Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 09:33

 

 

Laurent Louis: Les suites de l’affaire pour le député qui veut dénoncer la pédophilie en Belgique


media_xll_4772693.jpg Laurent Louis est-il un héros populaire qui doit être soutenu par la population belge mais aussi celle des autres pays ou est-il quelqu’un de dangereux qu’il faut absolument faire taire? J’opte pour la première proposition personnellement! Après avoir mit en ligne une liste de nom de personnes étant en rapport plus ou moins volontairement dans l’affaire Dutroux, Laurent Louis et mit en ligne des photos des deux dernières victimes de Dutroux, il a reçu des menaces, des plaintes et est au coeur d’une polémique qui n’a pas fini de faire parler d’elle. Avant tout, pour ceux qui souhaitent savoir qui est ce Laurent Louis que personne ne connaissait il y a encore quelques jours, il s’agit d’un politicien belge président du mouvement pour la liberté et la démocratie, sa page wikipedia se situe ici. Il est pour commencé victime d’un « black out » média, son site internet n’étant plus accessible, heureusement, les infos continuent de circuler malgré tout!

Le député belge Laurent Louis censuré, lynché médiatiquement, agressé physiquement pour avoir publié le rapport d’autopsie des petites Julie et Mélissa, victimes de Marc Dutroux.
Contrairement à la version officielle, les petites ne seraient pas mortes de faim, elles auraient été violés et seraient mortes des sévices sexuels? Marc Dutroux, en prison pendant 3 mois les aurait laissé mourir de faim dans sa cave, d’après la version officielle. L’autopsie prouverait que c’est faux, les petites auraient été visitées, violées et assassinées. L’affaire aurait été étouffé par la justice belge. Aujourd’hui la quasi totalité
de la classe politique en Belgique tire à boulets rouges sur le jeune député pour avoir publié le rapport d’autopsie, son site ne répond plus. Même le père d’une des fillettes lui fait un procès. En effet, le père de Julie Lejeune, aujourd’hui converti en politique, estime que Laurent Louis doit démissionner. Pourtant l’affaire est loin d’être limpide. Une liste des personnalités belges, circule sur la Toile. Cette liste, non vérifiée, possiblement calomnieuse, (du moins en partie), relate une centaine de notables belges impliqués dans les affaires de pédophilie. Elle a été publié par le député belge sur son site. Elle est signée Anonymous.Il y a quelque chose de pourri dans le royaume.Qu’y a-t-il dans ce rapport de si dérangeant? En Belgique, vont-ils instaurer un délit de transparence?http://www.lapetition.be/en-ligne/Toute-la-verite-sur-l-affaire-Dutroux-et-la-pedophilie-en-Belgique-11326.html

Source: numerama.com

 

L’affaire se déroule également devant les tribunaux…

 

En effet, plusieurs motifs de poursuites sont avancés contre lui: Calomnie, diffamation et recel. Laurent Louis a-t-il publié des informations sans preuves au risque de voir la foudre de la justice lui tomber dessus ou a-t-il fait cela justement par ce qu’il avait des preuves? De plus, avait-il le droit de publier les photos des deux petites filles sur internet? Toutes ces questions qui vont devoir trouver une réponse dans les prochains jours. Maintenant, même s’il est dans son droit, peut être devons nous nous inquiéter puisque suivant les personnes dans ce genre d’affaire, impliquées, la justice n’est pas la même.

 Affaire Laurent Louis: instruction ouverte pour calomnie, diffamation et recel

Une instruction va être ouverte contre le député Laurent Louis pour des faits de calomnie, diffamation et recel, a indiqué vendredi le parquet de Bruxelles. Deux dossiers basés sur des plaintes concernant des publications sur le blog de Laurent Louis ont déjà été mis à l’information le week-end dernier. Un troisième dossier est en passe d’être ouvert par le parquet ce vendredi. Les 3 dossiers seront mis ensemble à l’instruction.

 

Laurent Louis peut-il être poursuivi pénalement pour avoir publié sur son blog les rapports d’autopsie des petites Julie et Mélissa? Les avis des avocats et des professeurs en droit constitutionnel divergeaient ce matin, mais la Justice a vite répondu à la question en mettant un dossier à l’instruction. Les députés, eux, ont presqu’unanimement (trois Vlaams Belang et Jean-Marie Dedecker sont restés assis) condamné son acte hier en quittant l’hémicycle lorsqu’il a tenté de prendre la parole à la Chambre. Ils ont réclamé la mise en place d’un cordon sanitaire. Les qualificatifs négatifs pour décrire les actes du député indépendant Laurent Louis ne manquaient pas. Nauséabond, écœurant, dégoûtant… en déterrant ainsi l’affaire qui a le plus marqué le coeur des Belges, il est parvenu à mettre tous les partis d’accord… contre lui. Rappelons que le député indépendant, pour justifier d’avoir publié ces photos, invoque une lecture erronée et fausse de l’affaire Dutroux, contraire aux conclusions même du rapport d’autopsie qu’il dévoile.

 

Politiquement, il risque peu

Ecolo, MR et PS ont réclamé qu’il soit traité comme les représentants de l’extrême-droite francophone, en établissant un cordon sanitaire autour de lui. Le cdH a demandé au président de la Chambre, André Flahaut, de se pencher sur la possibilité de déposer plainte au nom de l’assemblée.  Mais il a précisé qu’il ne pouvait constitutionnellement agir, sauf sur requête de la justice. Le site internet du député a toutefois été fermé hier soir par la Justice, d’après le président de la Chambre.

 

Protégé dans l’enceinte du parlement… pas sur internet

Laurent Louis bénéficie d’une irresponsabilité totale tant qu’il est dans l’enceinte du parlement et qu’il agit dans les limites de son mandat. Ce sont les droits d’un parlementaire. Selon Marc Verdussen, professeur en droit constitutionnel à l’UCL: si des propos répréhensibles sont tenus en dehors de l’enceinte parlementaire, le député ne bénéficie plus de son irresponsabilité. Il peut être poursuivi pénalement. Ce député peut donc faire l’objet de mesures d’instructions de la part d’un magistrat, d’un juge d’instruction, ce qui vient de se passer.

Si une poursuite pénale n’est pas garantie, le débat peut être porté au civil pour déterminer s’il y a un motif légitime à publier de telles données en tant que député. Et s’il n’y a pas atteinte à la dignité, la tranquillité et au deuil des proches…
Source: rtl.be

Lu justice est parfois rendue de manière physique, politicien ou non, et selon l’intéressé, il aurait été agressé par Benoît Lutgen le président du cdH: le centre démocratique humaniste.

 

Laurent Louis a suscité de nombreuses réactions d’indignation suite à la publication du rapport d’autopsie de Julie et Mélissa. Et, à l’entendre, il aurait été secoué par Benoît Lutgen.

 

Laurent LOUIS @Laurent_LOUIS

Je tiens juste à vous avertir tous que je viens d’être agressé physiquement par le président du CDH, Benoît Lutgen… twiffo.com/Y7h

Laurent Louis semble être devenu indésirable aux yeux de l’ensemble de la classe politique (à l’exception de Jean-Marie Dedecker et trois Vlaams Belang) qui a quitté l’hémicycle à son arrivée à la tribune.Et certains ne se seraient pas privé d’aller dire leur façon de penser au député MLD. À en croire sa version sur Twitter, il aurait eu une altercation avec Benoît Lutgen, le président du cdH. »Je tiens juste à vous avertir tous que je viens d’être agressé physiquement par le président du CDH, Benoît Lutgen qui m’a violemment interpellé à la sortie de la séance parlementaire », témoigne-t-il. « Je m’en sors avec une douleur à la main droit et au pied droit. Et ces gens osent se présenter comme des démocrates… ». Lutgen n’a pas réagi, au contraire de nombreux twittos qui s’en sont réjoui.Source: 7sur7.be

Autre manière d’attaquer Laurent Louis par le cdH, la tentative pour lever son immunité parlementaire. Quel que soit le moyen, il faut le faire taire, qu’il ait tort ou raison à première vue…

lever l’immunité parlementaire »

La ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet (cdH), a appelé à examiner « comment l’immunité parlementaire de Laurent Louis peut être levée », après que le député a suscité l’indignation générale en diffusant les photos de l’autopsie de Julie et Mélissa.
« On a atteint les confins de l’abject », a-t-elle déclaré au micro de Matin Première (RTBF). « J’avais les larmes aux yeux quand j’ai eu Jean-denis Lejeune au téléphone », a-t-elle ajouté.Selon la ministre, il convient d’examiner la levée de l’immunité parlementaire. « L’appareil judiciaire doit se mettre en route », a-t-elle dit, évoquant plusieurs chefs d’inculpation possibles, comme la violation du secret professionnel ou la diffamation.Source: 7sur7.be


 Enfin, NON Laurent Louis ne démissionnera pas! Et cerise sur le gâteau, après ce déluge d’informations sur l’affaire que je suis personnellement avec attention, le droit de parole de Laurent Louis qui a répondu à une interview pour le journal France Soir.

Le député belge Laurent Louis, dans l’oeil du cyclone après ses sorties sur l’affaire du pédophile Marc Dutroux, jeudi. Interrogé par France-Soir, il dit vouloir relancer le « dossier bis » de Marc Dutroux, qui s’est conclu par un non-lieu.


Le député belge Laurent Louis est la cible de violentes ripostes de la classe politique belge, après sa sortie sur un « complot pédophile ».BRUNO FAHY / BELGA / AFP

Laurent Louis, 32 ans, est l’unique député du Mouvement pour la liberté et la démocratie (MLD). Jeudi, il a soulevé une tempête médiatico-politique en Belgique après avoir organisé une conférence de presse au cours de laquelle il a dévoilé des photos d’autopsie de deux victimes du pédophile Marc Dutroux. Quelques jours plus tôt, le sulfureux homme politique avait publié sur son blog une liste – non sourcée – de personnalités, mortes ou vivantes, sensées être « pédophiles ». Les réactions ne se sont pas faites attendre : la classe politique et la presse belge, dans leur grande majorité, ont dénoncé des propos et des méthodes « ignobles ».

Interrogé par France-Soir, Laurent Louis se défend et contre-attaque en annonçant vouloir déposer plainte contre les « quatre grands partis politiques francophones ». Pendant ce temps, trois plaintes ont été déposées au parquet de Bruxelles pour « calomnie, diffamation et recel ».

FRANCE-SOIR. Pourquoi avoir choisi de diffuser de tels documents, sans la moindre preuve, en sachant à l’avance qu’il provoqueraient l’indignation générale ?
LAURENT LOUIS. Cela fait douze à treize ans que je m’intéresse de près à l’affaire Dutroux, celle qui a le plus bouleversé mon pays. J’ai fait des études de droit  (NDLR : des études qu’il n’a pas achevé) et j’ai toujours voulu trouver la vérité dans cette histoire. Il y a deux ans, un journaliste belge m’a communiqué des pièces du dossier Dutroux ainsi que des photos. J’ai analysé les pièces du « dossier bis de Marc Dutroux », et mon intuition me dit que la vérité historique et la vérité judiciaire ne sont pas les mêmes. On m’a ensuite communiqué une liste de noms de pédophiles, à moi ainsi qu’à tous les députés. Je l’ai publiée même si elle est anonyme. Je veux réveiller les consciences.

F.-S. Au risque de diffamer gravement les personnes figurant sur cette liste ?
L. L. Ces noms circulent depuis 20 ans, en Belgique ! Il y a gens innocents dans cette liste, et leur honneur doit être lavé. Les diffamer n’est pas mon but. Je ne suis pas juge et je veux juste que l’on réouvre l’enquête autour du dossier bis de Marc Dutroux.

F.-S. Et pourquoi montrer des photos de deux victimes du pédophile, tirées d’un dossier d’instruction, qui peuvent être parfaitement choquantes pour l’opinion et les familles ?
L. L. Ce sont des photos de parties génitales, pas des visages. Elles sont importantes car elles sont à la base de la thèse que je défends. La justice a dit qu’elles étaient mortes de faim dans la cave de Marc Dutroux, après 103 jours. Mais les photos montrent bien qu’elles ont été victimes d’abus sexuels graves et répétés, et possiblement d’un viol post-mortem. Tout cela alors que Dutroux était en prison ! Quelqu’un a « rendu visite » (sic) à ces malheureuses et personne n’a été condamné.

F.-S. Les réactions à votre sortie ont été particulièrement violentes. Ne regrettez-vous pas d’avoir été vous-même si loin ?
L. L. En Belgique, on donne de moi une image négative. Je suis élu depuis deux ans et personne ne m’écoute. Si j’avais pu éviter ce genre de publication, je l’aurais fait. Une fois la liste entre mes mains, j’ai eu un dilemme éthique.  Mais la volonté de rechercher la vérité a été la plus forte. Je suis désolé de l’émoi provoqué, mais ce n’était pas mon but, qui est de punir les vrais coupables. Aujourd’hui, il y a une chasse contre moi. C’est le système qui se protège. Mon pays est ultracorrompu, la presse est financée par les partis politiques.

F.-S. Un « cordon sanitaire » a été lancé contre vous par la classe politique belge quasiment dans son ensemble. Comment réagissez-vous ?
L. L. C’est spécifique à la Belgique francophone. Sous prétexte de ce cordon, on empêche un mouvement de naître. On appelle à ma démission mais je ne démissionnerai pas. Je considère n’avoir pas commis de faute. Aujourd’hui, je vois que la ministre de la Justice appelle le parquet à me poursuivre : c’est un procès politique. Si mon immunité parlementaire devait être levée, je répondrai à la justice comme j’ai toujours répondu de mes actes. Et je compte d’ailleurs poursuivre en justice les quatre partis francophones (CDH, PS, MR et Ecologistes) pour diffamation. Benoît Ludgen, le président du CDH (Centre démocrate humaniste) m’a même donné un coup de pied, a claqué mon ordinateur portable sur mes doigts et m’a insulté, jeudi, au Parlement.

Propos recueillis par Julien Balboni

Source: Francesoir.fr

 

Montage des articles: Les moutons enragés

 

Par wikistrike.com - Publié dans : Politique internationale
Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés