Le nombre de camps nazis en Europe réévalué à la hausse


Gardiens à l'entrée du camp d'Oranienburg, en 1933. US Holocaust Memorial Museum, BPK.

 

Des chercheurs du Holocaust Memorial Museum, aux Etats-Unis, ont publié cette semaine les résultats d'une étude minutieuse des ghettos, lieux de travail forcé, camps de concentration et d'extermination mis en place par les nazis à travers l'Europe. L'ampleur de leurs résultats surprend parmi les spécialistes de l'Holocauste, rapporte lundi le New York Times.

 

Au total, les chercheurs ont recensé et documenté 42 500 sites, de la France à la Russie. La nouveauté de leur travail réside notamment dans l'attention méthodique portée aux sites de petite taille, relève le New York Times : jusqu'à une douzaine de prisonniers pour le camp de Munich-Schwabing, en Allemagne (par comparaison, au plus fort de son activité, le ghetto de Varsovie enfermait 500 000 personnes, selon le centre de recherche américain). A Berlin uniquement, les chercheurs ont identifié environ 3 000 camps et "maisons de juifs", selon la terminologie nazie, et 1 300 à Hambourg.

 

Au total, cette étude recense 30 000 camps de travaux forcés, 1 150 ghettos juifs, 980 camps de concentration, 1 000 camps de prisonniers de guerre, 500 bordels employant des esclaves sexuelles et des milliers d'autres camps destinés à l'euthanasie de prisonniers âgés, à des avortements forcés, à la "germanisation"de prisonniers ou à leur transport vers des centres d'extermination. Selon les estimations de cette équipe, entre 15 et 20 millions de personnes ont été tuées sur ces sites.

 

Les deux premiers volumes d'une encyclopédie rassemblant ces données ont été publiés par le musée, situé à Washington. Cinq autres sont prévus d'ici à 2025.

 

Source: Big browser

Tag(s) : #archéologie - Histoire - Préhistoire - Patrimoine
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