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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Le Portugal veut rationner l'accès aux soins pour le traitement de certaines maladies !

Publié par wikistrike.com sur 11 Octobre 2012, 17:14pm

Catégories : #Santé - psychologie

Au Portugal, dépenser moins pour vivre moins

 

08-10-Portugal-KOPELNITSKY.jpg  Le Conseil national d'éthique suggère de rationner l'accès aux soins pour le traitement de certaines maladies. Une position qui provoque un tollé. A l'instar de cette chronique du scientifique José Luís Nunes Martins.

Le Conseil national d'éthique pour les sciences de la vie [cet organisme indépendant auprès du Parlement portugais est l'équivalent du Comité consultatif national d'éthique français] affirme dans un rapport qui vient d'être rendu public que l'Etat portugais peut et doit rationner l'accès aux médicaments les plus chers pour le traitement des cancers, du sida et de la polyarthrite rhumatoïde. Le médecin qui dirige cette institution prétend qu'il s'agit d'"une lutte contre le gaspillage et l'inefficacité, qui est considérable en matière de santé (...) Un combat non seulement légitime mais aussi souhaitable". Il va jusqu'à dire que dépenser 50 000 euros pour survivre deux mois de plus ne peut se justifier.

Une vie n'a pas de prix. Ni une quelconque portion de celle-ci. Comment un homme, médecin, peut-il arriver à la conclusion qu'il existe un montant raisonnable pour un mois de vie en plus ? Tuer de façon absolue l'avenir de quelqu'un est un délit. Cela s'appelle un homicide. Dans la vie, il y a des moments, un regard, un sourire, un baiser qui durent quelques secondes mais qui valent (plus qu')une vie. La vie, c'est essentiellement un avenir. Même sur un lit d'hôpital, en pleurs, dans un océan de souffrance. La vie c'est cela aussi. Ce n'est pas seulement de la joie, c'est également la douleur.

Les médecins vont-ils tourner le dos au serment d'Hippocrate pour, de façon hypocrite, jurer de défendre avec orgueil, brio – et une discipline toute militaire – le budget ? Dans son rapport, le conseil estime que les médecins devraient obligatoirement avoir une formation dans le domaine de l'éthique afin de prendre des décisions plus justes et, rendez-vous compte, plus responsables !

Vous me direz que l'on a plus les moyens et vous me demanderez qui je choisirais entre deux malades aux diagnostics et aux pronostics différents... Le problème n'est pas le coût des thérapies, mais l'argent qui aurait dû exister pour les payer et qui est canalisé pour d'autres profits.

Il doit y avoir une foule de gens en quête d'une formule mathématique qui déciderait du oui ou du non à donner, s'agissant du futur des malades se trouvant dans un état avancé. Néanmoins, il me semble bien plus humain que, dans les cas extrêmes, ce soit quelqu'un qui le fasse, quelqu'un avec des valeurs qui l'assume. Jamais un algorithme qui s'applique de façon impersonnelle... Et derrière lequel, par la suite, beaucoup se cacheront.

Bientôt, la capacité de l'Etat à payer les retraites se terminera. Que diront alors ces messieurs des sciences de la vie ? Sans doute l'un d'entre eux viendra nous dire que la vie, au-delà de 70 ans, n'a plus de sens, que la qualité de vie des plus jeunes est mise en cause par ces égoïstes qui ont déjà vécu plus qu'il ne faut... Ou peut-être nous dira-t-il que l'on aurait dû privilégier l'avortement... Ou une autre énormité difficile à imaginer.

Ceux qui contribuent, avec leur savoir sur l'éthique et la vie, à l'application de telles mesures politiquement inhumaines se fourvoient. Et ce dans un pays qui peut avoir peu d'argent mais qui n'en a pas moins beaucoup de valeurs. Malgré ceux de nos concitoyens prêts à échanger des vies contre de l'argent.
CRISE — Problèmes de santé

La question du nombre insuffisant de médecins traitants refait surface au Portugal. Alors que plus d'un million de Portugais n'en ont pas – faute de généralistes en nombre suffisant –, le gouvernement prévoit de demander à chaque médecin de prendre en charge 2 100 patients contre 1 500 actuellement. Les professionnels de la santé s'y opposent, arguant de la dégradation de la qualité des soins que cela induirait, rapporte le quotidien Correio da Manhã.

Le gouvernement a également annoncé la fermeture d'une douzaine de services des urgences et de nombreux autres services (chirurgie, neurologie, etc.) dans plusieurs hôpitaux du pays. Enfin, la campagne de vaccination contre la grippe connaît des ratés faute d'infirmiers en nombre suffisant.

Côté usagers, les Portugais recourent de plus en plus aux antidépresseurs : leur consommation a augmenté de 7,1 % sur les huit premiers mois de l'année par rapport à la même période en 2011.

 

Source: Courrier International

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Laurent Franssen 20/10/2012 10:25


Les mathematique sont une mesure precise mais cependant inexacte de la realite.

 

idnaze 12/10/2012 06:17


des recettes pour les boites de medocs qui vivent du cancer ?

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