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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Le mouvement perpétuel

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 12 Avril 2011, 16:13pm

Catégories : #Astronomie - Espace

mouv.jpgLe mouvement perpétuel

DIVERSES DEFINITIONS DU MOUVEMENT PERPETUEL 

Celle de Webster" mouvement d'un mécanisme idéal qui pourrait continuer à fonctionner indéfiniment sans puiser dans une source d'énergie extérieure."

Celle de la treizième édition de l'Encyclopedia Britannica, dans laquelle on lit :" une machine une fois en mouvement continuera en faisant un travail utile sans puiser sur n'importe quelle source extérieure d'énergie."

Celle du Dictionnaire Anglais d'Oxford qui définit comme suit le MP :" une machine hypothétique qui, une fois mise en mouvement pourrait continuer à le faire à jamais ou jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée par quelque force extérieure ou l'usure complète de la machine."

Le Mouvement Perpétuel c'est :
1- créer de l'énergie (ce que les scientifiques disent être impossible)
2- inverser l'entropie
3- éliminer les frictions

En 1775, sous l’influence de Laplace, l’Académie des sciences de Paris condamna solennellement le mouvement perpétuel, coupable de consommer inutilement les talents, le temps et la fortune de trop de mécaniciens ingénieux.

Si ce jugement n’a trouvé devant lui, pendant près de deux siècles, que l’atmosphère la plus favorable, il n’a pas supprimé le rêve. On ne saurait mettre entièrement ce dernier sur le compte de la passion déraisonnable et de l’ignorance des chercheurs d’inventions merveilleuses. Les décisions académiques reconnaissent, en effet, qu’il n’est pas inconcevable qu’un mouvement,une fois imprimé  dans certains systèmes, puisse se conservert oujours  si l’on supprime les frottements et les résistances, mais que ces mouvements perpétuels concevables excluent toute action productrice continue; un effet étant toujours égal à sa cause, on ne peut retrouver dans ces mouvements, en provoquant leur arrêt, que ce qu’on a dépensé pour les lancer. À qui n’admettrait pas l’équation de Leibniz resterait donc la possibilité de faire appel contre la condamnation définitive.

Jusqu’à une époque récente, cependant, on ne pouvait guère rencontrer de contestations de ce genre dignes d’attention. Il n’en est plus de même aujourd’hui. Le modèle de mouvement perpétuel qu’est la vibration du pendule a non seulement envahi la physique, mais aussi révélé, avec les progrès de l’électronique, des propriétés étonnantes sur le plan de la transformation et du transport de l’énergie. L’équation de la cause et de l’effet peut légitimement apparaître trop simpliste à certains esprits, du moins en tant qu’axiome absolument universel.

Quel que soit l’avenir de la contestation, elle a l’avantage de mettre l’accent sur la difficulté du langage. L’équation de la cause et de l’effet s’appuyait, pour Leibniz, sur une vérité métaphysique. Sans cet appui, la même expression n’a pas de sens précis, et le problème de lui en donner un est peut-être l’une des formes du débat le plus fondamental qui soit pour la science.(extrait de Encyclopedia Universalis)

L'idée de Mouvement Perpétuel n'est pas nouvelle 

C'est dans un ancien manuscrit en sanskrit intitulé Siddhanta Ciromani datant du cinquième siècle avant J-C que l'on trouve mentionné un MP réussi. De nombreux chercheurs ont inclus dans leurs études le MP, Léonard de Vinci, Christian Huygens, John Bernoulli, Robert Boyle, Georges B. Airy et Nikola Tesla.

Le tout premier brevet sur un MP date de 1617. Entre cette date et 1903, il y a eu plus de 600 brevets dont 25 avant 1855. Sur un total de 31 applications de 1897 à 1900 inclus, 10 étaient anglaises, 8 américaines, 3 françaises, 5 allemandes, 2 australiennes, 1 russe, 1 belge et 1 autrichienne.

Pour l'année 1901, on compte 13 applications de brevets de MP, en 1902, 10 et 9 en 1903.

Quand on aura trouvé la machine à MP, les scientifiques découvriront dans la nature des exemples que leur incrédulité leur avait empêché de voir. D'ailleurs les mouvements perpétuels ne foisonnent-ils pas dans la nature, des électrons en vibration depuis des milliards d'années, jusqu'à la rotation des planètes et des galaxies ?

Dans de nombreux projets, on trouve :

l'utilisation de la force de gravité

la perte de l'équilibre

une gravité spécifique de poids immergés dans de l'eau ou d'autres liquides

l'ascension de récipients gonflés avec de l'air ou du gaz sous l'eau

la compression suivie d'expansion de gaz et la tension de surface des liquides.

La plupart des inventeurs avaient prévu (avec humour) des freins pour arrêter leurs machines ou parer à une augmentation dangereuse de vitesse.

Quelques exemples relatifs au Mouvement Perpétuel 

Une boule de fer suspendue dans le vide grâce au magnétisme et tournant très vite peut faire virtuellement une rotation sans friction.

La roue à gravité déséquilibrée de Hugo E. Fraga, né à La Havane 29/04/1939

Le moteur à réaction défiant apparemment la gravitation avec lequel il espérait pouvoir entraîner un vaisseau volant de Harry W. Bull de Syracuse (New York)

Et les deux exemples ci-après dont la célèbre machine d'Orffyreus

Des références sur le sujet du Mouvement Perpétuel



Mvp5.jpg Le livre de R.A. Ford, Lost Technlology Series, Réimpression©en 1987 de "Perpetual Motion Journal" de Irving R. Barrows (1967) , 1616 South Compton Avenue, St-Louis, Missouri 63104 par Lindsay Publications Inc., Po Box 12, Bradley, IL 60915-0012 - ISBN 0-917914-53-8

Dans cet ouvrage on trouve

  • les articles de Cassier's MagazineVol.29 Novembre 1905 - Avril 1906 repris dePerpetual Motion Machinespar F. Charlesworth du bureau des brevets.
  • Les écrits de Irvin A. Barrows qui étudie le MP depuis tout jeune. Il a eu différentes idées de fusée, de cerceaux de bois, de poches d'air, puis il a beaucoup réfléchi sur l'inversion d'entropie de la thermodynamique moléculaire dont l'osmose et la capillarité en représentent certaines formes.
  • Dans Perpetual Motion Journal des années 67, on trouve des idées d'entonnoirs courbes, de pièges à vairons et de tour double fournissant un vide auto entretenu pour extraire de l'énergie du MP des molécules de gaz.
  • Le pseudo MP de Irvan Monk brevet de moteur à chaleur rotatif alimenté par la chaleur de l'atmosphère et de petites différences de température (voir Moteurs Stirling)
  • le Brevet 1932 de George A. Bougon de San Francisco
  • le Brevet 1931 de Arthur Powell et James W. Honey de Drumright, Oklahoma.

Etc.

Et également des références

 

  • au brevet US n° 28783 Improved method of Utilizing Atmospheric Electricity du 29/06/1860 du Parisien Charles Vion
  • à Heinrich Hertz qui déjà en 1899 supposait l'existence de mouvements et masses cachés et masqués dans l'espace lui-même.
  • au livre Atmopsheric Electricity de J. Alan Chalmers dans lequel il est dit que les recherches indiquent un gain variable selon le jour ou les saisons de 1 volt en montant de 0,90 m
  • à Nahlon Loomis qui avait montré en 1868 un système permettant de transmettre des messages sans fil.
  • à l'ingénieur Jay Mendell qui pense qu'au XXI ème siècle il faudra revoir notre compréhension des lois de la nature et que des technologies qui semblaient impossibles verront le jour.
  • à Gaston Burridgs qui parle, lui, d'attraper et de " traire " les neutrinos…
  • à l'ouvrage en allemand Perpetuum Mobile de Adalbert Bela Brosan (1966)
  • aux aiguilles flottantes magnétisées de A. M. Mayer.

Nota : entre 1912 et 1932, le développement du MP électrique s'est accru parallèlement au concept de l'éther.

BESSLER Johann Ernest Elias DIT '' ORFFYREUS ''

 

Mvp1.jpg Né à Zitau, en Saxe en 1680, J. Bessler était doté d'un caractère difficile, il voyait dans les gens instruits des ennemis et était de ce fait dogmatique et querelleur. Il ne répondait pas aux questions qui lui étaient posées. Il se serait inspiré des déclarations d'un autre célèbre étudiant de Mouvement Perpétuel, l'inventeur anglais Second Marquis de Worcester (Edward Somerset) dont le livre " Un siècle d'inventions " (1663) décrivait une roue autonome ressemblant bien à celle d'Orffyreus.

Orffyreus espérait aussi que sa vie témoignerait des œuvres de la Divine Providence. Son livret en allemand et latin était dédié à Dieu, aux gens, aux savants et à lui-même en tant que découvreur.

Laissant de côté le comportement de cet inventeur, il convient de s'attacher à la découverte en laquelle il a toujours cru, jusqu'à l'obsession.

En 1712, à Gera, il fit une démonstration de sa roue à mouvement autonome. Celle-ci avait un diamètre de 91,44 cm et une épaisseur de 10,16 cm. Une fois lancée à la main, elle tournait sans arrêt à 26 tours par minute. Il était possible de l'adapter et lui faire soulever des charges grâce à une courroie passant sur son axe.

A l'époque où J. Bessler habitait à Drashwitz, près de Leipzig il présenta en 1713 dans cette ville une autre version de sa roue. La démonstration fut parfaite. Cette roue d'un diamètre de 182,88 cm et d'une épaisseur de 30,48 cm était recouverte de toile huilée tendue d'un bord à l'autre comme une peau de tambour. La roue tournait, comme la précédente, à 26 tours à la minute. On entendait des bruits venant de l'intérieur, comme si des poids culbutaient.

J. Bessler se rendit à Merseburg vers 1715. Le 31 octobre, cette même année, et pour en finir avec ceux qui doutaient, il offrit de montrer sa machine à un groupe de onze experts. Cette troisième roue avait 180 cm de diamètre, 27,48 cm d'épaisseur et tournait à la vitesse de 42 tours par minute. Selon le rapport du 4 décembre 1715

" la machine de Johann Bessler est un réel mouvement perpétuel, elle a la propriété de se déplacer à droite et à gauche, on peut facilement la déplacer, mais elle ne nécessite pas de grands efforts pour garder son mouvement ; elle a la capacité de soulever perpendiculairement trente kilos de pierres à huit aunes (neuf mètres) de hauteur."


Mvp7.jpg Un exemple de technique en usage à l'époque de Orffyreus 

Il faut replacer la machine d'Orffyreus dans son époque où l'énergie était fournie par la force musculaire humaine ou animale. Une telle machine aurait donc du être particulièrement prisée. Au lieu de cela, les détracteurs étaient nombreux et virulents, et J. Bessler et les experts furent encore ridiculisés. Pourtant la roue continuait de tourner...

 

C'est à cette époque que J. Bessler, seul à en connaître la raison, prit le surnom de Orffyreus et attira l'attention du Comte Karl, Landgrave du petit état de Hesse-Cassel. Arrêté comme perturbateur, il fut emprisonné dans le fort Weissenstein du château de Wilhelmshoche, mais c'était un stratagème utilisé par le comte Karl pour pouvoir entrer en relation avec l'inventeur.

Le comte Karl était un personnage influent. L'historien Eugène Schuyler, dans un ouvrage sur Pierre le Grand mentionne que le landgrave de Hesse-Kassel était chargé de transmettre des messages de paix du gouvernement Suédois au Tsar de Russie. Le Comte informa de nombreux scientifiques et institutions d'Europe au sujet de la roue d'Orffyreus. Le Tsar de Russie était au courant de l'invention d'Orffyreus et après 1716 il souhaitait acheter le secret pour 100.000 roubles. Il avait chargé son diplomate A. I. Ostermann de recueillir toute information sur la roue. Mais le Tsar est décédé avant d'avoir pu voir lui-même la machine.

La fortune du Comte Karl permit donc à Orffyreus d'avoir des revenus en tant que conseiller de la ville. Il put ainsi construire une dernière machine, la plus grosse, dans la remise du jardinier au château de Weissenstein. La roue était sous bonne garde, et méfiant, Orffyreus avait même son propre garde.

orffyreuswessenstein.jpg

24/03/2007 Merci à Jim pour cette image  de la roue de Weissenstein

Plus de détail sur  http://moteur-hackenberger.over-blog.com/

La roue d'Orffyreus est très critiquée 

Claus Wagner, mathématicien de Leipzig était le plus virulent d'entre les critiques bien qu'ayant toujours refusé de voir fonctionner la machine. Selon ses calculs elle était absurde et contraire aux lois de la nature.

En 1716, C. Steinbruck avait publié un pamphlet dans lequel il offrait 1000 thalers si l'inventeur montrait une machine fonctionnant pendant un mois en soulevant une charge de 30 kg.

Des horlogers ont eu temporairement la vedette en affirmant qu'avec des ressorts et des roues dentées, ils pouvaient faire la machine, mais sans jamais en montrer une.


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J. G. Borlach à Leipzig a publié dans un traité cette image satirique

Le caractère d'Orffyreus ne fit donc que s'aigrir davantage. Il bataillait avec tout le monde, sauf avec le Comte. Il devint si désagréable que garder la machine fut considéré comme une punition. Le Comte exhorta Orffyreus à répondre à ses détracteurs par une démonstration qui rétablirait par la même occasion son propre prestige parmi ceux qui pensaient qu'il avait perdu l'esprit.

Des rapports d'enquête sur la roue d'Orffyreus 

En octobre 1717, le Comte persuada Orffyreus d'installer sa machine dans une vaste salle du château, conçu pour la défense avec des murs de 1,20 m d'épaisseur et une seule entrée…. Les critiques ne pourraient alors pas dire que l'axe de la roue touchait le mur et était entraîné à partir de la pièce voisine par une courroie.

Le 12 novembre 1717, un collège d'enquêteurs fut convié à examiner la roue. Il y avait là le Pr. Gravesande de l'Université de Hollande de Leyden, le Dr Dietrich de Bohsen, Friedrich Hoffman, physicien célèbre et faisant autorité en mécanique, Christian Wolff, chancelier de l'Université de Halle, John Rowley, fabricant réputé d'instruments de mathématiques, et d'autres examinateurs choisis également pour leurs compétences et leur intégrité.

Selon leur rapport, la roue, avait un diamètre de 3,65 m et un peu plus de 35 cm d'épaisseur. Selon le Pr Gravesande l'axe avait 15,54 cm de diamètre. Elle tournait sur un axe de fer et était terminée à chaque extrémité par un axe de fer de 2,54 cm de diamètre (certains textes disent 1,9 cm) reposant lui-même sur des plaques de cuivre placées dans les piliers de bois supportant la machine. La roue elle-même était en bois de chêne et pesait environ 100 kg. Comme pour les précédentes une toile tendue en cachait l'intérieur. La machine elle-même était placée au centre de la salle, très loin des murs.

A chacune des extrémités de l'axe se trouvaient une manivelle, un levier et un balancier chargé d'assurer la régularité et limiter la vitesse du mouvement de la roue. La période naturelle des balanciers coïncidait avec la vitesse maximum de la roue et comme ils étaient opposés ils ne gênaient guère le démarrage.



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Le baron Fischer, architecte de l'Empereur d'Autriche fut chargé de donner de la main une poussée à la roue qui se mit en mouvement, lentement d'abord, puis accéléra jusqu'à atteindre 26 tours à la minute. Les témoins pouvaient percevoir le bruit d'environ huit masses tombant doucement le long du côté descendant de la roue. En collant l'oreille contre la toile, le Pr pouvait seulement percevoir un bruit analogue à celui d'un ressort.

Après plusieurs expériences où l'on fit accomplir certains travaux à la machine pendant deux jours, le groupe d'enquêteurs examina minutieusement la salle dans ses moindres recoins, sortit, ferma la porte et apposa les scellés avec les cachets de cire des enquêteurs.

Quatorze jours plus tard les scellés furent brisés. Les examinateurs entrèrent et constatèrent que la roue tournait exactement comme ils l'avaient laissée. Il en fut de même lors du contrôle inopiné suivant, le 4 janvier 1718. Le comité conclut à l'absence de fraude et se dit convaincu d'avoir observé et testé un appareil à mouvement perpétuel authentique.

Le Pr Gravesande écrivit à son grand ami Isaac Newton :

" J'ai examiné les axes, et j'ai la ferme conviction que rien, en dehors de la roue ne participe en aucune façon à son mouvement."

Le baron Fischer écrivit à son ami , le Dr J. T. Desaguliers :

"…J'ai de bonnes raisons de croire qu'il s'agit d'une machine à mouvement perpétuel. En fixant une corde à l'axe pour faire tourner une vis d'Archimède destinée à faire monter de l'eau, la roue tournait à 20 tours… pour l'arrêter il a fallu beaucoup d'efforts, et si on avait voulu le faire brusquement on aurait été arraché du sol…Dès sa remise en marche, doucement elle acquiert à nouveau sa vitesse en l'espace de 2 tours…Ne pouvant rester ici plus longtemps, je vous prie de correspondre avec M. Roman, Superintendant des Travaux auprès du Comte…il ne faut pas laisser enterrer ce trésor…Pouvez-vous également donner mon avis à votre ami Isaac Newton…"(l'histoire ne dit pas si Newton a répondu).

Mais Orffyreus redoutait de se voir dérober le secret de sa roue. Par l'intermédiaire du Comte Karl, il offrit de révéler son secret contre 20.000 livres (US$2,5 millions) à une société qui serait formée à Londres - les fonds étant rendus si les résultats n'étaient pas concluants. La somme serait détenue par le Comte pendant que les acheteurs reproduiraient la machine. Personne ne répondit à cette offre. Pour ne pas aggraver l'état, précaire, des finances du Comte peut-être ?

Ce silence rendit Orffyreus furieux, il ruminait et le Comte, craignant qu'il ne mette fin à ses jours le fit donc surveiller. Pourtant, le 27 mai 1718, le Comte avait donné à Orffyreus un parchemin sur lequel il attestait que la machine faisait 26 tours à la minute, levait 16 kg à 1,5 mètre de hauteur et pouvait aussi actionner meule et soufflet.

Orffyreus expliquait au Comte Karl que dans sa machine des poids d'un côté de la roue étaient plus éloignés de l'axe que ceux du côté opposé. Ce déséquilibre continuel engendrait la rotation de la roue. Tout le secret résidait dans le moyen ingénieux qui empêchait aux poids de suivre une trajectoire normale le long du bord. Ces poids étaient bloqués par des petites chevilles qui se rabattaient hors du chemin quand les poids passaient au zénith…chaque masse appliquant son poids à angle droit par rapport à l'axe qui, à son tour devait aussi bouger.

Un jour, le Comte amena adroitement l'inventeur à lui laisser jeter un coup d'œil à l'intérieur de la roue et il consigna immédiatement ce qu'il avait vu : un simple arrangement de poids et de leviers à la portée d'un apprenti charpentier.

Orffyreus se remit à ruminer. Il en voulait à ces enquêteurs, qui, au lieu de le récompenser pour son génie, scrutaient les axes, cherchaient les ressorts cachés en collant leur oreille en bas de la machine. Il lui arrivait de rester près de sa machine, la nuit, et son esprit enfiévré la lui faisait fracasser, comme pour se détruire lui-même. Ensuite, pris de remords, il avouait au Comte ce qu'il avait fait et promettait de refaire une autre roue meilleure même que la précédente. Mais il n'en fut rien.

Le 18 mai 1727, M. Roman écrivait au Pr Gravesande que l'inventeur avait entrepris la construction d'une nouvelle roue. Dans les mois qui suivirent, Orffyreus bricola dans son atelier. Ensuite, s'étant disputé avec le Comte, les débris de la machine brûlés, leurs routes se séparèrent, Orffyreus devint un vagabond aigri et mourut en novembre 1745.

Tous les souvenirs précis sur Orffyreus ont été conservés par des historiens Russes car sa roue était connue dans toute l'Europe et jusqu'en Russie, particulièrement par le bibliothécaire du Tsar Pierre le Grand, M. Schumacher.

Suggestions concernant le fonctionnement de la machine d'Orffyreus 

Après les éléments donnés par le comte Karl et le texte d'Orffyreus publié en octobre 1719 à Cassel "Das Triumphirende Perpetuum Mobile Orffyreanum" voici quelques suggestions pouvant expliquer la machine :

 

  • Il y avait une corde d'entraînement cachée dans un support d'axe creux
  • c'est exclu car l'ossature pouvait être déplacée dans la salle et les plaques supportant les axes ont été examinées.
  • Il y avait quelqu'un dans la roue
  • c'est exclu en raison de la durée des tests dans la salle dont les accès étaient scellés. Les examinateurs pouvaient entrer à n'importe quel moment pour vérifier la vitesse de la roue, vitesse toujours constante ; ce qui aurait laissé peu de temps pour remettre la roue à la bonne vitesse. De plus les roues n'offraient pas assez de place à l'intérieur pour qu'un être humain puisse s'y cacher.
  • Puisque l'inventeur avait travaillé dans l'horlogerie, il se servait d'un entraînement à ressort dans le moyeu de la roue elle-même
  • Il faut d'abord respecter le témoignage même du Comte Karl disant qu'il n'y avait aucune fraude. Ensuite, bien qu'un certain nombre d'horlogers se soient vantés de pouvoir reproduire les roues, aucun d'eux ne l'a bien sûr fait en public. Et enfin il n'y aurait aucun ressort capable d'accélérer la roue à sa vitesse maximum aussi rapidement et de la maintenir pendant plusieurs semaines.
  • Reste l'explication de Orffyreus :" des poids qui se balancent "mélange harmonieux de gravité, forces centrifuge et centripète (la mécanique de Newton offrant une description incomplète des forces naturelles particulièrement de la gravité).

La machine de Orffyreus fait réfléchir de nombreux chercheurs. 

Déjà, en 1917, Garabed T. K Giragossian avait fait une grande roue à volant qui se chargeait lentement en énergie et en délivrait beaucoup en l'espace d'une seconde. Ses partisans ont insisté auprès du Congrès pour la faire reconnaître.

Plus récemment, un internaute "Orqvav " indique selon lui une liste des forces à l'œuvre dans la machine d'Orffyreus :

 

  • La gravité - l'énergie cinétique, la moitié du produit de sa masse avec le carré de sa vitesse
  • le mouvement centrifuge : les poids deviennent importants quand ils circulent dans leurs tubescomme des pistons dans des tubes au premier point culminant, reliés par courroie, corde ou chaîne.
  • la force centripète : c'est là où jouent tous les trucs, le mécanisme qui arme doit bloquer les poids au second point culminant pour les déséquilibrer à partir des poids qui tombent ou bien un poids est mis en place par une cheville sur une sorte de trajectoire ovale.

Une idée de roue d'Orffyreus sur Internet en date du 24/12/97 provenant d'un site " Boruts " 

Voir http://www.geocities.com/RainForest/5832



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Les poids en mouvement dans la roue d'Orffyreus se déplacent vers l'axe sur le côté ascendant et vers le bord sur le côté descendant. L'idée est de produire une force de levier accrue pour le poids qui va vers l'axe sur le côté descendant et une force de levier moindre appliquée sur l'axe du côté ascendant. C'est peut-être ce gradient d'accélération créé par centrifugation qui est utilisé pour donner les augmentations ou diminutions de levier appliquées à l'axe. Ne pas oublier que cette roue et tous ses composants internes reposent uniquement sur l'axe.

Une conception de machine d'Orffyreus par David Cowlishaw 

David Cowlishaw n'a pas construit la machine d'Orfyyreus mais dit que son appareil à poussée inertielle, le G.I.T. que quinze chercheurs ont expérimenté avec succès dans le monde, utilise le même genre de principe.

David Eugène Cowlishaw pense avoir re-découvert le secret d'Orffyreus. Il a donné sur Internet, le 23/03/98 ce qu’il pense être l’explication correcte à des siècles de ce vieux casse-tête.

La roue, qui peut paraître en déséquilibre, fonctionne sur l’énergie de rotation acquise par le roulement incliné des cylindres (ou des goupilles de diamètre inférieur dont se servait Orffyreus pour augmenter le couple angulaire entre les arrêts). On suppose qu’une roue déséquilibrée - appareil à mouvement perpétuel qui n’a pas réussi – fonctionne par l'augmentation du bras de couple (la distance à l’axe) sur un côté et la diminution de l’autre côté.

 

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Pour voir la roue en mouvement, cliquez sur l'image

On utilise des cylindres creux, qui roulent dans des fentes, ce qui leur donne un moment angulaire maximum pour leur masse. Leurs extrémités captent le couple acquis à partir d’une interaction linéaire avec la gravité (avec une traction de roulement dans ces fentes, les poids peuvent seulement tomber en convertissant leur énergie potentielle de hauteur en rotation). Lorsqu’ils viennent frapper la butée sur l’autre côté, un couple venant des rouleaux est transmis à la roue principale.

Les butées doivent empêcher (avec une cuvette de capture légèrement en biais et recouverte de caoutchouc) aux cylindres de tourner lorsqu’ils atteignent l'autre extrémité de façon que les énergies de rotation s’ajoutent dans le sens de rotation à chaque butée.

La machine fonctionnera mieux

  • si les fentes et les masses sont proches de l’axe puisque le transfert d’énergie angulaire y est meilleur.
  • si l’on a un tuyau lourd de grand diamètre muni d’une pointe légèrement conique à ses extrémités (s’auto-redressant dans les fentes) avec un tuyau de diamètre inférieur à celui de vos goupilles roulantes, roulant dans des fentes légèrement plus grandes qu’elles.

Les poids d'Orffyreus montrés aux observateurs avaient des goupilles de diamètre plus petit faisant saillie à partir de leurs extrémités ce qui augmentait l’énergie de rotation pour la même distance parcourue dans les fentes.

Pour les fentes, D. Cowlishaw pense que l’on peut utiliser n’importe quel angle (de parallèle à angle droit) par rapport au rayon pour garnir la machine du nombre de rouleaux et de fentes adéquats puisque ce sont les impacts de couple sur chaque extrémité de fente qui donnent un comportement anormal (auto-limitant en tant que force centrifuge qui projette les poids vers l’extérieur, et les y maintient).

La description des balanciers de la machine d'Orffyreus serait pour lui une ruse pour donner à la machine un aspect plus compliqué qu’elle ne l’était en réalité.

Selon D. Cowlishaw, si l’on prend toutes les précautions pour capter le couple au bout des trajets dans les fentes, et si l’on a une traction de roulement continue qui assure le mouvement rotatif des cylindres, la machine doit fonctionner.

Voir http://www.fortunecity.com/roswell/lovecraft/111/bessler.htm 

Et http://www.open.org/davidc/index.htm

 

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Une autre conception de machine à mouvement perpétuel garnie d'aimants.

 

WELSH BRUCE

Un jeu basé sur un mouvement perpétuel 

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Bruce Welsh est un ingénieur en électronique à l’esprit ouvert qui se consacre aux énergies alternatives depuis vingt ans. Il est convaincu que l’on peut construire des machines à sur-unité.

Il avait un oncle qui aimait bricoler, inventer. Un jour, Bruce âgé de sept ou huit ans, rendit visite à l’oncle qui montra au grand-père le nouveau jeu qu’il avait fait pour ses enfants (il en avait six).

Le jeu faisait dans les soixante centimètres de hauteur pour une base de trente centimètres carrés. Il consistait en une rampe en spirale de trois tours et demi. Au bas de la rampe était placée une roue à aubes, reliée par quelques engrenages à un ascenseur remontant jusqu’au dessus du jeu où se trouvait une trémie garnie de dix billes. Une ouverture à bascule dans la trémie permettait de laisser passer, une par une les billes qui descendaient la rampe en trois à cinq secondes.

La bille touchait la roue à aube ce qui donnait un petit mouvement ascendant qui libérait une autre bille alors que la première était sur l’ascenseur et allait vers la trémie. Et ainsi de suite.

Il y avait cinq billes à la fois sur l’ascenseur et le jeu une fois lancé ne s’arrêtait plus. Pour débuter, toutes les billes devaient être dans la trémie et Bruce se souvient d’avoir été grondé par l’oncle car il avait touché la roue à aube, stoppant ainsi le jeu bientôt relancé par l’oncle. Et, plusieurs heures après, le jeu fonctionnait toujours.

L’oncle savait-il qu’il avait violé les lois de la physique ?

Ses descendants ne savent plus ce qu’est devenu ce jeu, il est probable que l’oncle en a récupéré les pièces comme c’était son habitude pour reconstruire autre chose, à moins qu’il ne dorme encore dans une vieille ferme, dans la poussière…Ils ne se souviennent pas non plus d’avoir vu d’autres appareils fonctionnant de façon autonome, ni de moteur sur le jeu, mais savent que le jeu s’était arrêté après des semaines et est simplement reparti après avoir été nettoyé.

Nota : la rampe en spirale est en effet un vortex et il semble que d’une certaine façon les vortex ajoutent de l’énergie, on les retrouve sans cesse dans de nombreuses idées liées à la sur-unité.

(source KeelyNet du 14/12/97)

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Mouvement perpétuel : si c’était vrai ?

"Chercher à faire voler un engin plus lourd que l’air serait une perte de temps."(J. W. Rayleigh - Prix Nobel de physique, 1904)

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A l’entrée de Couilly-Pont-aux-Dames, se dresse une étrange construction métallique. C’est une grande roue de près de 20 mètres de diamètre. Elle en intrigue plus d’un. Ce n’est pas un manège, ni une éolienne d’un nouveau genre. Rares sont ceux qui en connaissent l’origine et la fonction et encore plus rares sont ceux qui l’ont vue en mouvement. Pourtant, elle tourne !

Je fais partie des quelques privilégiés qui ont eu la chance de voir la roue s’animer, s’arrêter et puis repartir toute seule ! L’heure est grave. Si j’étais célèbre, je me lancerais bien dans un J’accusefaçon Zola ! Car au nom d’un principe élevé en dogme scientifique, l’humanité est peut-être en train de se priver des bénéfices de l’invention qui se dresse devant nos yeux, là à notre porte.

Le moteur gravitationnel, la roue "à mouvement perpétuel" d’Aldo Costa est toujours perçu par le monde scientifique patenté comme une attraction, voire une supercherie. D’autres scientifiques, qu’ils soient Français ou étrangers, sont moins catégoriques et pensent au contraire que la réalisation de M. Costa mérite que l’on y accorde plus d’attention, de respect et de crédit. 
Et si cette roue était bien comme l’affirme son concepteur, le simple résultat d’une exploitation astucieuse de la gravité comme source "perpétuelle" d’énergie, une invention que seul un mécanicien pouvait concevoir, tant il perturbe les convictions des physiciens, alors dans ce cas, nous sommes en train de passer à côté de quelque chose de géant ! 



Aldo Costa a construit de ses mains cette roue de 18 mètres de diamètre, après de nombreux prototypes réalisés en une trentaine d’années.

 Il a même dû la reconstruire entièrement après la tempête qui a secoué la France en 1999.



Pour approfondir


Cliquez ici pour écouter les interviews d’Aldo Costa sur Ici et Maintenant(fichiers mp3)

Voir aussi les explications détaillées de l’inventeur sur :

le site d’Aldo Costa, chez Bixis 
cherrytree.free.fr/
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Vue d’ensemble
Elle tourne sans qu’on la pousse ...

Mes études bien anciennes en sciences physiques ne me donnent aucune légitimité pour fournir un avis éclairé. Je n’ai pas tout assimilé des explications fournies par l’inventeur de la roue, mais une chose me paraît claire, c’est qu’il n’y a pas de miracle dans cette invention, résultat de l’exploitation astucieuse des lois physiques, par un mécanicien imaginatif.
Je vais néanmoins tenter d’exposer d’une façon simple l’essentiel de ce que j’ai compris du fonctionnement du moteur gravitationnel. Mes propos sont simplificateurs et je conseille à ceux qui veulent approfondir de se reporter aux liens ci-dessus.
Le principe de l’invention (voir la figure ci-dessous) consiste à placer une roue en déséquilibre permanent en déplaçant de petites masses métalliques (gravitons) à sa périphérie. Sur la partie droite de la roue les masses sont plus éloignées du centre que leurs homologues, symétriques, de la partie gauche. De ce fait, un moment est créé dans la roue qui la fait tourner naturellement pour trouver un équilibre.
Mais c’est un leurre, car l’inventeur astucieux a imaginé un dispositif qui va maintenir la roue dans ce "perpétuel" état de déséquilibre. Pour reprendre son expression, "la roue tourne à la recherche d’un équilibre impossible".
C’est un système de ressorts qui permet d’écarter les masses du centre de la roue sur son bord droit. Les ressorts sont successivement comprimés (accumulation d’énergie) puis relâchés (libération de l’énergie). Bien sûr, ils ne se compriment pas tous seuls par la grâce du Saint Esprit. 
Quand une masse se présente au point bas Y, le ressort sur lequel elle repose se trouve comprimé, au moyen d’une sorte d’excentrique (tenseur) non représenté sur la figure, qui comprime le ressort en profitant de son propre poids (gravité) et sans intervention externe. Le ressort comprimé est bloqué par un taquet. Du même coup, la masse est rapprochée du centre de la roue et elle garde cette position pendant toute la phase de remontée (demi-roue gauche). Arrivée en X au sommet de la roue, le taquet est libéré et le ressort se détend utilisant l’énergie accumulée pour repousser la masse vers l’extérieur, toujours sans intervention externe (réversibilité). La masse bascule alors dans la phase redescendant... C’est ainsi que, très schématiquement, l’état de déséquilibre permanent est maintenu.
En théorie la seule énergie introduite dans le système, il en faut sinon la roue ne démarrerait pas, est l’énergie consacrée à comprimer une première fois les ressort sur la demi-roue de gauche.

La roue démarre dès que l’on a comprimé les ressorts, et si on la bloque dans sa course, elle redémarre toute seule dès qu’on la libère. Pour continuer à tourner, la roue doit vaincre les forces de frottements. Le point d’équivalence est le point au-delà duquel la roue produit plus de puissance qu’elle n’en consomme pour vaincre les frottements. Au-delà de ce point, la roue est théoriquement capable de produire de l’énergie sans autre apport extérieur que les forces gravitationnelles.
L’inventeur a calculé que sa roue tournerait indéfiniment (s’il n’y avait pas usure des mécanismes) en augmentant le nombre de masses et avec une taille d’une soixantaine de mètres.
Mais voilà, la roue actuelle illustre le principe, mais s’arrête au bout de quelques tours ! Il faudrait construire une roue plus grande pour vérifier la validité de l’invention.
Bien sûr cela ne coûterait pas des mille et des cents, toutefois aucune perspective favorable ne semble vouloir se dessiner.
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M. Aldo COSTA : un personnage courtois, agréable, enthousiaste, convaincu... plus de 80 ans.
L’énergie est dans la roue et la force est en lui... bref voilà un personnage attachant et lucide bien plus sympathique qu’un Pr Tournesol. Le travail monumental réalisé par Aldo Costa m’inspire le respect, mais me laisse songeur. Le musée et centre de congrès inachevé (le grand bâtiment construit à côté de la roue) apporte une dimension un peu pathétique à cette aventure et nous laisse l’arrière-goût d’un énorme sentiment de gâchis.

Aldo Costa a consacré une grande partie de sa fortune personnelle pour bâtir un univers qu’il voulait en quelque sorte dédié au bien de l’humanité. Cela n’a pas été sans lui poser de réels problèmes financiers et il ne s’en cache pas, familiaux également. Qui sait, les grands artistes ont été parfois révélés longtemps après leur disparition, peut-être en est-il aussi de certains inventeurs.
Je n’ai pas trop envie de parler légèrement de ce sujet car il y a déjà eu, à mon avis, trop d’incompréhension 
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Aldo Costa
Une erreur de communication 

La recherche du mouvement perpétuel, à l’image de celle de la pierre philosophale, a toujours motivé les inventeurs et laissé le monde scientifique dubitatif. C’est encore le cas aujourd’hui. Pour s’en convaincre, il suffit de lancer une recherche sur Google avec le terme anglais de« perpetual motion ».
La science officielle a condamné l’idée même de « mouvement perpétuel », le déclarant impossible car violant les lois du second principe de la thermodynamique. 

Alors faut-il en déduire que ceux qui continuent à chercher sont tous des poètes ou, pire, des charlatans ?
Aldo Costa a sans doute commis une erreur de communication, le jour où il a utilisé le terme demouvement perpétuelpour promouvoir son invention. Il discréditait du même coup son invention aux yeux d’un monde scientifique pointilleux. 
Aujourd’hui, il préfère parler demoteur gravitationnel, le système étant en quelque sorte alimenté par des forces gravitationnelles qui existent bien, sont en accès "libre" et illimité, car dans l’univers toutes les masses s’attirent mutuellement selon l’inverse carré des distances qui les séparent. 
Le bêtisier des grands scientifiques a de quoi nous laisser perplexe. Pourtant leurs propos paraissaient des plus sérieux et des plus raisonnables dans le contexte de leurs époques

"Nous ne saurons jamais de quoi sont faites les étoiles." (Auguste Comte - 1850, peu avant la découverte de la spectroscopie)
"La matière n’a plus de secret pour nous." (Claude Bernard - 1874)
"Il n’y a plus de mystère dans la nature." (Marcelin Berthelot - 1887)
"Le téléphone ? De la ventriloquie." (Bouillaud - 1882)
"Chercher à faire voler un engin plus lourd que l’air serait une perte de temps." (J.W. Rayleigh - Prix Nobel de physique, 1904)
"L’exploitation de l’énergie nucléaire : un conte à dormir debout." (E. Rutherford, Prix Nobel de chimie, 1908)
Quel avenir pour la roue d’Aldo Costa, à l’ère du développement durable ?

Tous les scientifiques ne sont pas recroquevillés dans une carapace de certitudes. Certains, par curiosité sans doute, ont rendu visite à Aldo Costa, notamment à l’occasion des journées portes ouvertes qu’il a organisées à plusieurs reprises les années passées. Des journalistes, aussi, sont venus : français, allemands, américains, australiens… L’inventeur a eu droit à des passages dans plusieurs reportages TV (France 2 par exemple) ainsi que des interviews régulières sur la radio "Ici et Maintenant", spécialisée dans des sujets scientifiques, les Xfiles, ovnis et quelques autres ésotérismes. La roue d’Aldo Costa vient également de trouver sa place dans Le Grand Livre des inventions de la fille de l’ancien président. On voit avec quelle énergie, M. Costa, à 80 ans, continue à défendre sa création, son rêve.

Quoi qu’il en soit, à une époque où l’on nous gave de développement durable, d’économies d’énergie, de gaz à effet de serre, de peopolisation, d’énergies renouvelables (*)... je me demande s’il est bien raisonnable de continuer à considérer le moteur gravitationnel de Couilly-Pont-aux-Dames avec autant de légèreté. Il n’est plus concevable que la communauté scientifique patentée refuse de se pencher objectivement sur cette réalisation même s’il lui faut, pour cela, faire preuve d’un peu d’humilité. Quel est le risque ? 

Le moteur gravitationnel, une machine alimentée par une énergie "perpétuelle" et inépuisable : et si c’était vrai  ?


jna.
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