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Le clonage humain possible dans 50 ans

Publié par wikistrike.com sur 21 Décembre 2012, 14:20pm

Catégories : #Science - technologie - web - recherche

 

Le clonage humain possible dans 50 ans

 

 

by-epredator.jpgLa technologie du clonage humain pourrait apparaître au cours d'un demi-siècle, prétend la scientifique britannique John Gurdon, prix Nobel de physiologie et de médecine 2012, écrit  The Telegraph.

Selon lui, le clonage humain n'est pas de la science fiction. Les spécialistes devrait améliorer le processus du clonage parce que la plupart de copies génétique des animaux qui existent à présent possèdent plusieurs défaits.

Le mécanisme du clonage est très simple, estime M. Gurdon. « Il s’agit d’un clonage de ce que la nature a déjà créé ».

 

Source: Voix de la Russie

 

Serons-nous vraiment prêts à cloner des êtres humains dans 50 ans ?

 

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Photo: John Gurdon

 

Le prix Nobel de médecine 2012, John Gurdon, affirme que "le clonage humain serait possible d'ici 50 ans".

 

Atlantico : Le biologiste moléculaire britannique John Gurdon, co-récipiendaire du Prix Nobel de médecine 2012 avec Shinya Yamanaka, a déclaré lors d’une émission de radio pour la BBC que « le clonage humain serait possible d’ici 50 ans ». Cette assertion vous parait-elle valide ?

Axel Kahn : Je trouve qu’il ne s’avance pas beaucoup. A l’heure actuelle, nous ne sommes jamais parvenus à réaliser un clonage reproductif de primates, ni de singes ni d’humains bien évidemment. Cela étant dit, cela ne correspond pas à une insuffisance scientifique. Le clonage, c’est un peu comme une recette de cuisine. On connait aujourd’hui le principe, le jour où on aura trouvé la recette, cela fonctionnera très bien et très vite.

Pendant très longtemps, nous n’étions pas parvenus à cloner des équidés. Aujourd’hui, le clonage d’équidés est sans doute, d’un point de vue commercial et économique, l’un des plus actifs qu’il soit. Indiquer que l’on trouvera, d’ici 50 ans, et plus ou moins par hasard, la recette pour cloner les primates, et donc les humains, ce n’est pas une grande révélation.

En quoi consiste la découverte des professeurs Yamanaka et Gurdon ? En quoi est-ce différent de ce que l’on appelle le clonage thérapeutique ?

Le clonage thérapeutique est un concept dont on ne parle plus guère. La méthode qui a été honorée par le prix Nobel décerné à Shinya Yamanaka cette année offre une voie autrement plus aisée pour obtenir le même type de cellule. La méthode qui consiste à prendre des ovocytes humains, les débarrasser de leur noyau et transférer un noyau d’autres cellules à l’intérieur, est très compliquée. Nous n’arrivons clairement pas à la maîtriser.  Il y a eu récemment des travaux qui montraient les avancements en termes d’échange de noyau chez les hommes et chez les singes dans des perspectives de clonage thérapeutique. On voit bien que cela demeure très compliqué. Le chercheur coréen Hwang Woo-suk avait prétendu qu’il était parvenu à cloner des embryons humains par clonage thérapeutique. On s’est très vite aperçu qu’il s’agissait en réalité d’un trucage.

Dans quel but les chercheurs planchent-ils aujourd’hui sur le clonage des primates ? 

Nous pouvons envisager des expériences physiologiques et pharmacologiques sur des singes clonés. Les singes clonés sont des singes jumeaux, compte-tenu des capacités cognitives chez ces derniers, on imagine bien que les équipes de neurobiologie seraient intéressées de comparer les similitudes et les différences comportementales de ces jumeaux singes. Des expériences de mise au point de thérapie cellulaire peuvent également être mises en place à partir de clones de singes.

Il existe tout un éventail de raisons qui peuvent motiver les laboratoires à travailler de la sorte sur les primates. Il me semble que la perspective de flirter avec l’interdit et l’envie de notoriété sont également de grosses sources de motivation pour beaucoup de ces scientifiques. Les scientifiques sont des hommes comme les autres…

Il y a bien évidemment des buts inavouables pour se lancer dans la recherche autour du clonage des primates. Cela pourrait permettre de répondre aux fantasmes des personnes qui aimeraient bien être clonées, renaître avec les mêmes gènes avant de mourir, faire revivre avec les mêmes gènes un nourrisson qui ressemblerait à leur défunt chérubin.

L’encadrement de la recherche autour du clonage vous parait-il suffisant et efficace ?

Nous sommes d’une certaine manière protégés par le fait que nous n’avons pas trouvé la recette pour cloner les primates. Ce qui nous protège le plus, c’est notre incapacité actuelle. Je n’ai pas de doute sur le fait que le jour où la recette sera trouvée, il y aura tant d’enjeux fantasmatiques, et éventuellement d’intérêts économiques, que l’encadrement se mettra tout naturellement en place.

Ne faudrait-il pas anticiper la découverte de cette « recette » en durcissant l’encadrement autour de la recherche sur le clonage ?

Je ne crois pas que cela soit la bonne manière de poser la question. Si on considère qu’il y a des indications au clonage reproductif humain, alors il faut bien-sûr se préparer à l’encadrer. Si on considère que cela serait de toute façon totalement immoral, vous n’avez aucune raison de vous préparer à l’encadrer.

Naturellement, le jour où il y aura des enfants clonés, il faudra les aider. Il faudra considérer qu’ils ne seront pas forcément bien partis dans la vie, en tant qu’incroyables bêtes curieuses. Nous sommes dans la situation, assez classique, où quelque chose que l’on redoute et que l’on ne va pas se préparer à anticiper, se fait néanmoins.

 

Source: Atlantico

 

 

 

 

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Greg974 22/12/2012 07:56


Le clonage humain est autorisé depuis 2007 hein... et se pratique.
Dans une certaine mesure certe, mais il se pratique.
Donc dire ça est inutile à mon sens, bien que je ne connaisse pas le sujet en profondeur.
Si depuis 5 ans, on est capable de faire se développer des embryons clonés correctement pour la recherche, je ne vois pas en quoi il nous faudrait 50 ans pour arriver à quelque chose de complet.


et pour complêter ce dont je parle, il sagit d'ovocyte animal ( vache, lapin et un autre truc mais je ne sais plus quoi ) dans lesquel sont placé un noyau humain.
Le développement ne doit pas dépasser légalement 14 jours

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