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Le premier transistor biologique

Publié par wikistrike.com sur 30 Mars 2013, 18:08pm

Catégories : #Science - technologie - web - recherche

Le premier transistor biologique

 

 

thumb.jpgUne équipe de bio-ingénieurs de l’Université de Stanford viennent de faire passer l’informatique dans le royaume vivant de la biologie. L’équipe a développé un transistor biologique fabriqué à partir de matériel humain, de l’ADN et de l’ARN. Il s’agissait du dernier maillon permettant de créer un véritable ordinateur biologique.

Le transcriptor

Ils ont donné le nom de transcriptor à leur transistor biologique. La création de ce transcriptor permet aux ingénieurs de contrôler, par exemple, quand des cellules ont été exposées à certains stimuli extérieurs ou à des facteurs environnementaux. Ils peuvent même activer ou désactiver la reproduction cellulaire à volonté. En électronique, un transistor contrôle le flux d’électron dans un circuit. De la même manière, en biologie, un transcriptor contrôle le flux d’une protéine spécifique, l’ARN polymérase, quand elle se déplace dans un brin d’ADN. En utilisant des transcriptors, l’équipe a créé l’équivalent des portes logiques en électronique. Ces portes logiques peuvent délivrer des réponses vrai-faux à virtuellement n’importe quelle question biochimique qui peut se poser dans une cellule.

« Les ordinateurs biologiques peuvent être utilisés pour étudier ou reprogrammer les systèmes vivants, surveiller l’environnement, et améliorer les thérapies cellulaires. » Drew Endy, PhD, principal auteur de cette recherche.

Un ordinateur biologique ? C’est quoi ?

Tous les ordinateurs modernes de l’ENIAC à Apple, ont 3 fonctions de base : stocker, transmettre et effectuer des opérations logiques sur des informations. L’an dernier, cette même équipe annonçait avoir réalisé les deux autres fonctions de base d’un ordinateur génétique fonctionnel. Ils ont réussi à créer un espace destockage numérique réinscriptible dans de l’ADN. Ils ont aussi réussi à développé un mécanisme qui permet de transmettre des informations génétiques d’une cellule à une autre cellule. C’est une sorte d’Internet biologique ! Il ne leur restait plus qu’à développer un outil permettant d’effectuer des opérations logiques : le transcriptor. En associant tous ces paramètres, ils peuvent créer un ordinateur à l’intérieur d’une cellule vivante. Bref, un ordinateur biologique.

Comme je sens que je vous perds, je vais essayer d’être plus concret :

Les applications sont sans limite

Par exemple, il est possible de savoir si une cellule a été exposé à un stimuli externe, comme la présence de glucose et de caféine. Cette information peut être traitée et stockée pour que vous puissiez identifier les cellules qui ont été exposées et celles qui ne l’ont pas été. Autre exemple, Il est possible de dire à une cellule de continuer à se reproduire ou d’arrêter si certains facteurs sont présents. Pensez au cancer, il pourrait être stoppé dans son développement. De même pour les plantes, qui sont exposés à un facteur environnemental.  De plus, il est possible de communiquer cette information de cellule à cellule pour orchestrer le comportement d’un groupe de cellules.

« Les applications potentiels sont uniquement limitées par l’imagination du chercheur. » Monica Ortiz, qui a démontré la communication autonome de cellule à cellule.

En conclusion

L’ordinateur biologique est certainement la prochaine grande révolution thérapeutique de ce siècle. Ce qui semblait être de la science-fiction il y a quelques années devient presque une réalité aujourd’hui. Pour accélérer le processus, Endy et son équipe ont mis à disposition toutes leurs recherches dans le domaine public afin que d’autres puissent immédiatement s’en emparer et l’améliorer. La science a bien une conscience.

 

Source: Sciences mag

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