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Les Etats-Unis regroupent leurs fichiers pour détecter le « pré-crime »

Publié par wikistrike.com sur 18 Décembre 2012, 04:47am

Catégories : #Politique internationale

 

Les Etats-Unis regroupent leurs fichiers pour détecter le « pré-crime »


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Une image de « Minority Report » (DreamWorks)
C'est un programme de surveillance massive de la population américaine que le Wall Street Journal vient de mettre au jour. Depuis le mois de mars, l'agence fédérale du contre-terrorisme (National counterterrorism center, NCTC) peut accéder à de nombreux fichiers sur les citoyens américains :
  • le fichier des passagers du transport aérien ;
  • la liste des employés de casinos ;
  • le nom des Américains hébergeant des étudiants étrangers ;
  • « et beaucoup d'autres bases de données », écrit le Wall Street Journal, qui a obtenu ces précisions grâce à la loi sur l'accès à l'information, contraignant le gouvernement à lui fournir des documents sur le programme.
Règles d'exception 

Dans une très longue enquête, le Wall Street Journal détaille l'étendue inédite du programme :
« La NCTC peut désormais obtenir à peu près n'importe quelle base de données gouvernementale qui "contient vraisemblablement" des informations "relatives au terrorisme". 

C'est-à-dire que pourraient être concernés aussi bien la liste des formulaires pour des prêts hypothécaires garantis par l'Etat que le dossier médical des personnes soignées dans les hôpitaux militaires. »
La NCTC peut désormais copier ces bases de données en intégralité, les conserver jusqu'à cinq ans et les analyser. L'agence peut consulter le dossier de n'importe qui, même sans raison de le soupçonner. C'est une rupture avec les règles en vigueur :
« La pratique habituelle interdisait à l'agence de collecter des informations sur les Américains ordinaires, s'ils n'étaient pas répertoriés comme soupçonnés de terrorisme ou reliés à une enquête en cours. »
Repérer les « comportements suspects » 

En recoupant les données contenues dans ces divers fichiers, la NCTC espère en tirer des régularités comportementales et ainsi détecter les personnes susceptibles de commettre des crimes avant même qu'ils ne se produisent. 

On peut par exemple imaginer qu'un étudiant américain qui revient du Moyen-Orient, emprunte des livres à la bibliothèque sur le djihad, héberge des amis du Pakistan et aurait contracté un gros emprunt déclencherait une alerte dans le système. 

Les médias américains et les défenseurs des libertés publiques ont rapidement fait le rapprochement avec la division « pré-crime » du livre et du film « Minority Report », qui met en scène des agents chargés d'arrêter les citoyens avant qu'ils ne transgressent la loi. La logique préventive des lois antiterroristes trouve ici une nouvelle application. 

Dans le programme autorisé en mars, les bases de données sur les citoyens américains peuvent aussi être partagées avec des gouvernements étrangers pour qu'ils contribuent à leur analyse. 

Désaccords au sommet de l'Etat 

Entre les responsables politiques américains et les directeurs des diverses agences fédérales impliquées, la négociation n'a pas été facile. Lors des réunions sur le sujet, toutes les parties en présence ne voyaient pas les choses de la même façon, explique le Wall Street Journal :
« Il y a eu un affrontement entre ceux qui posaient le problème en terme d'efficacité - combien de temps conserver les données, où les stocker - et ceux qui s'inquiétaient d'un niveau de surveillance inédit de la population par le gouvernement. »
Mais les règles juridiques qui encadrent l'utilisation des fichiers n'interdisent pas clairement d'en faire cet usage. Le Département de la justice américain a donc signé l'autorisation de mettre en place ce programme. 

La responsable de la vie privée au Département de la sécurité intérieure estime que le programme représente « un changement radical dans la manière dont le gouvernement interagit avec ses citoyens », d'après le site américain Slate.com, qui analyse ces révélations :
« Une surveillance aussi massive pose problème aux autorités, parce qu'elles pourraient finir par se noyer dans la masse de données en essayant de trouver une aiguille dans une botte de foin, en considérant des innocents comme des suspects. (...) 

Le gouvernement américain considère que des programmes avancés de surveillance sont nécessaires pour détecter de potentielles attaques terroristes. Mais, en dernier lieu dans une démocratie, la décision devrait rester entre les mains du peuple américain. C'est une question d'équilibre : au nom de la sécurité, à quel point sommes-nous prêts à sacrifier nos libertés ? »
L'argument du slip explosif 

Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont déjà souhaité regrouper les fichiers publics et privés à des fins préventives contre le terrorisme. Le programme s'appelait alors Total Information Awareness. Suscitant une levée de bouclier, il avait été abandonné. Cette fois-ci, apparemment pas :
« L'agence fédérale de contre-terrorisme n'a pas eu à affronter de résistance. Déjà, le débat a eu lieu à huis clos. 

En plus, contrairement au Pentagone, la NCTC a été créée en 2004 justement pour connecter entre elles les données et combattre le terrorisme. Même après huit ans d'existence, l'agence reste peu connue. »
Elle est sortie de l'anonymat à Noël 2009, à la faveur d'un gros ratage. Un homme prend alors l'avion à Détroit avec des explosifs dans ses sous-vêtements. Malgré l'étendue de ses pouvoirs et les alertes lancées par d'autres administrations, la NCTC ne l'avait pas répertorié dans ses fichiers. Cette erreur a servi d'argument à l'agence pour demander d'étendre encore ses prérogatives. 

L'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), elle, alertait l'opinion depuis des mois. L'un de ses responsables, Chris Calabrese, réagit aux révélations du Wall Street Journal :
« Le gouvernement cite l'épisode de Noël 2009 comme un argument pour développer le programme. Cependant, Abdulmutallab n'était pas Américain. Et son propre père avait été indentifié par le gouvernement américain comme un terroriste potentiel.

En gros, une attaque réalisée par un étranger connu des services est utilisée pour justifier de nouvelles règles sur la collecte de données sur les citoyens américains. »
Source: Rue89
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Med 18/12/2012 20:23


''Pré-crime'' ? Je vous invite vivement à lire ceci :   http://www.syti.net/Criminalisation.html


En effet c'est très inquiètant... Faites-vous donc une idée, quelle qu'elle soit, car il est important de se faire une idée de la véritable réalité, et d'avoir un véritable esprit critique, pas
comme les ''récipients'' qui gobent tout ce qu'on leur dit à la TV, puis dès qu'on leur parle de conspiration ou de complot, ils se mettent tout de suite à défendre la mauvaise cause,
inconsciement, tellement lobotomisés par ces médias qui, eux-mêmes, se sont fait avoir sans le savoir. Où va-t-on ?

Laurent Franssen 18/12/2012 07:25


Dangereuse attitude...

Antisioniste 18/12/2012 07:23


A se train la ca ne m'ettonerai pas qu'une guerre civil éclate chez les américains, qui devrais passer leur gouvernement réel et apparent par une commission d'évaluation psychologique
indépendante, afin d'etre sure que ces des etres fiable et sencé humainement parlant.

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