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Le désir sexuel et l'excitation peuvent se voir dans le cerveau

Publié par wikistrike.com sur 12 Mars 2013, 11:53am

Catégories : #Science - technologie - web - recherche

Le désir sexuel et l'excitation peuvent se voir dans le cerveau

 

 

 

le-desir-sexuel-pourrait-se-lire-dans-le-cerveau-en-observa.jpgA l'occasion de la semaine du cerveau organisé du 11 au 17 mars, une équipe de l'Inserm travaillant sur le désir sexuel a confirmé que ce dernier ainsi que l'excitation sexuelle pouvait se lire dans le cerveau de la personne qui les ressent.

Ce n'est plus un mystère : notrecerveau est au centre de toutes nos émotions, sensations, réactions psychiques et même physiques. Notre organe joue ainsi un rôle primordial dans notre organisme et fait depuis de nombreuses années l'objet de multiples recherches destinées à en percer ses secrets. Ceci a notamment permis de constater que le cerveau était aussi un véritable livre ouvert sur nos émotions et nos actions.

En effet, en observant les zones cérébrales activées, il est possible de deviner ce que la personne ressent ou est en train de faire. Et il semblerait que notre sexualité n'échappe pas à la règle. C'est du moins ce qu'affirment des scientifiques de l'Inserm travaillant au seul groupe de recherche consacré au désir sexuel en France. A l'occasion de la semaine du cerveau qui a eu lieu du 11 au 17 mars, ceux-ci ont dévoilé une partie de leurs travaux qui suggèrent que le désir sexuel tout comme l'excitation pourrait être lu dans le cerveau.

Le désir sexuel active des zones cérébrales précises

Comme l'a expliqué le psychiatre Serge Stoléru qui dirige l'équipe, tous les humains réagissent de la même façon. Autrement dit, ce sont les mêmes zones cérébrales qui s'activent pour chaque individu. La différence va en fait résider dans les stimuli visuels qui provoquent les réactions n'intervenant pas toutes en même temps : photos érotiques de personnes du sexe opposé ou du même sexe, selon les goûts. "Même s'il peut y avoir des variations d'une personne à l'autre, on retrouve les mêmes grandes lignes" explique à l'AFP le Dr. Stoléru.

"On ne peut pas montrer une pulsion mais on peut voir les modifications qui se passent dans le cerveau au moment de l'excitation", ajoute t-il. Une observation rendue d'autant plus facile par le perfectionnement des techniques d'imagerie : avec la tomographie ou l'IRM fonctionnelle, il est possible aujourd'hui d'obtenir des vues en trois dimensions du cerveau et de son activité. Ceci permet d'étudier avec une meilleure précision les processus et activations qui ont lieu dans l'encéphale.

Néanmoins, le désir sexuel est loin d'être une entité simple, contrairement à ce qu'on pourrait penser. Il fait même intervenir une grande variété de composantes allant des processus cognitifs aux émotions en passant par la motivation et les réactions physiques. Ainsi, chacune de ses composantes va activer des régions particulières et contribuer à sa manière à la naissance du désir sexuel. Si l'on montre une photo érotique, c'est par exemple le cortex orbito-frontal, au-dessus de l'oeil, qui va s'activer.

Des régions cérébrales allumées ou éteintes

En revanche, s'il s'agit d'imaginer des gestes érotiques, ce sont d'autres lobes frontaux qui vont intervenir. L'émotion sexuelle passe elle par les deux amygdales qui permettent de ressentir et de percevoir les émotions. Mais le désir sexuel ne fait pas qu'allumer des zones cérébrales, il en éteint aussi. Les scientifiques ont ainsi observé que certaines parties des lobes temporaux et du cortex frontal avaient tendance à s'éteindre sous l'effet de stimuli érotiques avant de se rallumer à nouveau. D'après l'équipe, ces zones constamment éteintes serviraient en fait à maintenir l'excitation sexuelle.

Ceci expliquerait pourquoi des dysfonctionnements de ces zones liées à des tumeurs ou à de l'épilepsie conduiraient parfois à une hyper-sexualité comme des orgasmes spontanés. A l'inverse, si ces mêmes zones sont activées à l'excès, elles provoqueraient une forte diminution voire une absence de désir sexuel. Toutefois, ces nouvelles connaissances ne servent pas qu'à en savoir sur les processus impliqués dans la sexualité. Selon le Dr Stoléru, elles pourraient aussi permettre de mieux cerner les troubles de la sexualité, notamment chez les délinquants sexuels comme les pédophiles.

Mieux cerner les troubles de la sexualité

L'équipe du psychiatre étudie ainsi également ce genre de cas. Les rares études qui existent actuellement suggèrent que le cerveau des pédophiles répond à des photos d'enfants par une activation des mêmes zones du cerveau que chez une personne attirée par un adulte, et qu'il s'agirait de "réponses cérébrales automatiques, non délibérées". Allant plus loin, un chercheur allemand, Jorge Ponseti de l'université de Kiel affirme même pouvoir, grâce à la neuro-imagerie du cerveau, distinguer une personne attirée par les enfants avec un risque d'erreur de 5%.

Cependant, le Dr Stoléru reste très prudent quant à l'utilisation éventuelle de ces travaux devant les tribunaux, précise l'AFP. "Cela ne signifie pas que la personne qui a cette activation du cerveau va passer à l'acte, ni que celle qui ne l'a pas ne passera pas à l'acte" relève-t-il. Selon lui, ces nouvelles découvertes devraient inciter à mener un plus grand nombre de recherches sur les troubles de la sexualité.

Source: Maxisciences

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noeljossant 12/03/2013 15:54


Petite question au Webmaster: Pourquoi quand on partage les informations de ce site sur Facebook on ne voie plus les images ?

Distribution prospectus 12/03/2013 13:12


Merci pour le temps que vous passer sur ce blog et les informations que vous faites figurer. En tout cas c’est un blog utile de plus il est
facile à consulter. Bonne continuation pour ce merveilleux travail.

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