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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

La moitié des Grecs et des Espagnols de moins de 25 ans sont sans emploi !

Publié par wikistrike.com sur 16 Avril 2012, 06:58am

Catégories : #Social - Société

 

Le chômage en europe fait "boum", mon coeur aussi 

 

La moitié des Grecs et des Espagnols de moins de 25 ans sont sans emploi. Les experts accusent la rigidité du marché du travail.

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Manifestation à Madrid, avril 2011 - "Jeunesse sans futur - Sans logement, sans boulot, sans retraite, sans peur"

En Europe, décrocher un emploi lorsque l’on a moins de 25 ans est devenu un défi quasi insurmontable. Une chance sur deux, à peine, de le relever à Athènes. Le chômage, qui frappe désormais 21,08% de la population active dans le pays (ce taux a doublé en un an), grimpe à 50,8% pour les moins de 25 ans, selon les données du mois de janvier, publiées le jeudi 12 avril.

La Grèce, aspirée par la récession et minée par le surendettement, est l’un des cas les plus dramatiques de la zone euro sans, pour autant, être un cas isolé. Le pays vient de dépasser le « record » de l’Espagne, où 50,5% de la jeunesse est sans emploi et assombrit un panorama sinistré en Europe. Au Portugal (35,4%), en Italie (31,9%) et, dans une moindre mesure, en France (21,7%), le chômage frappe la nouvelle génération dans des proportions spectaculaires.

 
La crise ? Pas seulement. Avoir moins de 25 ans semble plus préjudiciable en Europe du Sud qu’en Europe du Nord. Une fois encore l’écart se creuse entre l’Allemagne et les autres. Le chômage des jeunes y est de 1,4 fois supérieur à la moyenne nationale. En Italie, le rapport est du simple au triple, et du simple au double en Grèce, au Portugal, en Espagne et en France.

Les chiffres sont à manier avec précaution et les comparaisons délicates, prévient Mathieu Plane, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Le taux chômage des 15-25 ans peut être gonflé par la faible proportion de cette classe d’âge sur le marché du travail (le numérateur).

C’est le cas en France, où l’on a tendance à rester sur les bancs de l’université. En 2010, par exemple, le chômage des jeunes pouvait y paraître plus élevé (22,4%) qu’au Royaume-Uni (19,6%). En calculant le nombre de jeunes chômeurs par rapport à l’ensemble des 15-25 ans, l’image est différente : le taux s’élève à 8,6%, contre 11,6% outre-Manche.

Il n’empêche, l’inflation des jeunes adultes sans emploi en Europe prend des allures inquiétantes. Le phénomène n’est pas nouveau mais aurait été, disent les experts, accentué ces quinze dernières années par la bascule de nos économies vers les services.

« Les embauches dans l’industrie sont plus ‘démocratiques‘ », atteste Sylvain Broyer, économiste chez Natixis. Les qualifications, l’expérience comptent souvent moins dans les usines que dans les services. Et le secteur tertiaire, où le travail est moins physique, recrute plus facilement des seniors.

Selon les experts, la rigidité et la dichotomie du marché du travail dans un pays seraient aussi en cause : d’un côté des contrats équivalents au CDI (contrat à durée déterminée), protecteurs (licenciements coûteux et à justifier), correctement rémunérés (avec un salaire minimal), et de l’autre des contrats plus précaires avec lesquels les jeunes deviendraient plus vulnérables.

« Le marché du travail fonctionne alors comme une salle d’attente », explique Gilles Moëc, économiste chez Deutsche Bank. En entrant dans la vie active, les travailleurs patientent des mois, parfois des années, avant de décrocher un CDI, ou son équivalent, érigé en Saint Graal, dit-il. A la moindre crise, ces nouveaux arrivés, plus faciles à licencier, sont les premiers sacrifiés.

Un appel à la réforme du marché du travail, comme le font l’Italie, l’Espagne ou le Portugal ? « Sans croissance, on se contentera de transférer le chômage d’une poche à une autre », juge pour sa part Mathieu Plane, de l’OFCE.

A titre d’exemple, l’Espagne aura besoin d’efforts multiples pour endiguer le sous-emploi de la nouvelle génération, car le nombre de jeunes chômeurs est lié à l’explosion de la bulle immobilière et à la disparition d’entreprises de la construction que rien n’a remplacées. « Lorsque les choses allaient bien, ce secteur a happé les jeunes, attirés par des salaires élevés pour de faibles qualifications, de l’ordre de 3000 euros net par mois pour un plombier, ou 2000 à 2500 euros pour un maçon », raconte Fernando Fernandez, professeur d’économie à l’IE Business School de Madrid. Ainsi appâtés, certains ont quitté l’école à 16 ans et moins pour travailler, dit-il. Sans emploi, sans diplôme, leurs chances de retrouver un travail semblent aujourd’hui minimes.

Car la formation est l’autre grande explication du chômage des 15-25 ans. Dans « le » pays modèle de l’Europe, l’Allemagne, le système éducatif et la formation professionnelle en alternance – ajoutée à l’absence de salaire minimum – expliqueraient que les jeunes soient un peu plus épargnés. Ce système est d’autant plus précieux que, en temps de crise, les entreprises, en position de force, refusent de prendre à leur charge la formation d’un nouvel embauché, préférant un travailleur « prêt à l’emploi ».

Reste un – relatif – espoir : les moins de 25 ans trouvent un travail plus vite que les seniors. En France, cette tranche d’âge reste en moyenne 143 jours au chômage, contre 263 jours pour les 25-49 ans et 407 jours pour les plus de 50 ans. Plus le jeune est diplômé, plus ce temps se raccourcit. Le chômage des jeunes n’en reste pas moins dangereux. S’il s’éternise, ceux-ci auront tendance à accepter des postes pour lesquels ils sont surdiplômés, ruinant les efforts d’éducation d’un pays. En outre, diverses études américaines affirment que le chômage conduit à une moindre estime de soi, à des risques de suicide et à une confiance amoindrie envers les institutions. De quoi désenchanter une génération…

Le Temps

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conan 16/04/2012


C'est le génie latin ça : on préfère favoriser les vieux et les cigales plutôt que les jeunes et les travailleurs. Et dire que nous les gaulois on est des latins parait-il...

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