Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Les éléphants dominants "discutent" avant de déplacer leur groupe

Publié par wikistrike.com sur 4 Octobre 2012, 05:21am

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

Les éléphants dominants "discutent" avant de déplacer leur groupe

 

un-des-groupes-d-elephants-surveilles-lors-de-l-etude-credi.jpgPour accomplir certaines tâches en groupe, comme quitter ensemble un point d'eau, les éléphants dominants échangent des sons très graves entre eux. Ces vrombissements peuvent être entendus à grande distance afin d'être sûr d'alerter tous les membres d'un même clan. Quand la tâche se complique, les échanges durent plus longtemps.

"Allez les enfants, on y va!" Lorsqu’un groupe d’éléphants s’apprête à quitter un point d’eau, la femelle dominante agite ses oreilles et lance un "grondement de départ" [let’s-go rumble] qui démarre une série d’échanges avec les autres membres importants du clan. Les éléphants ne se contentent alors pas de barrir, ils peuvent émettre d’autres types de son et en particulier cette forme de grondement.

Ce son très grave ressemble un peu au bruit du démarrage d’un moteur, mais en ralenti et d’assez faible volume pour les oreilles humaines. Les basses fréquences de ce grondement lui permettent d’être audible par les éléphants à longue distance, aussi bien par les airs que par la terre. Pour la chercheuse à la tête de cette étude, Caitlin O’Connell-Rodwell de l’université de Standford, les éléphants sont en effet capables d’interpréter les vibrations du sol.

Une marque de l’organisation des éléphants

La chercheuse, qui étudie depuis une vingtaine d’années la faune du parc national Etosha en Namibie, explique ainsi : "ces sons facilitent l’établissement de liens entre les éléphants afin qu’ils soient capables de travailler ensemble. Cela nous permet de mesurer à quel point leur société est organisée. Ces recherches montrent comment un regroupement social d’animaux peut s’organiser autour d'un mode d’expression."

Mais tous les éléphants ne prennent pas part à ce dialogue. Dans des groupes de 15 à 30 individus, seuls trois d’entre eux sont concernés et il s’agit toujours de femelles dominantes. Autour de 12 à 15 ans, les jeunes mâles quittent en effet le groupe pour fonder ailleurs leur propre famille.

Gérer les situations compliquées

D'après les spécialistes, ces vrombissements permettent aussi d’avertir les autres groupes d’éléphants de leur présence, afin de ne pas risquer de créer de conflit autour d’un point d’eau. "J’ai déjà vu 200 à 300 éléphants groupés en même temps sur le même point d’eau. Il y a beaucoup de brouhaha, de bousculade, de cris et de rugissement. On peut bien voir pourquoi ils veulent éviter ces situations", explique Caitlin O’Connell-Rodwell.

Mais les éléphants ne se contentent pas d’émettre un vrombissement au hasard et tous ensemble. "Il ne s’agit pas d’un simple chœur. Dès qu’un appel s’arrête, un autre commence, puis un autre, puis un autre… Ils sont comme connectés par une ficelle. Les éléphants transforment un vrombissement de trois secondes en un appel de neuf secondes", précise t-elle. Les deux tiers de ces échanges ont lieu au moment où les éléphants commencent à quitter un lieu.

Plus il y a d’éléphants dans le groupe, plus ces échanges sont répétés. Pas étonnant puisque plus il y a d’individus à mettre en marche au même moment, plus la tâche est compliquée et plus ces vrombissements leur permettent de s’organiser.

Source: Maxisciences

Commenter cet article

Archives

Articles récents