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Les indignés de "la Défense" vont en justice, WikiStrike s'associe

Publié par wikistrike.com sur 16 Janvier 2012, 22:39pm

Catégories : #Social - Société

WikiStrike s'associe à la plainte déposée par 23 indignés de la Défense 

 

lUne procédure sensible doit être déposée mardi 17 janvier au matin sur le bureau du procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye. Vingt-trois « indignés de la Défense », défendus par l'avocat parisien Christophe Ayela, déposent plainte contre X pour « entrave à la liberté d'expression, atteintes volontaires à l'intégrité physique de la personne, non-assistance à personne en danger, destructions de biens, discrimination du fait du refus de recevoir les plaintes, et propos injurieux ». 

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© inconnu

« Face aux violences policières contre un rassemblement pacifique, face aux intimidations et aux menaces, nous avons choisi de riposter sur le plan juridique », expliquent plusieurs des « indignés », rencontrés lundi 16 janvier avec leur défenseur. Pour Me Ayela, « ce rassemblement était tout à fait légal, et on ne pouvait pas le disperser, encore moins en recourant à la violence ». 

La plainte rédigée par l'avocat (bénévole) des « indignés », que Mediapart a consultée, recense minutieusement les coups donnés sans raison par les forces de l'ordre, cela en contradiction avec le Code pénal, le code de déontologie policière, et les arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme.  

 Certains plaignants ont reçu des coups de matraque, d'autres se sont fait marcher dessus, d'autres ont subi des étouffements. Leur nourriture a été piétinée. Les cartons et les tentes arrachés et emmenés on ne sait où. Des sacs, du matériel de secours, des couvertures de survie et des sacs de couchage ont disparu. 

Plusieurs refus d'enregistrer les plaintes 

« Il faut changer les mentalités, la police doit respecter la loi, et ne bénéficie d'aucune immunité, la tradition de violence policière doit s'arrêter », explique MeAyela. « Il s'agit de rassemblements pacifiques qui participent au débat démocratique, et ne représentent aucune menace. » 

« Aves des palettes, des tentes et de la nourriture, on serait encore à la Défense,sourit une indignée. Au lieu de cela, les charges policières ont donné une image globale de peur et de violence à la télé. » Même le chien d'un des plaignants a reçu des coups de pied d'un policier... 


Le campement citoyen

Plusieurs des indignés assurent, par ailleurs, qu'on a refusé de prendre leur plainte au commissariat de la Défense, les policiers faisant état d'instructions reçues en ce sens. Certains des plaignants se sont obstinés, et ont saisi l'inspection générale des services (IGS). 

Si le parquet décide d'enquêter sérieusement, les éléments de preuves ne devraient pas manquer : à l'appui de sa plainte, Christophe Ayela joint notamment une vidéo très explicite, tournée le 4 novembre 2011, et que l'on peut voir ici. 

Née à la suite du mouvement des indignés espagnols, et grâce à une mobilisation spontanée sur les réseaux sociaux, l'occupation pacifique du parvis de la Défense aura duré du 4 novembre au 4 décembre dernier, mais sans qu'un véritable campement citoyen ait pu s'établir, les forces de l'ordre expulsant et dispersant régulièrement les occupants. 

Une vingtaine d'entre eux ont même été arrêtés, placés en garde à vue et convoqués devant le procureur aux fins de rappel à la loi. Un comble, si l'on considère - comme leur avocat - qu'ils n'enfreignaient aucune loi. 

Outre sa valeur emblématique, la plainte des « indignés » peut également permettre au procureur de Nanterre, Philippe Courroye, de démontrer à quel point il veille scrupuleusement - et en toute indépendance - à ce que la loi s'applique à tous de manière égale.

 

Ghisham Doyle, fondateur de WikiStrike, a décidé de se joindre à la plainte contre x déposée ce jour. Il connaît en effet bien les indignés pour les avoir rencontré à plusieurs reprises. Et rien, rien, surtout pas le pacifisme des gens ne méritent une telle réponse. Même si le mouvement peine - et parce qu'il peine il fait bon pour la police jouer de sa supériorité - nul n'a le droit de dépasser son rôle, ce qui semble pourtant le cas ici. A WikiStrike, nous respectons ces gens qui souhaitent une autre société plus humaine et qui la combattent humainement, parce que nous ne pouvons pas imaginer une seule seconde penser autrement qu'au bien du monde, et que penser pour le bien de chacun, c'est d'abord agir contre le mal des autres, qui ne sont que certains. 

 Source: Mediapart

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