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Le maire de Sevran prône la fin de la «prohibition» de la drogue

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 4 Avril 2011, 18:30pm

Catégories : #Santé - psychologie

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Le maire de Sevran prône la fin de la «prohibition» de la drogue

 

 

Article 20minutes

Maire depuis dix ans de Sevran, ville de Seine-Saint-Denis gangrenée par le trafic de cannabis et sinistrée par les violences qui en découlent, Stéphane Gatignon appelle à sortir de la prohibition dans son livre Pour en finir avec les dealers.

L'élu (EELV) débite des chiffres impressionnants: pour toute la France, il y a quatre millions de consommateurs réguliers, 12 millions d'occasionnels, plus de 100.000 personnes impliquées dans le trafic. Et à Sevran, devenue «un supermarché de la drogue»: 25.000 euros le «pas de porte» et une dizaine de personnes décédées depuis juin 2009, dans des affaires liées de près ou de loin au trafic.

«On vide la mer à la petite cuillère»

Des coups de feu ont encore retenti en mars: il s'agissait de trafiquants qui se disputaient le territoire selon l'enquête.

Avec le policier Serge Supersac, coauteur du livre, le maire veut «ouvrir le débat bloqué» de la dépénalisation. Sa ville est «victime d'un système hypocrite», dit-il dans un entretien avec l'AFP à Paris.

«Sortir de la société de prohibition, c'est (...) libérer des territoires entiers de l'emprise des trafics et de la violence», écrit Stéphane Gatignon. «Les politiques y sont opposés parce qu'ils sont persuadés que 95% des gens sont contre, mais il faut parler des choses complexes, sinon, on n'aurait jamais mis fin à la peine de mort», estime l'élu écologiste.

L'action de la police contre les dealers? «On vide la mer à la petite cuillère», dit-il. Le préfet de Seine-Saint-Denis Christian Lambert est «très présent sur le terrain», reconnaît-il, avant d'ajouter: «Il essaie de faire la guerre et il n'y arrive pas». «On est submergés», lance le maire, jugeant qu' «il y a un vrai souci d'escalade».

916792-1084973-copie-1.jpgIl faudrait créer 100.000 emplois pour «les petits dealers»

Il compare la prohibition du cannabis en France, «la législation la plus répressive d'Europe», à celle de l'alcool aux Etats-Unis dans les années 1920: elle «fait des ravages au-delà des balles», écrivent les auteurs.

En cas de dépénalisation, il faudra «une politique de santé publique», comme celle qui existe pour l'alcool. Il faudra aussi créer 100.000 emplois pour «les petits dealers». «La plupart sont précaires, gagnent quelques centaines d'euros et auraient tout intérêt à avoir un vrai boulot», dit Stéphane Gatignon.

«C'est le manque de perspectives qui pousse vers le trafic de shit», affirme le maire. «A Sevran la part des jeunes au chômage dépasse les 40%», poursuit l'élu de l'une des villes les plus pauvres de France. Il estime que ces dealers ont de 10 à 40 ans. Les «nourrices», qui gardent chez elles la drogue ou l'argent du deal? Ce sont des «victimes», en prise à «l'angoisse et la terreur». «Il y a des gens qui ne peuvent pas rentrer chez eux sans contrôle d'identité , dit-il.

«Un vrai risque mafieux»

La commercialisation des drogues douces pourrait devenir «un nouveau secteur économique, évidemment très encadré, créateur d'emplois tant pour l'agriculture que pour la distribution», écrivent l'élu et le policier.

Dans le cas où la législation n'évoluerait pas, Stéphane Gatignon envisage le pire. Il cite le Mexique, avec ses milliers d'assassinats chaque année, à cause du trafic. Il y a aussi «un vrai risque mafieux». «Il y a aujourd'hui du trafic de drogue et d'armes», dit-il. «On va vers le contrôle par les dealers de pans économiques», assure-t-il. Il entrevoit également «des liens avec le monde politique».

«Dans les dix ans, si on ne fait rien, ce sont eux qui décideront qui sera maire», dit-il.

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(Pour en finir avec les dealers de Stéphane Gatignon et Serge Supersac. Editions Grasset. 220 pages, 16 euros. En librairie le 6 avril)

20minutes.fr

 

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Article France24

 

Drogue: le maire de Sevran, plaque-tournante du cannabis, pour la fin de la prohibition
Maire depuis dix ans de Sevran, ville de Seine-Saint-Denis gangrenée par le trafic de cannabis et sinistrée par les violences qui en découlent, Stéphane Gatignon appelle à sortir de la prohibition dans son livre "Pour en finir avec les dealers".
Maire depuis dix ans de Sevran, ville de Seine-Saint-Denis gangrenée par le trafic de cannabis et sinistrée par les violences qui en découlent, Stéphane Gatignon appelle à sortir de la prohibition dans son livre "Pour en finir avec les dealers".
Maire depuis dix ans de Sevran, ville de Seine-Saint-Denis gangrenée par le trafic de cannabis et sinistrée par les violences qui en découlent, Stéphane Gatignon appelle à sortir de la prohibition dans son livre "Pour en finir avec les dealers".
Maire depuis dix ans de Sevran, ville de Seine-Saint-Denis gangrenée par le trafic de cannabis et sinistrée par les violences qui en découlent, Stéphane Gatignon appelle à sortir de la prohibition dans son livre "Pour en finir avec les dealers".
L'action de la police contre les dealers? "On vide la mer à la petite cuillère", dit-il. Le préfet de Seine-Saint-Denis Christian Lambert est "très présent sur le terrain", reconnaît-il, avant d'ajouter: "Il essaie de faire la guerre et il n'y arrive pas".
L'action de la police contre les dealers? "On vide la mer à la petite cuillère", dit-il. Le préfet de Seine-Saint-Denis Christian Lambert est "très présent sur le terrain", reconnaît-il, avant d'ajouter: "Il essaie de faire la guerre et il n'y arrive pas".

AFP - Maire depuis dix ans de Sevran, ville de Seine-Saint-Denis gangrenée par le trafic de cannabis et sinistrée par les violences qui en découlent, Stéphane Gatignon appelle à sortir de la prohibition dans son livre "Pour en finir avec les dealers".

L'élu (EELV) débite des chiffres impressionnants: pour toute la France, il y a quatre millions de consommateurs réguliers, 12 millions d'occasionnels, plus de 100.000 personnes impliquées dans le trafic. Et à Sevran, devenue "un supermarché de la drogue": 25.000 euros le "pas de porte" et une dizaine de personnes décédées depuis juin 2009, dans des affaires liées de près ou de loin au trafic.

Des coups de feu ont encore retenti en mars: il s'agissait de trafiquants qui se disputaient le territoire selon l'enquête.

Avec le policier Serge Supersac, coauteur du livre, le maire veut "ouvrir le débat bloqué" de la dépénalisation. Sa ville est "victime d'un système hypocrite", dit-il dans un entretien avec l'AFP à Paris.

"Sortir de la société de prohibition, c'est (...) libérer des territoires entiers de l'emprise des trafics et de la violence", écrit M. Gatignon. "Les politiques y sont opposés parce qu'ils sont persuadés que 95% des gens sont contre, mais il faut parler des choses complexes, sinon, on n'aurait jamais mis fin à la peine de mort", estime l'élu écologiste.

L'action de la police contre les dealers? "On vide la mer à la petite cuillère", dit-il. Le préfet de Seine-Saint-Denis Christian Lambert est "très présent sur le terrain", reconnaît-il, avant d'ajouter: "Il essaie de faire la guerre et il n'y arrive pas". "On est submergés", lance le maire, jugeant qu'"il y a un vrai souci d'escalade".

Il compare la prohibition du cannabis en France, "la législation la plus répressive d'Europe", à celle de l'alcool aux Etats-Unis dans les années 1920: elle "fait des ravages au-delà des balles", écrivent les auteurs.

En cas de dépénalisation, il faudra "une politique de santé publique", comme celle qui existe pour l'alcool. Il faudra aussi créer 100.000 emplois pour "les petits dealers". "La plupart sont précaires, gagnent quelques centaines d'euros et auraient tout intérêt à avoir un vrai boulot", dit Stéphane Gatignon.

"C'est le manque de perspectives qui pousse vers le trafic de shit", affirme le maire. "A Sevran la part des jeunes au chômage dépasse les 40%", poursuit l'élu de l'une des villes les plus pauvres de France. Il estime que ces dealers ont de 10 à 40 ans. Les "nourrices", qui gardent chez elles la drogue ou l'argent du deal? Ce sont des "victimes", en prise à "l'angoisse et la terreur". "Il y a des gens qui ne peuvent pas rentrer chez eux sans contrôle d'identité", dit-il.

La commercialisation des drogues douces pourrait devenir "un nouveau secteur économique, évidemment très encadré, créateur d'emplois tant pour l'agriculture que pour la distribution", écrivent l'élu et le policier.

Dans le cas où la législation n'évoluerait pas, M. Gatignon envisage le pire. Il cite le Mexique, avec ses milliers d'assassinats chaque année, à cause du trafic. Il y a aussi "un vrai risque mafieux". "Il y a aujourd'hui du trafic de drogue et d'armes", dit-il. "On va vers le contrôle par les dealers de pans économiques", assure-t-il. Il entrevoit également "des liens avec le monde politique".

"Dans les dix ans, si on ne fait rien, ce sont eux qui décideront qui sera maire", dit-il.

("Pour en finir avec les dealers" de Stéphane Gatignon et Serge Supersac. Editions Grasset. 220 pages, 16 euros. En librairie le 6 avril)

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Il faut ouvrir le débat....



Dénonçant "un marché parallèle" de la drogue, le maire de Sevran veut "aller vers la légalisation".
 

"Nous sommes dans une situation de lutte de territoires. Une situation insupportable. En deux ans, on a enterré sept personnes.

Cela n’est plus vivable (…). Je n’en peux plus", a dénoncé vendredi sur Europe 1, le maire de Sevran en Seine-Saint-Denis, Stéphane Gatignon (Europe Ecologie).


Mercredi soir, deux bandes rivales de la ville se sont affrontées sur fond de trafic de drogue, faisant des blessés dont un avec un pronostic vital engagé. Trois personnes âgées de 24, 28 et 29 ans ont été placées en garde à vue.


Pour régler cette situation, "il nous faut des forces de police qui circulent dans le quartier", a ajouté le maire qui estime qu’il faut également s’interroger sur "la prohibition" des drogues douces.

 

Il veut "un débat sur la prohibition"
 

Dénonçant "une économie parallèle" qui tourne autour de ces drogues, Stéphane Gatignon juge en effet qu’il faut "ouvrir le débat pour aller vers leur légalisation". "Il faut s’en sortir, ce n’est plus possible", a-t-il ajouté précisant que "ce marché parallèle" était source de trafics et de violences. "Il faut qu’il y ait un débat à l’Assemblée nationale sur la prohibition, sinon on n'arrivera jamais à trouver des solutions", a-t-il conclu.


Un point névralgique du trafic de drogue


Mercredi, les faits se sont déroulés dans la cité des Beaudottes, réputée pour être un point névralgique du trafic de drogue. Deux personnes sont venues en scooter d'une cité rivale de cette ville, la cité Basse. Le passager du scooter, armé d'un fusil à pompe, a tiré sur une voiture, blessant légèrement un passager.

Rattrapé par la voiture, le passager du scooter a été passé à tabac. C'est le pronostic vital de cette personne qui est toujours engagé. La police judiciaire de Seine-Saint-Denis a été chargée de l'enquête. 

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