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Les impacts océanographiques de Fukushima

Publié par wikistrike.com sur 31 Août 2013, 11:12am

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

 Les impacts océanographiques de Fukushima

 

 

Ken Buesseler est océanographe, maître de recherches en chimie marine et géochimie à l'Institut Océanographique de Woods Hole (WHOI), Massachusetts, et titulaire d'un doctorat en chimie marine obtenu via un programme joint du WHOI et du prestigieux MIT. 


Fukushima radioactivité

Il commence par nous présenter des données qui peuvent surprendre : les radionucléides d'origine naturelle présents dans les mers et océans, principalement le potassium 40 et l'uranium 238, représentent une quantité globale 150.000 fois plus importante que les matières radioactives crées par l'homme, tous chiffres confondus ! Il ne faut pas oublier que notre planète est majoritairement composée d'océans, d'où ces chiffres impressionnants... 

Il nous décrit ensuite l'expédition qu'il a organisée suite à l'accident de Fukushima, pour aller y relever les niveaux de contamination de l'océan. Étudiant également les données fournies par TEPCO, l'opérateur de la centrale, ils trouveront des chiffres alarmants pour les premiers jours des rejets dans l'océan : plus de 50 millions de becquerels (de désintégrations radioactives par seconde) par mètre-cube. C'est 500.000 fois plus que les plus fortes contaminations océaniques causées par l'accident de Tchernobyl. Ces chiffres ont très rapidement décru, pour repasser après environ 6 mois sous la barre des 8000 becquerels/m3, limite tolérée pour l'eau potable aux États Unis... 

Par contre depuis, le niveau de contamination de l'océan près du Japon ne baisse que très lentement, beaucoup moins vite que prévu. Cela indique clairement que depuis le début de l'accident, une ou plusieurs sources de contamination de l'océan persistent. C'est pourquoi la pêche reste interdite dans 5 préfectures, car les poissons, malgré qu'ils éliminent la moitié du césium qu'ils absorbent en 50 jours en moyenne, y dépassent encore la limite légale des 100 Bq/kg de césium, principalement les poissons de fond et les poissons d'eau douce. En janvier 2013, pas de changements spectaculaires. 

On apprend également que le césium et autres matières radioactives ont mis environ 1 an pour atteindre les 180° de longitude, la moitié du chemin vers les États Unis. On annonce maintenant qu'elles devraient y parvenir en 2014. 

Depuis cette vidéo, 5 mois se ont écoulés, et Fukushima refait surface dans les médias : Augmentation continuelle des taux de radioactivité dans les eaux souterraines au niveau de la centrale et de son port, aveu par l'exploitant TEPCO que depuis le début de l'accident, c'est par centaine de m3 QUOTIDIENS que les eaux souterraines dévalant sous les bâtiments, y pénètrent par les soubassements transformés en passoires, se mélangent aux tonnes d'eau injectés pour refroidir ce qui reste des réacteurs, se contaminent très probablement au contact des coriums issus de la fusion des cœurs des réacteurs, et s'en échappent pour aller se déverser naturellement dans l'océan. 

Pour faire bonne mesure, on nous annonce que fuyant probablement depuis plus d'un mois, un réservoir parmi des centaines d'autres d'un même modèle "économique" prévu pour tenir 5 ans, même pas équipé d'une jauge, a laissé échapper 300 tonnes d'eau fortement radioactive, causant un nouvel accident classé officiellement niveau 3 sur l'échelle INES. 

Avec l'espoir imbécile d'empêcher l'eau de se déverser dans l'océan (ou acculé par la pression des événement à l'obligation de « faire quelque chose »), TEPCO avait commencé à bâtir un mur étanche entre la mer et les réacteurs, et à solidifier le sol par injection de produits chimiques. Résultat, dans un des forage de vérification du niveau des eaux souterraines, on est par moments à 10 centimètres sous la surface du sol ... 

Quelle sera la situation dans 6 mois, dans un an ?? 

Bienvenue à Fukushima Daiichi, très officiellement en état d'arrêt à froid et donc situation totalement sous contrôle depuis DECEMBRE 2011 ! 


Vidéo réalisée à l'occasion du symposium « The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident » (Conséquences médicales & environnementales de l'accident nucléaire de Fukushima) organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York. 
http://nuclearfreeplanet.org/symposium-update--online-archive-now-available-at-live-stream-link.html 

Article, transcription, traductions et docs annexes : 
http://kna-blog.blogspot.fr 

Vidéo originale et PDF originaux : http://www.totalwebcasting.com/view/?id=hcf# 
Vidéo de meilleure qualité par Cinema Forum Fukushima : 
http://cinemaforumfukushima.org/ 
http://youtu.be/s-A5Ne3-Yq8 

Transcription en Anglais par Afaz.at (http://afaz.at/index_symp.html
D'après la traduction française de MF Payrault, 
Relecture P Fetet (Blog de Fukushima http://fukushima.over-blog.fr/
Relecture édition & sous-titrage par mes soins.

 

Source

Commenter cet article

Laurent Franssen 05/09/2013 13:31


On aborde pas le problème dans le même sens je pense.

Là ou toi tu me demande si le krypton naturel est différente du krypton fabriqué en centrale
moi je te réponds qu'une centrale à exploser et que c'est la 3iéme.

On se fiche des détails , c'est une technologie instable et non-maîtrisable. 

Franck 05/09/2013 02:40


Je persiste, au niveau atomique, milleculaire aussi, les radio isotopes issus d'une centrale nucleaire sont identiques a ceux qu'on trouve au centre de la terre et dans la lave qui remonte par
les cheminees eruptives. L'uranium 235 est le meme, le plutonium est le meme. Les gaz radio actifs aussi, on y trouve du krypton, tritium, argon. Les elements radioactifs ont (naturels ou en
reacteurs nucleaires) ont les meme descendants stables ou instables jusqu'a arriver a un descendant stable definitif (plomb par exemple) selon une periode definie. Le tableau des elements
chimiques et des actinides est bien la pour le prouver... A en entendre certains Mendeleiev doit faire eolienne dans son cercueil...


Qu'on me prouve que le krypton radioactif qu'on trouve a l'etat naturel apres une eruption volcanique est different du krypton radioactif qui resulte de la descendance d'un autre radio isotope
present dans un reacteur nucleaire... atomiquement parlant ils sont identiques. Et leur descendance est identique quand l'atome se brise pour former deux atomes differents avec emission d'energie
ou corpusculaire.

Laurent Franssen 02/09/2013 00:11


Naturel ou artificiel, les radio isotopes sont
les memes...

*

ah ben non, y en a un qui est naturel et l'autre artificiel,
ca va etre dur ( impossible) de sortir de ça.

Sans compter les merdes inexistantes en naturel que les réacteurs gènérent.

Tu le sait, on en a parler quand on a pris l'exemple du MOX. 

Laurent Franssen 02/09/2013 00:06


Alors la comparaison entre le coeur de la planéte et un réacteur,
c'est gateau au chocolat avec cerise confite.

C'est comme si tu me parlais d'observer une bombe nuke faire boum depuis l'horizon dans un bunker
et se la prendre pleine gueule...

Sérieux... Franck,..
c'est quoi la prière ?
*
" Seigneur prends pitié "

Ah ouais!
Seigneur prends pitié,
Ils ne savent pas ce qu'ils font. 

Laurent Franssen 02/09/2013 00:04


Le présupposé qui te tiens à coeur ,
a savoir : la radio-activité naturelle est bien plus importante que celle , différente, générée par l'espève humaine.

Se fait démonter la gueule ainsi :

L'être humain à évolué dans ce milieu depuis des milliers/ards d'annèes, il est adapté à ce type de radio-activité constante. Les apports massif humains eux, sont par contre des éléments de choc
pouvant entrainer des déchirures dans sa biosphère.

*

T'es payé par le lobby Nuke ou quoi ? 

Franck 01/09/2013 23:54


On en revient a mes propos sur l'apport consequent pour l'environnement par le volcanisme sous marin et de
surface, en radio isotopes tels que l'uranium 238, l'uranium 235, le plutonium 239, et les autres. La lave contient tous les radio isotopes qu'on peut trouver dans un coeur de reacteur d'une
centrale nucleaire vu que cette lave provient des profondeurs e"n fusion de nortre planete, qui est un gigantesque reacteur nucleaire. Naturel ou artificiel, les radio isotopes sont les memes...

Laurent Franssen 01/09/2013 23:12


Franck.
l'article dis :

" les radionucléides d'origine naturelle
présents dans les mers et océans, principalement le potassium 40 et l'uranium 238 " 
je pense que c'est très clair. Ils font une comparaison entre les déversement humains et la présence " naturelle " aka -déjà sur place avant mais on sait pas trop pourquoi on étais pas
là on va dire que c'est naturel et ça l'est très probablement. 

Un réponse utile quand à cette divagation entre le niveau d'un mur ( qui s'enfonce dans le sol )
et le niveau des eaux ( qui lui par nature s'accumule " en-dessous" ) ? 

Franck 31/08/2013 23:34


Quel rapport dans l'article avec le 40K (potassium 40) qui n'est absolument pas un radio isotope decoulant de l'activité nucleaire humaine???? Le 40K n'est issu que naturellement a partir des
roches et laves, mais au grand jamais de dechets nucleaires. Voir ses ascendants isotopiques (dont il descend)...


Voila le pourquoi de mon intervention precedente...

Franck 31/08/2013 23:31









L'argon-40, un gaz resté prisonnier des laves
La méthode potassium-argon est très utilisée pour dater des coulées de lave dont l'âge se situe entre un million et un milliard d'années. Lorsqu'un atome de potassium-40 se
désintègre en argon-40, ce dernier est retenu par le réseau cristallin de la lave. Il ne peut s'en échapper que si le minéral est fondu, recristallisé ou chauffé à une température
suffisante. La quantité d'argon fossile recueillie alors permet de dater la roche. 
DR









Le potassium-40, que l'on trouve à l'état de traces dans le potassium naturel, est responsable de plus de la moitié de la radioactivité du corps humain, à raison d'environ 4 à 5000
désintégrations par seconde pour un homme de 80 kg. Avec l'uranium et le thorium, le potassium contribue à la radioactivité naturelle des roches et à la chaleur de la Terre (*).

Cet isotope représente un dix millième du potassium naturel. Il
se situe entre deux isotopes stables et beaucoup plus abondants (39K et 41K) qui constituent 93.25% et 6.73 % de cet élément. Vivant 1,251 milliard d'années, le potassium-40 se trouvait
parmi les poussières d'étoiles mortes, dont l'agglomération a donné naissance au système solaire.


 










Les deux désintégrations du potassium-40


Du potassium-40 à l’argon-40











Le potassium-40 possède la particularité de se désintégrer en deux noyaux différents : dans 89 % des cas en calcium-40 par désintégration bêta-moins ; dans 11 % des cas en argon-40 par
capture électronique suivie d'un gamma de 1,46 MeV. 

Ce gamma joue un rôle important car il sert à identifier les désintégrations du potassium-40. Les électrons bêta conduisant au calcium (89,3%) ne sont pas accompagnés de gamma. Ils n’émergent généralement pas du corps vivant ou de
la roche où ils sont produits et leurs énergies ne sont pas caractéristiques.

Une désintégration bêta-moins signifie un noyau trop riche en neutrons, une capture électronique un noyau trop riche en protons. Comment le potassium-40 peut-il être à la fois les deux ?
La réponse tient à une particularité des forces nucléaires.


 






Les noyaux stables se retrouvent au fond de la "vallée de stabilité" qui détermine si un noyau est radioactif ou non. Le potassium-40 devrait se retrouver au fond de cette vallée et le
plus stable des noyaux à 40 nucléons. Or son énergie de masse (son énergie interne) se trouve être supérieure à celle des ses voisins, le calcium-40 et l'argon-40. Cette surélévation est
suffisante pour le rendre instable. L'aspérité qui pénalise le 40K est due au fait que les protons (comme les neutrons) préfèrent aller par deux dans un noyau. Le potassium-40 contient 19
protons et 21 neutrons, des nombres impairs. Il souffre d'avoir un proton et un neutron célibataires. Au contraire, dans l'argon-40 et le calcium-40, les nombres de protons et de neutrons
sont pairs, ce qui leur confère un bonus de stabilité. 

Les très lentes désintégrations du 40K en argon sont précieuses pour dater des roches comme des laves dont l'âge se situe entre le million et 1 milliard d'années. La désintégration du 40K
en argon-40 produit un atome de gaz, qui est retenu dans le réseau cristallin d'une lave. Il peut s'en échapper quand la lave est encore liquide, mais non quand elle se solidifie. A cet
instant, la roche contient une certaine quantité de potassium mais pas d'argon. Lors d'une désintégration, l'atome gazeux d'argon reste prisonnier dans le réseau cristallin auquel
appartenait le potassium. L'argon s'accumule très lentement. Pour déterminer l'âge de la lave, on mesure la quantité d'argon accumulé depuis qu'elle s'est solidifiée.




Laurent Franssen 31/08/2013 22:04


Surtout qu'un mur c'est vertical, pas horizontal.

Laurent Franssen 31/08/2013 22:02


Une formation naturelle n'explique pas une construction de mains d'hommes.

patience 31/08/2013 21:39


Regarde bien le dessin et les lignes qui indiquent ou se trouve le roc perméable qui sert de mur étanche.


Tu comprends vite mais il faut t'expliquer longtemps...

Laurent Franssen 31/08/2013 18:09


Merci pour le dessin,
Il manque le mur étanche,
entre autres,
et le schéma explicatif du lien entre ce mur et son contexte et le niveau de l'eau. 

patience 31/08/2013 17:08


bobi t'as réussi à comprendre le message de Laurent Franssen ? Bravo.


Les eaux souteraines se retrouvent habituellement sous le sol tu sais...


La nappe phréatique est une nappe que l'on rencontre à faible profondeur. Elle alimente traditionnellement les puits et les sources en eau potable. C'est la nappe la plus exposée à la pollution en provenance de la surface.


Et quand l'eau sort naturellement du sol c'est parce qu'elle remonte jusqu'à la surface et on appele ça une source.


Tenez voila un dessin.



bobi 31/08/2013 14:42


" Résultat, dans un des forage de vérification du niveau des eaux souterraines, on est par moments à 10 centimètres sous la surface du sol ...  " 


????????????


ils forent avec une perceuse de bricomarché ?


Comme Laurent je demande un dessin car là c'est vraiment incomprehensible cette phrase.

Laurent Franssen 31/08/2013 13:36


Présentation.


 


Dilution?


-


Description.


 


Tchernobyl, contamination terrestre?


8000 dr/s c'est monstrueux.


? Niveau " gobal aka naturel", études de modification de 1900 à aujourd'hui.


 


*http://fukushima-diary.com/2013/03/tokyo-university-of-marine-science-8000000000-93000000000-bq-of-cs-137-can-leak-to-the-sea-every-single-day/


 


*http://www.nobelprize.org/nobel_prizes/physics/laureates/1903/marie-curie-bio.html


 


-


Par contre.


 


par contre l'impact des vents?


-


 


"naturellement ", lol...


 


-


 


" Résultat, dans un des forage de vérification du niveau des eaux souterraines, on est par moments à 10 centimètres sous la surface du sol ...  " 


 


Il va falloir me faire un dessin et m'expliquer en quoi c'est un 'résultat'.

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