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Les agressions humaines poussent l’océan vers des limites jamais vues depuis 300 millions d’années

Publié par wikistrike.com sur 9 Octobre 2013, 08:48am

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

Les agressions humaines poussent l’océan vers des limites jamais vues depuis 300 millions d’années

 

 

1-200x300.jpgLes agressions humaines poussent l’océan vers des limites jamais vues depuis 300 millions d’années. « Nous pénétrons dans le territoire inconnu des changements dans l’écosystème marin », avertit le rapport « la prochaine extinction de masse a peut-être déjà commencé »

 

- Jon Queally, staff writer

 

L’information, les preuves qui la supporte et les avertissements qui les accompagnent pourraient difficilement être plus désastreux. Le dernier audit effectué par une équipe internationale de chercheurs océanographiques dans le cadre du programme international sur l’état de l’océan  (International

Program

on the State of the Ocean, IPSO) ont révélé que le monde océanique et la vie marine font face à une menace encore jamais affrontée par la combinaison  de la pollution industrielle, du changement et du réchauffement climatique et de la sur-pêche continue et rampante.

 

Selon le témoignage du rapport « l’état de l’Océan, 2013, pronostics et propositions, », la dégradation de l’écosystème océanique signifie que son rôle de « tampon » de la Terre est sérieusement compromis. En conséquence, les auteurs de ce rapport appellent à des «  remèdes urgents » parce que « le niveau,  la vitesse et l’impact du changement sur l’océan sont plus grands, plus rapides et plus imminents que ce que la communauté scientifique pensait auparavant. »

 

Les scientifiques ont découvert que le niveau d’acidification des océans, entraîné par les accumulations de carbone,  est le plus haut depuis plus de 300 millions d’années. Qui plus est, la dé-oxygénation, provoquée à la fois par le réchauffement et par les traces industrielles- dépouille l’océan de sa capacité à supporter ses vies végétale et animale. « Ces facteurs combinés de stress, selon ce rapport, sont sans précèdent dans l’histoire connue de la Terre. Nous entrons dans le territoire inconnu des changements dans l’écosystème marin et nous exposons les organismes à d’intolérables pressions évolutives. La prochaine extinction de masse a déjà commencé. » Le professeur Alex Rogers du Somerville College, directeur scientifique de l’IPSO dit: « La santé de l’océan est entrain de chuter en spirale beaucoup plus vite que nous le pensions. Nous constatons des changements plus grands, se produisant plus vite et dont les effets sont plus imminents que ce que nous avions anticipé auparavant. La situation devrait être la préoccupation la plus grave de tous car tous nous sommes affectés par la capacité de l’océan à supporter la vie sur terre. »

 

 

Parmi les conclusions détaillées de ce rapport, le panel de scientifiques a identifié comme sources d’inquiétudes majeures les domaines suivants.

 

• Dé-oxygénation: les preuves s’accumulent que les stocks d’oxygène contenus dans l’océan déclinent progressivement. Les prédictions   présentent une baisse de l’oxygène dans l’océan de 1% à 7% en 2100. Cette baisse se produit de deux façons : la forte tendance à la baisse du niveau d’oxygène dans les mers tropicales et dans certaines zones du Pacifique Nord durant les 50 dernières années et  l’augmentation dramatique de l’hypoxie ( bas niveau d’oxygène) côtière, associée à l’eutrophisation ( accumulation de déchets putrescibles ). La première est due au réchauffement climatique et la seconde aux traces de plus en plus importantes de nutriments issus de l’agriculture et des eaux d’égouts.

 

• Acidification: si le niveau actuel d’émission de CO2 se maintient, nous devons nous attendre à des conséquences extrêmement sérieuses sur la vie marine et à leurs tours sur les produits de la pêche et sur la protection des côtes. Avec des taux de concentration de CO2 de 450-500 ppm ( projection pour 2030. 2050) l’érosion dépassera la calcification dans le processus de construction du récif corallien, entraînant l’extinction de certaines espèces et le déclin généralisé de la bio-diversité.

 

• Réchauffement: comme le IPCC l’a clairement montré, c’est l’océan qui encaisse la plus grande partie du réchauffement dans le système climatique, avec des conséquences physiques et biogéochimiques directes et bien connues. Les impacts que le réchauffement continu est supposé avoir dans la décennie 2050 comprennent : des zones  glacées saisonnières réduites, dont la disparition de la banquise estivale dans l’Arctique vers 2037, l’augmentation des stratifications des strates océaniques  conduisant à un appauvrissement en oxygène, l’augmentation de la décharge de méthane GHG provenant des hauts-fonds sous-marins  ( un élément non pris en considération par le IPCC) et l’augmentation de l’incidence d’événements dus à l’hypoxie ou à l’anoxie. ( Baisse d’oxygène).

 

• Le “trio mortel” des  facteurs décrits ci-dessus combinés. - acidification, réchauffement et désoxygénation  affectent sérieusement la capacité productive et l’efficacité car les températures, la chimie, les stratifications des surfaces, les nutriments et les réserves d’oxygène sont tous impliqués,  signifiant que beaucoup d’organismes vont se trouver dans des environnements inadéquats. Ces impacts vont avoir des conséquences en cascade sur la biologie marine, dont l’altération de la dynamique de la chaîne alimentaire et le développement des substances pathogènes.

 

• La sur-pêche ininterrompue contribue à compromettre encore plus la capacité de résilience des systèmes marins et contrairement à certaines affirmations, malgré quelques améliorations principalement dans les pays développés, la gestion des pêcheries échoue encore à stopper le déclin d’espèces clefs et continue d’endommager les éco-systèmes dont dépendent la vie marine. En 2012, le FAO ( Food and Agriculture Organization) des Nations Unies a déterminé que 70% de la population aquatique mondiale était exploitée d’une façon no durable, parmi lesquels 30% avait leur biomasse effondrée jusqu’ à 10% des zones non pêchées. Une évaluation récente pour la conformité à l’article 7 ( Management des pêcheries) du code de conduite du FAO ( 1995) pour une pêche responsable  a accordé la mention «  Echec » à 60% des pays et n’a pu attribuer la mention «  bien » à aucun pays.

 

En ce qui concerne l’urgence de la crise, les océanographes ont émis un avertissement sévère aux gouvernements mondiaux, appelant les dirigeants à agir immédiatement et à respecter les étapes suivantes qui « doivent » être suivies.

 

• Réduire globalement les émissions de CO2 pour limiter la montée des températures à 2°, ou au-dessous de 450 CO2e. (Équivalent CO2) Les objectifs actuels pour la réduction des émissions de carbone sont insuffisants pour assurer la survie du récif corallien et les autres effets biologiques de l’acidification, tout spécialement en raison du décalage de plusieurs dizaines d’années entre l’émission de CO2 dans l’atmosphère et sa dissolution dans l’océan. Les répercussions potentielles du changement climatique  sur  l’océan, comme la libération du méthane après la fonte du permafrost et le dépérissement terminal des massifs coralliens auront des conséquences plus terribles encore sur la vie de l’homme et de l’océan que ce qui a été calculé présentement.

 

• Assurer l’implantation effective d’une gestion des communautés et des écosystèmes, favorisant les pêcheries de plus petites tailles. Des exemples de mesure à grande échelle incluant l’introduction d’un co-management authentique avec les communautés concernées, l’élimination des subventions nocives conduisant à la pêche intensive, la protection des éco-systèmes marins fragiles, l’interdiction des équipements de pêche les plus destructeurs et la lutte contre l’IUU ( Illegal Unreporeted and Unregulated Fishing)

 

• Construire une infrastructure globale pour la gouvernance de la haute-mer qui soit parfaitement adaptée.  Le plus important, assurer la mise en œuvre d’un nouvel accord pour la conservation et l’usage durable de la bio-diversité en créant des zones hors de la juridiction nationale et sous les auspices de l’UNCLOS (United Nations Convention on the Law of the Sea). En réponse à l’étude de l’IPSO est arrive juste une semaine après le rapport de l’IPCC sur le changement climatique qui pointe également la menace qu’un réchauffement ferait peser sur l’océan, le Professeur Dan Laffoley de l’International Union for Conservation of Nature a déclaré: « Ce que les derniers rapports rendent absolument clair est que des actions différées augmenteront le coût dans l’avenir et conduiront à de plus grandes, peut-être de plus irréversible pertes dans l’avenir. Le rapport des Nations Unies sur le climat a confirmé que l’océan porte en grande partie la charge des changements climatiques induits par l’homme sur la planète. Ces découvertes nous donnent encore plus de raisons de nous alarmer- mais aussi une carte routière pour l’action. Nous devons l’utiliser.

  

Traduction : Elisabeth Guerrier News360x

 

Source Common Dreams

 

Photographie Une.

 

Midway, 2009  travail de Chris Jones

 

Photographies  article

 

Fish 1, Fish  2, Martinique, 2012 Elisabeth Guerrier 

 

Source

Commenter cet article

Laurent Franssen 09/10/2013 23:09


Et j'espere pour toi que tu AVAIS un cancer !
Parce que si t'en avais pas, maintenant t'en à un.
Bonne soirée.
Et bonne guérison, peut être ! 

Laurent Franssen 09/10/2013 23:07


Et si tu pense qu'on va moins mourir que toi parce qu'on a pas de cancer , tu te plante lamentablement.
Si tu veux on peut mettre les diabétiques et les sidéens en compèt' pour voir qui est le + victime...
nondidju.. 

Laurent Franssen 09/10/2013 23:04


Même pâs foutu de faire la différence entre questions et affirmations.
c'est pas le premier à qui la remarque est faites pourtant... 

Laurent Franssen 09/10/2013 23:03


C'est pas moi qui souhaite une exctinction massive de vie.
Alors joue pas les pleureuses aprés avoir écrit ça. 

Epsilon 09/10/2013 20:51


QUelle mentalité !! t'en fais pas, si tu attends tant que ça que je meurs sa arrivera surement très bientot, surtout quand on est atteint d'un cancer, je pense deux fois plus fort tout ce que
j'ai écris avant, surtout après avoir lu ton commentaire. Bonne soirée

Laurent Franssen 09/10/2013 19:44


Commencons par toi, ? ca fera déjà 1 ?

Epsilon 09/10/2013 16:58


Ah bah ça fallait s'en douter, et vous verrez que rien ne changera, se sera même de pire en pire, il faudra une bonne extinction de masse humaine pour arranger la nature, et encore.

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