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Le contenu des intestins des végétariens peut-il un jour aider à remplacer le pétrole ?

Publié par wikistrike.com sur 25 Décembre 2011, 14:00pm

Catégories : #Science - technologie - web - recherche

Les végétariens, rois du pétrole

 

0000.jpgLe contenu de nos intestins peut-il un jour aider à remplacer le pétrole ? Celui des végétariens fait en tout cas avancer la recherche. Des scientifiques toulousains ont mis au jour des superbactéries qui, à terme, pourraient bien révolutionner la chimie verte.

Présentes dans les organes digestifs et excréments d'un cobaye qui ne mange pas de viande, celles-ci sont capables de dégrader des fibres alimentaires de façon rapide et puissante.

« En reproduisant le cocktail d'enzymes, nous pourrions les utiliser pour dégrader des déchets verts qui serviraient de substituts aux produits dérivés du pétrole et en voie d'épuisement », explique Renaud Nalin, directeur général de la société de chimie verte Libragen.

En somme, ils contribueraient à fabriquer détergents, cosmétiques, médicaments, additifs alimentaires, matériaux, et même des carburants.

Les chercheurs toulousains de Libragen ont collaboré dans cette étude avec le Laboratoire d'ingénierie des systèmes biologiques et des procédés (LISBP), une unité mixte de l'Insa de Toulouse, de l'Inra et du CNRS.

Les chercheurs ont fait la singulière découverte lors d'un programme de recherche, lancé il y a quatre ans, et visant à étudier les capacités digestives des individus selon leur régime alimentaire.

Il ne s'agit pas d'exploiter au long cours, et directement, les excréments de végétariens. Il n'est pas non plus question d'expliquer comment ces bactéries y ont atterri. « Nous avons récupéré dans les excréments de l'individu végétarien des milliards de micro-organismes.

Mais, comme il est aujourd'hui impossible de cultiver en laboratoire toutes ces espèces, nous avons utilisé leurs gènes pour transformer la bactérie modèle Escherichia coli », explique Gabrielle Véronèse du LISBP.

Impossible pour le moment de donner le nom de l'enzyme magique. « Ce serait comme révéler un secret industriel », avoue Renaud Nalin.

 

Un article de Pauline Croquet,

Source: La Depeche

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