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Le preneur d'otages de Pôle emploi : respect !

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 17 Octobre 2011, 13:31pm

Catégories : #Infos



WikiStrike respecte Monsieur Denisot

1657448_poleemploi.jpgPour soutenir Christian Denisot ou pour lui tirer un coup de chapeau, laissez un commentaire, nous lui transmettrons

Christian Denisot, 45 ans, retient la directrice et le sous-directeur d'une agence parisienne de Pôle emploi.

« Allo, j'ai pris deux otages à l'agence Pôle emploi de Beaumarchais, dans le XIe arrondissement de Paris. Voici mes revendications. »

Christian Denisot, 45 ans, a appelé Rue89 d'une voix calme mais déterminée ce lundi matin pour revendiquer un geste qu'il qualifié lui-même de « critiquable » avec un « objectif légitime ».

Lors d'un second coup de téléphone, le preneur d'otages dit apercevoir des policiers cagoulés, hors et dans l'agence, prêts à donner l'assaut :

« Les mecs sont prêts. »

« Je n'utiliserai pas les otages pour me protéger mais je viderai mon chargeur pour me défendre. »

Selon 20Minutes.fr, à 13h10, la BRI entre dans le bâtiment. Selon notre reporter Sébastien Leban, de nouvelles forces de police seraient entrées, à 13h20.


Des policiers près de l'agence Pôle emploi, à Paris, le 17 octobre 2011 (Sébastien Leban)

A partir de ce second coup de fil, le preneur d'otages dit qu'il restera en ligne avec Rue89, « jusqu'au bout ».

La directrice et le sous-directeur, retenus

Le preneur d'otages, qui se dit armé d'un pistolet, nous dit retenir la directrice de l'agence Pôle emploi, ainsi que le sous-directeur.

Notre reporter a pu s'entretenir avec deux employées présentes ce lundi matin :

« Cet homme avait rendez-vous avec sa conseillère. Il lui a demandé de rencontrer un directeur et c'est à ce moment-là qu'il s'est enfermé avec lui et la directrice, dans un bureau du rez-de-chaussée »

Tout en discutant au téléphone, Christian Denisot nous adresse, à partir de l'e-mail de la directrice, un très long texte de revendication.

Ses demandes sont doubles : elles portent sur la précarité et le mépris dont il se dit l'objet de la part de l'administration Pôle emploi, mais aussi, « la dissolution des groupuscules sionistes violents » en France.

« Je m'appelle Christian Denisot, 45 ans, intelligence moyenne »

Christian Denisot nous explique qu'il est informaticien, mais qu'à son âge – 45 ans – il ne parvient plus à trouver du travail. Dans son texte, en pièce jointe, il se présente ainsi :

« Je ne représente aucune idéologie politique, aucune religion (je suis laïc et athée), je ne représente que moi-même, un simple citoyen avec ses convictions et sa conscience.

Je m'appelle Christian Denisot, 45 ans, intelligence moyenne, culture moyenne, sans talents particuliers, français moyen.

Depuis le début des années 2000, comme pas mal de citoyens Français, je galère ; mais depuis quelques années, j'ai amorcé les étapes ultimes qui mènent à la précarité :

Mon âge est, à l'évidence, devenu un handicap certain dans ma recherche d'emploi (en fait, dès 35 ans vous êtes trop vieux).

Les CDI sont introuvables.

CDD de plus en plus rares, de moins en moins qualifiés et rémunérés. »

Le preneur d'otages me dit avoir pris sa décision cet été, alors qu'il arrivait en fin de contrat.

« Je veux provoquer une prise de conscience nationale »

Mais ses revendications ne s'arrêtent pas à la précarité et à ses mésaventures avec Pôle emploi qui lui ont déjà valu quelques ennuis avec la police.

Il s'en prend aussi aux « groupuscules sionistes », dont il demande la dissolution. Il s'en prend en particulier à la Ligue de défense juive, un groupe plusieurs fois accusé d'actes violents, et au Bétar, un groupe de jeunes lié à la droite nationaliste israélienne.

Il s'explique :

« Par cette action, je veux provoquer une prise de conscience nationale sur une situation inacceptable : l'impunité totale de certains extrémistes qui ont la liberté, pour faire valoir leur idéologie, de désinformer sciemment et officiellement, lyncher, ratonner, réaliser des chasses à l'homme, commettre des meurtres…avec la complicité explicite du gouvernement (des gouvernements, puisque cela perdure depuis plus de dix ans).

Un véritable “ trou noir ” dans notre belle démocratie : les recours légaux, les plaintes, les demandes d'interdiction des associations de citoyens, d'élus restent sans résultats, ou débouchent sur des peines étrangement indulgentes. »

Au téléphone avec Rue89 « pour éviter d'être manipulé »

Le preneur d'otages a reconnu, dans la longue conversation que j'ai eue avec lui, qu'il n'y a pas de rapport entre ses deux revendications, la sociale et celle qui est liée à la question proche orientale. En appelant la rédaction de Rue89, il avait d'ailleurs demandé à parler au « spécialiste du Proche Orient », et pas à la rubrique sociale ou sociétale.

Il souhaite que ses revendications soient relayées à la télévision – il demande directement le 13 Heures de TF1 et France 2 –, mais a appelé Rue89 « pour éviter d'être manipulé ou ignoré ».


Devant l'agence parisienne de Pôle emploi où se tient la prise d'otages, le 17 octobre 2011 (Sébastien Leban)

Toujours en ligne avec Pierre Haski, il dénonce « la différence de traitement entre les différents racismes » :

« Je ne vois pas pourquoi on traite différemment la vie d'un noir, d'un Arabe et celle d'un juif. »

Le preneur d'otages dénonce par exemple le fait qu'aujourd'hui, la France ne commémore pas officiellement le massacre du 17 octobre 1961, une date qu'il semble mal connaître, mélangeant la démission de Nicolas Sarkozy, les accusations d'antisémitisme, dont il aurait fait l'objet parce qu'il soutient les Palestiniens, accusation qu'il récuse.

 

 

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plus de 40 ans, plutôt diplômé, plus de 5 années de galère et la « machine à clochardiser » qui est en route, combien somme nous à ressembler à cet homme ? 200 000 ? 500 000 ? sans doute beaucoup, beaucoup plus demain...

Pour soutenir Christian Denisot

http://www.facebook.com/groups/169796396442485/

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