembourser les clients étrangers. Cette législation contraignait l’ensemble des Islandais à rembourser une dette de 3,5 milliards d’euros (40% du PIB) – 9000 euros par habitant
– sur 15 ans à un taux de 5%. Face aux nouvelles protestations populaires, le Président a refusé de ratifier le texte parlementaire et l’a soumis à référendum. En mars 2010, 93% des
Islandais ont rejeté la loi sur le remboursement des pertes causées par Icesave. Soumise une nouvelle fois à référendum en avril 2011, elle a de nouveau été massivement rejetée à
63% [3].


Une nouvelle Constitution, rédigée par une Assemblée constituante de 25 citoyens élus au suffrage universel parmi 522 candidats et composée de 9 chapitres et de 114 articles, a été
adoptée en 2011. Celle-ci prévoit un droit à l’information, avec un accès public pour les documents officiels (Article 15), la création d’un Comité de contrôle de la responsabilité du
gouvernement (Article 63), un droit à la consultation directe (Article 65) – 10% des électeurs peuvent demander un référendum sur des lois votées par le Parlement –, ainsi que la
nomination du Premier Ministre par le Parlement [4].


Ainsi, contrairement aux autres nations de l’Union européenne dans la même situation, qui ont appliqué à la lettre les recommandations du FMI exigeant l’application de mesures d’une
austérité sévèr – comme en Grèce, en Irlande, en Italie ou en Espagne –, l’Islande a choisi une voie alternative. Lorsqu’en 2008, les trois principales banques du pays, Glitnir,
Landsbankinn et Kaupthing se sont effondrées, l’Etat islandais a refusé d’y injecter des fonds publics, comme dans le reste de l’Europe. Il a au contraire procédé à leur
nationalisation [5].


De la même manière, les banques privées ont été contraintes d’annuler toutes les créances à taux variable dépassant 110% de la valeur des biens immobiliers, évitant ainsi une crise de
subprime comme celle des Etats-Unis. Par ailleurs, la Cour Suprême a déclaré illégaux tous les prêts indexés sur des devises étrangères qui ont été octroyés à des particuliers,
obligeant ainsi les banques à renoncer à ces créances, au bénéfice de la population [6].






Accusé de négligence dans la gestion de la crise financière, l’ex-premier ministre islandais Geir Haarde a été déclaré coupable, en avril 2012, par un tribunal spécial qui n’a
retenu aucune s





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