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Les firmes défendent leurs insecticides tueurs d’abeilles

Publié par wikistrike.com sur 21 Janvier 2013, 17:36pm

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

Les firmes défendent leurs insecticides tueurs d’abeilles

 

 

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C’est peut-être un tournant majeur qui s’amorce dans la bataille pour sauver les abeilles. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a rendu, le 16 janvier, un avis scientifique sévère concernant les effets sur les abeilles de trois matières actives présentes dans des insecticides, de la famille des néonicotinoïdes [1]. Ces molécules entrent dans la composition de produits tels que le Gaucho ou le Régent, interdits en France.

Le principe actif de ces nouvelles générations d’insecticides, qui se présentent sous forme de granules ou en enrobage de semences, pénètre de façon systémique dans la plante, laquelle sécrète ensuite le toxique tout au long de sa croissance. Les experts de l’Efsa ont identifié des risques en relation avec trois principales voies d’exposition des insectes : par le pollen et le nectar des cultures traitées avec ces produits ; par les poussières produites lors du semis ; et par les gouttelettes d’eau imprégnées de pesticides auquel s’abreuvent parfois les abeilles.

Contre-attaque des industriels de la chimie

Le groupe allemand Bayer, producteur de pesticides comportant les néonicotinoïdes incriminés, s’est immédiatement fendu d’un communiqué. Convaincu que ses produits ne présentent « aucun risque inacceptable », le groupe met en garde contre « une interprétation abusive du principe de précaution » et pointe d’autres facteurs responsables du déclin de la population des abeilles comme un acarien parasite de l’espèce Varroa.

Quelques jours plus tôt, Bayer avait rendu public un rapport avec la firme Syngenta, chiffrant les bénéfices des néonicotinoïdes à 4,5 milliards d’euros par an pour l’économie européenne et estimant que leur abandon coûterait 50 000 emplois agricoles. C’est oublier que l’abeille est à l’origine de la pollinisation d’un grand nombre des aliments que nous mangeons aujourd’hui.« Sans abeilles, nous n’aurions plus de kiwis, plus de melons, plus de salades, plus de courgettes… » confiait Olivier Belval de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) en 2010 à Basta !.

Les dirigeants de l’Union européenne doivent se réunir le 31 janvier pour arrêter une position commune à chaque État membre sur ces insecticides systémiques. Pour le moment, chaque pays applique sa propre règlementation. La France, par exemple, a retiré l’autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR (un des pesticides incriminés) pour le colza le 29 juillet dernier, mais pas pour le maïs [2]. De leur côté, l’Italie et l’Allemagne l’interdisent seulement pour le maïs, tandis que les Pays-Bas l’autorisent, sauf pour les plantes qui attirent les abeilles. On peut s’attendre à une âpre bataille des lobbies chimiques dans les couloirs de Bruxelles.

Notes

[1] Clothianidine, imidaclopride et thiamethoxam.

[2] Lire notre article : Pesticide cruiser : les étranges évaluations des autorités sanitaires

 

Source: Bastamag

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david 21/01/2013


La loi doit être durcie contre les producteurs de pesticides!


Des multinationales qui détruisent la terre... en toute impunité !

lesage 22/01/2013


on devrait mettre le pdg de bayer dans un bain avec son produit de merde, on verra si ce n'est pas nocif pour la santé ! 

Jules 22/01/2013


@david


Je ne suis pas le défenseur des multinationales productrices des produits phito-sanitaires.


Mais je voudrais juste faire remarqué en 2012 s'il n'y avait pas eu de ces produits, il n'y aurait pas eu de récolte du tout. 2012 étant une année très difficile par la variété et le nombre des
maladies qui ont sévies sur les diverses cultures.


Le tout est de savoir si on ne veut manquer de rien ou se serrer la ceinture certaines années ...


Concernant les insecticides. Je pense que l'on peut faire sans eux. La nature étant bien faite, il faut lui faire confiance pour que l'équilibre revienne. S'il y a des proies, les insectes
carnaciers vont revenir aussi et ces derniers sont nous aliés (bénévols !) ... Biensur les rendements vont baisser les premières années ... On se mettra au régime, ça vous fera pas de mal.

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