En raison d'un ensoleillement exceptionnel depuis mars, les terres agricoles françaises sont assoiffées, menaçant du coup les récoltes. 

Selon les données du ministère de l'Écologie, les indicateurs en matière de nappes phréatiques, de débit et de fonte des neiges sont similaires à ceux enregistrés habituellement en juillet. Il s'agit là d'une « situation de crise », a indiqué la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet. 

Selon les experts hydrologiques, la situation laisse craindre une sécheresse comparable à celle de 1976, où seul le tiers des précipitations habituelles a été enregistré. 

Afin d'éviter une pénurie d'eau, les résidents de 33 départements doivent limiter leur usage de l'or bleu. Ce nombre est en hausse de cinq départements par rapport à lundi. 

De leur côté, les éleveurs, déjà touchés par la hausse des prix de l'alimentation du bétail, peuvent faire fi des règles européennes en matière de gestion des terres pour nourrir leur bétail. Les agriculteurs, eux, pourraient profiter d'une aide de l'Union européenne, après une demande en ce sens du ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire. 

Les amateurs de bulles n'ont toutefois pas à s'inquiéter pour la cuvée 2011 puisque les vendanges hâtives, en raison de la situation météorologique atypique, ne présagent « en rien de la qualité de la récolte », évalue Dominique Moncomble, directeur des services techniques du Comité interprofessionnel des vins de champagne. Les professionnels du champagne devront cependant s'assurer d'effectuer leurs vendangeurs plus tôt qu'à l'habitude.