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Les Grecs ont encore truqué leurs chiffres... mais cette fois-ci, avec la complicité de l’UE

Publié par wikistrike.com sur 28 Avril 2014, 09:46am

Catégories : #Economie

Les Grecs ont encore truqué leurs chiffres... mais cette fois-ci, avec la complicité de l’UE

 

 

 

samaras_barroso.jpgMercredi, la  Commission européenne a confirmé en fanfare que la Grèce avait enregistré un excédent budgétaire primaire (le solde budgétaire avant le service de la dette et hors nouveaux emprunts) de 0,8% du PIB l’année dernière, mais pourl’économiste australo-grec Yanis Varoufakis, il s’agit d’un mirage, conçu par l’agence de statistiques grecque, Elstat, avec l’aval de l’agence de statistiques de l’UE, Eurostat.

Les calculs de Varoufakis aboutissent à  un déficit de 4,9 milliards d’euros, même si l’on déduit les coûts de recapitalisation des banques, et sans tenir compte des sommes que le gouvernement aurait dû rembourser en 2013 au secteur privé, et qu’il ne lui a pas versées.

Il explique que le gouvernement grec a bénéficié de deux « trous blancs », deux recettes exceptionnelles: 700 millions d'euros sur les comptes des autorités locales, et 4,7 milliards d'euros dans les fonds de pension publics. Mais pour 2012, ces deux postes n’étaient pas des « trous blancs », mais bien des « trous noirs », c’est-à-dire qu’ils étaient en déficit.

Selon Varoufakis, qui est professeur d'économie à l'Université d'Athènes, et qui, entre 2004 et 2006, avait été conseiller pour le gouvernement Papandréou avant d’en devenir un fervent opposant, cette prouesse a été rendue possible par une « redéfinition » de la nature des sommes provenant du sauvetage européen qui ont été affectées au comblement de ces déficits dans le budget 2012: elles sont passées de la catégories de dettes à la catégorie d’actifs en 2013.

Il rappelle qu’après le programme d’échange des obligations en 2012 (PSI),  les fonds de pension avaient été dépouillés de leur capitalisation, et qu’en pratique, ils sont en faillite, comme les comptes des autorités locales. « La notion que pendant 2013, les autorités locales et les fonds de pension auraient détenu plus de 5 milliards d’euros d’actifs liquides réels et d’origine domestique pour le compte du gouvernement est totalement risible », écrit-il.

Pour Varoufakis, ce procédé a été utilisé avec la complicité d'Eurostat et des autres États membres  qui souhaitent à tout prix maintenir le conte de fées de la reprise de la Grèce :

« Berlin, Francfort et Bruxelles ne souhaitent qu’une chose, actuellement, concernant la Grèce : déclarer la  victoire sur la crise grecque dans la perspective des élections européennes de mai ».

Il soupçonne la presse d’avoir échoué à débusquer subterfuge par paresse, ou parce que les histoires négatives à propos de la Grèce ne sont pas aussi vendeuses que les celles d’une miraculeuse relance.

Au début de l’année 2010, la Grèce avait été condamnée par la Commission européenne pour avoir falsifié ses données économiques, et laissé ses politiciens exercer des pressions pour empêcher la collecte d'informations à partir desquelles des statistiques fiables auraient pu être produites.

 

Le pays n'a jamais excellé dans la présentation des chiffres fiables, et même son adhésion à la zone euro a été accordée sur la base de chiffres qui avaient été maquillés. Cela s'est tragiquement déroulé sous la présidence belge de l'UE.

 

 

http://www.express.be/business/fr/economy/les-grecs-ont-encore-truque-leurs-chiffres-mais-cette-fois-ci-avec-la-complicite-deurostat/204664.htm

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