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Khaled Cheikh Mohammed : Si Ben Laden meurt, une bombe nucléaire explosera en Europe

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 3 Mai 2011, 21:22pm

Catégories : #Religion - pensées

mdt_13.jpgKhaled Cheikh Mohammed : Si Ben Laden meurt, une bombe nucléaire explosera en Europe

Extrait de l'article : Ce que révèlent les dossiers des détenus de Guantanamo, paru le 26 avril dans le Figaro. 


Une bombe nucléaire en Europe ?

 
Rien ne permet de savoir si la menace est sérieuse ou s'il s'agit d'un coup de bluff : le cerveau des attentats du 11 septembre, Khaled Cheikh Mohammed, aurait expliqué pendant un interrogatoire qu'une bombe nucléaire était dissimulée quelque part en Europe et qu'elle exploserait si Ben Laden était tué ou capturé. 

Les documents de WikiLeaks révèlent au passage que ce dernier a sillonné l'Afghanistan pendant les trois mois qui ont suivi l'attentat de 2001 sur le World Trade Center. Craignant d'être tué, il a préparé ses troupes au combat avant de transférer son pouvoir aux talibans.

 

Info du 04/05/2011. Les taliban afghans préparent des commandos afin de venger Oussama ben Laden

 
Un commandant taliban, Dawran Safi, a déclaré que des unités spéciales avaient été formées afin de venger le leader d'Al-Qaida, rapporte Al-Jazira. «Nous le vengerons et suivrons ses traces, et nous maintiendrons notre jihad contre les forces étrangères», a-t-il indiqué.

 

Info du 04/05/2011. Un chef local promet veangeance


Un chef local d'Al-Qaida dans la Péninsule arabique (Aqpa) dans le sud du Yémen a promis aujourd'hui de venger Ben Laden, rapporte l'AFP. «Nous vengerons notre cheikh Oussama. Nous en apporterons la preuve aux ennemis de Dieu. Ils verront ce à quoi ils ne s'attendaient pas», a déclaré ce chef de l'Aqpa dans la province d'Abyane, interrogé par l'AFP au téléphone. Pour ce chef local qui a requis l'anonymat, «le martyre de cheikh Oussama ne signifie pas que le jihad va s'arrêter». 

 

800px-Khalid_Sheikh_Mohammed.jpgKhalid Cheikh Monhammed


Khalid Cheikh Mohammed a été chef militaire et responsable jusqu'à son arrestation en mai 2003 du « Département des opérations extérieures » d'Al-Qaida, ce qui signifie qu'il était le premier responsable des opérations terroristes menées contre l'Occident. Il était considéré par les États-Unis comme terroriste islamiste et numéro 3 d'Al-Qaida et fut surnommé le « cerveau » (al-Mokh) par Oussama ben Laden. Il a reconnu avoir été le responsable opérationnel notamment des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. En novembre 2009, suite à la fermeture de Guantanamo, il passe en jugement avec les cinq autres organisateurs présumés des attentats du 11/9.

 

Ses actions mémorables

Il s'attribue la responsabilité d'une trentaine d'attentats ou projets d'attentat dans au moins 17 pays de la planète. La crédibilité de ses aveux est cependant fortement mise en doute puisqu'ils ont été obtenus sous la torture, notamment par la technique dite de "la noyade", comme l'affirme le directeur de la Centrale du renseignement américain, Michael Hayden.

 

 

Son parcours

 

Khalid Cheikh Mohammed est né au Koweït ou au Balouchistan (Pakistan), autour de 1965 dans une famille originaire du Baloutchistan pakistanais.

« KCM » a obtenu un diplôme d'ingénieur en mécanique dans une université de Caroline du Nord, avant de regagner le Pakistan, puis l’Afghanistan où il combat les troupes soviétiques jusqu'en 1992. Il monte sa propre organisation avant de devenir l’un des rouages clé de la nébuleuse terroriste Al Qaida en 1996. Il finance l'attentat organisé par son neveu Ramzi Youssef qui fait exploser une camionnette dans les sous-sols du World Trade Center. Avec ce même neveu, il prépare un projet d'une série d'attentats dans le but de faire sauter en même temps douze avions de ligne américains au-dessus de l'océan Pacifique.

L'agence Adnkronos rapporte que Khalid Cheik Mohammed aurait travaillé en Bosnie en septembre 1995 sous un faux nom en tant qu'aide humanitaire5.

En 1996, il rencontre Oussama ben Laden en Afghanistan pour lui présenter ses projets.

 

Procès Zacarias

Lors du procès de Zacarias Moussaoui, une déposition « reconstituée » à partir de ses interrogatoires est lue à l'audience. Il y explique que Moussaoui n'a rien à voir avec les attentats du 11 septembre et qu'il en est le seul responsable, de la sélection des cibles à la formation des équipes.

 

Arrestation, détention et jugement  


Khalid Cheikh Mohammed a été arrêté à Rawalpindi sur la Peshawar Road au Pakistan, dans la nuit du 28 février 2003 au 1 mars 2003 peu avant 2 heures du matin par des agents et policiers pakistanais de l'Inter-Services Intelligence, appuyés par des agents de la CIA. Cela faisait des mois qu'ils avaient tissé une toile d'indicateurs dans l'entourage de Khalid Cheikh Mohammed, et ont fini par apprendre l'arrivée d'un de ses compagnons à l'aéroport d'Islamabad, et su qu'il devait lui rendre visite. Le seul doute restait le lieu exact du rendez-vous, car Khalid Cheikh Mohammed utilisait deux caches distinctes dans le même quartier. L'objectif exigé étant de capturer l'homme vivant, le raid fut un succès pour les services secrets.

 

Il a fait partie de la trentaine de « détenus fantômes » que la CIA maintient au secret dans son réseau de prisons secrètes hors des États-Unis afin de les soustraire au système judiciaire américain. Il aurait été détenu en Jordanie pour le compte des États-Unis et a été remplacé par Abou Faraj al-Libbi, lui-même arrêté le lundi 2 mai 2005.

En septembre 2006George W. Bush a annoncé le transfert vers le camp de Guantánamo et le prochain jugement de quatorze responsables d’Al Qaida, dont Khalid Cheikh Mohammed. Ce dernier a alors été enfermé dans le camp no 7 de Guantanamo, une installation secrète qui n'a été révélée au grand public qu'en 2008.

En mars 2007, les auditions devant une commission militaire (établie par le Military Commissions Act de 2002) ont débuté. Au cours de celles-ci, Khalid Cheikh Mohammed a reconnu avoir été le responsable opérationnel notamment des attentats du 11 septembre 2001 ainsi que d'autres attentats importants.

khalid_sheikh_mohammed.jpgKhalid Shaikh Mohammed est l'un des trois détenus de Guantánamo, avec Abd al-Rahim al-Nashiri (soupçonné d'avoir organisé l'attentat de 2000 contre le USS Cole) et Abu Zubayda, dont il est établi qu'ils ont été soumis à la torture par l'eau (waterboarding). Le directeur de la CIAMichael Hayden, l'a avoué le 6 février 2008. Des documents rendus publics en avril 2009 montrent qu'il a été soumis à cette torture à 183 reprises. Bien que non-membre d'Al Qaida, Ali Zubayda avait été pris pour le no 3 de l'organisation.

Son procès par un tribunal militaire américain dans la base navale américaine de Guantanamo avec quatre autres coaccusés a commencé le 5 juin 2008. Il refuse les avocats commis d'office en confiant au juge qui lui rappelait qu'il risquait la peine capitale : « C'est ce que je veux, cela fait longtemps que je veux être un martyr ».

Après l'élection puis la prise d'investiture de Barack Obama, en janvier 2009, le nouveau président a demandé la suspension de tous les procès tenus par les commissions militaires de Guantánamo. Le juge militaire en chef à Guantánamo a cependant refusé dans un premier temps de suspendre le procès d'Al-Nashiri, avant finalement d'obtempérer.

En décembre 2009, la chaîne NBC rapporte qu'un grand jury fédéral le renvoie devant un tribunal de droit commun.

 

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Article du figaro

 

Ce que révèlent les dossiers des détenus de Guantanamo


Des prisonniers de Guantanamo (en orange) sous le regard de la police militaire le 11 janvier 2002.
Des prisonniers de Guantanamo (en orange) sous le regard de la police militaire le 11 janvier 2002. Crédits photo : STR/Reuters

Dans plus de 700 documents confidentiels sur les prisonniers détenus dans le centre depuis 2002 et diffusés par WikiLeaks, on apprend que des mineurs et un vieillard ont été emprisonnés à tort et qu'un important djihadiste a été relâché par erreur.

Plus de deux ans après la signature d'un décret présidentiel prévoyant la fermeture de Guantanamo «d'ici à un an», 172 personnes sont toujours détenues dans la plus secrète des prisons américaines. Plus de 700 fiches individuelles confidentielles rédigées par le départment d'État et transmises par le site WikiLeaks à plusieurs quotidiens internationaux donnent aujourd'hui quelques éléments sur le profil de ces prisonniers et ceux déjà libérés entre 2002 et 2009. Le gouvernement a d'ores et déjà déclaré qu'il regrettait la diffusion de ces fiches et que la position officielle avait pu évoluer pour certains détenus, sans donner plus de précisions.

Le New York Times publie l'essentiel des documents mis à sa disposition par WikiLeaks sur son site internet. En voici les principales révélations.

De nombreuses arrestations abusives...

Sur les 779 détenus de Guantanamo depuis 2002, au moins 150 y ont été envoyées sans raison valable ou sur la foi de dénonciations calomnieuses avant d'être relâchées. Parmi elles, des paysans et des bergers afghans ou pakistanais pour la plupart, arrêtés par erreur. Ainsi Hezbullah Abd Jalil Andar, jeune Afghan de 18 ans, est réquisitionné comme guide par des soldats américains alors qu'il cultive tranquillement son champ de luzerne. Une autre unité le prend pour un prisonnier et le transfère à Guantanamo.

L'histoire de Naqib Ullah, un adolescent de 14 ans, n'est pas moins terrible. Peu après son arrivée dans le centre en janvier 2003, les interrogateurs se rendent compte que le jeune homme a été enlevé puis violé par une douzaine d'hommes peu avant son arrestation en Afghanistan. Ses ravisseurs lui ont mis un fusil entre les mains au moment où les Américains s'approchaient de leur camp puis ils se sont enfuis.

Un journaliste soudanais d'al-Jezira est lui resté incarcéré pendant six ans. Interrogé sur le fonctionnement de la chaîne qatarie et suspecté d'être en contact avec des groupes terroristes, il est finalement libéré en 2008 sans être poursuivi.

En 2002, un vieil Afghan de 89 ans souffrant d'un cancer de la prostate et de sénilité avancée est envoyé à Guantanamo. Il est accusé par un voisin d'utiliser un téléphone satellite et de posséder des documents compromettants. Il s'avère rapidement que Mohammed Sadiq ne sait pas se servir de ce téléphone et ne dispose d'aucune information stratégiquement intéressante. Il est relâché après 6 mois de détention.

... et un dangereux combattant libéré par erreur

Sur les nombreuses personnes arrêtées, quelque 380 n'étaient des seconds couteaux. Seuls 220 ont été considérés comme de dangereux extrémistes. Au moins l'un d'entre eux a toutefois échappé aux enquêteurs. Le Pakistanais Abdullah Mehsud a donné un faux nom et réussit à convaincre les Américains qu'il avait été enrôlé de force. Quelques mois après sa libération, Mehsud organise des attaques contre les troupes américaines avant de recevoir personnellement les félicitations de Ben Laden.

Des interrogatoires violents assumés

Les fiches restent souvent évasives sur le déroulement précis des interrogatoires. Dans l'une d'entre elles, les autorités américaines reconnaissent toutefois avoir mené «des techniques d'interrogatoires musclées» sur un détenu, Mohammed al Qahtani, soupçonné d'être l'un des terroristes impliqués dans les attentats du 11 septembre. Son interrogatoire était déjà le mieux documenté à ce jour : il aurait été trainé en laisse comme un chien, humilié sexuellement, obligé de s'uriner dessus, enfermé dans une chambre froide, menacé avec des chiens, etc. Il a été rendu presque fou par les mauvais traitements et les accusations contre lui ont été temporairement levées en 2008. Ses aveux obtenus au cours de séances d'humiliation et de torture n'ont pas été remis en cause car ils «semblaient vrais», écrivent les enquêteurs sur la fiche du détenu.

Une bombe nucléaire en Europe ?

Rien ne permet de savoir si la menace est sérieuse ou s'il s'agit d'un coup de bluff : le cerveau des attentats du 11 septembre, Khaled Cheikh Mohammed, aurait expliqué pendant un interrogatoire qu'une bombe nucléaire était dissimulée quelque part en Europe et qu'elle exploserait si Ben Laden était tué ou capturé.

Les documents de WikiLeaks révèlent au passage que ce dernier a sillonné l'Afghanistan pendant les trois mois qui ont suivi l'attentat de 2001 sur le World Trade Center. Craignant d'être tué, il a préparé ses troupes au combat avant de transférer son pouvoir aux talibans.

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