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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Le Japon coule : Vidéo d'un phénomène que l'on nous cache.

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 20 Avril 2011, 09:13am

Catégories : #Terre et climat

 

  Le Japon coule ou la vidéo qui annonce un phénomène géologique majeur

   

Japon-geologie-9.jpgLe Japon serait-il en train ce couler ? La question se pose devant l'exceptionnelle vidéo que nous vous présentons ici. Une catastrophe géologique majeure se cache-t-il derrière les nombreux séismes japonais ? Probable...Sur la vidéo, la mer s'infiltre partout dans le sous-sol, les mouvements ne sont pas des séismes, la terre bougeant en effet de gauche à droite comme si elle était devenue un radeau à la dérive. Visiblement, le Japon n'est pas sorti de "son déluge". 

 

Le Japon est une terre « aux premières loges » d’un phénomène géologique majeur, le
plongement (subduction) d’une plaque lithosphérique* océanique sous une autre,
continentale. Et même à double titre puisque à son niveau, ce ne sont pas une mais deux plaques, la plaque Pacifique, à l’Est, et la plaque Philippines, au Sud-Est, qui s’enfoncent sous les plaques Eurasie et Nord-Amérique, dont le Japon représente un avant-poste 
En plus de cela, ces deux plaques plongeantes n’ont pas le même comportement, ce qui a des conséquences directes sur la répartition géographique des risques géologiques sur l’archipel.Comme la plaque Pacifique plonge presque « spontanément », elle s’engage sous l’Eurasie sans beaucoup de frottements. Au contraire, même, en s’enfonçant, elle « crée un vide » (la fosse du Japon) et « aspire » littéralement les sédiments qui se déposent dans cette fosse, issus de l’érosion des terres japonaises et eurasiennes (ces sédiments gorgés d’eau et meubles lubrifient encore le contact des deux plaques, diminuant encore les frottements entre elles). De ce fait, la moitié Nord du Japon (au Nord de la péninsule d’Izu) est relativement peu sismique : les secousses sont surtout superficielles, de faible intensité, et se produisent principalement en mer, vers la fosse du japon, plus que sur les terres (ils peuvent néanmoins s’avérer dangereux s’ils sont à l’origine de tsunami).
Des séismes violents ont pourtant été enregistrés dans cette région : leur cause n’est pas la "subduction* proprement dite, mais le glissement horizontal vers le Nord, lent maisr réel, de la plaque d’Okhosk [une sous-unité de la plaque Nord-Amérique] par rapport à la plaque Eurasie, le long d’une grande faille, la « ligne tectonique d’Itoigawa-Shizuoka »,qui se prolonge dans la mer du Japon. Elle se traduit en surface par une grande dépression, la  « Fossa Magna » qui coupe Honshû en deux.
Enfin, à l’aplomb de cette portion du territoire, les roches et les sédiments de la plaque
Pacifique se déshydratent en s’enfonçant vers les profondeurs et l’eau qu’ils libèrent favorise la fusion des roches de l’asthénosphère qui les surplombent.

 

Source : Rusty James 

 

La liquéfaction des sols : Le Grand danger

 En plus du tsunami, le séisme du 11 mars au Japon a provoqué dans certaines villes un autre phénomène géologique dangereux : la liquéfaction des sols. L'ampleur du phénomène serait inédite. Explications.

 1712263.jpgLe 25 mars 2011: Accumulation de boue devant le poste de police d'Urayasu, suite à la liquéfaction des sols. (Masanobu Nakatsukasa/AP/SIPA)

Images spectaculaires de routes qui semblent se détacher du trottoir et glisser, d’eau boueuse qui sourd entre les pavés des trottoirs… Bien que surprenantes, ces images tournées au Japon le 11 mars au moment du séisme montrent un phénomène bien connu des géologues et des sismologues : la liquéfaction des sols.

D’après les experts japonais interrogés par le Yomiuri Shimbun, la liquéfaction des sols ne s’était jamais produite sur une aussi grande échelle dans l’histoire du pays. C’est également la conclusion d’une équipe de chercheurs américains de l’Université de l’Oregon (OSU) qui a mené un premier bilan sur le terrain et qui a été surprise par l’ampleur et la sévérité du phénomène lors du séisme d’Honshu.

Le cas de Niigata, en 1964

C’est pourtant au Japon, avec le tremblement de terre de Niigata en juin 1964, que le phénomène a acquis une plus grande visibilité et que le risque a été intégré dans les normes de construction japonaises. Suite à ce séisme de 7,5, le port a été détruit par un tsunami, tandis qu’en ville, près d’une rivière, de grands immeubles se sont affaissés. Le sol sur lequel ils reposaient ne pouvait plus les porter, à cause de la liquéfaction (cf photo ci-dessous).

niigata
Les dégâts de la liquéfaction à Niigata en 1964.

Lorsque des secousses sismiques fortes affectent un sol sableux, saturé en eau, ce sol peut en effet perdre sa résistance et ne plus pouvoir supporter le poids des bâtiments qui reposent sur lui. Il s’agit de sols d’une faible densité : il y a donc de l’espace entre les particules et tout cet espace est occupé par l’eau. Lorsque la pression de l’eau est faible, les forces de contact qui s’exercent entre les particules sont suffisamment fortes pour tenir les particules en place et donner à l’ensemble une bonne portance.

Le sol bouillonne

En revanche, lorsque la pression de l’eau augmente, notamment sous l’effet de secousses sismiques, les particules sont de moins en moins en contact les unes avec les autres, affaiblissant la résistance du sol. Dans certains cas, les particules se réorganisent mais lors d’un séisme le changement est trop brutal, l’élévation de la pression de l’eau trop forte pour que la réorganisation puisse avoir lieu.

Conséquences : des bâtiments penchent ou s’enfoncent. Parfois on peut voir le sol bouillonner (à cause de la perte de contacts entre particules) et l’eau jaillir. Ce phénomène peut également entraîner des glissements de terrain.

Un risque élevé dans la baie de Tokyo

A part à Niigata en 1964, la liquéfaction des sols a été observée de nombreuses fois au Japon, notamment lors du séisme de Kobe, qui fit plus de 5.500 morts. Elle s’est également produite en Alaska, toujours en 1964, lors du grand séisme qui a été suivi d’un tsunami ; ou encore en 1989 à San Francisco, dans le quartier de Marina, construit sur des sols remblayés après le grand séisme de 1906, mélangeant sable et débris… Plus récemment, c’est lors du séisme qui a touché Christchurch, en Nouvelle-Zélande, au début de cette année, que la liquéfaction a laissé des quartiers sous la boue.

D’après un ingénieur en génie civil d‘une université de Tokyo, interrogé par un reporter du Washington Post, la ville d’Urayasu a été construite après la seconde guerre mondiale sur des terrains remblayés, composés de sables, de cendres volcaniques et de débris. Un sol qui présente un risque de liquéfaction élevé.

Ampleur inédite

D’après Scott Ashford (OSU) et ses collègues, l’étendue de la liquéfaction lors du séisme du 11 mars, sur des centaines de kilomètres, est sans commune mesure avec ce qui avait déjà été observé auparavant, y compris au Chili et en Nouvelle-Zélande. Des structures restées intactes se sont enfoncées dans le sol, relèvent les chercheurs. Les réseaux d’eau ou de gaz ont beaucoup souffert. La durée du séisme du 11 mars, 5 longues minutes, pourrait expliquer l’ampleur de la liquéfaction des sols. les sédiments récents, particulièrement les zones remblayées, sont les plus exposées à ce risques, confirment le rapport américain.

Cette vidéo illustre leurs observations. Entre 2'30 et 3'30, on voit les chercheurs marcher et même s'embourber dans ces sables gris et gorgés d'eau laissés en surface par la liquéfaction des sols.

 

 

  La Liquéfaction d'une ville

 

Située à quelque 200 kilomètres de l'épicentre du séisme, la ville d'Urayasu dans la préfecture de Chiba semblait trop loin pour être sinistrée. D'ailleurs ici, il n'y a pas eu de tsunami et aucun bâtiment ne s'est effondré. En revanche, un phénomène digne d'un film de sciences-fiction s'est produit : la liquéfaction des sols.

Avec les vibrations du séisme et le tsunami, le sol affaibli et saturé d'eau d'Urayasu a perdu la totalité de sa consistance, favorisant l'enfoncement des objets lourds situés en surface.

De très grandes quantités de boue sont par ailleurs sorties des fissures du sol.

La boue a désormais séché, mais la ville, laisse toujours place à un paysage de désolation : les rues sont déformées, les maisons enfoncées dans le sol tandis que les bouches d'égouts, elles, ont été élevées par les coulées de boue quelque 3m plus haut.

"C'était comme si nous surfions", a raconté Chiharu Asami, un habitant d'Urayasu au Washington Post. "Nous pouvions voir le sol bouger, les poteaux téléphoniques s'affaisser et tomber de 2m, à mesure que la boue sortait. Elle est montée jusqu'à mes chevilles et même une fois que l'eau est partie, la boue est restée une semaine".

Les 100.000 habitants d'Urayasu vivent depuis presqu'un mois sans système d'évacuation des eaux, sans plomberie.

Beaucoup d'entre eux sont obligés de faire leur besoin dans des sacs plastiques qu'ils jettent ensuite aux ordures, dont la collecte, n'a elle pas été interrompue.

Pour le maire de la ville, Hideki Matsuzaki, jamais le phénomène de liquéfaction des sols n'avait été aussi dévastateur, même au moment du tremblement de terre de Kobé.

85% de la ville ont été submergés par la boue. Selon lui, il va falloir des années et un budget de plus de 600 millions d'euros pour reconstruire et renforcer les infrastructures d'Urayasu.

Après un tremblement de terre en 1964, le gouvernement japonais avait établi des normes de construction anti-liquéfaction pour les usines, mais ces normes n'ont pas été appliquées aux résidences qui ont été construites sans plateforme en acier épaisse de 18 mètres de haut pour les soutenir.

Aujourd'hui, les habitants d'Urayasu n'osent pas se plaindre : leur ville n'a enregistré qu'un mort, mais la plupart des habitants sont désormais sans abri, les rues couvertes de boue séchée … et le budget annuel de la ville qui s'élève à 516 millions d'euros insuffisant pour tout reconstruire.

"Il va falloir beaucoup d'argent pour reconstruire les maisons mais cela ne nous préservera jamais d'un autre sésime" se désole un habitant, au Japan Times.

La ville abrite le parc Disneyland Tokyo qui n'a toujours pu ouvrir ses portes depuis le 11 mars à cause des coupures d'électricité. A la catastrophe qui a frappé la ville, s'ajoute donc une autre, économique.

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