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La langue française serait née en Turquie

Publié par wikistrike.com sur 26 Août 2012, 09:45am

Catégories : #archéologie - Histoire - Préhistoire - Patrimoine

 

 

 

La langue française serait née en Turquie

 

image-dictionnaire-francais.jpgLe hindi et le français ne semblent pas être à première vue des langues très proches. Pourtant quand il s’agit d’appeler sa  « Ēkamātra » (mère) on remarque qu’elles ne sont pas si différentes. On peut continuer avec l’allemand « mutter », l’espagnol « madre », l’islandais « móðir », le slovaque « matka », etc. C’est normal, elles appartiennent à la famille des langues indo-européennes.

Pour savoir d’où venaient ces langues, des chercheurs néo-zélandais ont réalisé une étude, parue dans la revue Science, qui devrait agiter le monde de l’archéolinguistique.

Anatoliens préhistoriques ou cavaliers Kourganes ?

Parlées par près de 3 milliards de personnes, l’origine des langues indo-européennes divise depuis une vingtaine d’années la communauté des archéologues et linguistes, entre Anatoliens préhistoriques et cavaliers Kourganes :

  • L’hypothèse kourgane, de la préhistorienne et archéologue américaine Marija Gimbutas défendait l’idée que l’indo-européen serait né il y a 6 000 ans au nord de la mer Caspienne dans les steppes eurasiennes. Sa diffusion à travers l’Europe et le Proche-Orient aurait été effectuée par les Kourganes, un peuple de cavaliers semi-nomades ; 
  • L’hypothèse anatolienne, développée par l’archéologue britannique Colin Renfrew pour qui les Indo-Européens vivaient en Anatolie, 2 000 ans avant les Kourganes. La langue d’origine se serait ensuite répandue avec la propagation de l’agriculture en Anatolie.

Des méthodes empruntées à la biologie évolutionniste

Afin de déterminer laquelle des deux hypothèses était la plus juste, des chercheurs néo-zélandais de l’université d’Auckland ont utilisé des méthodes de biostatistique qui servent en biologie évolutionniste. Souvent employées par les virusologues, elles consistent à suivre l’évolution d’un gène en comparant différentes espèces.

Pour les linguistes, il s’agissait d’observer des mots issus du vocabulaire de base, comme mère, dans 103 langues indo-européennes, aussi bien anciennes que contemporaines. Ces mots ont ensuite été utilisés pour réaliser un arbre généalogique des langues.

Pour le reste, Quentin Atkinson, un des chercheurs néo-zélandais ayant participé à l’étude, explique :

« En remontant dans le temps en utilisant ces méthodes pour étudier les épidémies virales, nous avons pu évaluer les théories. Et nous avons constaté beaucoup plus de convergences vers la théorie anatolienne. »

UNE CARTOGRAPHIE DE L’EXPANSION LANGUE INDO-EUROPÉENNE

Cette conclusion est une première victoire pour les partisans de Renfrew. Mais tout n’est pas terminé et il reste encore une autre manche, celle de la diffusion. Car si l’Anatolie est le berceau des langues indo-européennes, les scientifiques de l’université d’Auckland jugent peu probable que l’agriculture ait été l’unique moyen d’expansion de la langue sur le continent.

Source: Rue89

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