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Claude Birraux se présente à la centrale de Paluel (Seine-Maritime) vers 19 heures, en
compagnie des responsables de l’autorité de « sûreté nucléaire ». Le directeur est sommé d’effectuer la simulation d’un incident majeur : la perte totale d’alimentation électrique du
réacteur. Manque de chance, c'est le jour où le groupe électrogène alimenté au diesel est indisponible.
En fait il faudra attendre 21h50 pour que l’exercice débute. Tout se déroule pour le mieux au départ. Les équipes supplémentaires arrivent sur le site en 25 minutes chrono. Puis elles trouvent,
dans les documents de procédure d’EDF, une solution : puisque les diesels ne fonctionnent plus, ils faut alimenter en électricité le réacteur 1 en panne, grâce au réacteur 2 toujours en
production. Une solution qualifiée d’ « exotique » par la nomenclature de l’exploitant.
Mais au moment de passer aux actes, vers 23h30, catastrophe : la clé indispensable pour accéder au panneau d’alimentation électrique du réacteur électrique se révèle « en
commande », donc indisponible.
A minuit, Claude Birraux raconte : « nous suivons l’équipe EDF sur le terrain. Nous arrivons dans un local électrique, mais les indications du document de procédure ne
correspondent pas au panneau électrique du local. Il y a un doute : les clés sur le panneau sont-elles mal étiquetées, ou bien sommes-nous dans le mauvais local ? Le local non plus
n’est pas numéroté, ce qui est relevé par l’ASN. Après plusieurs allers et retours, entre la tranche numéro 1 et la tranche numéro 2, l’énigme est résolue : toutes les premières instructions
du document de procédure semblent en réalité inexactes. »
On passe donc dans la tranche 3, où la signalétique semble mieux respectée… Mais à une heure du matin, « à nouveau le document EDF comporte des inexactitudes qui ne facilitent pas
la tâche de l’équipe (…) A nouveau les personnels sont obligés de barrer plusieurs lignes du document. »
A 1h30, « Nous mettons fin à l’exercice ». Ouf ! Conclusion : heureusement, « le personnel a su se poser les bonnes questions et n’est jamais resté
bloqué dans des situations parfois burlesques ». Et heureusement aussi qu’il s’agissait d’un exercice théorique. La tranche 1 de Paluel n’a pas été mise à l’arrêt et donc les personnels
ont travaillé avec de la lumière, comme en plein jour. « Imaginez la situation plongée dans le noir, obligé de travailler avec une lampe de poche dans une main, et les documents
dans l’autre… », rappelle Claude Birraux. En situation réelle, le réacteur aurait vécu en situation critique pendant au moins de 3h30, refroidi à minima par l’ultime système de
secours : des ailettes qui tournent avec la vapeur du réacteur, et permettent de le refroidir avec un filet d’eau...
« IMPRESSION MITIGÉE »
Au même moment, la centrale du Blayais en Gironde a mieux résisté à l’intrusion de
l’Opecst. Il s’agissait de simuler une grosse tempête qui menace les sous-sols des réacteurs d’inondation, ce qui s’était produit en décembre 1999. Le sénateur Bruno Sido a constaté que depuis
lors les digues de protection ont été relevées et complétées. Un seul incident relevé : deux capteurs de la hauteur d’eau donnent des indications différentes. Laquelle choisir pour arrêter
le pompage de l’eau de refroidissement ? Au bout d’une demi-heure, on s’aperçoit alors que la réponse existe bien, mais pas dans le bon dossier…
La mauvaise surprise, relative, pour les inspecteurs arrive lorsqu’ils accèdent au sous-sol. Bruno Sido en retire une « impression mitigée » : « Nous
avons pu voir des fuites non identifiées non traitées, un repérage insuffisant des tuyauteries, dont certaines très corrodées, un plot en béton et des déchets divers traînant au
sol… »
« On ne va jamais dans les sous-sols lors des visites habituelles, c’est dommage », commente le sénateur. L’Opesc l’assure : il y a aura d’autres opérations
« Opera » à l’avenir. Puisqu’il s’agit de se mettre à l’heure du post-Fukushima, nous préconisons la simulation simultanée de la perte de l’alimentation électrique et d’une invasion par
les eaux, comme au Japon. Cela pourrait se révéler « burlesque », non ?
Source: Marianne2
ils font de la géothermie en vous fessant croire qu'ils brûlent encore un combustible. l'énergie n'est pas rare et la pluie non plus mais on vous la vend en bouteille.
A quoi bon une sécurité serieuse si celle-ci n'est qu'une mystification de la terreur.
L'abrutissement de la plève est la seule arme de destruction massive qu'ils leur reste.
arrêté de croire tout ce qu'on vous dit! La révolution de 1789 est loin d'être finie et celle de la conscience encore moins.
Encore plus burlesque : On a laissé entrer la délégation d'inspection comme ça ? (L'article ne dit pas si les visiteurs ont dû montrer "patte blanche") . Comment confirmer l'identité des inspecteurs en cas de visite surprise ? Ca peut aussi bien être un commando (terroriste ou autre) ?
et la france championne mondiale de la sureté nucléaire ?
no coment!