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La planète en 2030 vue par les services de renseignement américains

Publié par wikistrike.com sur 23 Décembre 2012, 17:05pm

Catégories : #Politique internationale

 

La planète en 2030 vue par les services de renseignement américains

 

C'est un cadeau pour le président Obama fraîchement réélu : le rapport Global Trends 2030, concocté par le National Intelligence Council (NIC) et qui vient d'être rendu public. Le NIC, petit cousin de la CIA, est en quelque sorte le bras analytique et prospectif des services de renseignement américains. Son rapport imagine le monde de 2030. Il présente logiquement un tropisme fort pour la géopolitique mais il a l'intelligence de ne pas oublier que les nations, les sociétés vivent sur une planète physique dont les limites s'avèrent de plus en plus flagrantes, que les êtres humains ont des besoins élémentaires (se nourrir, boire, se loger, se chauffer, se déplacer) et que ne pas pouvoir les satisfaire est aussi un facteur d'instabilité dans le monde. Je laisserai les aspects purement diplomatiques et géostratégiques aux journalistes et blogueurs spécialisés dans ces domaines pour m'attarder sur la manière dont les services de renseignement américains voient la Terre nourricière en 2030.

 

Les auteurs du rapport font un rapprochement entre le monde d'aujourd'hui et celui de grandes transitions dans l'Histoire : 1815 (fin de l'empire napoléonien), 1919 et 1945 (lendemains des deux guerres mondiales), et 1989 (chute du mur de Berlin et fin de l'affrontement Est-Ouest). A chaque fois, disent-ils, le chemin de l'avenir n'était pas tout tracé et plusieurs options s'offraient au monde. Il en va de même pour les années qui s'offrent à nous. Mais parmi les éléments qui contraindront le futur, il en existe un prépondérant : la démographie. 2030, c'est une planète de 8,3 milliards d'habitants (contre 7,1 à la fin de 2012), une planète vieillissante et de plus en plus urbanisée puisque, comme l'avait annoncé une étude publiée en septembre dont je m'étais fait l'écho, environ 5 milliards d'humains vivront alors en ville. Un chiffre à comparer avec les 750 millions d'urbains que comptait la Terre en 1950 (sur une population globale de 2,5 milliards d'habitants).


Soixante pour cent de la population mondiale dans les villes, cela n'est pas sans conséquences, notamment pour l'environnement. Le rapport explique qu'historiquement, l'urbanisation croissante "a conduit à des réductions drastiques des forêts, des changements négatifs dans le contenu nutritif et la composition microbienne des sols, des altérations dans la diversité des plantes et animaux supérieurs (incluant des extinctions locales) ainsi que des changements dans la disponibilité et la qualité de l'eau douce. Dans certaines études, ces impacts ont été détectés à des distances dépassant parfois les 100 kilomètres du plus proche centre urbain."

 Au défi démographique s'ajoutent les défis climatique et alimentaire. Et tous les trois s'entremêlent. Une simple extrapolation des tendances actuelles en matière de consommation alimentaire donne des résultats susceptibles de faire tirer quelques signaux d'alarme. En raison de la croissance de la population et des changements de mode alimentaire dans les pays émergents, la demande mondiale en nourriture devrait augmenter de plus de 35 % d'ici à 2030. Or les rendements agricoles, même s'ils continuent de s'améliorer, ne suivent pas la même pente et, selon le rapport, nous vivons déjà sur les réserves : "Au cours de sept des huit dernières années, le monde a consommé plus de nourriture qu'il n'en a produit. Une grande étude internationale estime qu'en 2030, les besoins annuels en eau atteindront 6 900 milliards de mètres cubes, soit 40 % de plus que les ressources durables actuelles." Le rapport ajoute que, dans moins de deux décennies, presque la moitié de la population mondiale vivra dans des régions soumises à d'importants stress hydriques et il évoque clairement la question des guerres de l'eau.


Les tensions sur les ressources en eau et en nourriture risquent par ailleurs d'être avivées par le changement climatique. Au lendemain des négociations ratées de Doha sur la limitation des gaz à effet de serre, qui reflètent le manque d'engagement patent des Etats-Unis dans la lutte contre le réchauffement climatique, ce n'est pas sans une certaine ironie que l'on lit, sous la plume d'officiels américains, les craintes que le phénomène suscite. Même si les climatosceptiques ont bonne presse outre-Atlantique et si certains d'entre eux siègent à la Chambre des représentants et au Sénat, dès qu'il s'agit de choses sérieuses et de risques encourus par les Etats-Unis, plus personne, dans les hautes sphères, ne doute de la réalité du réchauffement climatique. Le rapport est on ne peut plus clair sur le sujet. Même si ses auteurs refusent, probablement en raison du "climatosceptiquement correct" en vigueur chez une majorité d'Américains, de trop mettre en avant les résultats des modèles climatologiques, ils sont bien obligés de reconnaître que la planète se dirige vers une hausse de la température moyenne d'"environ 2°C au milieu du siècle. Si les émissions [de gaz à effet de serre] continuent sur la tendance actuelle, une hausse de 6°C à la fin du siècle est plus probable que 3°C, ce qui aura des conséquences encore plus importantes."


 Cela n'augure rien de bon pour les questions de sécurité alimentaire. Non seulement la population sera plus nombreuse, non seulement les populations des pays émergents sont, grâce à l'augmentation de leurs revenus, déjà en train de changer leur régime alimentaire en y incluant plus de viande, dont la production est coûteuse en eau et en céréales, non seulement les mégalopoles repoussent et grignotent les espaces agricoles, non seulement les rendements ne sont pas forcément au rendez-vous, notamment en Afrique, non seulement certains sols surexploités se dégradent, mais voilà que le changement climatique vient aussi perturber l'industrie agro-alimentaire : événements météorologiques extrêmes plus fréquents, modifications du régime des pluies, disparition de certains glaciers qui alimentent les cours d'eau pendant les saisons sèches, etc. On ne sera pas étonné de trouver, en tête des solutions envisagées pour remédier aux éventuelles crises alimentaires, le recours aux plantes génétiquement modifiées.

 

Pierre Barthélémy (@PasseurSciences sur Twitter)

 

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kenran 24/12/2012 13:16


Soleil jaune, soleil vert.
Sinon les ogm ne consommeraient pas moins d'eau ( film le monde selon monsanto )

Laurent Franssen 24/12/2012 09:25


Je me dois egalement de rassurer #le glaude,
de ce qu'on m'a laisse entendre le pire modele previsionnel d'intervention ( malediction ) "divine" nous donne une sauvegarde de 99 pour cent des habitants terriens actuels.

Tout un chacun peut aisement regarder son mode de vie pour s'exclure du % ainsi pro-prose , ils nous reste 30 ans non ?


 

Laurent Franssen 24/12/2012 09:13


En follow d antisionniste ( respect  ;-0)

Je dirais , un jour du poisson, un jour de la viande, le reste de la semaine des cereales.
( modele modulable, suivant l experience bien connue un dockers a besoin de + de viande qu'un informaticiens ).

De la , on se porte deja mieux.

Ensuite, ma femme et moi projettons de n avoir qu un enfant ( et je prie pour une fille ) dans le cas contraire, je garde la logique valide de la statique, a savoir : 2 enfants pour " remplacer "
les 2 parents.

Les " solutions " tech&sciences : Le devellepments de nouvelles tech est long et couteux, comme leur validation.

Hors nous lisons ici , encore 30 ans puis c est la misere.

Nous n anvons donc NI LE TEMPS NI LES RESSOURCES pour dev de nouvelles tech, va falloir faire avec ce qu'on a , et surtout ne pas oublier de dismiss ce qu on a commencer et qui n est pas
valide.

Les scientifiques qui bossent sur le voyage dans l espace apprendrons qu etre fermier n est pas une maledictions.

Sur ce, acceptations de diminution du train de vie pour beaucoup.
Ils n est pas raissonable de partir en vacances 5 fois par ans, specialement quand " prendre des vacances " egal " partir a l autre bout du monde.

La foret ardennaises et la mer du nord peuvent faire bon office ( dans mon cas familial vecu ) voir meme moins loin.

Il est temps pour les puissants d'abandonner leurs reves financer a credits qui nous ont amener a ce cauchemard.

Rappel de bon sens : les verous de securite de la planete sont nombreux et incontrolables.

Soyez sans craintes, meme sans intervention "paranormale" ( voir : Zero hour , un monde sans homme )
la planete peut nous " calmer " d'un bon coup avant le point de non retour.

Et croyez moi, elle le fera,
dans la douleur de " raccourcir " l experience terrestre de nombreux de ses enfants, probablement. > Quel parent jouit de voir ses enfants souffrir ??!
Et aussi dans la conscience que sans cela ce serait la condamnation de tous et toutes " ad vitam eternam" ; dans un non-sens bien-compris.

Je ne me repetterais plus.

Profitez de vo vie pour partager le savoir, agir, et reparer, 
sur les valeurs de respect,partage et travail.

J'ai 29 ans et compte bien vivre sainement jusqu'a la fin de mon siecle ( grosso modo ) 

passer ce point sachez que je fais partie des derniers qui portent encore le poids de nos erreurs pour nous laisser la possibilites de les reparer.

Vous avez eu suffisement peur avec cette " fin du monde " hyper-mediatisee toute recente que pour vous reveiller veritablement.

Je terminerai avec un mots pours les ordres et sectaires et consorts bien decrits

Dieu vous regarde, et si ce n'est lui, c'est donc son frere.

A bientot.

Laurent Jean Marie.

Pablo 24/12/2012 09:11


Aujourd'hui, la guerre des ventres, et demain, la guerre totale pour l'eau et la nourriture. Là on est dans le triomphe du libéralisme à l'état pur.

Antisioniste 24/12/2012 04:22


@ XAAL


Je connais deja ton point de vue sur la question donc je peux te répondre en sachant tres bien à qui je parle. ton inquietude comme je te l'ai deja dit auparavent est justifier certe, mais
personne je dis bien personne n'a le droit  de décider du sort des etres humains. 


Thomas Malthus est devenu un nom plutot destiner à désigner une doctrine malsaine qui s'est accaparer de sa vision pour faire admettre une autre qui est aux antipodes de la sienne. Car lui
(corrige moi si je me trompe) etait pour la restriction volontaire, non seulement de procréation, mais aussi de production, sauf que les enrgumenes dont je parle eux leurs
intenions sont tout autres.Ils sont la juste pour promouvoir et accelerer la mise en place du N O W. c'est eux qui sont derriere la surproduction la surconsomation qu'ils impute
maintenant à une population qu'ils ont endoctriner depuis le biberon de mille et une facon, voila pourquoi j'ai utilisé le mot malthus.


Quant à ta question, à partir de quand je dirai que la population est suffisante? ma réponse est la suivante: se n'est pas à moi de décider de la vie des gens, et si jamais cela était de mon
ressort ( et la on est dans l'utopie) je commencerai par eradiquer totalement toutes les sectes confreries ordres et corporations existante sur la planete, ensuite j'exposerai le probleme de la
surpopulation au monde tel qu'il est, et nous déciderons tous de l'option à adopté pour évité une catastrophe.


Voila j'espere avoir répondu à ta question, bonne journée

Pablo 23/12/2012 22:24


Les pays totalement irresponsables qui refusent d'achever leur transition démographique et dont la population double tous les 20-30 ans depuis 1950, auront une responsabilité immense dans le
déclenchement des guerres du futur.


L'avenir montrera que Malthus avait raison : une croissance linéaire des ressources alimentaires n'est pas compatible avec celle exponentielle de la population.

le glaude 23/12/2012 20:51


voila la seul raison pour laquel j'aurais vraiment aimé qu'on se prenne un asteroide sur la gueule le 21 ..............la planete souffre,et comme une tete pleine de poux,il faut la traiter,la
soigner !!!! plus ça va,plus je me dit que ça vaut pas la peine de continuer dans ce monde de fou !!!! alors oui,si demain 99% de l'espece humaine venait a disparaitre,ce sera la meilleur chose
qui puisse arrivé a la terre ! et tant pis si je suis dans les 99% ..............

XAAL 23/12/2012 20:01


oui, donc selon toi il faut continuer sur la voie actuelle, càd une augmentation incessante de la population, sans limite. A partir de quand diras-tu que la population est suffisante ? 15, 20, 30
milliards ?  

Antisioniste 23/12/2012 18:39


Ca sent à plein nez le malthusianisme de john holdren qui est nommé par le président obama, à la tête de son équipe de conseillers pour la science et la technologie.


 

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