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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Les mégalithes

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 3 Mai 2011, 09:33am

Catégories : #Préhistoire

Les mégalithes

Répartitions des mégalithes

Les mégalithes sont présents en Europe, Asie, Afrique et en Amérique du Sud. En Europe, ils sont présents de la Baltique à la Méditerranée. On en trouve en Suède, au Danemark, en Allemagne du Nord, en Hollande, en Irlande, en Grande-Bretagne, en France, en Espagne, au Portugal, en Suisse, en Corse, en Sardaigne, en Italie du Sud et à Malte. En Asie, ils sont présents autour de la Mer Noire, en Israël, en Arabie Saoudite, en Inde, en Asie centrale, en Malaisie, dans le Nord de Bornéo, en Corée et au Japon. En Afrique, on les retrouve au Sénégal, en Guinée, au Bénin, au Nigeria, au Cameroun, en Éthiopie et à Madagascar. En Amérique, ils ont été érigés en Colombie et à l'île de Pâques.

Les mégalithes dans le monde
La répartition des mégalithes dans le monde

Les mégalithes en Europe 
La répartition des mégalithes en Europe

Les monuments mégalithiques survivant à l'heure actuelle, ne sont certainement qu'une infime partie de ceux qui ont été érigés. Les mégalithes n'ont survécu que dans les zones peu propices à l'agriculture.

Datations des mégalithes

Les plus anciens mégalithes ont été datés de 4900 ans av. J.-C. Ce sont les premiers dolmens de Bretagne comme les dolmens deKercado ou de Dissignac. En Europe, la construction des monuments mégalithiques c'est poursuivie jusque vers 1500 ans av. J.-C. Par contre, la réutilisation des dolmens est attestée en France jusque vers 500 ans av. J.-C. A Madagascar, les dolmens ont été utilisés jusqu'au XIXe siècle. Les statues de l'île de Pâques ont été érigées entre 1000 et 1500 ans apr. J.-C. soit la fin du moyen-âge en Europe.

Les grands monuments sont cependant parmi les plus anciens. Les grands alignements bretons ont été construits entre 4000 et 3000 ans av. J.-C. La construction de Stonehenge en Angleterre a débuté en 2750 ans av. J.-C. et c'est poursuivi jusqu'en 1500 ans av. J.-C. Les grands dolmens de Newgrange et de Knowth sont datés de 2000 ans av. J.-C. Les statues menhirs de Corse sont eux datés de 1000 ans av. J.-C.

À l'heure actuelle, le mégalithisme survit dans certaines régions du monde où la civilisation moderne n'a pas encore supplanté les croyances ancestrales. Dans le centre de Madagascar, où le culte chamanique cohabite avec le christianisme, des pierres sont encore dressées à la mémoire des disparus. En Éthiopie, le peuple Konso dresse des menhirs sur les tombes des personnages importants. Des pratiques similaires existent à Assam au pied de l'Himalaya, en Insulinde ou dans l'île de Malekula dans les Vanuatu. En Malaisie sur les îles de Nias et de Sumba, l'érection de menhirs et la construction de dolmens sont toujours d'actualité. Ces différents lieux n'ont en commun que leurs isolements extrêmes.

Après un temps de désintérêts, les hommes se sont remis depuis la fin du XVIIIe siècle à ériger des mégalithes. Certains de ces mégalithes n'ont pas d'autre but que d'être décoratif, mais d'autres ont un but commémoratif retrouvant ainsi leur but initial.

 

L'extraction des dalles et des menhirs

Avant d'ériger un menhir ou un dolmen, il faut extraire une dalle de la roche. Les hommes du néolithique après avoir pris la décision de construire un monument allaient prospecter les alentours à la recherche de matériaux. Ceux-ci pouvaient se trouver sur quelques kilomètres carrés ou sur quelques centaines de kilomètres carrés. Les pierres bleues de Stonehenge ont été transportées sur plus de trois cents kilomètres. Les spécialistes du néolithique avaient une grande connaissance de la géologie. Ils sélectionnaient les pierres probablement au son. Les archéologues ont retrouvé une carrière d'extraction où une dalle a été abandonnée sans raison apparente. Lorsqu'on tape sur cette dalle, elle résonne de manière imparfaite ce qui trahit la présence de failles en son sein. Par contre, les dalles utilisées dans la construction des dolmens ne présentent pas ces défauts.

Une fois la roche choisie, le débitage pouvait commencer. Les carriers tiraient profit des failles horizontales notamment du granit que les géologues appellent failles de décompression. Ces failles apparaissent lors du refroidissement du magma. Pour dégager un bloc, les carriers creusent à l'aide d'outils lithiques plus durs que la roche à extraire, une rainure d'environ cinq centimètres de profondeur et de trois centimètres de largeur tout autour du bloc. À intervalle régulier, ils creusaient des trous carrés de vingt centimètres de côté. Ils enfonçaient ensuite dans ces trous des coins en bois. Ces coins en bois exerçaient lors de leur mise en place une pression séparant le bloc du rocher. Ces coins en bois ont également pu être arrosés, l'eau faisant gonfler le bois. La méthode du choc thermique a aussi pu être utilisée. En faisant un grand feu autour du bloc, la chaleur fait éclater les blocs le long des failles préétablies.

Mais beaucoup de menhirs et de dalles étaient déjà détachés du substrat rocheux, les carriers n'ayant alors plus qu'à les transporter et les ériger. Les chercheurs pensent que les menhirs de Carnac étaient déjà présents sur place, détachés par l'érosion du socle rocheux.

Le transport de mégalithes

Des archéologues pensent que le transport des pierres se faisait à l'aide de rondins disposés sous les blocs de pierre. Les hommes faisant rouler les pierres sur ces rondins. Des expériences ont prouvé que deux cents personnes suffisent pour le transport de blocs de dix à trente tonnes. Le plus gros du travail consiste à ramener les rondins libérés de l'arrière du bloc vers l'avant. Cette théorie permet d'expliquer le transport de blocs de quelques dizaines de tonnes. Pour les gros blocs (cent tonnes et plus) le transport par ce principe devient plus problématique. Il faut utiliser non plus des rondins, mais des troncs pour que la pression au sol soit répartie sur une grande surface et éviter ainsi que les troncs soient enfoncés dans le sol. Ce moyen de transport impose un rapport longueur / épaisseur maximal pour que les efforts de traction ne soient pas insurmontables. Ce mode de transport nécessite également pour des grands monolithes un chemin tracé sur une surface dure.

transport d'un menhir sur des rondins
Le transport d'un menhir sur des rondins

Une autre théorie propose le transport des blocs à l'aide de traîneaux en bois glissant sur un lit d'argile humide. Des expériences ont permis de tirer de lourdes charges avec très peu d'effort. À Sumatra, des ethnologues ont pu observer au début du XXe siècle le transport de mégalithes. Claude Masset nous informe ainsi que sur toute la longueur du parcours étaient disposés deux rails parallèles faits de troncs d'arbres. Des traverses étaient fixées sur ces rails et le mégalithe fixé sur un traîneau était halé par les hommes. Cinq cent vingt hommes ont ainsi tracté une pierre de plusieurs dizaines de tonnes sur une pente de plus de 40 % sous l'autorité d'un chef. Pour le halage des mégalithes, la force humaine est préférée (par les peuples qui le pratiquent encore) à la force animale. Aucun conducteur ne peut réussir à coordonner efficacement un troupeau de plusieurs centaines de bêtes de trait. La réactivité d'un groupe d'hommes mu par un même idéal permet d'anticiper l'inertie d'une masse telle qu'un mégalithe.

le transport d'un menhir sur une luge
Le transport d'un menhir sur un traîneau

Le transport fluvial ou maritime a certainement été utilisé. Ce type de transport est particulièrement économique en énergie, surtout lorsqu'il est possible d'utiliser les marées. Après avoir transporté le monolithe sur la plage, il suffit de le placer sur un radeau ou d'attacher autour de lui des rondins de bois pour que la marée montante le soulève. Après l'avoir emmené à sa destination, la marée descendante le dépose sur la plage. En tenant compte des densités des différents matériaux et de la poussée d'Archimède, soixante billes de bois de quatre mètres de longueur et de quarante centimètres de diamètre permettent de faire flotter un monolithe tel que la dalle de couverture deGavrinis (environ vingt-deux tonnes).

La flottaison d'un mégalithes
Différents radeaux pour le transport des mégalithes par voie fluviale

 

Érection des menhirs et des dolmens

L'érection des menhirs a certainement été effectuée selon la technique utilisée pour la mise en place de l'obélisque de la place de la Concorde à Paris et schématisée sur le socle de cet obélisque. Pour cela, les hommes ont réalisé une rampe au bout de laquelle est creusé un trou en forme d'entonnoir. Le menhir est tiré en haut de la rampe d'où il bascule dans le trou. Il est ensuite redressé avec des cordages. Une fois le menhir en position debout, il est calé, et la rampe est détruite. Sur l'île de Pâques, une équipe de trente personnes a ainsi érigé un Moai (statue) de dix-huit tonnes en une trentaine de jours. Pour les petits menhirs, il n'est bien sûr pas nécessaire de construire une rampe. Après avoir creusé la fosse pour le recevoir, des leviers et des cordes suffisaient pour l'ériger, voir même quelques hommes costauds. Les menhirs étaient préalablement à leurs érections préparés afin de régulariser leur surface en vue de la gravure. Le pied était également mis en forme afin de permettre d'ajuster sa position.

1ere phase de l'érection d'un menhir
Le transport du menhir sur la rampe

2éme phase de l'érection du menhir
L'érection du menhir

 

La construction des dolmens devait certainement être effectuée de la même façon. La mise en place des dalles latérales était précédée par le creusement de rigoles dans le sol. À Gavrinis, ces rigoles ont entre trente et quarante centimètres de profondeur pour cinquante à soixante centimètres de largeur et étaient remplis de sable permettant d'ajuster les dalles. À la nécropole des Granges en Ardèche, certaines dalles latérales des dolmens sont fichées dans des failles naturelles du sol. Les dalles étaient très souvent taillées afin de permettre leurs ajustements entre elles. Les monolithes de Stonehenge ont été pourvus de tenons s'emboitant avec les linteaux. Après avoir érigé la dalle de chevet et les dalles latérales, le dolmen était rempli de terre ou de pierres. En même temps était construit le cairn ou tumulus. Le tumulus servait de rampe pour faire glisser la dalle de couverture, à l'aide de rondins, au-dessus de la chambre. Après la mise en place de la dalle de couverture, le tumulus était achevé et la chambre vidée de son remblai.

la mise en place d'une dalle
La mise en place de la dalle de couverture d'un dolmen

le dolmen terminé
Le dolmen avec son cairn terminé

 

Une autre théorie propose l'utilisation de levier pour le déplacement des dalles. Les défenseurs de cette méthode prétendent que la mise en place de la dalle de couverture du dolmen de Mané Rutual à Locmariaquer, pesant soixante-quinze tonnes, a nécessité sept cents hommes travaillant durant soixante jours. Une autre estimation stipule que pour réaliser ce travail, il aurait fallu servir quarante-deux mille repas. À raison de trois mille calories par jour, ces travailleurs auraient nécessité trente-six tonnes de blé ou soixante-trois tonnes de boeuf ou cent cinq tonnes de poissons.

L'érection des mégalithes a été une entreprise collective impliquant toute la communauté. Les archéologues pensent que le débitage, le transport et l'érection des menhirs des alignements de Carnac ont nécessités de cinq cents milles à un million de journées de travail. Une telle entreprise n'est réalisable que sous l'autorité d'un chef charismatique. Les moyens matériels et le coût des travaux d'érection d'un dolmen ou d'un menhir ne peuvent être assumés que par les dignitaires les plus fortunées. À moins qu'une foi aveugle n'ait motivé la communauté afin de vénérer ses ancêtres ou une divinité. La peur du courroux de la divinité ou de la nature peut également expliquer la débauche de moyens mis en œuvre pour la construction de ces cathédrales du néolithique.

La fonction des menhirs

Diverses théories ont été avancées pour expliquer les menhirs. Certaines sont loufoques et peu crédibles comme celle faisant des menhirs un balisage permettant à des extra-terrestres de retrouver les gisements d'uranium présent sur terre. Ou celle d'un balisage des chemins en cas de chutes de neige… Trois explications semblent être plus proches de la vérité.

Pour les radiesthésistes, les menhirs servent à équilibrer les forces telluriques. Chaque menhir est l'équivalent d'une aiguille d'acupuncture placé sur un point bien précis d'une maille tellurique. Un menhir isolé se situe généralement au-dessus de l'endroit où un courant tellurique se divise en deux ou trois branches. Dans un cromlech, le menhir central se trouve au point de bifurcation et il y a une pierre de l'enceinte au-dessus de chacun des divers courants. Les dolmens sont eux édifiés au-dessus des points de divergences de nappes souterraines. L'allée couverte des Pierres Plates à Locmariaquer suit très exactement le cours d'un ruisseau souterrain. Le soleil produit un nombre important de particules à haute énergie qui soumettent la terre à un bombardement permanent de radiations dangereuses pour la vie. Le champ magnétique terrestre nous protège de ces radiations. Cependant, une partie de ces radiations passent au travers notamment au niveau des pôles où le champ magnétique est moins dense. Ces radiations provoquent les aurores boréales. Les radiations, passant au travers du bouclier que forme le champ magnétique terrestre, sont véhiculées par les courants telluriques. Pour certains radiesthésistes, les sanctuaires mégalithiques ont été délibérément construits pour capter ces énergies. Ces sanctuaires seraient donc des capteurs d'énergie solaire ou cosmique dans lesquels les pèlerins venaient se recharger à certaines époques de l'année.

Selon certains chercheurs, les menhirs servaient à l'observation des astres et au calcul du temps. Ainsi, les alignements de Carnacseraient un système calendaire représentant les jours à Kerlescan, les mois à Kermario et les années au Ménec. Les mesures sont basées sur l'observation des mouvements du soleil à Kerlescan et à Kermario et de la lune au Ménec. D'après ces chercheurs, il serait également possible de retrouver les mouvements de plusieurs planètes et d'étoiles dans ces alignements. Les alignements d'Erdeven seraient un système de mesures du temps basé sur l'observation des mouvements de la Grande Ourse. Beaucoup de monuments mégalithiques, tel que le dolmen de Newgrange sont alignés sur le lever du soleil au solstice d'hiver.

Des recherches récentes ont démontré que Stonehenge était aligné sur des positions particulières du soleil et de la lune lors des solstices et des équinoxes. Des calendriers solaires ont également été mis en évidence parmi les gravures rupestres du Mont Bégo dans les Alpes, contemporaines des mégalithes. Il serait de même des gravures et peintures rupestres des grottes paléolithiques qui pourraient figurer des cartes du ciel.

Actuellement à Madagascar, de grandes pierres, nommées Vatu Lahy, sont dressées pour commémorer les morts ou pour marquer le territoire. Des petites, nommées Vatu Lampy, sont dressées à l'occasion de cérémonies d'évocation des ancêtres. Certaines de ces pierres sont également des cénotaphes dédiés à des morts dont le corps n'a pas été retrouvé. Ces menhirs sont entourés de construction en bois formant des enclos funéraires disposés côte à côte. Il se forme ainsi des alignements sans aucune préméditation. Le temps ayant fait disparaître les constructions en bois et provoqué l'oubli du défunt, le menhir peut devenir l'objet d'un culte de fécondité. Les femmes en mal d'enfants viennent jeter des cailloux sur le sommet du menhir. Si le caillou se pose et se maintient sur le menhir alors, le vœu d'enfanter peut se réaliser. Beaucoup de menhirs à travers le monde connaissent le culte de fécondité. Au centre de l'île de Sulawesi, le peuple Toraja érige des menhirs dans un champ cérémonial au bord duquel sont sacrifiés des porcs et des buffles. Au fil des cérémonies se constituent ainsi des champs de menhirs. Ces menhirs disposés en désordre, en ligne ou en cercle restent au fil des siècles pour ces peuples non matérialistes les marqueurs impérissables de leurs identités.

De nombreux menhirs présentent des gravures. Sur certains, notamment au Portugal, les chercheurs ont pu identifier des traces de couleurs. Peut-on imaginer que la plupart de ces pierres dressées aient été gravées et peintes ? Quatre mille cinq cents ans d'érosion n'ont laissé subsister que les gravures les plus profondes. Ces menhirs pourraient être des stèles commémoratives érigées à la mémoire des personnages les plus illustres (et les plus riches) de la communauté à l'image de nos stèles et statues actuelles.

Il en ressort que les menhirs ont été érigés dans différents buts. Certains alignements ont été conçus comme des calendriers permettant aux hommes du néolithique de rythmer la marche du temps. Fonction essentielle pour des agriculteurs/élévateurs afin de connaître la période des semailles ou l'heure de la transhumance des troupeaux. La plupart des menhirs peuvent cependant être considérés comme des stèles commémoratives et des marqueurs de territoires. La hauteur des menhirs pouvant être un symbole de la puissance de la communauté ou de la vénération vers le défunt comme l'était sans doute le volume des dolmens. En tant que marqueur du territoire, l'érection d'un mégalithe a une notion d'éternité. Pour Jean-Paul Demoule, un mégalithe a pour signification " Notre occupation est légitime et définitive. Elle durera autant que dureront ces pierres que nous avons érigées ".

Le rôle des menhirs comme stèles commémoratives se confirme dans l'évolution qu'ils vont subir. Dans le Sud de la France et en Corse vers 1000 av. J.-C. vont être érigées des statues-menhirs dont la forme anthropomorphe ne fait aucun doute. Et en Égypte, les hommes ne vont plus ériger des menhirs bruts, mais des obélisques remarquablement taillés et gravés. Ces obélisques ont été dressés afin de commémorer un événement ou un homme. Dans tous les pays, les pierres brutes ont laissé la place aux statues. Mais les menhirs, pierres sommairement taillées, ont souvent mieux résisté aux outrages du temps.

Liste des plus importants alignements du monde

La fonction des dolmens

Les dolmens sont des tombes collectives. Ils ont été utilisés durant de longues périodes dépassant souvent les mille ans. On peut les comparer à nos caveaux familiaux. Les défunts étaient déposés dans la chambre souvent parés de leurs bijoux et entourés d'offrandes comme des armes, des poteries et de la nourriture. Avant la mise en place d'un nouveau corps, les utilisateurs procédaient au rangement des ossements présents. Les archéologues ont ainsi trouvé des empilements d'os, des poses de dallages sur les ossements précédents ou des cloisonnements de la chambre. Les utilisateurs ont certainement aussi procédé au retrait des os des défunts les plus anciens pour faire de la place aux nouveaux. Dans certains cas, plus rares, les défunts étaient préalablement incinérés. Il nous est cependant totalement impossible de connaître quelles cérémonies et quels rites étaient pratiqués lors de la mise en place d'un défunt ou le rangement des os. Dans un des dolmens de la nécropole des Granges en Ardèche, les archéologues ont dénombré pas moins de cent vingt-neuf individus. Les dolmens n'ont pas seulement été utilisés par les hommes qui les ont construits. Certains dolmens ont été réutilisés par les civilisations suivantes. Des inhumations de l'âge du fer (750 av. J.-C.) ou mérovingienne (500 à 750 apr. J.-C.) ont été attestées.

Un dolmen terminé
Voici à quoi devait ressembler un dolmen

Tous les dolmens n'ont cependant pas servi exclusivement comme tombeaux. Certains étaient également des temples. Leurs constructions particulières ou leurs décorations devaient contribuer à l'exécution de rituels. La présence du "Roof-box" au-dessus de l'entrée du dolmen de Newgrange permet au rayon du soleil levant lors du solstice d'hiver d'illuminer le fond de la chambre. Était-ce uniquement destiné au réveil des morts ? Et que dire des gravures du dolmen de Gavrinis qui est certainement le plus mystérieux des dolmens ? Les temples mégalithiques de l'île de Malte sont eux destinés à la vénération d'une déesse-mère dont l'origine remonte au paléolithique. De nombreuses gravures en forme d'écusson ou des gravures de paires de seins présentes dans les dolmens sont considérées comme des représentations de cette divinité primitive symbolisant la mère primitive. De nombreuses variantes de cette représentation existent dans les dolmens de Bretagne, de Grande-Bretagne et d'Irlande ainsi que dans des hypogées d'autres régions.

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Les mégalithes modernes

Les mégalithes les plus anciens sont datés du début du Ve millénaire av. J.-C.. Depuis l'homme n'a cessé de dresser de grosses pierres. Certaines ont été assemblées pour servir de maison pour les morts comme les dolmens et autres allées couvertes. D'autres isolés comme les menhirs avaient des fonctions commémoratives. Cette fonction commémorative a certainement fait son apparition au cours du paléolithique en même temps que les premières sépultures. Sur le site de la Ferrassie en Dordogne fut découverte une dalle ornée de cupules recouvrant une sépulture datée de plus de 75000 ans. Si cette dalle était à l'origine dressée, nous pouvons la considérer comme étant le plus vieux mégalithe commémoratif du monde.

En Europe, l'érection des mégalithes a cessé au cours du 1er millénaire av. J.-C. bien que certaines bornes romaines ou moyenâgeuses pourraient être qualifiées de mégalithiques. Dans d'autres régions du monde, des peuples continuaient d'en dresser durant le XXe siècle. C'est également durant ce XXe siècle qu'en France et ailleurs en Europe des hommes reprirent l'érection de dalles de pierre. Ces nouveaux mégalithes servent comme leurs ancêtres à la commémoration d'hommes illustres ou de fait mémorable. D'autres servent simplement à la décoration de jardin et d'espaces verts. Certains servent de pierres tombales dans les cimetières. Ces mégalithes pierres tombales retrouvent ainsi leur rôle premier. Le monde n'est qu'un éternel recommencement !

Ci-après, vous trouverez quelques exemples de menhirs et de dolmens érigés durant ces dernières années.

Rouffach (Haut-Rhin)

menhir de Rouffach
(Photo prise en décembre 2008)

 

Sausheim (Haut-Rhin)

menhir mc-do
Un grand menhir (3 mètres)

deux autres
Accompagné par deux petits. (Photos prises en décembre 2008)

Meyenheim (Haut-Rhin)

le menhir de meyenheim
Une belle pierre levée plantée dans le jardin du souvenir de Meyenheim
(Photos prises en avril 2009)

le clocher
Le menhir moderne de Meyenheim avec à l'arrière
un des plus beau clocher roman d'Alsace

Belfort (Territoire de Belfort)

dolmen de l'autoroute
Un dolmen disposé au bord de l'autoroute A36

dolmen de belfort
Un dolmen très mystérieux. (Photos prises en décembre 2008)

Ce dolmen est bien mystérieux. Est-il ancien ou moderne ? À une centaine de mètres se trouve dans l'enceinte de la caserne du 35e régiment d'infanterie un autre dolmen qui pourrait bien être authentique. Mais je n'ai pour l'instant aucune information les concernant. Le dolmen de la caserne n'a pas fait l'objet de fouilles archéologiques ou ces fouilles n'ont pas été publiées.

 

  Les plus importants alignements et cromlechs du monde

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