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Les doux mensonges de l’industrie du sucre

Publié par wikistrike.com sur 1 Novembre 2012, 14:31pm

Catégories : #Santé - psychologie

 

 

Les doux mensonges de l’industrie du sucre


        

Une femme sort d'un fast-food avec une grande boisson sucrée, à New York, où le maire Michael Bloomberg , a décidé d'interdire les sodas et boissons sucrées de plus d'un demi-litre dans les restaurants, les stades et les cinémas. (AFP PHOTO/Emmanuel Dunand)

On se souvient de l'ouvrage Golden Holocaust qui, en février dernier, esquissait une histoire de l'industrie du tabac "qui a de quoi rendre paranoïaque", relatait un article du Monde. A travers des millions de "tobacco documents", on découvrait comment les manufacturiers américains ont "préparé et exécuté – et continuent à préparer et exécuter – un vaste complot depuis un demi-siècle pour tromper le public" sur la dépendance et les risques sanitaires de la cigarette.

 

 

Ce sont désormais des documents sur l'industrie du sucre – plus de 1 500 pages de notes internes, lettres, rapports d'entreprises archivées – qui semblent démontrer le même type de stratégies et de manipulations destinées à promouvoir coûte que coûte un produit, malgré des risques sanitaires majeurs. C'est du moinsce qu'assure le magazine américain Mother Jones, dans une série d'articles sur les "doux mensonges" des entreprises du sucre.

Dans les années 1970, commence la revue, l'opinion prend de plus en plus conscience des risques sanitaires liés à la consommation de sucre, mise en cause dans la hausse de l'obésité (elle a depuis doublé aux Etats-Unis), du diabète (qui, aux Etats-Unis et depuis les années 1970 toujours, a triplé) et des maladies cardio-vasculaires. Un impact qui a d'ailleurs été de nouveau documenté dans un article paru dans Nature en février dernier, qui affirmait que "la menace sur la santé publique constituée par la consommation excessive de sucre, en particulier de fructose, est telle qu'elle justifie la mise en place de mesures comparables à celles prises afin de limiter la consommation de tabac et d'alcool", rapportait Le Monde. En cause, le lien entre le sucre et ces maladies non-transmissibles, "qui provoquent plus de 35 millions de morts par an dans le monde, soit davantage que les maladies infectieuses".

 

 

Dans les années 1970 donc, la prise de conscience est telle que la consommation de sucre décline de 12 % en deux ans, relate Mother Jones. Une tendance qui n'est pas au goût de la gourmande industrie. Regroupés dans l'Association du sucre, dont le budget annuel s'élève alors à 800 000 dollars, les firmes se mettent, notamment, à recruter "une écurie de professionnels de la médecine et de la nutrition pour dissiper les peurs du public", et à financer des articles scientifiques susceptibles de leur attirer le soutien des agences gouvernementales, et notamment de la FDA (Food and drug administration). En parallèle, "les recherches sur le lien suspecté entre le sucre et les maladies chroniques sont largement mises à l'arrêt à la fin des années 1980, et les scientifiques en viennent à constater que ce genre d'activités est susceptible de mettre un terme à leur carrière", dit Mother Jones.

 

Alors que des mémos montrent que l'Association du sucre reconnaît dès 1962 les impacts potentiellement dangereux de leur marchandise, elle s'efforce de braquer les projecteurs sur des scientifiques qui prônent le scepticisme, l'absence de preuve, la nécessité de mener de nouvelles études... Entre 1975 et 1980, l'association aura dépensé 655 000 dollars en études conçues pour "maintenir la recherche comme principal support de défense de l'industrie", est-il écrit dans un document interne. Des études sont même commandées pour rechercher si le sucre stimule la sérotonine, et pourrait donc agir comme remède contre la dépression.

L'association se lance également dans une bataille contre les édulcorants utilisés dans les produits light, de plus en plus prisés par des Américains soucieux de leur poids. Avec succès : le cyclamate est par exemple interdit par la FDA en 1969, sur la base d'une étude sur des rats dont les preuves, a-t-il été établi plus tard, ne valent rien pour les humains. L'industrie n'hésite pas, enfin, à promouvoir le sucre comme moyen de contrôler, voir de perdre du poids. (Ci-dessous, une publicitépubliée par Mother Jones : "Si le sucre fait tellement grossir, comment se fait-il que tant d'enfants soient minces ?" Et, plus bas : "Le sucre n'a pas seulement bon goût, c'est aussi un bon aliment".)

 

Promotion de la consommation de sucre.

 

Les efforts de l'Association du sucre se voient en tout cas couronnés d'un certain succès : après ce "revirement" du milieu des années 1970, la consommation de sucre repart significativement à la hausse aux Etats-Unis. Le nombre de cas de maladies chroniques aussi. La FDA souligne que le sucre "est généralement reconnu comme sûr". Et jusqu'à aujourd'hui, nul consensus ne se dégage sur les impacts sanitaires de ce produit, note Mother Jones.

 

Source: Big browser

 

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Gris oilp 02/11/2012 10:33


Taxer toujours taxer. Un reflexe bien Français. Pourquoi  les gens qui eux font attention à leur alimentation devraient payer pour "soigner" ceux qui ne le font pas ?. Par solidarité ?
Encore et toujours !


Plutôt que de taxer, punir, infantiliser les personnes, changeons nos habitudes.


Mis à part les diabètiques et autres personnes qui ont des maladies reconnues, la grande majorité des obéses ont surtout un problème de comportement face à leur alimentation. Une preuve, quand
ils se font enlever un morceau d'estomac et qu'il mange moins... ils maigrissent.


Le sucre n'est qu'une partie du probléme, mais ils est très facile à taxer !


Comme d'habitude au nom de la sacro sainte solidarité, une partie de la population va devoir payer pour une autre qui ne sait pas se prendre en charge..

Arlette LM 02/11/2012 02:56

Comme ils disent ceux de la mafia de l'industrie et de la finance. "Privatiser les profits et communautariser les dettes et les charges". Le pognon de la vente du sucre c'est pour eux et les frais
de santé pour maladie c'est pour nous. Reprendre le pouvoir est une urgence. Chacun doit les détruire en ne consommant plus les produits de cette mafia.

XAAL 01/11/2012 22:01


le sucre est un véritable poison. 

FredO 01/11/2012 19:44


Il faudrait taxer les produits sucrés et que cette taxe aille directement en aide aux victimes de l'obésité, car on a pas à payer pour ça, ce serait un geste citoyen, si on consomnne un
aliment/boisson qui nous pousse à moyen ou long terme à avoir plus de problème médicaux qu'une personne saine, il faut pouvoir "cotiser" pour un fond qui vienne en aide aux victimes de l'obésité.
C'est dommage que cette idée ne fasse pas plus écho, alors qu'on taxe bien les cigarettes et dans une certaine mesure l'alcool. 

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